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Coeur de Pirate

Un Cœur de Pirate si fragile…

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Le parcours de Béatrice Martin, aka Cœur de Pirate, a démarré il y a dix ans ; une décennie au cours de laquelle est a vendu quelques millions d'albums, décroché plusieurs prix et accordé de nombreux concerts au sein de 10 pays, en salle ou lors de festivals, dont ceux de LaSemo et des Francos, au cours de cet été. Elle se produisait donc ce mercredi 10 octobre à l’AB. La salle n’est pas comble ; d’ailleurs le second balcon a été fermé. Elle vient de publier, en juin dernier, son septième opus, « En cas de tempête, ce jardin sera fermé », un disque qui fait suite à un long passage à vide et dont les plages reflètent cet état d’âme, évoquant les relations amoureuses toxiques qu’elle a vécues en compagnie de ses ex-partenaires. Rappelez-vous, la Québécoise avait même envisagé d’arrêter sa carrière…

Gaël Faure assure le supporting act. Un Ardéchois (NDR : il est issu de Valence) qui après avoir participé à 4 saisons de la Nouvelle Star, a publié trois elpees, « Jardins En Ville » (2008), « De Silences En Bascules » (2014) et enfin « Regain » (2018), dont il va nous proposer, ce soir, plusieurs extraits, un disque mis en forme par Renaud Letang (Feist et Gonzales) et pour lequel Pierre et Charles Souchon, alias Ours, ont coécrit plusieurs chansons.

Il grimpe sur le podium seul. Barbu, il est armé d’une gratte électrique. Il déclare être presque chez lui en Belgique car il y a vécu 3 ans. Il soulève sa jambe droite en signalant qu’il assure la première partie de Béatrice. Un petit grain de folie qui me rappelle, quelque part, Julien Doré. Il entame son récital par « La Saison » avant d’embrayer par « Only Wolfes », dans la langue de Shakespeare, un morceau qui prend aux tripes. Sa voix semble camper un hybride entre un Polnareff jeune et Calogero. « Siffler » nous raconte avec humour, l’histoire d’un gars qui en a marre de son boulot et souhaite tout recommencer à zéro. Une chanson qui traduit le mal-être de la quarantaine. Surtout ne pas siffler, sinon l’artiste se déconcentre. Gaël confesse vouer une grande admiration à l’écologiste Pierre Rahbi qui a fondé le mouvement « Colibri » ; et à travers cette chanson, Gaël témoigne son engagement écologique en communiquant aux générations futures, ce que l’homme a foutu en l’air. Il faut donc sauver la planète. On sent d’ailleurs qu’il est proche de sa terre. Natale, mais pas seulement. « Traverser l’hiver » clôt un set de bonne facture…

Setlist : « La Saison », « Quelques Choses Sur La Lune », « Only Wolves », « Siffler », « Colibri », « Traverser L’Hiver ».

Une estrade d’une hauteur de près de 3 mètres, structurée en 8 paliers, occupe toute la scène. Au sommet, outre les énormes spots, sont plantés le drummer et le guitariste/claviériste. Les escaliers s’illuminent régulièrement lorsque Béatrice les escalade ou en descend. Un piano, lumineux par-dessus, de couleur blanche, trône en avant-plan. Il est destiné à Béatrice. Une autre claviériste s’installe à droite et un bassiste à gauche. Chaussée de baskets blanches et vêtue d’un pantalon et d’une veste de couleur noire, la Canadienne est resplendissante.

Le set s’ouvre par le quatrième single issu du dernier LP, « Combustible », un morceau qui emprunte subrepticement, un tempo bossa nova, avant qu’il n’adopte un profil davantage électro, la voix de Béatrice se noyant progressivement dans l’instrumentation. « Pour Un Infidèle » ainsi que le magnifique « Ensemble » reproduisent un schéma semblable. Interactive, elle gigote beaucoup, même si sa chorégraphie gestuelle est un peu répétitive. C’est en mode piano/voix qu’elle interprète « Francis », « City Lights » et « Place De La République », d’anciennes compos, chargées d’émotion. Pourtant, elle déclare s’en moquer, à plusieurs reprises. Mais on se rend vite compte que cette émotion est bien palpable, et pas seulement lorsqu’elle revisite les titres de ses 6 elpees précédents, mais surtout lors de ses nouvelles chansons. Elle aborde le thème des expériences traumatisantes comme le viol ou les violences conjugales. Se prononce sur le refus d’une relation née lors d’un flirt d’un soir, tout au long d’« Amour d’Un Soir ». Tout en libérant un max d’énergie, on la sent très fragile et lorsqu’elle parle de son vécu, on a l’impression qu’elle se met à nu. Le set s’achève par son hit, « Comme Des Enfants »…

En rappel, Cœur de Pirate nous réserve « Dans La Nuit » et « Prémonition », avant de verser quelques larmes. La sensibilité à fleur de peau, manifestement Béatrice n’est pas encore totalement parvenue à remonter la pente…

Setlist : « Combustible », « Pour Un Infidèle », « Ensemble », « Les Amours Dévoués », « Golden Baby », « Je Veux Rentrer », « Drapeau Blanc », « Malade », « Wicked Game », « Francis », « City Lights », « Place De La République », « Somnanbule », « Salement romantique », « Saint-Laurent », « Amour D’Un Soir », « Crier Tout Bas », « Carte Blanche », « Adieu », « Oublie- Moi », « Comme Des Enfants ».

Rappel : « Dans la Nuit », « Prémonition ».

(Organisation : Live Nation et Astérios Spectacles)

Coeur de Pirate

Ne pas briser son cœur… de Pirate…

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Née en 1989 à Montréal, Béatrice Martin, aka Cœur de Pirate, est devenue une artiste québécoise incontournable. Eponyme, son premier opus, est paru en 2008 au Canada, puis en 2009 en France. Et il faut reconnaître qu’il a fait un tabac. Saluée par la critique pour son écriture à nu, sa poignante sincérité et sa lumineuse douceur, elle écrit des chansons à la première personne du singulier, des chansons qui trouvent un écho différent chez chacun. Cependant, c’est au fil des tournées que la jeune artiste s'est affirmée… Elle se produisait donc ce dimanche 8 novembre à l’AB de Bruxelles. Compte-rendu.

Béatrice a choisi Charles Arkadin (NDR : il a tiré son pseudonyme d'un long métrage réalisé par Orson Welles qui relate les voyages accomplis, en Asie et en Amérique, par Gregory Arkadin, richissime marchand d'armes devenu soi-disant amnésique). Né en France, ce féru de cinéma et d'expérimentation pratique une forme d’électro/pop pointue, fortement influencée par le r’n’b yankee, qu’il chante dans la langue de Voltaire. C’est également le vainqueur du dernier crochet 'On a les moyens de vous faire chanter’, diffusé sur France Inter, qui s'est déroulé d'octobre 2013 à juin 2014. A son actif deux Eps 4 titres : « Valhalla », paru en 2014 et « Six nuances », en juin dernier.

Arkadin s’installe au milieu du podium. Il est soutenu par deux collaborateurs. Les deux musicos se servent des machines et des boîtes à rythmes. L’un d’entre eux se consacre également aux claviers et à la guitare.

Arkadin entame son set par « Valhalla », une ballade électro entraînante aux lyrics teintés d'érotisme. La voix est chaude, langoureuse, sensuelle même. Il filtre sa voix via le vocodeur sur « Danse-Moi », un morceau balisé par des accords de piano limpides. « Judith » est un titre plus paisible.

Il adapte le « Can't Feel My Face » de The Weeknd (NDR : c’est un Dj canadien), une cover qu’il se réapproprie superbement. Et le set de s’achever par « La pluie la nuit », une chanson imprimée sur des beats électros. Une belle surprise !

En 2015, Coeur de Pirate grave un quatrième opus (NDR : si non ne tient pas compte de la B.O. de « Child of light »). Intitulé « Roses », il est précédé par le single « Carry On / Oublie-moi », un titre remixé pour les ‘dancefloors’ par Martin Kierszenbaum, patron du label Cherytree (NDR : qui héberge notamment Sting et Feist), sur lequel elle signe d’ailleurs ses deux derniers elpees. Ce qui explique sans doute pourquoi, sur « Roses », elle opère un virage électro et chante en anglais.

Le retour de Coeur de Pirate était très attendu par les aficionados, tant de la première heure, que ceux qui l’ont découverte plus récemment. L’AB est d’ailleurs sold out.

Sauvageonne, copieusement tatouée et gentiment rebelle, Béatrice grimpe sur l’estrade. C’est sa seule date belge de sa tournée. Visiblement plus mûre, plus glamoureuse, plus belle et plus femme, elle va siéger régulièrement derrière un piano à queue de couleur noire, planté au centre de l’estrade. Ce qui ne veut pas dire qu’elle restera statique tout au long de son show. Au contraire, régulièrement, elle esquisse quelques pas de danse, suivant une chorégraphie particulièrement soignée (NDR : le spectre de Michael Jackson planerait-il encore ?). A sa gauche, s’est installée une préposée au synthé. Destiné à mettre davantage en relief, les titres les plus électro. Un drummer s’est posté en retrait, à l’extrême droite. Et puis, il y a aussi un bassiste et un guitariste.

Elle attaque son set par « Oceans Brawl », aux ivoires. Un spot de couleur bleue se focalise sur l’artiste. Tiens, des cuivres ! Ben non, ce sont des sonorités dispensées par le synthétiseur. La chanson terminée, Béatrice se présente (‘Je suis Coeur de Pirate’… on ne la connaît pas). Elle signale être de retour dans une salle mythique, qu’elle aime énormément. Au bord de l’estrade, elle évoque son nouvel opus, micro à la main, pour introduire « Undone ». Un titre plus électro, soutenu par la solide section rythmique. Béatrice remue les bras, se contorsionne et exhibe ses tatouages.

Plus pop et sucré, « Golden Baby » (« Blonde ») opère un retour à un plus ancien répertoire. Ses accords au piano lorgnent vers Supertramp. Ses textes ont de quoi interpeller ‘Je t'ai vu d'un oeil solitaire. Le pied dans l'arène pour te plaire. Et briller aux regards que j'ignorais’. Ses lyrics traitent souvent de la vie de couple. Ses hauts et ses bas. Des épreuves rencontrées au cours de l’existence. Un titre magnifié par les superbes harmonies vocales. Lors de « Drapeau blanc », elle exécute une danse endiablée. En outre, elle semble habitée par son chant. Un peu comme Björk. Sans doute fatiguée, elle revient derrière son piano pour aborder « The Climb », un intermède au cours duquel les autres musicos se sont éclipsés. Mais ils sont déjà de retour pour « I Don't Want To Break Your Heart ». Et manifestement, elle ne veut pas briser son cœur… de Pirate…

Elle nous parle de sa fille qui visite les Châteaux de La Loire, de ses parents qui l'accompagnent. Elle parle également de sa ville et du fleuve qui la traverse. « Saint-Laurent  » (« Blonde ») est un morceau plus tendre. Propice au slow même. Tout comme le crapuleux « Francis ».

Elle ose une cover du « Dead Flowers » des Stones, après nous avoir signalé que la chanson parle de drogue. Ce n’est pas la première réflexion cocasse qu’elle s’autorise, pour détendre l’atmosphère. Et l’adaptation est classieuse. « Cast Away » se révèle à nouveau intimiste, alors que « The Way Back Home » adopte le format électro, une compo qui relance notre Béatrice au cœur (NDR : de Pirate ?) de la danse. Au bout de 75 minutes, le set s’achève par « Crier Tout Bas ».

Avant d’attaquer « Comme Des Enfants », titre de son opus éponyme, lors du premier rappel, elle demande si le public connaît cette chanson. Eclats de rires dans l’auditoire. Qui reprend le refrain en chœur. Après six ans de scène, manifestement, Béatrice a acquis une fameuse expérience. Pour clore le spectacle mémorable, elle nous réserve le single « Oublie-Moi », puis la reprise du « Hold On, We're Going Home » de Drake.

(Organisation : Live Nation + Astérios)

Coeur de Pirate

Roses

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Lorsque le batteur de PJ Harvey et l’ingénieur/producteur de Metronomy rencontrent une belle Québecquoise, c’est pour lui offrir un joli bouquet de « Roses ».

Raccourci facile, certes, mais c’est le terreau fertile du troisième opus studio de Cœur de Pirate, Béatrice Martin, de son état civil.

Préférant se focaliser sur des projets parallèles (NDR : reprise de « Mistral gagnant », musique d'un jeu vidéo et bande originale de ‘Trauma’, ersatz de la série canadienne ‘Urgence’), ce n’est que quatre années plus tard qu’elle nous revient en publiant ce long playing.

On peut affirmer, sans jeu de mots facile, que cet LP ne manque pas de piquant ! Il marque même un tournant majeur et intéressant dans la carrière de la chanteuse. La naissance de sa fille Romy serait sa nouvelle source d’inspiration !

Plus dynamique dans l’approche artistique, il fait la part belle aux cordes, aux drums, synthés et samplings.

Sans complexe, Béa s’est amusée à mélanger les genres. Ce disque, synonyme de prise de risque, est en effet un panaché d'électro, de rock, mais également de rap (l’excellent « I Don't Wanna Break Your Heart » en featuring avec le rappeur Allan Kingdom). Même si le piano est toujours présent, sa caisse de résonance est nettement plus en retrait.

Si les nouvelles sonorités se révèlent plutôt discrètes, les paroles des chansons (majoritairement chantées en anglais pour le coup) sont bien mises en exergue grâce aux arrangements intelligemment construits.

L’ensemble de l’œuvre est relativement conventionnel, mais vite addictif.

La thématique trahit quand même une forme de redondance ! La bellâtre crie à tue-tête les peines d’amour qu’elle a vécues, notamment à travers le succès radiophonique de « Crier tout bas » (?!?!?), pour ne citer que ce titre.

« Drapeau Blanc » constitue une mise au point entre Béatrice et une mère exigeante et envahissante qui rendait l’artiste malheureuse. Emouvant !

Beaucoup plus mature que ses deux prédécesseurs, la jeune dame réalise ici un travail remarquable qui la destine doucement vers une pop moins sucrée !

Les fans de la première heure s’y retrouveront, même si le concept minimaliste piano/chant a pratiquement disparu ; car la voix chaude, acidulée et éraillée, n’a pas changé d’un iota. Pour les autres, ce disque deviendra probablement une belle découverte musicale !

 

Coeur de Pirate

Comme on jette l’encre à l’amer

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Elle est haute comme trois pommes, mais affiche ce petit esprit espiègle qui lui sied si bien.

Et puis, musicalement, on dira ce qu’on voudra, ses chansons ont quelque chose de touchant.

Pas renversantes, mais justes. Sans esbroufe. A l’image de cette petite fille aux multiples tatouages (plus Rock & Roll que camionneurs) qui se tient sur scène devant un parterre conquis et heureux. Des visages ébahis.

Des sourires multiples et des paroles qui s’articulent sur les lèvres des (très) jeunes au (beaucoup) moins jeunes.

Et des milliers d’étoiles. Comme celles qui brillaient dans les yeux de ma fille ce soir.

Bien des raisons de dire : ‘Merci Béatrice Martin’.

Effectivement, c’est elle que toutes et tous sont venus admirer ce soir.

Mais en public poli et bon enfant, l’assistance fait un accueil jovial à Monogrenade, groupe québécois fort sympathique dont le pop/folk suspendu aux cordes (deux violons et un violoncelle) s’agite sous une brise tantôt légère, tantôt tempétueuse.

Desservi par un son inégal, la formation a néanmoins soulevé l’enthousiasme et retardé l’impatience de ces centaines de cœurs qui trépignaient d’impatience.

Quelques sonorités émanant d’un ampli Fender, par le jeu de quelques pédales du meilleur effet, n’ont d’ailleurs pas laissé insensible votre serviteur, plutôt rôdé à d’autres ambiances que celle de ce soir.

Dans une atmosphère somme toute très différente de celles auxquelles je suis habitué, l’attente s’installe. Fébrile. L’excitation est palpable. Surtout chez les enfants présents.

Car ils sont nombreux ce soir.

Cœur de Pirate, c’est un peu le Tintin de la musique. Son auditoire s’étend de sept à septante-sept ans.

Cette réflexion peut paraître anodine, pourtant, elle prouve au moins deux choses : la première, c’est que sous leur aspect propre et lisse, ces chansons recèlent différents degrés de lecture. La deuxième, c’est que je ne serais pas là si je n’avais pas une fille de huit ans, complètement fan.

Parce que très franchement, je vais avoir du mal de vous parler de ce concert. Oh, pourtant, la prestation très professionnelle de ses musiciens était appréciable. Enceinte, l’interprète assume courageusement cet enchaînement de dates, vaille que vaille. La tendresse de ses chansons se dévoile comme les pages du journal intime d’une jeune fille en fleurs (parfois fanées) ou le comique d’une pause pipi intelligemment chorégraphiée en cours de spectacle. Mais, tout simplement, parce que toute mon attention était rivée sur ma fille qui rêvait éveillée une soirée attendue depuis si longtemps.

Une petite fille parmi d’autres petites filles, des moins grandes aussi (voir des plus vielles), et aussi des garçons ou même des papys, mais une petite fille au sourire rayonnant et qui m’émouvait à chaque fois qu’elle s’en allait d’un grand signe de main pour attirer le regard de son idole, à peine à quelques centimètres d’elle.

Une idole généreuse qui ne manquait aucune occasion de renvoyer sourires et gestes, remerciements sincères et ‘je vous aime aussi’ en retour.

Et si ma description vous paraît nunuche et vous renvoie au fantôme de Chantal Goya, détrompez-vous !

Musicalement, son spectacle tient absolument la route.

La voix est juste et transfère l’émotion au-delà du spectre lumineux d’un light show sobre et parfaitement calibré.

Le son swingue quand il le faut, le piano se fait intime quand la femme enfant aux bras de marins (les tatouages, pas les muscles !) appose ses mains délicates sur ses touches d’ivoire.

Fort judicieusement balancé, ponctué de ses hits (« Francis », « Comme des Enfants » ou « Adieu ») et agrémenté d’interventions échangées avec l’auditoire, ce concert était parfaitement calibré, en évitant le piège de la mise en scène stoïque.

Cœur de Pirate ne peut pas plaire à tout le monde mais ne dérange personne.

Et surtout, ses albums semblent apporter un certain bonheur à ceux qui y trouvent écho, aussi bien dans les paroles douces amères que dans les notes qui s’égrènent comme la mélancolie aux vents.

Elle n’est pas bien grande mais elle affiche une grandeur d’âme qu’elle communique à son public. Béatrice Martin est un sacré bout de femme et ma fille en est fan.

Alors je ne peux que crier haut et fort : ‘Vive Cœur de Pirate !’

(Organisation Live Nation en collaboration avec Asterios Spectacles)