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Simple Minds

Un enfer pavé de bonnes intentions…

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Simple Minds se produit presque chaque année, en Belgique. Et en 2015, il est programmé pour le 14 novembre, à Forest National. Le groupe écossais y transite, dans le cadre de sa tournée ‘Big tour music’. Et demain, elle s’arrêtera au Lotto Arena d’Anvers. Le concert est bien sûr sold out. Et les abords de la salle sont bien quadrillés par les forces de l’ordre. De quoi rassurer une foule encore traumatisée par les événements tragiques qui se sont déroulés à Paris, la veille, et notamment au Bataclan. Une fouille est exécutée à l’entrée, et le public se plie de bonne grâce à ces désagréments.

« Theme For Great Cities » a été choisi pour introduire le show. Il est 20h15 et il est décrété une minute de silence en hommage aux victimes de la veille. Les cinq musiciens et les deux choristes s'avancent ensuite en ligne, d’un pas solennel. Ils sont émus. Jim nous salue. Il est applaudi chaleureusement par un auditoire qui ne fait qu'un avec les artistes. Jim prend la parole : 'En général, c’est cool d’être chanteur dans un groupe de rock, mais parfois c’est très difficile quand comme ce soir on doit s’exprimer et qu’on ne trouve pas les mots… Je vous demande de respecter une minute de silence pour tous ceux qui ont perdu la vie hier à Paris, et après nous jouerons !' Un drapeau français est affiché sur les deux 2 écrans placés derrière le combo.

Les musiciens originels ont vieilli physiquement et en particulier le chanteur Jim Kerr, le guitariste Charlie Burchill et le drummer Mel Gaynor. Le bassiste Ged Grimes, également (NDR : il est né au début des 60’s, mais n’a intégré le band qu’en 2010). Le line up est complété par le claviériste Andy Gillepsie, la choriste/claviériste/guitariste Catherine Anne Davies, et à partir de la deuxième partie du set, la très jolie Sarah Brown.

Pas de supporting act. Le spectacle est divisé en deux parties. La set list réunit 28 morceaux. Quatorze pour la première, onze pour la deuxième, sans oublier les trois titres du rappel. Et un entracte de 15 minutes sépare les deux premiers actes, d’une durée de 75 minutes chacun. La part belle est faite au dernier elpee, « Big Music », sorti l'an dernier.

Jim déambule sur l’estrade de gauche à droite (NDR : ou de droite à gauche, pour ne pas froisser les partis politiques…), au bord du podium, élevant toujours son micro de manière aussi caractéristique. Il va au contact des premiers rangs pour donner et partager sa musique. Il s’accroupit régulièrement, fait le grand écart ou s’agenouille, suivant un même rituel. Pas besoin de lever les mains, la foule applaudit chaleureusement le premier hit : « Waterfront ». Les cordes de guitare sont étincelantes et les claviers généreux, tout au long de cette chanson ténébreuse. Pendant « Up on the Catwalk », des spots de couleur jaune balaient la scène. Par rapport à la version originale (NDR : parue en 1984), la nouvelle est enrichie de claviers particulièrement electro. Le light show passe au bleu et au rose pour « See The Lights » (« Real Life »), une compo plus paisible balisée par le tandem basse/guitare. Placée sur une petite estrade, Catherine Anne Davies a les cheveux roux. Elle est vêtue d’une robe fuschia scintillante et de bas collants verts. Elle a empoigné sa gratte électro-acoustique et se réserve le chant. Sa voix est puissante, mais ne manque pas de charme. Jim en profite pour changer de costume, en coulisses. Dans la foulée, Charlie, lui, troque sa gratte acajou pour une autre de couleur blanche. Et elle adopte des sonorités davantage funkysantes. Le light show déborde du podium et balaie la salle. Une adaptation écourtée de « Promised You a Miracle » (« New Gold Dream ») plus tard, les spectateurs ont de plus en plus de fourmis dans les jambes. Pendant « Mandela day » (« Street Fighting Years »), qui rend hommage à feu Nelson Mandela, Jim tourne son micro vers l’auditoire qui reprend les paroles en chœur. Le chanteur affiche alors un large sourire…

Le premier volet du concert s’achève par  « Don't You (Forget About Me) ». Pour meubler l’entracte, Mr. Kerr nous conseille d'aller goûter des chocolats.

Un petit medley (« Five to One / Book Of Brilliant Things ») annonce le retour de S.M. Catherine s’y consacre aux claviers. A la fin du pot-pourri, Jim remonte sur l’estrade. Il a enfilé sa veste écossaise en tweed. Le combo nous réserve une reprise des Doors : « Five To One ». Bouleversant ! Compo mythique, « Someone Somewhere in Summertime » est un véritable brûlot en ‘live’. Et pourtant, l’enfer y est pavé de bonnes intentions. Surtout celles au cours desquelles Simple Minds et le public entrent en communion. Il ne faut pas oublier que c’est en Belgique que la formation a récolté ses premiers succès. Ravi, Jim lâche un ‘Fucking Forest National’. Ce qui reflète la magie du show vécu ce soir. Jamais l’intensité n’a faibli. Faut dire que le public était chaud boulette…

La pression retombe d’un cran pour « All the Things She Said », un titre remarquablement enrichi par les chœurs. « Let It All Come Down » termine le deuxième acte. Jim remercie longuement l’auditoire.

En rappel, « Big Music » amorce le débarquement des pompiers. Micro placé bien haut devant lui, Jim invite tout simplement la foule à le suivre, une dernière fois. « Sanctify Yourself » clôt ce très chouette concert. Mais en sortant de Forest National, on ne peut s’empêcher de penser aux victimes du Bataclan…

(Organisation : Live Nation)

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Simple Minds

Always ‘Alive and Kicking’

Écrit par

Simple Minds, un des groupes les plus emblématiques des années 80, est revenu à Forest National, ce 23 novembre, dans le cadre de son ‘Tour Greatest Hits+’, un périple qui fait suite à la sortie de sa nouvelle compilation « Celebrate », parue en mars, un disque sur lequel figure deux chansons inédites, « Broken Glass Park » et « Blood Diamonds ».

En pratiquant un cocktail de pop de rock et de new wave, ce groupe écossais formé à la fin des années 70 est aujourd’hui à la tête d’une discographie conséquente qui a généré une multitude de disques d’or et de platine. Ce soir ce groupe légendaire nous a gratifiés d’un véritable voyage musical à travers ses trente-cinq ans de parcours, en nous réservant ses meilleurs tubes comme « Alive and Kicking », « Sanctify Yourself », sans oublier « Don't You (Forget About Me) », considéré comme un classique des eighties.

Et cette plongée dans sa carrière artistique a démontré qu’il a profondément influencé la musique contemporaine.

En cet après-midi de novembre, le température est plutôt frisquette. Pas de quoi décourager les fans. Ils attendent dehors depuis quelques heures, afin de se dénicher une place de choix au sein de la salle. Le concert est sold out depuis des mois. Les portes s’ouvrent… Les aficionados se ruent dans l’antre de Forest. La plupart des spectateurs ont la trentaine, voire plus.

Le show commence à l’heure prévue. Jim Kerr et ses acolytes montent sur les planches et attaquent le « Broken Glass Park », avant d’affronter « Waterfront ».

Pour réchauffer la foule, rien de tel qu’« I Travel ». L’onde de choc est provoquée par la rencontre entre les nappes de synthés et la ligne de basse profilée par Charlie, pendant que Jim se démène comme un beau diable pour mettre une ambiance de feu.

Les titres se succèdent. Le public reprend en chœur « Promise you a miracle ». Les claviers épousent parfaitement le tempo. Tout comme sur « Glittering Prize ».

Jim s’accorde quelques instants de répit, lorsque Simple Minds attaque l’instrumental « Theme for great cities ». Faut dire que jusqu’alors, il s’est livré à fond.

« Someone, Somewhere in Summertime » fait vibrer l’auditoire surchauffé. Sa mélodie très sentimentale nous rappelle alors notre adolescence. On en reste bouche bée !

Malgré les années, Jim Kerr maîtrise parfaitement son répertoire. Il parvient encore à entrer en communion avec le public. Par contre, Charlie se montre plus réservé. Quoique charismatique, il préfère se concentrer sur son instrument. Et à la quatre cordes, il est toujours aussi balaise. Quant au drumming de Mel Gaynor, il allie précision et efficacité.

Lorsque le band aborde « Lovesong », le public devient euphorique. Il s’agit d’une des chansons les plus notoires de leur période post-punk. Et une des plus dynamiques accordées au cours du set.

Autre grand moment du spectacle, le tube « Don’t you (forget about me) ». Une ovation phénoménale s’élève de l’auditoire. Les spectateurs sont littéralement survoltés pendant l’interprétation de ce grand classique des Minds que Jim Kerr nous incite à fredonner.

Tout au long du spectacle, Jim prend un plaisir évident à jouer avec son micro. Il le balance, le triture, le cajole, le tourne vers ses fans, pour les inciter à l’accompagner.

En fin de parcours, « New Gold Dream » transforme la salle en une immense discothèque inondée de lumières psychédéliques.

Lors du rappel, les Minds nous livrent une intro instrumentale de « Speed your Love to Me ». A cet instant, c’est Andy Gillespie qui se charge des claviers. Le band embraie alors par « Sanctify Yourself ». La ferveur du public est à son paroxysme. Il chante. Se lève et balance les mains lorsque les musicos se lancent pour le dernier hit de la soirée. Une apothéose ! Démontrant, s'il le fallait encore, qu’ils sont toujours « Alive and Kicking ».

Ce véritable voyage à travers le temps nous a permis de revivre une époque au cours de laquelle le walkman déversait leur musique directement dans notre âme, et permettait de faire le vide autour de nous…

(Organisation Live Nation) 

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