Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Timber Timbre

Dans sa coquille…

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En 2009, Timbre Timbre publiait son premier elpee. Un opus éponyme à l’atmosphère empreinte de sensualité. Dans la foulée, le Canadien (NDR : il est originaire de l’Ontario) opérait une tournée sur le Vieux Continent ; mais manquant encore d’expérience, il ne parvenait pas à communiquer le feeling de ses compos à son auditoire. Quelques mois plus tard, il se produisait en tout anonymat, au cœur du Parc Royal, dans le cadre d’un festival organisé par l’Ancienne Belgique. Lors de sa dernière visite au Botanique, le 19 mars 2012 très exactement, il remplissait la Rotonde et démontrait qu’il avait pris de l’assurance sur les planches. Ce jeudi 3 avril, il revenait au Bota, mais à l’Orangerie, le jour de la publication de son nouvel album, en Belgique. Et la salle est pleine à craquer pour accueillir Taylor Kirk.

La première partie est assurée par le groupe Only Child, une formation canadienne pratiquement inconnue. En outre, à l’extérieur le temps incite au farniente ; aussi les spectateurs profitent de la clémence de ce début de printemps pour prendre un verre en terrasse. Votre serviteur, le premier !

Il est 20h55 lorsque la sirène nous rappelle à l’ordre. Timber Timbre va bientôt monter sur l’estrade. La foule massée à l’extérieur (c’est-à-dire quasiment tout le monde) se presse vers l’Orangerie. Il ne faut pas attendre 10 minutes avant que la température ne monte de quelques degrés. Et que l’humidité ambiante n’envahisse les lieux. Accusant un léger retard, Taylor Kirk, cheveux longs et vêtu d’un costard, monte sur le podium. Il est accompagné d’un batteur et d’un bassiste. Hormis deux ampoules suspendues qui vacillent au-dessus de la tête du trio, l’éclairage est projeté dans leur dos. L’atmosphère est lugubre. Le set s’ouvre par des morceaux issus du dernier long playing, « Hot Dreams ». Des compos plus généralement blues/rock. Mais la setlist va puiser dans l’ensemble de sa discographie. Les notes guitare dispensées par le Canadien résonnent dans la salle. Sa voix est voluptueuse. Elle me fait penser tantôt à Léonard Cohen, tantôt à Nick Cave. Si sur disque, ses chansons empruntent un format folk, en ‘live’, elles privilégient la tension électrique. Une intensité qui va s’accentuer lorsque l’expression sonore va tout doucement glisser vers un rock progressif pas du tout palpable sur ses précédents opus.

Malheureusement, on a l’impression que Taylor Kirk a érigé une barrière entre lui et le public. Jamais, on ne verra son visage. Peu loquace, il n’adressera qu’un seul ‘merci’ à son auditoire, sans autre commentaire. Cette absence de communication va même finir par devenir dérangeante. Et au bout d’une bonne heure de prestation, on a eu l’impression que le set tournait en rond.

S’il faut reconnaître l’aspect strictement musical était irréprochable, en revanche, on a le droit de se demander pourquoi l’attitude de l’artiste vis-à-vis de l’auditoire, était si glaciale ? Pourquoi s’est-il enfermé dans sa coquille ? Un minimum de contact aurait peut-être permis à Timber Timbre de briser cette morosité ambiante qui s’est installée au fil du concert...

(Organisation Botanique)

Timber Timbre

Comme une lettre à la Poste…

Écrit par

Taylor Kirk, alias Timber Timbre, était de retour au Botanique de Bruxelles, pour une nouvelle prestation en solitaire. Tout au long de ses deux premiers opus, le Canadien (NDR : il est né à Brooklin, une commune de la ville de Whitby, dans l’Ontario) était parvenu à démontrer son talent de songwriter. Cependant, lors de ses dernières visites dans la capitale, Timber Timbre a soufflé le chaud et le froid. A cause de sets sans doute psychédéliques, mais surtout trop expérimentaux.  Néanmoins, le public ne semble pas lui en porter grief, puisque ce soir, la Rotonde est pleine à craquer.

C’est donc dans un cadre minimaliste que le Canadien se produit aujourd’hui : il est seul et ne s’accompagne que d’une gratte et d’une grosse caisse. Le climat est ténébreux et le public concentré. Tailor Kirk a clairement gagné en charisme et confiance. L’ombre d’un Léonard Cohen plane dans la salle. Quoiqu’énigmatique, son blues-rock est efficace. Il passe comme une lettre à la Poste… Quelques notes de guitare tout en nuances suffisent pour subjuguer l’assemblée. Voire pour la bouleverser. Sa voix fait monter la tension tandis que la grosse caisse claire accentue les crescendos. La petite salle de la Rotonde est vraiment parfaite pour accueillir ce type de concert. Au cours de sa prestation qui va durer une bonne heure et demie Timber Timbre va interpréter ses meilleures chansons, et notamment « Under Your Spell », « Demon Host » ou encore « I Get low ». L’auditoire va même avoir droit à un nouveau morceau « Coming to Paris to Kill You », qui augure un futur et excellent nouvel elpee, ainsi qu’une reprise de Screamin’ Jay Hawkins, « I Put a Spell on You ».

Face à un public, certes conquis d’avance, Kirk Taylor a de nouveau démontré qu’il était un remarquable compositeur, mais également un excellent interprète en ne se servant pourtant que du minimum syndical… Chapeau bas !

(Organisation Botanique)