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Arctic Monkeys

Des détonations venues d'Arctique...

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C'est l'heure des comptes : la hype a rendez-vous avec ses gestionnaires. Parce que c'est une évidence : le phénomène Arctic Monkeys est en marche. Déjà, l'Angleterre a succombé aux rafales électriques de ses enfants. Partout, les concerts affichent complet. Et devant les salles anglo-saxonnes, les tickets s'échangent parfois pour près de 150 euros. Que penser de ces vérités : que le monde devient fou ? Que le rock va gagner son pari ? Que le Botanique se déplace sur une banquise ? Le public exige une réponse…

Grosse pagaille aux abords de la Rotonde. Des jeunes et des vieux sans âge gravitent autour de la petite salle. Personne ne sait exactement où donner de la tête. Dans une mansarde avoisinante, le « buzz » Maxïmo Park s'apprête à caracoler sur scène. Certains ont acquis le droit de passage pour les deux représentations. Les choses se dessinent : course, sueur et pogos en perspective.

Mais ce qui importe davantage aujourd'hui, c'est « The Next Big Thing » : Arctic Monkeys. Sur la foi d'un seul single paru chez nous, ces quatre gamins (19 ans de moyenne d'âge) de Sheffield s'acquittent d'une salle comble. Pourtant, l'histoire des Monkeys pourrait être celle de milliers de jeunes anglais bouffés par l'ennui et la lassitude dans le décor d'une prude Albion qui peine à imaginer son futur, ces lendemains « post-Blairien ».

Et le moins que l'on puisse écrire, c'est que ces jeunes singes de l'Arctique sont sortis des suburbs, qu'ils risquent de décoller vers des cimes inimaginables pour le commun des mortels. A ce rythme, on peut facilement les imaginer en tête des charts, loin devant les Franz Ferdinand, Bloc Party et autres Kaiser Chiefs. Ces gosses sont doués, bénis des Clash, des Libertines et des Blur. Anglais jusqu'au bout des doigts de pieds, nos nouveaux amis ressemblent aux voisins de palier de Mike Skinner (The Streets).

Sur scène, Alex Turner (chanteur/guitariste) ne s'en laisse pas compter et son « I bet you look good on the dance floor » (« Je parie que tu es bonne sur le dance floor ») atterrit dans la fosse en provoquant un raz-de-marée populaire abyssal et jouissif pour des teenagers fous de joie. Trois ans auparavant, ces enfants décidaient d'apprendre à jouer d'un instrument. Aujourd'hui, ils sont à l'aube d'une hype gigantesque, peut-être incontrôlable. Les chansons des Monkeys suffisent à balancer ces affirmations en pâture : un son énorme, des refrains belliqueux, une simplicité désarmante, des hymnes acérés seront, sans doute, les paramètres essentiels du rock de demain. En attendant, l'assistance de la Rotonde aura saisi sa chance, accueillant chaleureusement ces détonations venues d'Arctique. Et par la grâce du jargon, nous achèverons ce tour de piste par une voie de Dandy : « Welcome To The Monkeys House » !

 

Arctic Monkeys

Tranquility Base Hotel + Casino

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Devenus en l’espace de quelques albums, l’un des mastodontes du circuit rock mondial, les p’tits gars d’Arctic Monkeys auraient pu décider, à l’instar de King of Leon ou des Editors, de devenir une véritable machine à tubes, en gonflant le son et en offrant aux stades les refrains XXL et testonérisés dont ils raffolent. C’était mal connaître Alex Turner et ses élégantes aventures précédentes vécues au sein de The Last Shadow Puppets…

« Tranquility Base Hotel + Casino » est surprenant. A cause de cette ambiance classieuse et croonesque’ si chère à ce projet partagé auprès de son comparse Miles Kane. Turner a écrit les pistes de son sixième opus au piano, depuis Los Angeles, et pas à la guitare, comme il était coutumier du fait. En résulte des compos feutrées, matinées de sonorités 70’s, qui évoluent aux confins de l’univers d’un Father John Misty voire de Jarvis Cocker. Un opus qui risque de désarçonner les fans. Pas un single à l’horizon, mais une collection soyeuse de titres nostalgiques teintés de soul. Une belle prise de risque…

 

Arctic Monkeys

Who The Fuck Are Arctic Monkeys ?

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Who The Fuck Are Arctic Monkeys ? Une question honteuse qui ne devrait céder la place à un « Who The Fuck Doesn’t Know Arctic Monkeys ?». La poule aux œufs d’or de Domino Records continue sa conquête du monde en lui balançant au visage « The View From The Afternoon », quatrième extrait de « Whatever You Say I Am That’s What I’m Not ». Incluant quatre morceaux inédits, probablement issus de chutes des sessions d’enregistrements de l’album, ce single/EP n’est que prétexte à confirmer le talent de ces jeunes Anglais et de justifier l’engouement qu’ils ont généré. Singeries dulcifiées, les inédits « No Buses » ou « Cigarette Smoker Fiona » ne font qu’asseoir la réputation d’un quatuor qui n’en a plus réellement besoin. Intéressant mais pas indispensable.

Arctic Monkeys

Whatever People say I am, that's what I´m not (2)

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A vingt ans et encore moult excès de sébum, ces jeunes Anglais ont littéralement conquis les charts britanniques. En 2005. Leur premier single "I bet you look good on the dancefloor" s'est classé numéro 1, dès sa sortie. De même leur premier album, "Whatever people say I am that what I'm not" s'est vendu à 360.000 exemplaires dès sa première semaine d'exploitation ! ‘Arctic Monkeys, Bigger than Beatles’ titrait le Times (NDR : ex-détenteur du record de vente, les Beatles avaient écoulé 300.000 exemplaires en une semaine.) Cette futile comparaison ouvrira la porte à d'autres ; mais pour la circonstance, elle s’adresse à leur musique. Bien qu'ils ne révolutionnent en rien la matière, ces rejetons de l'Arctique sont bigrement efficaces lorsqu'il s'agit de répandre l'hystérie sur les dancefloors. Cependant, grâce à la plume d'Alex Tuner, chanteur et leader du groupe, ils n’ont rien à envier aux autres bands en vogue ; Alex dépeint dans un style vif, parfois provocant, la réalité froide de leur vie de jeune banlieusard, partagée entre filles, soirées alcoolisées et émeutes. Des textes judicieux et engagés, servis à grands coups de guitare électrique. Mais peut être est-ce la clef du succès de ces singes de l'Arctique ? Pas mal pour des jeunes qui se sont fait remarquer dans des pubs, distribuant des CD gravés par leurs soins, leur musique étant librement téléchargeable sur le net... Magie de la technologie : aujourd'hui les groupes prometteurs sont repérés via Internet, la musique se propageant d'internautes en internautes, de blog en blog, de sites spécialisés en... maisons de disques. Qui a dit que le téléchargement et Internet nuisaient à la création musicale ?

Arctic Monkeys

Whatever people say I am, that´s What I´m Not

Écrit par

Soyons honnêtes… C’est l’esprit embué par les préjugés que votre humble serviteur fit sa première écoute de « Whatever people say I am, that’s what I’m not ». Il faut dire que les Britons d’Arctic Monkeys collectionnent les ‘tares’… Next big thing outre-Manche (et on sait en général ce que cette allusion implique en matière de réputation surfaite), ces quatre jeunes lads ont également la mauvaise idée d’être très jeunes (19 ans de moyenne)… Le bourrage de crâne presque obscène opéré par les médias aurait dû également finir d’achever tout espoir de bonne chronique. Et puis, en s’attardant un peu, un rayon de soleil printanier au travers des fenêtres et un petit verre à la main, il faut bien avouer qu’il y a quelque chose… Bien sûr les Arctics Monkeys n’ont pas inventé la poudre à canon et encore mois le feu nécessaire à déclencher l’explosion…

Que ceux qui parlent de ‘révolution rock’ aillent donc potasser leur petite encyclopédie de musique populaire. Mais ce premier album recèle une sacrée énergie et quelques morceaux de garage punk-rock (c’est bien de cela que nous parlons, ne nous y méprenons pas) du plus bel effet. Sur la première partie de l’opus surtout, les plages teigneuses à souhait s’enchaînent sans vraiment lasser. Du single teen-ager « I bet you look good on the dancefloor » au très convaincant « Dancing shoes » en passant par « You probably couldn’t see for the lights but you were staring straight at me », on peut dire que ces petits singes savent comment balancer de solides noix de coco à la face du public… « Still take you home » clôture la première salve de bien belle manière au moyen de chœurs pompeux et de guitares à couper au couteau… Par la suite, il faudra malheureusement attendre la fin de l’opus et « When the sun goes down » pour retrouver à nouveau un peu de consistance ; « Riot van » et « Mardy bum », plus mélodiques, peinant à convaincre. Un constat s’impose alors : c’est dans le riff bien sauvage que les Arctics Monkeys se sentent apparemment le plus à l’aise… Une impression confirmée par un « From the ritz to the rubble » cliché mais rendu assez jouissif par une basse sonique à souhait.

Après avoir passé les 13 morceaux au crible, un verdict s’impose ; et… il est plutôt positif. Ne jouons pas aux vieux cons, les Arctics Monkeys ont tout pour plaire aux (post)teen-agers en mal de déflagrations sonores. Et ils le méritent. S’ils ne révolutionnent pas le rock, ils ont au moins le mérite de sonner comme un bon petit groupe de punk…