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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Of Monsters And Men

En cherchant à s’infiltrer, à travers les méandres de nos âmes…

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En dépit des événements qui secouent le monde actuellement, Of Monsters and Men a accepté de se produire dans l’arène de Forest National, ce dimanche 15 novembre. Après avoir transité par Rock Werchter cet été, la jeune formation indie folk est venue défendre les compos de son deuxième album. Un disque intitulé « Beneath the Skin ». Malgré une sécurité renforcée par une présence policière à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment, la tension était, néanmoins, palpable. La salle n’est pas comble, elle est remplie aux deux tiers. Ce qui n’a pas empêché le groupe de conquérir l’auditoire en douceur.

La première partie est assurée par un autre band islandais, dont les membres semblent du même âge que la tête d’affiche. Pendant quarante-cinq minutes, Mammút s’est approprié la scène et a enflammé une partie de l’auditoire. Le temps a paru long pour certains, se demandant si les héros de cette soirée n’avaient pas disparu dans les abysses des coulisses. (Voir section photos ici)

Puis, discrètement, les projecteurs diffusent une lumière tamisée sur le plateau. Les quatre lettres ‘M’ aux couleurs du drapeau français s’illuminent. Le message est clair. Les neuf musicos veulent rendre hommage aux victimes parisiennes. Le set commence par un angoissant « A Thousand Eyes ». Le timbre de voix plus aigu de Nanna Bryndís Hilmarsdóttir se marie délicatement à celui plus grave de Ragnar ‘Raggi’ Þórhallsson, les deux principaux chanteurs du combo. La première chanson s'appuie sur une présence massive du tambour et de la grosse caisse. Une bonne partie du public est secouée par ce premier titre.

La suite s'annonce plus allègre, même si certaines compos s’avèrent plus mélancoliques, à l'instar de "Empire", présenté il y a quelques semaines lors du show américain d'Ellen DeGeneres ou de « Slow life ». Il faut dire que la troupe a enregistré son deuxième opus chez elle, dans son fief natal ; mais également en Californie, dans les locaux de l’Eldorado Recording Studios. Nanna et Ragnar ont préféré prendre leur temps pour écrire leurs nouvelles chansons. La célébrité soudaine construite autour de leur premier LP ne leur a laissé aucun répit. Les tournées se sont enchaînées sans relâche. On comprend mieux la raison pour laquelle les musiciens sont repartis chez eux, près des leurs, dans leur île natale, afin de retrouver de l'amour, beaucoup d’inspiration et du calme. Une accalmie après la tempête, en somme.

Le public est conquis et tout doucement, les artistes sentent que la tension a disparu. Ils arborent des sourires, échangent quelques regards entre eux et demandent à l’auditoire de chanter à l’unisson. Les extraits de leurs précédents elpees comme « King and Lionheart », « Mountain sound » et « Lakehouse » côtoient les nouveaux titres tels que « Black Water », « Human », « I Of The Storm », « Backyard », « Crystals », « Wolves  Without Teeth » ou « Hunger ». D’un morceau à l’autre, la guitare électrique et acoustique, le glockenspiel, le tambour et la batterie se partagent des interludes musicaux plus sombres et parfois plus solennels. Parfois on se demande, si le groupe n’essaie pas de s’infiltrer, à travers les méandres de nos âmes… Malgré le spleen de leurs compos, l’assistance est sous le charme, subjuguée par les voix angéliques des deux interprètes.

La fin de parcours se révèle plus optimiste, surtout grâce au concours de la trompette, du trombone et de l’accordéon. Le refrain notoire de leur tube planétaire, « Little Talks », est chanté en chœur en compagnie de la foule. La chanteuse Nanna déambule sur l’estrade, poussé par un désir irrésistible de partager sa joie sur le podium. Cependant, avant de conclure ce concert, les deux acolytes, touchés par l’épisode parisien, délivrent un message de paix à travers les trois derniers fragments musicaux intitulés « Organs », « Dirty Paws » et « We Sink ».

Of Monsters and Men est un groupe talentueux qui a mûri au fil du temps. L’insoutenable légèreté du premier opus, symbolisé par une jeunesse insouciante, a laissé la place à une gravité de la réalité, tout au long de son dernier elpee…  (Voir aussi notre section photos )

Setlist : A Thousand Eyes – Empire – King and Lionheart – Black Water – Mountain Sound – Slow life – Human – Backyard – Crystals – Hunger – Little Talks – Six weeks – Organs – Dirty Paws – We Sink.

(Organisation : Live Nation)


 

 

 

 

Of Monsters And Men

Un Arcade Fire de grandes surfaces…

Écrit par

Le pouvoir d’un single fédérateur. C’est à cette règle que tient toute la notoriété des Islandais de Of Monsters and Men qui, un an après avoir squatté l’ABClub, multiplie son public par dix pour une prestation à guichets fermés dans la grande salle de l’AB. Une ascension fulgurante mais disproportionnée au regard de ce que la formation nous propose sur scène…

Sur le coup de 20h et des poussières, l’AB est déjà prise d’assaut. Les gradins sont déjà full, les premiers rangs difficilement accessibles, même pour se rendre au bar ; et les sièges, à l’étage, sont protégés vigoureusement par leurs occupants.

Un certain Mugison se charge de la mise en bouche. Une première partie insupportable s’il en est. Equipé de son laptop, l’homme hésite entre electronica, folk, et parfois même noise, le tout entrecoupé de deux rugissements Metal. En résulte une soupe indigeste qui se termine pour votre serviteur par un raid (NDLR: ?!?!?) vers le bar…

Dès 21h, c’est au tour du septuor nordique de faire son apparition sur scène derrière un rideau de fumée, au son de « Dirty Paws », la première ballade d’une longue série. Le ton est donc donné. Of Monsters and Men ne s’en écartera pas d’un iota. Ce soir, c’est toute leur première œuvre qui est passée en revue. Les mélopées de « My Head Is An Animal » se suivent et se ressemblent un peu. Les sept membres de l’équipée sont propres sur eux comme de parfaits petits boyscouts. Au bout de quelques morceaux, il devient évident que l’auditoire ne devra pas compter sur eux pour voir jaillir une petite étincelle de folie sur l’estrade. Les écarts de conduite ne sont définitivement pas permis ce soir.

Gentillet comme tout, Of Monsters and Men offre à son public une série de jolies compositions folky, forcément reprises en chœur par l’assemblée. La troupe se permet néanmoins un petit détour hors de sa discographie pour interpréter une cover des Yeah Yeah Yeahs. Et tandis que le combo new-yorkais possède à son actif une tripotée de tubes taillés pour secouer l’auditoire, les Islandais jettent leur dévolu sur « Skeletons », ballade mollassonne extraite de « It’s Blitz! ». Le collectif délivre cependant une version charmante, qui colle parfaitement au reste de la setlist. Mais il en faudrait bien plus pour me sortir de la torpeur dans laquelle la formation m’a plongé ce soir.

Le moment le plus amusant de la soirée sera celui où Nana, co-interprète de la bande, demande au public ‘I think you guys speak French and German in your country, right ?’ Et à la jeune femme de se prendre un énorme vague de ‘Noooo !’ et autres protestations dans la gueule. Sauf que, les gars, aux dernières nouvelles on ‘speak’ aussi ‘german’ en Belgique, non ? La pauvre demoiselle se confond alors en excuses et se fait pardonner son omission en demandant comment traduire ‘Love’ en néerlandais. Le ‘Liefde’ qu’elle balance est chaudement accueilli. S’ensuit un « Love Love Love » mou du genou (encore…), très rapidement suivi par le moment que toute la salle attendait : « Little Talks ». En haut, à droite, à gauche, tout le monde hurle jusqu’à la moindre virgule de la chanson.

Le climax de la soirée est atteint, sans aucun rebondissement. Un titre supplémentaire et un rappel de deux morceaux plus tard, les sept musiciens s’éclipsent, me laissant l’impression tenace d’avoir assisté au concert d’un Arcade Fire de grandes surfaces… Et en parlant de grandes surfaces, Of Monsters and Men sera également de passage cet été du côté de Rock Werchter (what else ?), le dimanche 7 juillet 2013.

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici