La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Beach House

Le devenir de Beach House…

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« Become », le nouvel Ep de Beach House, sortira en format physique ce 19 mai 2023. Cinq plages qui ont été produites par Beach House, mixées par Alan Moulder (piste 1), Trevor Spencer (pistes 2, 3, 5) et Caesar Edmunds (piste 4), et masterisées par Greg Calbi et Steve Fallone.

‘L’Ep est une collection de 5 morceaux issus des sessions de Once Twice Melody. Nous ne pensions pas qu'elles collaient à l'univers d'OTM, mais nous avons réalisé plus tard qu'elles s'inscrivaient toutes dans un petit monde à part. Pour nous, elles sont toutes un peu déglinguées et spacieuses, et vivent dans le royaume des esprits. Ce n'est pas vraiment là où nous allons actuellement, mais c'est certainement un endroit où nous sommes allés. Nous espérons que vous apprécierez ces morceaux’ Alex et Victoria / Beach House.

Retrouvez ces 5 titres sur le Youtube de Beach House en vous connectant sur la page Artistes du groupe en cliquant sur son nom dans le cadre ‘Informations complémentaires’

 

Beach House

Une setlist un peu trop déséquilibrée…

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Pour la troisième fois d’affilée, Beach House est accueilli par une Ancienne Belgique sold out. La dream-pop séduit manifestement le public belge ; et tout particulièrement celui issu du Nord du Royaume ; d’ailleurs, en débarquant au sein de la mythique salle bruxelloise, on entend surtout parler le néerlandais.

En guise d’apéritif, c’est le jeune Dustin Wong qui monte sur les planches. En solitaire. Un choix qui peut sembler étonnant ; et pourtant le garçon ne manque pas de talent et renvoie une image fort sympathique. Le jeu de guitare est calme mais fort agréable. L’artiste passera d’ailleurs de nombreuses minutes au stand merchandising, pour essayer de vendre ses disques. Pas sûr que son commerce ait été couronné de succès…

Car c’est pour Beach House que la foule s’est déplacée. Avant le début du spectacle, elle sait très bien que le climat risque d’être paisible et planant, dans le plus pur style de ces Américains. La suite montrera que c’était à moitié vrai. En tout cas, on s’attend à de nombreuses nouvelles chansons. Beach House a en effet publié deux albums au cours des trois derniers mois ! « Depression Cherry », fin août, et « Thank Your Lucky Stars », en octobre. Et à mon humble avis, le second est certainement le meilleur. Bref, nous allons pouvoir juger plus précisément de ces deux œuvres durant ce show.

A l’origine limité à un duo, le line up est devenu quatuor suite au recrutement de deux musiciens supplémentaires ; et ce afin de proposer une expérience live digne de ce nom. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que Victoria Legrand et le reste de la troupe monte sur les planches. Plage d’ouverture de « Depression Cherry », « Levitation » ouvre les hostilités. La progression crescendo du titre est parfaite pour une entrée en matière, introduisant une des spécialités des citoyens de Baltimore : le synthétiseur. La plupart des morceaux sont en effet construit sur une base simple, de quelques notes sur cet instru. L’autre particularité, et certainement la plus caractéristique, c’est cette voix androgyne de Legrand. Elle est proche de la perfection ; d’ailleurs le chant sera un des points forts du concert. Une telle qualité vocale est tout simplement stupéfiante.

Malheureusement, le set souffre de quelques faiblesses. Tout d’abord, la setlist privilégie un peu trop les compos des deux derniers elpees. Il faut attendre six chansons, avant d’entendre un titre moins récent. Pour mieux rentrer dans le show, il aurait sans doute été préférable d’y inclure « Silver Soul » (« Teen Dream »), bien plus tôt.

Et c’est bien là le problème, « Depression Cherry » est un album décevant et en extraire 7 pistes sur 17, c’est beaucoup trop ! Surtout que la formation est déjà responsable de 6 long playings. En outre, le volume sonore est excessif. Encore que ce travers finisse par se transformer en avantage, tout au long de « 10 Mile Stereo ». Le meilleur morceau du répertoire. Caractérisé par le rythme élevé du chant et imprimé par des drums ultra puissants, il prend sur scène une dimension supérieure…  

Autre bon point, les guitares sont bien présentes en ‘live’ ; ce qui n’a pas toujours été le cas. « Sparks » prouve en tout cas que le groupe sait également y faire avec des cordes. « Myth » clôt première partie du spectacle de bien belle manière.

Pour le rappel, le quatuor opte d’abord pour « Salwater ». Un choix surprenant car il s’agit du tout premier morceau écrit par Beach House. Et qu’il a très mal vieilli… Heureusement que l’ennui ne dure que trois minutes… M’enfin, cette parenthèse semble avoir plu à Victoria.

« Majorette » relance quelque peu le tempo, avant qu’« Irene » ne vienne mettre tout le monde d’accord. Caser cette remarquable composition de près de sept minutes en fin de parcours, c’est une excellente décision. Le son est dense et le refrain addictif (‘It’s a strange paradise…’) Clairement un morceau qui donne encore envie d’écouter leur musique, le concert terminé.

Beach House n’a pas une musique taillée pour les représentations. Les Yankees s’en sortent néanmoins assez bien car l’ensemble du show est fort bien exécuté et particulièrement atmosphérique. Mais le groupe se met également un petite balle dans le pied en négligeant dans sa setlist certains de ses meilleurs morceaux comme « Wishes », « New Year » ou « Gila » pour y intégrer d’autres, soit trop anciens ou sans grande consistance. Votre serviteur a donc été frustré de n’avoir pu savourer la plupart de ses compos préférées. Mais a aussi été scandalisé par le prix exorbitant des vinyles au merchandising. En général, après un concert, j’en achète un. Mais à 25€, non merci !

Quoique d’honnête facture, la prestation de Beach House a surtout convaincu un nouveau public plutôt que les fans de la première heure. Dommage !

(Organisation : Toutpartout + AB)

 

 

Beach House

Devotion

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Deuxième tentative d’ensorcellement de la part de Beach House, deuxième mission accomplie. A peine quelques mois après la sortie de son œuvre d’introduction, le duo montre, comme il l’indique lui-même, toute sa « Devotion » aux notes délicates et éthérées ainsi qu’à la pop psyché. Alex Scally et Victoria Legrand, propriétaires de cette demeure balnéaire, délivrent à nouveau une succession de plages hantées par le fantôme de Nico.

Dès le frottement de caisse annonçant l’ouverture de “Wedding Bell”, les convives plongent, bon gré mal gré, dans un océan de bien-être dont ils n’émergeront que longtemps après les dernières notes de “Home Again”, titre sonnant la fin du voyage avec une justesse prodigieuse. Les invités auront, entre-temps, croisé la route d'étranges peuplades sous-marines ainsi que de nombreuses autres inquiétantes et indistinctes formes de vie. Le voyage à vingt mille lieues sous les mers aura par ailleurs atteint des sommets de beauté à plusieurs reprises (« Gila », « D.A.R.L.I.N.G. » et « Some Things Last (A Long Time) », cover d’un classique de Daniel Johnston). En quelques mots, le second séjour proposé par Beach House est à la fois si apaisant et curatif qu’il devrait être remboursé par la sécurité sociale.

 

Beach House

Beach House

Il s’agit d’un de ces disques qui vous prennent par surprise, puisqu’ils ne sortent quasi de nulle part. En gros la campagne US, Baltimore, mais encore ? On parle ici de « maison balnéaire », mais on pense moins à Miami qu’à Venise ; et de ces entrelacs de mélodies, qui n’ont l’air de rien, se dégage un plaisir diaphane, comme en automne où les feuilles se flétrissent et les rongeurs hibernent. De Victoria Legrand (chant/orgue) et d’Alex Scally (guitare) on ne sait pas grand chose, et à vrai dire c’est mieux ainsi. Car leurs chansons bancales, interprétées avec la foi d’un couple qui croit en la félicité d’une belle mélodie, même (et surtout) fragile, parlent pour eux davantage qu’une bio glanée sur internet.

Il n’y a pas de plan de carrière sous le plastique de ce disque magique : juste neuf ritournelles sans apprêts indigestes, jouées béatement sans recourir à aucun vice de forme. Une guitare cotonneuse, un orgue sépulcral, et deux-trois pulsations évadées secrètement d’une petite boîte à rythmes : il n’en faut pas bien plus à Beach House pour sonner le tocsin d’une pop surannée, aux gestes emprunts de solennité joyeuse. Proche en cela de l’onirisme déroutant d’Animal Collective et de First Nation (autrement dit l’écurie Paw Tracks), Beach House laisse une vague impression de chansons hors du temps et de ce monde cynique. Et peu importe si Victoria Legrand possède une voix fragile, en creux : les airs qu’elle chantonnent valent bien cet à-peu-près mystique (on pense aussi parfois à Nico, à Broadcast, au Goldfrapp de « Felt Mountain ») et nous laissent rêveurs. C’est beau, une plage en automne. C’est encore mieux en écoutant Beach House.