Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Faon Faon

Deux biches au pays des Collines…

Écrit par

Direction Frasnes-lez-Anvaing pour assister au spectacle de Faon Faon, qui se déroulera au sein de la Cense de Rigaux, un ancien corps de ferme gracieusement réhabilité, avec goût et raffinement.
C’est la seconde fois que votre serviteur s’y rend. Si l’endroit est élitiste, il reste fort sympathique ! On y vient se détendre sur fond d’afterwork ! Une coutume bien contemporaine !
Le temps particulièrement venteux de cette fin février ne donne pas vraiment envie de prendre la route, d’autant plus que dans cette région du Pays des Collines, les sites boisés sont légion !
Pourtant, le jeu en vaut vraiment la chandelle ! Un duo qui répond au patronyme Faon Faon vient assurer la promotion de son Ep fraîchement sorti ; un disque qui a notamment bénéficié du concours d’Anthony Sinatra ou encore Rémy Lebbos. Du beau monde assurément…
Si dans le langage usuel, le mot ‘faon’ désigne le petit, chez différentes espèces, et tout particulièrement celui du cerf, du chevreuil, du daim ou du renne, il n’est pas ici question de doubler sa progéniture.
Derrière, ce drôle d’appellation, se cachent deux belles et jeunes demoiselles, Fanny Van Hammée et Olympia Boule.

La trentaine à tout casser, elles partagent un projet commun situé à mi-parcours entre électro tribale et folk poétique, naïve et sauvage !

L’histoire de leur rencontre est hasardeuse. En 2008, elles se découvrent au détour d’une jam à Ixelles. Fanny y fête son anniversaire. Olympia l’accompagne sur scène. Un moment intense et d’émotion s’empare alors de cet instant. La réunion fortuite se transformera en amitié sincère et durable.
L’une et l’autre défendent des projets artistiques et professionnels individuels. Puis, un jour, ce qui devait arriver, arriva… En 2014, elles décident de monter une aventure commune, pour le meilleur et sans doute pas pour le pire… Une sage décision au vu du succès critique et médiatique qui est le leur aujourd’hui !

Il est plus ou moins 21 heures 15, donc, lorsqu’elles montent sur l’estrade ! Les néons s’allument !

Fanny, d’un geste sûr, appuie sur l’interrupteur d’une étrange boîte sur lequel est indiqué le nom du groupe. En y regardant de plus près, il s’agît d’un bricolage fait maison ! Elles ont de l’idée dans la caboche ces deux donzelles !

Déjà les interjections et les applaudissements fusent de toutes parts sous les feux des projecteurs. Faut dire qu’elles ont récemment assuré les premières parties de Puggy, Jain ou encore de l’Honnellois de souche et de sang, Antoine Hénaut. De quoi se forger une solide crédibilité dans le milieu !

La salle est pleine à craquer !

Olympia est simplement vêtue d’un short et de bas collant blancs probablement empruntés à Thierry la Fronde. Le haut de corps laisse deviner des formes plutôt sympas et un ventre filiforme. Sans doute des réminiscences d’une carrière de mannequinât éphémère. Elle se campe derrière son pad électronique et un floor tom.

Fanny, elle, a choisi une tenue plus sobre, mais tout aussi sexy : jupette noire et chemisier cousu main sur lequel figure l’artwork du disque réalisé par Cécile Kojima. Elle se chargera atomiser le public à l’aide de ses enveloppes atmosphériques.

Les premières notes donnent le ton ! Cocorico, elles s’expriment dans la langue de Voltaire ! Paradoxalement pourtant, on ressent une lointaine filiation anglo-saxonne ; et pour cause, elles misent en effet davantage sur le son que va procurer le mot, plus que le message véhiculé.

Tout en calibré ! Ouaté même ! On y trouve une étrange mixture de douceur, de volupté et de fébrilité.

Elles ne se contentent pas de dispenser leur expression sonore, naïvement et basiquement. Ce serait beaucoup trop facile pour celles qui, n’en déplaisent à leurs pairs, s’imposent dorénavant dans la chanson française entre une Emilie Simon et une Giédré !

Le show sera ponctué d’un ‘body language’ impressionnant ! Les chorégraphies les plus folles s’enchaînent quitte à s’en déplacer les vertèbres ! Lorsque ce n’est pas les allées et venues dans la fosse qui emboîtent le pas ! Pas facile de contrôler sa testostérone dans pareils cas !

Si la filiation avec les Brigitte peut paraître évidente, il n’en est rien ! Comparaison, n’est pas raison ! Elles ne partagent pas véritablement le même registre !

Les thématiques développées sont parfois d’un premier degré excessif (« Mariage » est une ode au féminisme un rien poussif) quand elles ne laissent pas l’imaginaire prendre le pouvoir (« Faon sous la douche »).

Les textes sont parfois simples (tout comme les structures mélodiques), mais jamais simplistes car ils s’interrogent sur les enjeux sociétaux comme l’écologie (« Eskimo », plage au cours de laquelle la fonte des glaces est abordée en filigrane) ou encore sur l’importance de mettre de bons produits dans son assiette (« Choux de Bruxelles »).

Et si finalement, celles qui sont persuadées que ‘le blanc, c’est salissant’ étaient plus philosophes que Socrate et Aristote réunis ?

Moment intense aussi lorsque Olympia, armée d’un ukulélé, scande ‘Il faut sauver l’amour’, hommage au regretté Daniel Ballavoine, disparu trop tôt…

Quoiqu’il en soit, ces deux biches suivent des chemins sinueux, tendrement sauvages, mais très susceptibles de conduire le public lambda vers une forme d’onirisme ! Elles sont d’ailleurs parvenues à allier fraîcheur et chaleur… C’est ce qu’on appelle de la véritable intelligence artistique !

Et si on se laissait définitivement bercer par cette parenthèse inattendue ?

(Organisation : Jeudis Oui)

Faon Faon

Signé Cat’s eyes…

Écrit par

Le Brass est situé dans l'ancien bâtiment de production électrique et de brassage des brasseries Wielemans-Ceuppens. Le bar est sympa, la salle conviviale et le son excellent. Pas de gros problèmes de parking pour y accéder. Ce soir, s’y produisent Goodbye Moscow et Faon Faon dont c’est la ‘release party’ de son premier Ep, financé par une plate-forme de crowdfunding. Les réseaux sociaux se sont chargés de la promo. Autre temps, autre mœurs…

Faon Faon s’était produit dans le cadre du festival LaSemo, en 2015. C’est à cette occasion que votre serviteur avait découvert le duo féminin. Réunissant la mannequin Olympia Boule et la styliste et Fanny Van Hamme. Elles sont également lauréates du concours ‘Du F. dans le texte’. Et chantent donc dans la langue de Molière. Fanny a acquis une certaine expérience en participant à l’aventure d’un groupe de rap, mais aussi en chantant dans une chorale. Olympia est branchée sur les musiques africaines et asiatiques. Mais également sur les traditions orales qui se jouent à l'oreille. Elle a également milité chez Cargo Culte. Qui à l’époque, s’était autorisé une cover plutôt réussie du « Chercher Le Garçon » de Taxi Girl.

Goodbye Moscow assure donc le supporting act. Il s’agit du projet de Benjamin Hutter. Né en Russie, il a grandi à Bruxelles. Il a publié un Ep 5 titres, en 2015, « De rêves inachevés ».

Sur l’estrade il est seul aux commandes et se charge des claviers de la gratte et des samples. Dépouillé, le décor se limite à des lampadaires, des lampes vintages, de vieilles TV et une photo de cosmonaute (Youri Gagarine ?) Il pose le doigt sur une machine, et la musique s’écoule. Elle est pop, mais découpée dans les beats électro. L'« Horizon » défile devant nous. La voix de l’artiste est éthérée. Devant ses claviers, ses mains ondulent. Manifestement, il maîtrise son sujet. Passionné par les étoiles et la conquête spatiale, ce doux rêveur nous entraîne progressivement dans sa galaxie. Mais pas facile d’y entrer. Il faut attendre qu’il empoigne sa gratte pour y parvenir. Et là on accroche. On tombe même sous le charme de cette musique. Pourtant, elle est torturée, un peu à la manière d’Etienne Daho. Enfin, surtout ses textes, exprimés en français…

En vieux français, ‘feün’ signifie ‘petit animal’. Un cervidé à deux têtes. Les donzelles débarquent par le côté droit de la scène et viennent se mêler à la foule. Les lumières sont éteintes. Olympia, armée d’un ukulélé, Fanny, d’un tambourin à cymbalette, la suit.

Les interjections et les applaudissements fusent de toutes parts. Les filles remontent sur l’estrade, sous les feux des projecteurs. Multicolores. Fanny se consacre alors aux synthétiseurs et Olympia, aux percussions et toujours au ukulélé. « FSLD (Faon Sous la Douche) » ouvre le set. Clochettes et harmonies à deux voix sont un véritable enchantement. Campant une sorte d’hybride entre pop, electro et hip hop, les titres défilent. Dont « Eskimo », celui qui squatte les ondes radiophoniques. L’ambiance monte d’un cran. Pour éviter « La Montée », il faut ensuite « Sauver l'Amour », une reprise judicieuse de Daniel Ballavoine. Savez-vous planter des « Choux De Bruxelles ». Dans votre potager ? C’est écolo ! Cependant, Tanguy Haesevoets, aka Monsieur Témé Tam, n’est pas au jardin. Arriver au sommet de la « Montagne », c’est  l’objectif de Faon Faon. Le « Mariage » vaut bien une « Berceuse. Et le set de s’achever par le générique de ‘Cats Eyes’. Une signature qui leur va comme un gant. Un guitariste et un bassiste les rejoignent alors qu’elles vont prendre plaisir à changer constamment d’instruments, tout au long de ce titre.

Setlist : « FSLD », « Mariel », « Eskimo », « Utopie », « Gravité », « La Montée », « Sauver l'Amour », « Choux De Bruxelles », « Montagne »

Rappel : « Mariage », « Berceuse », « Cats Eyes ».

(Organisation : Le Brass)