Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Sleater-Kinney

Little Rope

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Symbole du riot grrrl, par excellence, Sleater-Kinney est un groupe féminin de punk rock, originaire d'Olympia, dans l'État de Washington. Depuis le départ de la drummeuse Janet Weiss, en 2019, le line up est réduit à un duo réunissant les deux chanteuses/guitaristes Corin Tucker et Carrie Brownstein.

Onzième elpee, « Little Rope » constitue le plus sombre de Sleater Kinney. Et pour cause, lors des sessions d’enregistrement, elles ont appris que la mère et le beau-père de Carrie Brownstein avaient été victimes d’un accident de voiture mortel…

C’est d’ailleurs Corin qui assure le lead vocal, soutenant son amie Carrie qui traversait une période difficile. Sa voix titanesque et sa conviction féroce constituent les points d'ancrage de « Little Rope », depuis le cri de ralliement au quasi-chuchotement.

Si sur cet opus, le duo a réussi à capturer les émotions complexes de notre époque et le processus délicat du deuil, en se servant d’une écriture tendue associée à des textures de guitare énergiques, des voix en contrepoint et des nuances pop, certains morceaux sont trop ternes et ne parviennent pas à sortir d’une certaine prévisibilité…

Sleater-Kinney

Live in Paris

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Après 10 longues années de retraite, le trio de punk/garage féministe Sleater-Kinney (fer de lance du mouvement Riot Grrrl) a donc décidé de reprendre du service. Soit depuis 2015. Et c’est une bonne nouvelle. Corin Tucker, Carrie Brownstein (les deux membres fondatrices) et Janet Weiss (NDR : cette quatrième drummeuse dans l'histoire du groupe a débarqué en 1996) ont donc d’abord publié un huitième album, intitulé "No Cities to Love", un disque unanimement acclamé par la critique. Dans la foulée, la formation est partie en tournée européenne ; et, c'est à l'issue de celle-ci que le combo a décidé de sortir le premier ‘live’ de son parcours, en immortalisant son set accordé à la Cigale de Paris, en mars 2015.

Tout au long de ce concert, on retrouve la fougue punk et l’énergie du band originaire d'Olympia (NDR : c’est dans l'Etat de Washington). Sur les 26 titres interprétés lors de cette soirée, Sleater-Kinney n'a décidé d'en garder que la moitié. Aussi, certains morceaux ont été intervertis. La première partie propose ainsi des compos issues de son dernier elpee, dont « Price Tag », « No Cities to Love » et « A New Wave ». La seconde celles extraites des précédents long playings, et notamment « I Wanna Be Joey Ramone » ainsi que « Dig Me Out ».

Finalement, "Live in Paris" constitue une sorte de ‘Best Of’ pour Sleater-Kinney, et en même temps une belle opportunité si vous souhaitez découvrir cette formation devenue mythique.

 

Sleater-Kinney

No Cities To Love

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Dans le rock contemporain, les formations exclusivement féminines sont rares à atteindre la notoriété internationale. Dans l’histoire du Rock, L7, The Slits, Raincoats et Shonen Knife sont certainement les plus (relativement) notoires. Sur la scène contemporaine, Savages et Warpaint en sont certainement les plus dignes porte-parole. En 2014, le quartet californien publiait un opus atmosphérique de toute beauté, largement plébiscité par la critique et notamment par l’équipe de Musiczine.

Bien loin de l’art rock proposé par les filles de Los Angeles, Sleater-Kinney s’autorise un come-back, en 2015, après une pause de près de dix années. La musique dispensée par le trio n’a pas fondamentalement changé, malgré cette longue période passée loin des studios. La recette punk est toujours mijotée soigneusement par le girl band originaire d’Olympia. Malheureusement, Sleater-Kinney s’est peut-être laissé un peu emporter par l’enthousiasme lié à la reformation. Parce que dès la première compo de l’elpee, et notamment lors de son refrain, la voix de Corin Tucker est particulièrement agressive. Bien sûr, son chant a toujours été sauvage, mais sur ce dernier LP, il l’est tout particulièrement. A tel point qu’il en devient une tare. Pas le moindre répit n’est accordé à « No Cities To Love ». Si certains mélomanes peuvent s’y retrouver, ce n’est pas le cas de votre serviteur. En apportant davantage de variation dans l’expression sonore, le résultat est susceptible de devenir plus percutant. Or, ici, tous les titres se ressemblent. Et s’il est facile de mettre en avant le cœur de l’album (« No Cities To Love », « A New Wave » et « No Amthems »), trois excellentes plages par ailleurs, le reste carbure à une vitesse de croisière constante. De quoi satisfaire, sans doute, les aficionados du combo et même les ‘punk addicts’. Quoique le retour des filles les plus énergiques de la planète rock soit une bonne nouvelle, « No Cities To Love » constitue donc une petite déception…

 

Sleater-Kinney

The Woods

Aaaah, le mouvement Riot Grrrl, des fifilles au look butches ou quasi midinettes, plantant leurs ongles vernis sur des manches à guitare ! Le désir d’être aimées mais pas ‘objectualisées’, et de gueuler que l’homme, justement, n’est plus forcément l’objet de leur désir… Et cætera, et pourvu que la musique, du rock, du punk, soit bonne, au pieu et sur la scène. Pour son septième album, Sleater-Kinney s’est adjoint les services de Dave Fridmann, le type qui a transformé Mercury Rev en couilles molles néo-psychédéliques. Coup de bol, cet album déchire – c’est l’hymen rock’n’roll qui saigne et qui en redemande. Il se pourrait même bien qu’il s’agisse du meilleur album du trio, mais pour ça…. faudrait les avoir écoutés tous (sic). Rythmiques complexes, chant acerbe mais pas crispant, batterie vitupérante, mélodies en tiroirs : « The Woods » aurait dû faire partie des tops 2005, mais sans doute est-il trop subtil, (et puis, il y a Franz Ferdinand…), trop puissant, trop rentre-dedans (‘Et tape dans tes mains, et dis Ouais !’). Ecouter « What’s Mine Is Yours », pour comprendre où se cache l’héritage de Led Zep, et d’un bon King Crimson (au hasard, « Fracture »). Ou « Let’s Call It Love », et chialer dans sa barbe devant ces 11 minutes d’élévation sonique. Crac ! Boum ! Hue ! « The Woods » n’oublie jamais de dire que le rock est une affaire d’intempéries bruitistes, entre rage éclair et brise douce-amère. Allons donc tous au bois, pour faire l’amour avec les arbres.

Sleater-Kinney

All hands on the bad one

Depuis la disparition des Breeders, de Belly et de Veruca Salt, il n'existe pratiquement plus de formations popcore de pointe dont le line up est majoritairement ou exclusivement constitué de filles. Un phénomène né à Boston qui avait battu son plein au milieu des nineties. Baptisé en son temps " riot grrrl ", il avait la particularité de s'inspirer directement du mythique Pixies. Sleater-Kinney possède tout les atouts pour ranimer la flamme de ce mouvement. Un trio féminin qui ne compte pas de bassiste en son sein, mais deux chanteuses/guitaristes et une drummeuse. Ce qui explique pourquoi leur musique est aussi âpre et féroce, mais rafraîchissante et contagieuse que celle des Pixies circa " Come on pilgrim ". Seule différence, les accès de funk blanc, empruntés plus que probablement à Gang Of Four ou à Au Pairs. Bref, un opus fort intéressant, même si on lui reprochera une certaine austérité post punk dans les vocaux...

 

Sleater-Kinney

Dig me out

Pas de bassiste chez ce trio féminin, mais une ‘drummeuse’ et deux guitaristes qui se partagent également le chant. Deux vocalistes assez étonnantes, parmi lesquelles, Corin Tucker semble avoir hérité des mêmes caractéristiques vocales que celles de Brian Molko. Son timbre perçant, écorché vif, vous donne même la chair de poule. Mais si la musique de Sleater-Kinney est aussi sauvage que celle de Placebo, elle épouse le plus souvent un tempo post punk, gothique, réminiscent de Sisters of Mercy, lorsqu'elle ne s'évade pas dans l'aridité underground d'un Sonic Youth ou dans la complexité ‘déboussolante’ des débuts de Throwing Muses...