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ALI

Introverse

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ALI est une des étoiles montantes de la scène rock alternative bulgare. C’est aussi le projet d’Ali Abdala. Son premier elpee s’intitule « Introverse ».

Mêlant émotion brute et paysages sonores complexes, il nous entraine au cœur d’un voyage à travers les pensées et les sentiments introspectifs.

Grâce à des mélodies cinématographiques, des moments explosifs et énergiques, des harmonies délicates et des riffs mémorables, sans oublier des textes qui abordent les problèmes sociaux, la musique d’ALI se singularise par ses contrastes qui fluctuent entre douceur et éclats intenses et agressifs, démontrant toute l'étendue des capacités du groupe.

Produit et enregistré par Kaloyan Dimitrov, les touches finales de mastering ont été apportées par Robin Schmidt, connu pour son travail pour des grosses pointures comme Arctic Monkeys, Nothing But Thieves et les Pixies.

Adapté, « Bliss + Blasphemy » a même été choisi pour une campagne mondiale lancée par l'organisation de protection des animaux FOUR PAWS. Et il figure, bien sûr, sur cet opus en version originale. Il est même disponible sous forme de clip ici

Podcast # 62 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Valium Tremens

Valium Tremens (Ep)

Écrit par

Valium Tremens est issu des Hauts-de-Seine, en région parisienne. Fondé en 2013, son line up impliquait alors le drummer Djo, le chanteur Martin, le bassiste Matt ainsi que les gratteurs Chris et Nikooz. Depuis, trois des musicos ont quitté le navire.

« Post Coïtal Blues » ouvre l’Ep. Un titre de stoner gras, huileux même. Lourds, métalliques, les riffs évoquent Black Sabbath. « Ta nuit » est davantage incisif. Nonobstant une intro paisible, « Chambre 2220 » est plus écrasant. Et l’envol des guitares atteint même un point de saturation qui exclut tout retour en arrière. « Lâche pas l’morcif » est une piste imprimée sur un tempo plus rapide. Et manifestement, il ne faut pas lâcher le morceau que l'on tient bien entre les dents.

Valium Tremens s’inspire des seventies, mais les adapte sous une forme contemporaine. La voix de Martin est aussi puissante et percutante que celle du chanteur d’ AqME, Vincent. Et les lyrics sont également interprétés dans la langue de Voltaire.

Quatre titres, c’est un peu court pour se faire une bonne idée de leur potentiel ; mais cet Ep augure un futur intéressant…

Alice in Neverland

Debut

Écrit par

A mi-chemin entre le trou du lapin cher à Alice au pays des merveilles et le pays imaginaire de Peter Pan, l’univers de ce projet autodidacte se décline mélancoliquement sur les traces de notre enfance.

Délicatement déposées au seuil de l’âge adulte, ces comptines empreintes d’un certain classicisme redessinent les dédales d’un chemin perdu autrefois.

Le violoncelle donne corps à ces méandres ensorcelés et l’esprit n’est pas loin d’un Tim Burton médiéval dont la monture se serait arrêtée ici pour paître paisiblement.

Une échappée temporelle aux textures sépia où les bonnes surprises ne manquent pas (les tablas sur « Observatoire », la rythmique fiévreuse de « Senshin », la discrète electronica de « Shadow »).

On pense parfois à Dead Can Dance, et les ambiances sont très réussies. L’ajout de textures orientales finissant définitivement de semer l’auditeur dans ce labyrinthe de Pan.

Un album onirique haut en couleurs.

 

No Fatality

The First Scream (Ep)

Écrit par

Bien qu’elle n’ait jamais été aussi active que la ‘Montoise’ ou la ‘Liégeoise’, la scène métal tournaisienne a toujours bon pied bon œil, et ce depuis les années quatre-vingt. On se souvient encore de Barbarian, Black Knight, Catharsis, Juggernaut, Boner Knife et des indéboulonnables Haircut That Kills. Il faudra désormais compter sur un nouveau fournisseur de décibels : No Fatality.

Cinq gamins (NDR : la moyenne d’âge ne doit probablement pas dépasser les dix-huit/vingt ans) qui réunissent en cinq titres de quoi faire revivre leur adolescence aux fans du métal des eighties a de quoi surprendre. Et pourtant, ce ‘club des cinq éventreurs’ débite du décibel avec autant d’aisance que s’il était né à la glorieuse époque de la N.W.O.B.H.M. Ne cherchez pas ici de néo/metalcore/emo machin chose. No Fatality joue du heavy métal. Du vrai !

« The First Scream », le premier Ep du groupe à été mis en boite l’été dernier chez nos voisins français du Bosshog Studio. Géry (batterie), Michaël (guitare lead), Jérome (guitare rythmique), Chris (basse) et Gaël (chant) proposent cinq plages plombées d’un heavy métal classique, inspiré par les gloires du passé (NDR : le groupe cite Iron Maiden, Judas Priest, Metallica, Megadeth et Saxon) ainsi que par quelques formations plus récentes (Sabaton, Firewind, Children Of Bodom, Avenged Sevenfold). Une palette de riffs en béton, bien heavy mais qui virent parfois au trash, une rythmique percutante, quelques soli bien sentis et des vocaux accrocheurs ; ce disque fleure bon le respect des traditions ancestrales et donne une sérieuse envie de ressortir les vestes à patches et les têtes à cheveux.

 

Malin Plaisir

Malin plaisir

Écrit par
Il y a quelque chose d’attachant et en même temps d’agaçant sur cet album. Agaçant, parce que les arrangements et les orchestrations ont tellement été fignolés qu’on a l’impression qu’il a fallu dix ans pour le terminer. Agaçant, parce qu’on ne sait pas trop si la musique relève de la pop, de la variété ou de la chanson française. Agaçant parce que Domino, la chanteuse, possède une si belle voix que parfois (« Héroïne »), elle en remet une couche, comme si elle devait défendre ses chances face au jury de la StarAc. Une voix belle et vraiment attachante, lorsqu’elle campe un hybride entre Véronique Sanson et France Gall. Attachant, parce que le jazz s’incruste en filigrane sur toutes les chansons. Dans l’esprit d’un Berger et surtout d’un Voulzy, auquel le duo emprunte la fluidité mélodique. Une chanson comme « Seul au monde » aurait même pu être interprétée par Souchon ! Ah oui, parce que Malin Plaisir est un duo. Parisien. Constitué d’un couple : Domino et Eric Parmentier. Avant d’entreprendre cette nouvelle aventure, Eric avait joué dans quelques groupes rock/blues. De la guitare, mais aussi des percussions. Sur cet opus éponyme il s’y réserve également les claviers, la basse et la lapsteel, tout en privilégiant les six cordes acoustiques. Un instrument qu’il partage avec Jacques Parmentier (NDR : son frère ?). Une chose est sûre ce ne sont pas des manchots, leur style en picking me rappelant tantôt Al Stewart, tantôt Mark Knopfler. Côté vocal, Eric dispose d’un timbre qui évoque parfois Jean-Jacques Goldman. Pourtant, une plage comme « Des heures des jours, des semaines » n’a pas été composée par Goldman. Heureusement, d’ailleurs ; car ce type d’affinités est plutôt pour me déplaire. Mais quel malin plaisir ont-ils donc à vouloir brouiller les pistes ?