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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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Troy Von Balthazar

De plus en plus minimaliste…

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Abonné aux concerts du Botanique (NDR : comme artiste !), Troy Von Balthazar y revenait pour défendre son troisième album sorti voici quelques mois, un opus intitulé « …is with the Demon ». Pour la circonstance, l’organisateur lui avait réservé le Witloof Bar. Faut dire que ce soir, il va nous dispenser un concert intimiste. Une salle qui correspond plutôt bien au style proposé par l’Hawaïen.

Le sous-sol est correctement garni. Comme d’hab’, seules les personnes placées à l’avant pourront profiter de l’intégralité du spectacle. Les autres devront risquer le torticolis, en allongeant le cou pour contourner les obstacles visuels, c’est-à-dire les colonnes massives qui soutiennent le plafond. Pas de supporting act. TVB débarque vers 20h15. Sur la scène trône deux amplis, une guitare électrique, une acoustique et deux claviers. Et c’est à peu près tout. Au fil du set, la musique de l’ex-leader de Chokebore devient de plus en plus minimaliste. Difficile d’épurer davantage son expression sonore (NDR : la prochaine fois, il se produira peut-être a cappella).

Troy interprète ses premiers morceaux à l’aide de sa fender telecaster. En superposant les boucles de guitare, il parvient à reconstituer les morceaux piochés au sein de ses trois elpees solos. Dont « Strong Real Love », « My diamond Brain » ou encore « Tropical » et « Purple Gold Eye ». Mais en se servant uniquement de ses pédales et de sa voix, il parvient à nous faire vibrer. Après chaque morceau –ou presque– il remercie le public et n’hésite pas à ironiser sur le spleen véhiculé par ses chansons. Après une bonne demi-heure de prestation, il allume une lampe de chevet posée sur son ampli, s’installe sur une chaise et empoigne sa guitare acoustique. Une partition ‘unplugged’ qui va durer une dizaine de minutes. Il n’oublie cependant pas, à l’instar du set accordé à la Rotonde, en 2011, de reprendre « The Tiger », en s’appuyant uniquement sur un magnétophone et des coquillages, coquillages dont il se sert comme des percussions. Et en fin de parcours, il injecte un zeste d’énergie à quelques morceaux, dont l’inévitable « Santiago ».

Il vide les lieux vers 21h15, pour y revenir quelques secondes plus tard. Après deux derniers titres, TVB remercie une ultime fois l’auditoire et l’invite à tailler une bavette avec lui, à l’issue du concert, car il ne connaît personne à Bruxelles.

Quoique mélancolique et intimiste, la musique de Troy Van Balthazar est chaleureuse. Paradoxe que lui seul parvient à entretenir...

(Organisation Botanique)

Troy Von Balthazar

Faire le maximum en se servant du minimum…

Écrit par

Après s’être accordé quelques mois de repos, Troy Von Balthazar était de retour à la Rotonde du Botanique, ce jeudi 24 Mars. Etonnant ! Il n’y a pas grand-monde pour assister à son concert. A contrario de ses dernières tournées, il ne s’est pas déplacé, flanqué d’un backing band ou en compagnie de son ex-groupe Chokebore, mais en solitaire. Ses compagnons de scène ? Sa guitare et ses pédales. 

En début de set, l’Hawaïen avoue être quelque peu angoissé avant de commencer son récital. Et pour cause, il a très peu joué depuis un bon bout de temps. Mais dès le début du spectacle, il entre carrément en transe. Ce qui nous change des dernières prestations accomplies chez nous.

Troy enchaîne morceaux issus de son premier opus, (« TVB LP »), de son dernier (« How To Live On Nothing ») et nouvelles compos. En solo, les versions prennent une autre dimension, plus cool, mais tout à fait bouleversante. Très habile, l’Américain prend un plaisir évident à superposer ses boucles de guitare ou de clavier.

Après une demi-heure de concert, l’artiste semble définitivement à l’aise et décide de s’asseoir, pour écouter une de ses chansons, à l’instar d’un mélomane lambda. Toujours sur son siège, Troy déguste ce qui pourrait bien être du whisky, tout en dévorant la Bible… Au cours de son set, il se permet d’interrompre l’interprétation d’un ancien morceau. Ce qui n’a pas trop l’heur de plaire au public qui apparemment, appréciait la compo. Mais c’est pour s’installer sur un cube afin de chanter « The Tigers », en s’accompagnant d’une radio portable et de coquillages, en guise de percussions. Sa voix, constitue un atout de premier choix, il faut le reconnaître. Mais également, son art à torcher de superbes mélodies.

Si Troy Van Balthazar est un des plus grands songwriters contemporains, c’est également un fameux showman. Et ce soir, il l’a démontré, en se servant du minimum syndical…

(Organisation Botanique)