La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Willard Grant Conspiracy

Paper covers stone

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“Papers covers stone” serait le huitième album studio de Willard Grand Conspiracy. Presqu’une compile, puisque l’elpee ne recèle que trois nouvelles compos. Presque, puisque les 10 autres plages ont été retravaillées sous un format lo-fi. Ou minimaliste, si vous préférez. Le plus intéressant procède, cependant, de la présence de musiciens qui ont accepté de revenir à leurs premières amours. Pas de Paul Austin, cependant, mais bien Sean O’Brien et David Michael Curry. Sans oublier le concours du pote de Robert Fisher, Steve Wynn. Robert a en quelque sorte voulu en revenir à une formule plus ‘de chambre’ (NDR : c’est ce qu’il déclare), à contrario de ses dernières œuvres qui tout en se révélant excellentes, embrassaient un concept de plus en plus épique (NDR : et « Pilgrim road » en est certainement la plus belle illustration). De cette nouvelle approche des compos, on relèvera bien sûr l’inévitable baryton profond de Fischer et puis surtout le violon alto de David. Qui se met à grincer lorsque Sean montre enfin des dents sur les morceaux les plus électriques. Et tout particulièrement en seconde partie de l’intense « Preparing for the fall » (NDR : c’est une des trois nouvelles compos). Le psychédélisme tempétueux, halluciné, distordu mais toujours feutré y prépare une rencontre apocalyptique avec le diable… Et le final « The ocean doesn’t want me » (NDR : une cover de Tom Waits) est calqué sur un moule aussi hanté et sinistre. Tirant à nouveau parti de cette rencontre tellement fiévreuse et perturbante entre les cordes du violon et de la six cordes…

Willard Grant Conspiracy

Pilgrilm Road

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Pour enregistrer son septième opus, Robert Fisher a reçu le concours d’une multitude de collaborateurs. Plus d’une vingtaine. Malcolm Lindsey, tout d’abord. Un écossais responsable de la composition de B.O. de films, mais également de partitions plus ‘classiques’. Il partage l’écriture des morceaux et joue du piano, de la guitare acoustique et électrique, des claviers (notamment un orgue à soufflets) et apporte son concours aux vocaux. Il partage également la production et les arrangements avec Robert. Les sessions d’enregistrement se sont d’ailleurs déroulées, notamment à Glasgow au sein de studios de Malcolm, mais également à New York et Los Angeles. Et puis une pléiade de musiciens qui se partagent une volée d’instruments tant ‘classiques’ que conventionnels : piano, harmonium, six cordes, violon, violoncelle, trompette, vibraphone, alto, double basse, basse, slide, percus, drums, etc., sans oublier la chorale : The Pilgrim Choir. Parfois gospel, parfois puissante, solennelle. Robert se concentre exclusivement sur le chant. Et tout au long de cet elpee, son baryton est vraiment bouleversant. Sur le meilleur titre de l’œuvre, valse déchirée entre symphonie et fanfare, « Painter blue », il parle d’ailleurs plus qu’il ne chante, dans un registre proche de Simon Huw Jones, d’And Also the Trees. La symphonie, c’est d’ailleurs l’impression générale qui émane de ce « Pilgrim road », une symphonie souvent ténébreuse, toujours majestueuse, profonde, au cours de laquelle Fisher est à nouveau hanté par sa quête perpétuelle de la spiritualité. Et en particulier par la foi, la mort et la rédemption. Il aura cependant fallu cinq années pour réaliser un tel projet ; et si le résultat est tout à fait convainquant, il prend une toute dimension sur les planches. Plus vivante, moins sophistiquée, mais tout aussi riche…

Willard Grant Conspiracy

Let it roll

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Enregistré à Ljubljana, en Slovénie, “Let it roll” constitue le sixième album de Willard Grant Conspiracy. Un disque qui marque un tournant dans le style pratiqué par la formation californienne. En fait, ce disque est partagé entre compos ténébreuses, mélancoliques, trempées dans le folk, l’americana ou le blues, ainsi que morceaux plus puissants, électriques, psychédéliques, dans l’esprit du Paisley Underground (NDR : pensez à Steve Wynn). Le titre maître en est d’ailleurs la plus belle démonstration, la voix de Robert Fischer y épousant même tantôt les inflexions de Jim Morrison, tantôt celles de Nick Cave. Pour concocter cet opus, Robert a pu compter sur le concours des musiciens qui ont tourné avec lui pendant deux ans, mais aussi de quelques potes à la finition, dont Dennis Cronnin (Lambchop), David Michael Curry (Thalia Zedek), Steve Wynn (NDR : évidemment) ou encore Mary Lorson (Madder Rose). L’opus recèle notamment une version morbide, lugubre, digne des Bad Seeds, du « Ballad of a thin man », une cover de Dylan qui figurait déjà sur « Uncut », un tribute album consacré à Dylan, paru à l’occasion du 40ème anniversaire de la sortie de « Highway 61 revisited » ; et puis en final « Lady of the snowline », une très belle chanson. Ténébreuse, indolente, hantée par un violon et une trompette, elle aurait pu figurer au répertoire de Léonard Cohen. Un album remarquable dont Robert Fischer nous parle dans son interview qui figure au sommaire de Musiczine, cette semaine…

 

 

Willard Grant Conspiracy

There but for the grace of God / A short history of Willard Grant Conspiracy

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Je dois avouer que si cet opus n’était pas une compilation, il aurait figuré parmi mes albums de l’année. Et en bonne place ! Parce que en 17 titres, cette plaque réunit ce que Willard Grant Conspiracy a fait de meilleur au cours de ses 8 années d’existence. 17 plages issues des cinq albums studio, dont quatre du premier elpee, « 3A.M. Sunday at Fortune Otto’s to regard the end » (NDR : disque devenu aujourd’hui pratiquement introuvable), des versions alternatives, quelques raretés et une démo intitulée « Rainbirds ». Depuis 1996, la formation bostonienne a vu défiler une bonne trentaine de musiciens issus d’horizons les plus divers : Japon, Slovénie, Angleterre, Pays-Bas, Arizona, etc. Seules constantes : le chanteur compositeur Robert Fisher et le guitariste Paul Austin. Maintenant, on en arrive au plus important : le contenu. Le W.G.C. pratique ce qu’on appelle de la country alternative. Tirant parti aussi bien des six cordes acoustiques, du piano, de la mandoline, de la trompette, des boucles que du violon Dans un style musical qui rappelle tour à tour Lambchop, South San Gabriel, les Triffids, American Music Club et Ed Kuepper. Et dont les lyrics consistants explorent les coins les plus reculés de l’Amérique profonde et désabusée. Un peu à la manière d’un Dylan ou d’un Lou Reed. Et puis il y a la voix de Robert. Un baryton qui campe un hybride entre Léonard Cohen, Nick Cave et Johnny Cash. Mais en plus chaleureux. « There but for the grace of God / A short history of Willard Grant Conspiracy » : 80 minutes d’une rare beauté!

Willard Grant Conspiracy

Regard the end

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A l'instar de Lambchop, Willard Grant Conspiracy pratique de la dark country. Mais davantage chargée de nuances. D'abord à cause de l'instrumentation qui implique, bien sûr la six cordes acoustiques ; mais également le piano, la mandoline, la trompette, les boucles et le violon. Un peu comme chez le South San Gabriel des débuts. Encore qu'au fil de l'elpee, on relève des traces de Calexico, d'Howe Gelb, de Triffids, d'American Music Club et même d'Ed Kuepper, lorsque le tempo devient plus allège. Et je pense tout particulièrement au contagieux " Soft hand ". Mais ce qui frappe immédiatement, c'est la voix envoûtante de Robert Fischer. Un baryton qui campe un hybride entre Léonard Cohen, Nick Cave et Johnny Cash. Mais en plus chaleureux. Et puis le violon gémissant mais si volatil de Josh Hillman. Sur les 11 fragments de cet opus, quatre sont des chansons traditionnelles que le groupe a enrichies de lyrics personnels. Des lyrics qui traitent le plus souvent de l'imperfection humaine, alors que la musique projette des images de paysages désolés, austères. Pour enregistrer cet opus, WGC a reçu le concours de toute une série de collaborateurs dont Kristin Hersh au chant pour le spectral " The ghost of the girl in the wall ". Et puis Chris Eckman des Walkabouts, Paul Austin ainsi que Jess Klein, parmi les plus notoires. Un superbe album dont " River in the pine " et " Rosalie " sont à mes yeux (NDR : mes oreilles ?) les plus beaux joyaux.

Willard Grant Conspiracy

In The Fishtank n°8

Dans la collection ‘In The Fishtank’, la collaboration des Bostoniens folkeux de Willard Grant Conspiracy et des électroniciens de Telefunk pourrait bien faire figure de poule aux œufs d'or, tant le résultat est sidérant : alors que tout les séparaient, voilà que ces deux groupes nous livrent six titres impeccables, entre folk sombre et rock à la Nick Cave. A l'origine de ce mini-album étonnant car sorti de (presque) nulle part, il y a donc le label Konkurrent, dont le projet est finalement assez simple : inviter deux groupes et les obliger à enregistrer en deux jours une vingtaine de minutes de musique de leur choix (nouvelles compos, reprises, impros,…). Cette fois-ci, le choix des intéressés s'est porté sur des morceaux traditionnels du début du siècle dernier : au final, cela ressemble encore fort à du WGC, mais beaucoup moins à du Telefunk. Naviguant dans les eaux troubles d'un blues qui se serait frotté au folk-rock mélancolique des Tindersticks ou de Madrugada, les six morceaux ici présents prouvent bien qu'en deux jours et avec un peu d'imagination, il y a moyen de créer pas mal de choses intéressantes. Et si à l'écoute, Telefunk semble s'être plutôt fait mener à la baguette par Robert Fisher et ses musiciens (où est le beat ?), c'est finalement pour la bonne cause. Vivement le prochain numéro !