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Piers Faccini

Fascinant Faccini...

C'est dimanche, lendemain de la veille, le genre de soirée qu'on préférerait passer chez soi...A moins qu'une belle affiche de concerts ne nous en dissuade. Ca tombe bien : l'Argentine Juana Molina et l'Italo-anglais Piers Faccini se partagent, en cette fin de semaine pluvieuse, la petite scène de la rotonde. C'est Nicolas Sirkis qui nous accueille dans la salle, en hennissant tel un cerbère Pure FM. Il est là, en direct des enceintes, et son laïus post-ado nous tanne les oreilles. Pire : le cd est griffé, et on résiste vaillamment à la chute de tension en écoutant ces trente secondes en boucle d'Indochine, comme si c'était une mauvaise blague ou une visite médicale. Peut-être était-ce aussi une (basse) manœuvre du francophile Faccini (il habite l'Hexagone) pour nous donner vraiment envie de le voir arriver, et fissa.

Quand il déboule c'est donc le soulagement, d'autant que le beau brun débute son concert par une cover a capella du grandiose « Grinnin' In Your Face » de Son House, le 'bluesman préféré de Jack White'. Classe. Frissons. Piers Faccini est pote avec Ben Harper (sur album et en tournée), mais heureusement il ne nous affecte pas d'agaçantes bondieuseries. Rejoint ensuite par un batteur et une contrebassiste réservés, Faccini se balade de minuit (« Midnight Rolling ») à midi (« Come My Demons ») sur le cadran du blues, et tout ça en un peu plus d'une heure. Folk, tarentelle, country, rock : le chanteur jongle avec les styles, en plein bayou sonore qui nous rappelle Wenders. Assis sur les gradins et dans la fosse, le public fait preuve d'une attention dévote : un concert de musique qu'on écoute vraiment, ce n'est pas tous les soirs. Il faut dire que Piers Faccini chante de très belles chansons, dont les racines se trouvent en plein Mississippi, voire en Afrique. Et il les chante d'une voix profonde et sensuelle ; une voix qui hérisse le poil mais dans le bon sens du terme. On pense aux fantômes des Buckley (Jeff et Tim) et de Spain, au gospel qu'on aimerait entendre dans nos rêves (« Each Wave That Breaks », « Talk To Her »). C'est distingué en plus d'être abordable, sans pour autant verser dans le consensuel : il n'en fallait pas plus pour terminer le week-end en beauté. 

(Setlist : « Grinnin' In Your Face », « Fire In My Head », « Circles Round You », « Midnight Rolling », « All The Love In The World », « Come My Demons », « Each Wave That Breaks », « Taste Of Tears », « Talk To Her », « Sharpening Bone », « If I », « Where Angels Fly », « Sons And Daughters », « Uncover My Eyes »)

Et ce n'est pas fini ! Deux artistes tête d'affiche, ça veut dire deux fois plus de plaisir. Si l'on cherche toujours dans les bacs des disquaires le dernier album de Juana Molina (« Son ») sorti il y a six mois, on ne pouvait décemment pas rater sa venue en concert. Un look de Sorcière Bien-aimée, une gouaille typiquement latino, et des chansons en espagnol qui rappellent à la fois Barbara Morgenstern et Astrud Gilberto : Juana Molina pourrait être notre mère, et pourtant elle manie mieux les loops et l'auto-sampling que Lionel Solveigh. De « Segundo » et « Tres Cosas » la chanteuse n'interprétera que quelques titres, dont « No Es Tan Cierto » et « Insensible », son seul morceau dans la langue de Molière. 'Parfois le français sonne trop français', avouera-t-elle d'ailleurs avant de se jeter à l'eau. Le public est conquis, même si la salle s'est vidée de moitié après le concert de Piers Faccini… Au menu donc, surtout des titres de « Son », qui frappent par leur envergure : les couches de guitare et de synthés se superposent jusqu'à former de jolies mélopées au parfum psyché-folk, sur lesquelles Molina pose sa voix si tendre. On reste bouche bée, et l'oreille tendue : si la maternité semble cette fois l'avoir inspirée, on lui souhaite encore beaucoup de gosses. Ca nous fera d'autres excellentes chansons, et des concerts d'une belle intimité... A quand un album de berceuses pour fans d'ambient folk et de tropicalisme ?

Piers Faccini

My Wilderness

Écrit par

Quatrième album en sept ans pour cet Italo-britannique qui s’est établi dans l’Hexagone lors de son enfance.

Né d’un père italien et d’une mère anglaise, Piers est un artiste au sens large du terme. Il ne se contente pas d’être auteur/compositeur/interprète, il touche également à la peinture et à la photographie.

Après une toute petite préface sous le patronyme de Charley Marlowe, écrite en compagnie de Francesca Beard, Frank Byng et Lucas Suarez, au cours de laquelle il enregistre un Ep intitulé « This Could Be You », notre artiste aux talents multiples se lance dans le bain, seul.

Il lui faudra cinq ans avant de pouvoir présenter « Leave No Trace », son premier album, qui paraît en 2004. Suivront « Tearing Sky » en 2006 et « Two Grains Of Sand » trois années plus tard.

En sept ans, tout a changé, studios, producteurs, tournées, succès suffisant pour vivre de la musique. Et au final, rien n’a changé, ses amis, ses complices et sa musique (NDR : toujours d’aussi bonne qualité).

Depuis quelques années, il est soutenu par Jules Bikoko à la basse, Rodrigo d’Erasmo au violon et Simone Prattico aux percussions. Ensemble, ils ont enregistré ce dernier opus, un disque qui se décline en 11 séquences oscillant entre pop et/folk song, le tout imbibé de douceur et de mélancolie.

Quelques titres tirent leur épingle d’un jeu somme toute un peu monotone, « Tribe » et ses relents africains, « No Reply » qu’il partage auprès du violoncelliste et ami de toujours Vincent Ségal et « The Beggar & The Thief » sur lequel Ibrahim Maalouf tient la vedette à la trompette.

Dans le même registre, mais boxant dans une catégorie nettement supérieure, on dispose déjà en rayon d’un Charles Winston ; et hélas pour lui, Piers Faccini ne tient pas la comparaison.

Un peu faible, un peu fade, « My Wilderness » manque cruellement d’épices…

 

Piers Faccini

Pas un seul grain de sable…

Écrit par

En arrivant au Café Central à 18h30, ce lundi soir, le showcase de Peter Von Poehl était déjà terminé. Activités professionnelles oblige ! Piers Faccini était donc appelé à lui emboîter le pas. Artiste complet, Piers est à la fois, chanteur, compositeur et peintre. Mais aujourd’hui, il est venu présenter quelques titres de son nouvel album. « Two grains of sand » sera d’ailleurs dans les bacs dès le 6 avril prochain.

Sur la petite scène du bar bruxellois, l'artiste est à l'aise, mais humble. Il dégage une certaine sympathie naturelle. Notamment lorsqu’il s’exprime dans la langue de Molière, avec un léger accent anglais. Faut dire qu’il a vécu en France. Dès l’âge de 5 ans, ses parents avaient émigré de l’Albion vers l’Hexagone. Son père est italien (NDR : ce qui explique son nom de famille) et sa mère britannique.

Dès qu’il se met à chanter, on est frappé par ses inflexions tellement proches de Ben Harper se fait sentir. Ce n'est pas un hasard s'ils ont tourné ensemble. Son premier elpee, avait d’ailleurs été mis en forme par JP Plunier, le producteur du Californien. Mais Piers Faccini manifeste davantage de réserve pour dispenser son blues-folk, et joue davantage sur les émotions que celui de la star californienne ! En extrapolant, on pourrait imaginer sa musique comme un mix réussi entre celle de Ray Lamontagne et d’Elliott Smith. Piers a interprété cinq morceaux particulièrement bouleversants. Ce qui donne une envie urgent d’écouter son nouvel opus. Son timbre vocal est chaleureux. Ses interventions à la guitare sont élégantes, discrètes et bigrement efficaces. En fait, on est en présence d’un virtuose du manche, qui ne veut pas en faire trop. Une chose est sûre, ce soir il a démontré que la chanson était un art au sein duquel il excellait. En attendant la sortie de « Two grains of sand », vous pouvez déjà vous procurer le superbe single, "A storm is going to come", paru ce 14 mars, une chanson qui figure également sur la B.O. de la série « Grey's Anatomy »...

 

 

Piers Faccini

Tearing Sky

Écrit par

La musique de Piers Faccini est à l’image de son créateur : sans frontières, sans barrières. Moitié italien, moitié britannique, résidant en France et enregistrant aux Etats-Unis, Piers Faccini applique cette universalité à son art : percussions, influences celtiques, instruments un peu exotiques (mandoline, kora, kamanech, bohdra, etc.) Ici, aucune place pour la démonstration et le roulage de mécaniques. Les compositions sont aériennes, les guitares acoustiques de Piers d’une légèreté inouïe. Sa voix murmurante capte immédiatement l’attention.

« Each Wave That Breaks » ouvre l’album tout en douceur. Son titre n’aurait pas pu être plus adapté, on sent presque les vagues mourir à nos pieds. Et parmi les chœurs, on retrouve rien moins que Ben Harper, invité à partager quelques chuchotements. « Sharpening Bone » disparaît dans un hypnotique maelström de percussions et de vocaux tribaux. « If I » lorgne du côté du Mississippi avec un harmonica bien cradingue comme l’amateur de blues les aime. Le temps de s’égarer dans l’atmosphère étrange de « Midnight Rolling » et on retombe dans l’extraordinaire feeling blues de « Talk To Her ». La production de JP Plunier est irréprochable. La section rythmique coule de source et les nombreux invités colorent agréablement ces quatorze plages tout en ambiances. Un disque envoûtant.