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La fresque de Vincent Delerm

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Eleni Mandell

Miracle of Five

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Ode à la grâce et la simplicité, Eleni Mandell se pare d’évidences chaudes. Une voix douce, jamais pressée, des mélodies légères et lascives, des instruments feutrés. La guitare country-folk y traverse toutes les compositions, sans se refuser les émois d’un piano glamour et d’un  saxophone mélancolique, plus rarement d’une harpe, d’un violon ou d’un banjo. Puisant des formules parfois jazz (sur « Kiss me »), souvent résolument folk, ce sixième album s’unifie autour d’une divine bienveillance ; pétri de bonnes intentions, chaque morceau s’étire dans la sérénité et le romantisme On peut difficilement s’en fâcher. A moins de rechercher l’état fébrile ou irritable, « Miracle of five » n’éveillera que les humeurs langoureuses et béates. Il permettra d’‘attraper votre moitié et danser serrés’, confie la Californienne en interview. Pas étonnant que les morceaux soient livrés avec cette nonchalance complice et sensuelle. Dans la lignée de Norah Jones ou Feist, cet album, comme les précédents, réchauffe doucement les petits matins, accoquine les soupers aux chandelles ou berce simplement la tranquillité.

Eleni Mandell

Miracle of five

Écrit par

Une voix douce et des mélodies distinguées : c’est à peu près tout ce qu’Eleni a à nous proposer. Mais c’est beaucoup. Car elle nous détend, cette voix chaleureuse posée sur des airs semi-folk, semi-jazz qui ne demandent rien d’autre que d’être écoutés d’au moins une oreille… Ancien enfant de chœur, initiée au piano et au violon depuis l’âge de cinq ans et demi, Eleni signe un cinquième album certes court (36 minuscules minutes) mais lascif, tendre et clairsemé, presque trop simple pour être beau. D’histoires d’amour jazzy en comptines country, elle love ses sentiments dans une sorte de voile caressant, nous invitant à des voyages calmes et voluptueux qui s’offrent souvent le luxe d’être troublants. Et faussement insignifiants.