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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Andy Santana

Watch your step!

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Californien, Andy Santana est chanteur/guitariste/harmoniciste et accessoirement compositeur. Pour enregistrer cet elpee, il a bénéficié du soutien du label local Delta Groove, qui a mis la gomme pour la circonstance.

Andy possède une multitude d’amis. Et tout particulièrement des gratteurs notoires, qui ont participé aux sessions, dont Anthony Paule, Rusty Zinn, Mighty Mike Schermer, Bob Welsh et Kid Andersen. C’est d’ailleurs au sein du studio Greaseland de ce dernier qu’elles se sont déroulées.

Dès le départ, la musique baigne au sein d’une atmosphère louisianaise chère à Fats Domino. Soutenu par le piano de Bob Welsh et tapissé en toile de fond par le sax ténor de Frankie Ramos, Andy dirige l’ensemble. "Playgirl" trempe également au sein d’un même climat. Une excellente chanson signée Dave Bartholomew, au cours de laquelle Andy sort enfin son harmonica. Son souffle est précis, puissant, bien décomposé, alors que la guitare prend un envol lumineux face aux cordes rythmiques de Kid Andersen. Une claque ! La cover du "Watch your step" de Bobby Parker (NDR : la version originale remonte à 1961) est solide. Nate Ginsberg siège derrière le piano électrique alors qu’Andy tire son épingle du jeu sur ses cordes. Issu de la plume du Texan Z.Z. Hill, "One way love affair" est un R&B dansant au cours duquel tout est parfaitement mis en place ; et notamment l'orgue Hammond de Ginsberg ainsi que la section de cuivres. Le "Love sickness" de Bonny Rice (NDR : c’est lui qui avait composé "Mustang Sally") est un autre R&B séduisant. Les interventions de Lorenzo Farrell à l'orgue Hammond sont savoureuses, et l’envol Welsh sur les cordes l’est tout autant ; une piste au cours de laquelle Lisa Leu Andersen se réserve la réplique vocale. Soutenue par les chœurs, la voix d’Andy est chaleureuse tout au long de "You may not know", un blues jump bien nerveux caractérisé par une sortie remarquable d'Anthony Paule. Du pur West Coast jump ! Coécrit par Andy et Rick Estrin (des Nightcats), "No double talk" est une petite perle de pop/soul parsemée d’accents garage. Kid Andersen domine le sujet, tant sur sa gratte qu’au Farfisa. Le tempo prend une pause sur le "Can't you see" de Chuck Willis (NDR : trop tôt disparu, à l’âge de 30 ans, ce Georgien est l’auteur du célèbre "C.C Rider"). A l’instar de T-Bone Walker, il est impérial sur les cordes, qu’il sature de sensibilité. Epaulé par d’excellents backing vocals et une gratte tout en rythmique, Santana chante parfaitement le "Take me back" d’Al Brown, un R&B funkysant qui remonte aux sixties. Longue plage instrumentale, "Greaseland" est probablement le fruit d’une jam studio. Balisée par la solide section rythmique constituée du bassiste Mike Phillips et du drummer June Core, tous les gratteurs se succèdent pour emprunter le rôle de soliste. Anthony Paul se montre à nouveau intenable sur sa six cordes sur "You smell like cookies", un solide shuffle –que stimulent les interventions pétillantes du piano de Welsh– qu’il chante, avant de prendre son envol à l’harmo. Le Kid se consacre à la guitare baritone sur "What's wrong", un titre bien rythmé dominé par les claviers, aussi bien les ivoires de Welsh que l’orgue de Farrell. D’excellente facture, cet elpee s’achève par une composition de Bartholomew, "Go on fool", un ultime voyage dans la Crescent City de Nola, caractérisé par une sortie des cuivres en fête, sur fond de percussions.

 

Santana

Percussif et électrique…

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« Corazon » constitue le trente-septième album de Carlos Santana. Il est sorti en 2014. La longue tournée qu'il a entamée est baptisée tout simplement 'The Corazon Tour'. Elle a débuté le 14 décembre 2014 au Mexique et passait ce 1er juillet par le Palais 12. Votre serviteur débarque vers 18h30. La salle est vide et il y fait frais. Ce qui ne sera plus le cas à 20 heures, quand elle sera bien remplie. Il ne doit alors rester tout au plus que 50 sièges de libres. C’est donc sold out. J’ignore sa capacité exacte. Mais il doit au moins y avoir 10 à 12 000 personnes. Si le public compte quelques plus jeunes, il réunit une grande majorité quinquas et même davantage.

La star de ce soir, c’est Carlos Alberto Santana Barragán. Il est le 20 juillet 1947 à Autlán de Navarro, au Mexique. Santana est seulement âgé de 18 ans lorsqu'il quitte son pays pour rejoindre ses parents à San Francisco. C'est là qu'il s'imprègne du blues. En 1966, il monte son propre groupe : le Santana Blues Band. Il est vite repéré et en 1969 il se produit au Festival de Woodstock. Il y fait découvrir au public son hit « Soul Sacrifice », qui sera immortalisé plus tard dans le film « Woodstock ». Après cet épisode, l'album « Santana » remporte un franc succès. En 1970, il grave ce qui est sûrement considéré comme le chef d'œuvre de sa carrière, « Abraxas ». C'est aussi à cette époque, qu'il devient le disciple du gourou indien Sri Chinmoy. Une doctrine qu’il adopte de 1972 à 1981. Et qui va inspirer sa musique. En 1973, sa musique vire au psychédélisme, une orientation qui se concrétiser notamment par la publication d’un elpee live, « Lotus ». En 1975, il grave « Amigos », dont il extrait le tube « Europa ». Au cours des années 80 et 90, il est en nette perte de vitesse. Un passage à vide qui va enfin cesser en 1999, lorsqu’il sort « Supernatural », couronné de 9 Grammy Awards. « Ultimate Santana » paraît en 2007, une compilation de ses plus grands tubes enrichie de quelques inédits écrits ou interprétés en compagnie d'invités de prestige : Shakira, Lil Wayne, Tina Turner et Chad Kroeger (Nickelback). En 2010, Santana compose l’hymne de la Coupe du Monde de Football, organisée alors en Afrique du Sud. Après plus de 47 ans de parcours, Santana continue à rassembler les foules. Il s’agit d’un des derniers dieux vivants de la guitare. Le magazine Rolling Stones le place à la quinzième place de son classement des meilleurs sixcordistes de tous les temps. Ses fans sont issus de la vieille ne séduit plus guère la génération actuelle.

Le décor est plutôt sobre sur les planches. Pas de light show grandiose ; juste ce qu'il faut pour se focaliser sur Carlos et son jeu de gratte. Trois estrades sont placées à l'arrière de la scène, endroit privilégié que vont occuper le drummer (José ‘Pepe’ Jimenz) et les deux autres percussionnistes (Paoli Mejias et Karl Perazzo). Et ce trio va faire un vrai malheur. Carlos chante très peu ou presque pas. Cependant, deux vocalistes (Andy Vargas et Tony Lindsay) le suppléent. Le line up est complété par un bassiste (Benny Rietveld) qui s’installe à droite et un second gratteur (Tommy Anthony) à l'extrême gauche, juste à côté du préposé aux claviers (David K Mathews). Circonstanciellement, la troupe est épaulée par un duo de cuivres (trompette et trombone).

Carlos monte sur les planches. Il est coiffé d’un chapeau. Armé, bien sûr, de sa guitare, il prend place au milieu. Des images de la voie lactée sont projetées sur un écran situé en arrière-plan, pendant le morceau d'introduction, « Power Of Peace Intro ». Les hostilités débutent cependant réellement par « Toussaint L'Overture », un extrait de « Santana III », LP sorti en 1971. Un bail ! Le piano hammond donne le ton alors que les trois percussionnistes s'en donnent à coeur joie. Carlos est déjà en démonstration sur son instru. Et le son Santana est parfaitement reconnaissable. S’il a composé pas mal de morceaux originaux, il s’autorise également des reprises, qu’il réarrange à la sauce Santana. A l’instar du « Love Makes The World Go 'Round » de Deon Jackson. Et la version est surprenante. Bien différente de ce qu’en avait faite Madonna. Sur disque, elle est particulièrement douce et balisée par l'orgue ainsi que les cuivres. Ici, pas de cuivres. Les percus mènent à nouveau la danse sur « Freedom In Your Mind ». Deux titres sont enchaînés, « Black Magic Woman » et « Gypsy Queen », deux plages extraites d'« Abraxas », le deuxième long playing du maître. Et un de ses meilleurs. Une autre cover, le « Black Magic Woman » de Peter Green (Fleetwood Mac). Un standard du blues au cours duquel Carlos se réserve un solo savoureux.

Encore une reprise, le « Oye Como Va » de Tito Puente, une piste issue d’« El Rey Bravo ». Ambiance latino assurée. Les rares parties chantées sont assurées dans la langue de Cervantès. Ce sont les percus et les soli de Carlos qui tirent leur épingle du jeu. Plus classique : « Maria Maria », tiré de l’opus « Supernatural ». Carlos abandonne sa guitare électrique un moment et opte pour une acoustique placée sur un pied. Carlos jongle alors entre ses deux grattes. On replonge dans le climat latino pour « Foo Foo » (« Shaman »). C’est même du cha-cha-cha ! Lors de la cover du « Corazón Espinado » de Maná, les soli sont exécutés par la section rythmique : le bassiste, le drummer et les percussionnistes. Et ils sont solides !

« Jin-Go-Lo-Ba » est un titre signé Babatunde Olatunji. Il figure sur l’elpee « Drums Of Passion ». Mais la version originale –parue également en 45tours à l’époque– était déjà incluse sur « Santana ». Les percus nous entraînent au cœur de l’Afrique et Carlos se paye un autre solo d’enfer. Une reprise de Michael Jackson : « A Place With No Name ». Une opportunité pour créer un petit dialogue entre la gratte et les deux chanteurs. Et la compo monte en puissance graduellement. Les cuivres prennent le pouvoir sur « Evil Ways / A Love Supreme » (« Medleys »). La fin est proche quand résonne les accords langoureux de « Europa (Earth's Cry, Heaven's Smile) » (« Amigos »). Debout depuis bien longtemps, l’auditoire salue la performance de Carlos qui le remercie à son tour. Impossible de rester cloué sur votre siège pendant deux heures, lors d’un concert de Santana. Et le set de s’achever par le « Tequila » des Champs et « Smooth », un extrait de « Supernatural ». Carlos va chercher une dame installée aux premiers rangs. Ravie, celle-ci aura le privilège de toucher la guitare du maître. Il invite également deux fillettes de l’assemblée. Egalement enchantées de monter sur l’estrade, elles vont assurer des choeurs de luxe. Et Carlos Santana de clamer qu’il s’agit de l’avenir. La foule salue la prestation du band par un tonnerre d'applaudissements…

Qui revient accorder en rappel « Woodstock Chant », le torride « Soul Sacrifice » et une dernière reprise, « Saideira ». Une bien belle soirée –percussive et électrique– vient de s’achever…

(Organisation Live Nation)

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Carlos Santana & John McLaughlin

Live at Montreux (Dvd)

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Carlos Santana et John McLaughlin sont deux monstres sacrés. Deux virtuoses de la guitare qui possèdent une technique exceptionnelle. Les artistes s'étaient déjà croisés en 1973, lors de l’enregistrement de "Love devotion surrender", pour rendre hommage à John Coltrane. Ils étaient également devenus des disciples du philosophe Chinmoy. Ce qui explique pourquoi, lors de cette fameuse réunion, ils étaient tout de blanc vêtus. Coïncidence ou pas, hormis le  pantalon et les chaussures de John, lorsqu’ils montent sur les planches du casino de Montreux, pour célébrer cette "Invitation à l'Illumination", c’est à nouveau cette couleur qui est à l’ordre du jour.

Nous sommes le 1er juillet 2011. Le line up réunit deux drummers, soit la féline Cindy Blackman (NDR : c’est l'épouse de Carlos) et Dennis Chambers (ex-Funkadelic et membre de Santana depuis 2003), deux bassistes, en l’occurrence le Camerounais Etienne M'Bappé, pour l’instant impliqué au sein du groupe de John MacLaughlin (NDR : sa longue carrière lui a, en outre, permis de jouer pour Jacques Higelin, Liane Foly, Catherine Lara et Joe Zawinul) ainsi que le Batave Benny Rietveld (NDR : né à Utrecht, il a transité par les backing groups de Miles Davis, John Lee Hooker et Santana). Aux claviers on retrouve le claviériste David K Matthews, un Californien qui a sévi chez Tower Power et l’Etta James Band. Sans oublier les musicos de Santana, soit le second gratteur Tommy Anthony et le percussionniste Paul Rekow, mais également Tony Lindsay et Andy Vargas, deux vocalistes invités à monter circonstanciellement sur l’estrade. 

Dès le début, on ressent une évidente complicité entre Carlos et John. Le plaisir de se retrouver en ‘live’ se lit sur leurs visages. Ils s'embarquent dans un medley amorcé par le "Peace on earth" de Carlos. Les interventions du natif d’Autlán de Navarro sont explosives. Et celles de la section rythmique, le sont tout autant. Le périple transite par le "A hard rain's a gonna fall" de Dylan, le "Stairway to heaven" de Led Zeppelin et le "SOCC" de Sun Ra.  McLaughlin est un sorcier des cordes. Un virtuose hors format. Pourtant, Santana lui tient la dragée haute. La formation passe en revue tous les maîtres du jazz rock moderne. Et notamment le "Right off" de Miles Davis. Au menu également deux morceaux du Lifetime de David Matthews. "Vuelta Abajo" tout d’abord qui met en exergue la prestation de la tigresse Cindy Blackman. Le "Vashkar" de Carla Bley, ensuite. Pour "The creator has a master plan" de Pharaoh Sanders, le collectif est au grand complet. Lorsque les deux guitaristes seuls, assis sur une chaise, adaptent le "Naima" de John Coltrane et l'hispanisant "Lotus land op47 n°1", l’émotion est palpable. Place ensuite au blues "Downstairs", une plage qui figurait au répertoire de Lightnin' Hopkins, et au cours de laquelle c’est la section rythmique qui fait la différence. En fin de parcours, Carlos est absolument divin lorsqu’il nous accorde le superbe "Let us go into the house of the Lord", un titre empreint d’une grande spiritualité. Lors du rappel, les musicos nous réservent encore "A love supreme", un titre de John Coltrane, le "Black satin" de Miles David, et enfin "Shake it up and go". Ce boogie qui bénéficie du concours de Claude Nobs, le patron de Montreux, à l'harmonica rend hommage à John Lee Hooker. Mémorable !

 

Santana

Shape Shifter

Écrit par

Plus de 40 ans que Carlos Santana se produit aux quatre coins des Continents. Indubitablement, c’est un guitariste légendaire de la ‘rock generation’. Santana, c’est également le groupe qu’il a fondé. Une formation devenue extrêmement populaire le lendemain de sa prestation accordée au festival de Woodstock, en 1969 ; une prestation immortalisée par le film qui a été consacré à cet événement. Carlos n’est pas très doué au chant. D’ailleurs au cours de sa carrière, il a sollicité le concours d’une belle panoplie de vocalistes, issus d’univers différents.

Ce nouvel opus marque son retour à une formule presqu’exclusivement instrumentale, privilégiant son jeu sur les cordes! Cet elpee, il l’a publié sur son propre label, Starfaith. Une première ! Une œuvre certainement moins percutante que “Guitar heaven : the Greatest guitar classics of all time”, son précédent cd paru en 2010 ! Chez Santana, l’expression sonore est souvent née de la mise en exergue du jeu pyrotechnique de son leader conjugué aux percussions bien mises à l’avant. Sans oublier la présence de claviers vintage. Un univers propice à des références latines alimentant un rock largement teinté de jazz, qui ne néglige pas pour autant le sens mélodique. Et c’est bien ce que nous retrouvons sur ce disque.

L’elpee s’ouvre sous les meilleurs auspices par le titre éponyme, théâtre d’échanges entre les cordes et l’orgue Hammond de Chester Thompson. Une ouverture majestueuse et chargée de promesses. “Dom” s’ébroue sur quelques accords de claviers synthétiques, à l’instar d’une bande sonore cinématographique. Les percus trament le rythme de “Nomad”, une compo sur laquelle les cordes de Carlos vagabondent au cœur du désert, suivant des chemins qu’il avait déjà emprunté sur l’excellent opus “Caravanserai”. “Metatron” trace une ligne musicale contagieuse, une piste au cours de laquelle, Carlos aligne des notes dignes du Santana au sommet de son art. La quintessence de l’œuvre est alors derrière nous. L’artiste affiche cependant toujours une classe incontestable, sur les titres suivants, mais il y manque la flamme. A l’instar de “Macumba in Budapest”, caractérisé par son esthétisme latino ou de “Mr Szabo”, une plage festive alimentée par cordes acoustiques et percussions. Une seule plage chantée : “Eres La Luz”. Un morceau classique dont climat allègre et latin est entretenu par les inévitables percussions. Enfin, interventions de guitare, de piano et d’orgue rivalisent de technique sur “Canela”. D’honnête facture, cet album n’est pas “Supernatural”. Et ce dernier remonte quand même à 1999.  

 

Santana

Guitar heaven (Cd + Dvd)

Écrit par

Carlos  Santana nous entraîne au paradis des guitares. Sous-titré « The greatest guitar classics of all time », « Guitar heaven » est donc censé nous faire revivre les plus grands classiques de tous les temps. Perso, je n’en suis pas si sûr ; mais n’empêche, Carlos est un musicien exceptionnel et c’est sans la moindre difficulté qu’il revêt successivement les costumes de Jimmy Page, Jeff Beck, Eric Clapton, Richie Blackmore, Van Halen et consorts. Arista lui a fourni tout ce qu’il souhaitait pour concrétiser son projet. Et pourtant, hormis Joe Cocker, la liste des chanteurs ne recèle que des artistes plus jeunes que lui ; et, sans aucun doute, moins connus du grand public. Cette édition réunit seize plage dont deux bonus tracks, pour la version ‘de luxe’.

L’opus démarre fort par "Whole lotta love", le titre le plus prestigieux du répertoire de Led Zeppelin. Une reprise sans surprise. Il dispense sans difficultés, le riff popularisé par Jimmy Page, pendant que Chris Cornell (le chanteur de Soundgarden) se révèle tout à fait étonnant dans le rôle de Robert Plant. Une entrée en matière réussie. Carlos reproduit tout aussi facilement le riff caractéristique de Keith Richard, sur le "Can’t you hear me knocking" des Rolling Stones. Scott Weiland, le vocaliste des Stone Temple Pilots, n’a ni le timbre, ni les inflexions de Mick Jagger, mais dans son registre, il est tout à fait convainquant, face à la guitare dont le solo s’envole bien au-delà des limites fixées, à l’époque, par Mick Taylor. "Sunshine of your love" était le cheval de bataille du Cream, supergroupe anglais issu des sixties. Carlos se met dans la peau de Clapton, pendant que Rob Thomas (NDR : fin du siècle dernier, Rob militait comme chanteur au sein de Santana ; il a d’ailleurs participé à l’enregistrement de "Supernatural") emprunte la voix de Jack Bruce. La reprise du "While my guitar gently weeps" de George Harrisson est un des sommets de ce ‘paradis’. La voix suave d’India Arie est soutenue par le violoncelle de Yo Yo Ma (NDR : un musicien d’origine chinoise), le piano acoustique et les cordes magiques du maître! Mr Santana pourrait alors se permettre de lever le pied. Mais apparemment, ce n’est pas son intention. D’ailleurs lors du  "Photograph" de Lef Leppard, il donne une leçon de heavy metal. Et sa version hard rap du "Back in black" d’AC-DC met en exergue le sémillant Nas. Le tracklisting en revient ensuite aux grands classiques du passé. Tout d’abord le "Riders on the storm" des Doors. Auquel participe le claviériste originel, Ray Manzatek. La sonorité de son orgue est tellement caractéristique ; mais le chanteur de néométal Chris Bennington n’est pas Jim Morrison. Carlos s’offre un moment de récréation en imitant le riff de Blackmore sur le "Smoke on the water "de Deep Purple. Excellent, Jacoby Shaddix (de Papa Roach) a repris le micro dévolu à Ian Gillan! Parmi les standards, j’épinglerai encore le "Dance the night away" de Van Halen et le "Get it on"de T Rex, rebaptisé "Bang a gong". Santana rend hommage à Jimi Hendrix. Il reprend son "Little wing" ; et c’est un vétéran, Joe Cocker, qui pose sa voix rocailleuse et fatiguée sur la compo de ce monstre sacré. J’apprécie tout particulièrement l’adaptation du "I ain’t superstitious" de Willie Dixon, un classique du Chicago blues. La vision proposée ici par Santana est comparable à celle affichée par Jeff Beck sur son album "Truth", un elpee paru en 1968. Le son de guitare est découpé au rasoir ; et si Jonni Lang n’est pas Rod Stewart, il est indubitablement un tout bon jeune chanteur de blues! En rappel, l’habile Santana nous réserve une version très personnelle du "Fortunate son" de Creedence Clearwater Revival. Curieux, Scott Stapp, le chanteur de Creed (NDR : cherchez l’erreur !) se charge des parties vocales. Et l’elpee s’achève par "Under the bridge" des Red Hot Chilli Peppers, une cover que se réserve Andy Vargas, l’actuel vocaliste de Santana.

Le Dvd ne nous propose pas beaucoup plus. Il est cependant enrichi d’interviews accordés par Santana ainsi que de Clive David, l’homme derrière ce projet ; sans oublier quelques prises filmées lors des les sessions d’enregistrement. Merci Carlos pour ce petit bout de paradis!

 

Santana

Ultimate Santana

Écrit par

Epinglant les plus grands succès du guitariste mexicain, cet « Ultimate Santana » se concentre sur les années 70 et les années 2000, période qui a vu le come-back de notre homme grâce à quelques duos populaires (et un peu faciles) partagés en compagnie de Wyclef, Michelle Branch, Steven Tyler ou Jennifer Lopez. L’opus réunit les travaux les plus accessibles de Santana, c’est-à-dire des ballades latin-rock un peu kitsch très loin des délires cosmico-jazz explorés au cours des seventies. Une recette musicale un peu systématique (ballade langoureuse + soli de guitare) déclinée en 17 titres susceptibles d’enchanter ceux qui veulent entendre « The Game of Love » (en deux versions dont une chantée par Tina Turner), « Black Magic Woman » ou « Oye Como Va », sans être obligé de changer de cd.

 

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=265590975&s=143446

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6223204

 

Santana

All That I Am

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« All That All I am » succède donc à l’énorme carton réalisé par « Supernatural » et au discret « Shaman ». Un disque pour lequel Santana a décidé de proposer plus ou moins la même recette musicale. Un mélange entre morceaux latins proches de sa personnalité et des menus sacrifices à la mode du jour, que favorise la participation de quelques grosses pointures du business musical actuel. Big Boi (Outkast), Mary J. Blige, Steven Tyler (Aerosmith), will.i.am (Black Eyed Peas), Sean Paul ou encore Joss Stone font donc partie de cet impressionnant casting. Alors que flanqué d’une pléiade d’invités, Herbie Hancock nous a récemment pondu une belle horreur, il faut avouer que Carlos s’en sort plutôt bien. Le disque démarre fort par « Hermes » : un chouette salsa rock exécuté sous le signe de la fête et des mélodies inspirées. Une impression positive corroborée par la ballade pop/rock convenue mais réussie « I’m feeling You ». Rayon r’n’b, « I am somebody » deviendra sûrement un tube l’été prochain ; un titre remuant commis en en compagnie de will.i.am ; tandis que le plus sentimental « I’m feeling You » (Big Boi et Mary J. Blige) devrait satisfaire les quarts d’heure américains des soirées à travers le monde. Moins agréable, le tire larmes « Just Feel Better » lorgne du côté ‘knuffel rock’. Caractérisé par son déluge de soli à la guitare, le délire heavy metal de « Trinity » constitue sûrement le plus mauvais moment de l’album. Et la présence de Kirk Hammet ne fait rien pour arranger les événements. Sean Paul et Joss Stone assurent quant à eux le service minimum sur le ragga latino de « Cry Baby Cry », tandis que le disque s’achève par un « Da Tu Amor » aux accents latin-jazz. Vous l’aurez compris, les styles se bousculent avec plus ou moins de bonheur sur ce nouvel opus ; ce qui en fait malgré tout une œuvre agréable et artistiquement plus solide que « Supernatural ».