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Ratatat

Classics

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Ratatat ou comment deux hurluberlus pastichent du Daft Punk à la gratte. A Brooklyn, Mike Stroud mêle ses riffs aux programmations guitaristiques de son pote, Evan Mast. Ensemble, ils enregistrent des morceaux simplets, aidés de guitares, de boîtes à rythmes et de synthétiseurs. Deux ans auparavant, ces chenapans nous avaient déjà servi leur coup fourré instrumental sous le couvert d’un album éponyme. Pas foncièrement dérangeant mais pas vraiment captivant. Cet automne, ils nous reviennent, leurs « Classics » sous le bras. Et le constat est amer : ce nouvel album nage dans un redondant conventionnel de triste facture. La farce du Daft Punk à la guitare passée, on attendait autre chose du duo new-yorkais. Mais que nenni, Ratatat. Rien du tout. Mike Stroud et Evan Mast en remettent une couche, s’esquintant à composer les premiers accords d’une mouvance balbutiante : l’American French Touch. C’est excitant comme un dimanche après midi sous la pluie. Une aubaine pour les marmottes ! Et pour les humains après tout ? Il reste « Wildcat », premier single rigoureusement pompé chez Stardust. Maigre consolation donc...

Ratatat

LP4

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Choisir un patronyme qui claque comme celui de Ratatat suggère davantage des beats saturés façon Boys Noize que de l’électro dansante influencée tant par le rock, les musiques du monde ou le hip-hop. Ratatat, c’est d’un duo new-yorkais, réunissant le guitariste Mike Stroud et le mixeur et producteur Evan Mast. Au fil des albums, le tandem élargit sa base de fans. Et ce nouvel elpee ne devrait pas déroger à la règle. « LP4 » clôture un cycle entamé en 2008, lors de la session d’enregistrement de « LP3 », accomplie dans les studios Old Soul à New-York. Ce qui n’a pas empêché la paire de consacrer son temps libre au très lucratif hobby du remix. Une opération couronnée de succès qui leur a permis de revisiter des morceaux des stars du hip-hop US comme ceux de Kid Cudi (dont l’imparable single « Pursuit of Happiness »), Jay-Z ou Kanye West.

Sur le très réussi « LP4 » l’évolution est très subtile. Les compos sont cependant plus étranges et aventureuses que sur les précédents long playings. Mike et Evan osent, par exemple, enrichir le magnifique « Drugs », de cordes. Une compo pourtant taillée dans le rock. Mais surtout un hit potentiel, toutes guitares dehors. « Bob Gandhi » et « Mahalo » baignent dans une certaine forme d’exotisme. Le premier morceau varie constamment les atmosphères et permet à ces sorciers de l’électro de laisser libre cours à leur imagination. Le second trempe au cœur d’une certaine quiétude. Hip-hop shoegaze pour « Billar », beats bossa nova chez « Party With Children » et guitares stellaires tout au long de « Sunblocks » complètent ce tableau particulièrement riche. Les interludes spoken word ne sont pas superflus. Et pour cause, ils sont soit samplés du film ‘Stoszek’ de Werner Herzog –lorsque le personnage principal évoque ses claviers– et d’une interview de l’ancienne star de cinéma Linda Manz, réalisée par Evan Mast himself (elle a entre autres joué dans le très beau film ‘Days of Heaven’ de Terrence Mallick).

Mike et Evan sont sans doute de doux rêveurs. Qu’importe ! D’abord ils sont nés bien avant Justice, Digistalism et consorts. Et puis, dans la jungle de l’électro, Ratatat est devenu une valeur incontournable. Une chose est sure « LP4 » est digne digne du Daft Punk de la grande époque. Idéal pour les festivals !

Ratatat

LP3

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Les deux premiers essais de Ratatat n’étaient pas vraiment de véritables réussites. On était dès lors en droit de se demander si la devise ‘jamais deux sans trois’ s’appliquerait au duo. Force est de constater que cet « LP3 » ne fait effectivement pas exception à la règle. De « Shiller » à « Black Heroes », on s’y emmerde royalement. Et ce, même si la formation a manifestement fait l’effort de se renouveler en changeant totalement de direction. Une direction qui n’est cependant pas celle de l’originalité, les New-yorkais s’essayant à quelques expérimentations peu convaincantes (« Gipsy Threat », « Mirando ») et autres ‘Daft Punkeries’ idiotes (« Falcon Jab », « Shempi »). « LP3 » est, avant tout, une œuvre réservée à ceux que l’on nomme les ‘hardcore fans’, les fans de la première heure. C’est-à-dire tous ceux qui, assurément, verront d’un mauvais œil cette chronique et auraient l’envie pressante de nous baffer lorsque l’on annoncera que le pire reste à venir. En effet, Ratatat prévoit d’ores et déjà pour cet automne le successeur de « LP3 ». Brillamment intitulé « LP4 », celui-ci devrait soit nous convaincre définitivement de la médiocrité des travaux du duo, soit nous faire ravaler ces quelques lignes. Espérons que la seconde option soit la bonne, Ratatat jouissant d’un potentiel indéniable. Ne lui reste plus qu’à l’exploiter comme il se doit.

 

Ratatat

Ratatat

Écrit par
Ces deux jeunes gens de Brooklyn ont mis deux ans pour concocter cet étrange disque. Cette collection entièrement instrumentale (excepté les intermèdes parlés d’une petite frappe new-yorkaise) s’appuie sur des beats minimalistes, des couches de synthés et de guitares. Evan Mast et Mike Stroud ne changent pas la recette d’un pouce tout au long du disque. Un travail tout entier consacré aux textures de sons, à des mélanges où il est bien difficile de distinguer les instruments. A l’arrivée on obtient un drôle de produit qui évoque la musique classique, le heavy métal des années 80 et la musique de jeux vidéo. Cet opus démarre fort par par « Seventeen Years », qui fait un peu penser à une rencontre entre Europe et Daft Punk. Pour la suite, le disque nous réserve à boire et à manger ; mais tout de même quelques moments de pur plaisir auditif comme « Crips », « Everest », « Bustelo », « Germany to Germany », « Cherry ». Des chansons mélancoliques à souhait où nos gaillards démontrent une belle maîtrise mélodique. Un disque innovant qui vaut le détour malgré les inévitables passages plus dispensables.