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The Cure

Intemporel

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Dans la vie, des choix drastiques se posent parfois. Certains ont dû y faire face ce mercredi 23 novembre 2022. Supporter les Belges lors de leur rencontre face au Canada ou se déplacer à Anvers pour y assister à un concert d’anthologie.

Les dirigeants de la FIFA n’ont en effet pas mesuré l’impact de programmer un match de la coupe du monde (fort décriée) alors que Robert et son équipe font escale au sein du plat pays dans le cadre d’une tournée européenne. Mais, à voir le nombre de fans qui ont rejoint le Sportpaleis, à Anvers, la question ne s’est probablement pas posée très longtemps !

C’est donc au sein de cette salle de spectacle multifonctionnelle, que le groupe devenu mythique, The Cure, a posé ses flight cases. Un endroit approprié puisqu’il peut accueillir jusqu'à 23 000 spectateurs. Et devinez quoi ? Le concert était sold out depuis de nombreux mois déjà. Pas étonnant vu la popularité de la formation !

The Twilight Sad, un des groupes préférés de Robert Smith assurait le support act. Malheureusement, la circulation était tellement dense que votre serviteur n’a pu profiter de cette entrée en matière. Mais le plat du jour est si consistant qu’il n’y aura aucun regret à avoir.

A 20h45 pétantes, la grande messe débute. La salle est pleine à craquer. Les musiciens s’avancent un à un tout au long d’une longue intro dévoilant un « Alone », nouveau morceau, issu d’un elpee que l’on annonce depuis (trop) longtemps et dont le titre devrait être « Songs of a Lost World ».

Une plage atmosphérique, presque religieuse, durant laquelle le gros Robert s’empresse de faire le pitre devant les caméras plantées sur le podium. Et lorsqu’il se met à chanter, vers la moitié du morceau, on se rend compte que sa voix si caractéristique, d’outre-tombe, n’a pas changé d’un iota. Dire que, lorsque The Cure s'est formé, Smith n'avait pas l'intention d'en devenir le leader, ni même le chanteur. Il l’est devenu par la force des choses, aucun de ses partenaires n'ayant convaincu face au micro.

Ce ne sera pas la seule découverte de la soirée ! Il offrira au public quatre autres inédits dans une veine tout aussi succulente : « And Nothing Is Forever », « A Fragile Thing », « Endsong », et « I Can Never Say Goodbye », un déchirant message à l'attention de Richard, son frère, disparu en 2019. Un opus annoncé comme l’un des plus ténébreux dans la carrière de The Cure, la mort du père et de la mère de Robert, survenus la même année, planant également dans ses chansons.

Simon Gallup, qui avait quitté la formation en 1982 à la suite d’une querelle avec le sexagénaire concernant la promotion de l’album « Pornography », a retrouvé son rôle de bassiste au sein du line up. Et il est toujours aussi convainquant. Ses lignes mélodiques sont entêtantes. Une patte qui lui est propre sur chacun des morceaux. A le voir s’amuser sur l’estrade, nul doute que la complicité qui le lie au leader semble intacte, même si le musicien avait une nouvelle fois quitté le band en 2021. Un remake de ‘je t’aime moi non plus’, en quelque sorte…

Jason Cooper se charge des fûts, tandis que Perry Bamonte, à gauche de la scène, passe des claviers à la guitare. Également préposé aux claviers, Roger O’Donnell, planté à droite, se charge de dispenser des nappes plaintives. Quant à Reeves Gabrels, ex-six cordiste de David Bowie, il est le responsable de solos éclatants.

Si le temps n’a pas d’emprise sur la popularité du combo qui rencontre toujours une fameuse notoriété, Robert Smith a le physique de son âge. Si le maquillage enduit toujours son visage, ses cheveux, bien qu’encore hirsutes, sont grisonnants. Que dire alors de son ventre bedonnant ? Mais quoiqu’il en soit, sa niaque est demeurée intacte.

Le light show est assez discret. Tantôt, de jolis voiles lumineux balaient les musicos, tantôt des images parfaitement adaptées sont projetées sur un écran géant situé derrière la scène comme ces cœurs rouges sur un « Friday I’m In Love » pétillant alors que The Cure ne venait pas défendre la réédition de « Wish » pour célébrer les 30 ans de sa sortie. Quoiqu’il en soit, le public a tout de même pu se réjouir d’entendre ce titre qui n’a pas pris une ride.

De beaux effets donc joliment orchestrés à l’image de ce paysage rural qui se décolore au fur et à meure d’un « Last Day Of Summer » d’une authenticité rare.

Alignant au passage 28 morceaux qui jalonnent la carrière du groupe, le combo a véritablement mis le feu aux poudres dès les premières notes de « Burn », une compo qui figure sur la bande originale du film, devenu culte, « The Crow ». Mais l’hystérie la plus complète atteindra son point d’orgue sur un « Push » et sa rythmique endiablée encouragée par les milliers de spectateurs.

Un Robert en très grande forme ! Lui qui d’habitude se fait plutôt discret, s’octroie des moments de pitrerie auprès d’un Gallup qui n’est pas en reste lorsqu’il l’affronte, épaule contre épaule, faisant mine de le bousculer. Ou encore lorsqu’il s’octroie de petits pas de danse maladroits devant un public amusé.

Une soirée où The Cure a aligné (forcément) des tubes, mais aussi des perles moins connues de son vaste répertoire : « The Hanging Garden » et son solo de guitare, l’hypnotique « Pictures Of You », le vénérable « At Night », l’intemporel « Charlotte Sometimes », l’immortel « Play For Today », l’irrévérencieux « Shake Dog Shake » ou encore un « From The Edge Of The Deep Green Sea » qui pourrait sonner le glas d’une soirée riche en émotion.

Que nenni ! Après une brève pause, le groupe a gardé sous le coude une pléiade de titres. Un premier rappel est consenti, au cours duquel un « Faith », rappelant les débuts du band, et une version stellaire de « A Forest », où la basse de Simon finira sur les planches dans une euphorie indescriptible, sont accordés.

Le second encore est destiné aux puristes. Une enfilade de chansons que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (et c’est bien dommage) : « Lullaby », « The Walk », « Close To Me », « In Between Days » ou « Just Like Heaven » qui a servi, dans une version instrumentale, de générique à l'émission de télévision française ‘Les Enfants du rock’.

Et comme toute bonne chose, a une fin, un « Boys Don’t Cry » complètement hors du temps. Une jolie façon de se quitter, sans heurts et sans larmes…

A priori, pas un adieu, juste un au revoir, le ’See you soon’ de Smith laissant planer l’organisation d’une éventuelle tournée dans le cadre de la promotion du futur opus…

Il est près de 23h15. La formation a joué deux heures trente de manière quasi-ininterrompue. Une belle prouesse à souligner.

Un constat s’impose, l’acoustique du Sportpaleis, qui parfois souffre de la structure en béton, a été d’une limpidité surprenante, permettant ainsi d’apprécier toute la subtilité des sons et de la prestation des musiciens.

Un seul et unique regret, l’absence de l’épique « Plaisong », plage d’ouverture de « Disintegration », qui semble avoir été interprété lors de certains concerts du circuit…

L’homme habillé de noir éprouve beaucoup de difficultés à quitter ses convives. Il lui faudra plusieurs minutes avant qu’il n’ait le courage de retourner dans les coulisses et rejoindre ses comparses.

Que d’émotions réunies en une seule et unique soirée…

Si ce n’est le concert d’une vie, il aura été certainement un des plus beaux dans celle votre serviteur qui a déjà pourtant déjà bien bourlingué.

Setlist :

Alone – Pictures Of You – A Night Like This – Lovesong – And Nothing Is Forever – Burn – The Hanging Garden – The Lase Day Of Summer – A Fragile Thing – Cold – At Night – Charlotte Sometimes – Push – Play For Today – Shake Dog Shake – From The Age Of The Deep Green Sea – Endsong – I Can Never Say Goodbye – Faith – A Forest – Lullaby – The Walk – Let’s Go To Bed – Friday I’m In Love – Close To Me – In Between Days – Juste Like Heaven – Boys Don’t Cry.

 

The Cure

Bestival Live 2011

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C’était en mai 1980. Cure se produisait à la VUB de Bruxelles. En première partie ? Le TC Matic d’Arno Hintjens et de Jean-Marie Aerts. Je ne me souviens plus du nombre de rappels que la bande à Robert Smith avait accordés. 11 ? 12 ? 13 ? 35 ans plus tard, le combo est toujours aussi généreux. Lors du ‘Bestival’ organisé sur ‘Ile de Wight, en 2011, il a joué pendant 2h20. Et c’est ce set qui nous est proposé sur ce double cd. 32 titres, dont les incontournables « Lovesong », « The walk », « Friday I’m in love », « Inbetween days », « A forest », « Primary », « Lullaby », « The lovecats », « Lose to me » et un « Let’s go to bed » de circonstance, peu avant d’accorder le second rappel, au cours duquel on les sent quand même fatigués.

Pour votre info, sachez quand même que Roger O'Donnell, le claviériste originel est de la partie, tout comme le bassiste Simon Gallup. Faut dire que les deux musicos n’en sont (étaient ?) pas à une fugue près…

 

The Cure

4:13 dream

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“4:13 dream” constitue le 13ème album studio de la formation insulaire en 30 années d’existence. En fait, si le groupe existait déjà sous les patronymes The Obelisk et Easy Cure, il n’a opté définitivement pour The Cure, qu’en 1978. Première info, la saga des allées et venues au sein du line up continue. C’est Porl Thompson, le guitariste, qui est revenu au bercail, après une absence de 14 longues années. Oui, mais l’elpee, alors ? Ben, c’est du Cure ! Qui n’a pas reçu de très bons échos, outre-Manche. En fait, le disque est partagé entre deux types de compos. Tout d’abord, il y a les pop songs. Dont la plus réussie est manifestement la très contagieuse « The reasons why ». Dans ce style, les autres chansons reposent très souvent sur un refrain mélodique, mais le couplet ne parvient jamais à accrocher. Par contre les morceaux les plus expérimentaux tiennent beaucoup mieux la route. Depuis le très noisy presque post rock « Underneath the stars » (Mogwai ?), s’il n’y avait les vocaux démoniaques de Smith au tourmenté « It’s over », une finale dont le psychédélisme aventureux, groovy, imprimé sur un tempo soutenu, est tramé sur un crescendo implacable, en passant par le très sombre mais complexe (Peter Hammill ?) « The real snow white », le ténébreux, très cold wave, caractérisé par ses riffs en boucle, « The Scream », au cours duquel Smith finit, comme le titre l’indique, par hurler sa douleur et enfin le bref mais intense et convulsif « Freakswhow », qui renoue manifestement avec le post punk.

Sans quoi, vu le retour de Porl, les guitares (surtout électriques, parfois acoustiques) sont donc beaucoup plus présentes. Et l’électronique ainsi que le piano plus discrets. « 4:13 dream » n’est manifestement pas un elpee incontournable de Cure. Mais il a le mérite d’essayer d’ouvrir de nouveaux horizons sonores. En souhaitant qu’il ne s’agisse que d’une œuvre de transition. Et surtout que la bande à Robert Smith ne soit pas au bout du rouleau…

The Cure

The Cure

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Un album de Cure reste un événement. D’autant plus qu’ils se font de plus en plus rares. Je ne parle pas des compiles et autres coffrets qui se multiplient au grand dam de vos portefeuilles. Surtout lorsqu’à l’instar de « Joint the dots », il compilait flip sides et raretés. Bref, quatre longues années après « Bloodflowers », la bande à Robert Smith nous revient avec un opus éponyme. Et il faut avouer qu’il est plus qu’honorable. Et pourtant, en apprenant que Ross Robinson (Korn, Limp Bizkit) avait été chargé de la production, je n’ai pu m’empêcher de faire la grimace. Bien pâle, le single « The end of the world » m’avait même fait craindre le pire (NDR : c’est vrai qu’avec un titre pareil, il y avait de quoi se prendre la tête). Mais pour notre plus grand bonheur, les 11 autres fragments ont la pêche. Et même davantage ! On leur reprochera peut-être un manque de feeling mélodique ou plus simplement de titre hymnique ; mais l’intensité, la colère, l’angoisse et la mélancolie qui guident l’œuvre du groupe légendaire de Blackpool sont bien présentes. Des sentiments accentués par le timbre inévitable de Bob. Une bonne nouvelle ; surtout que des rumeurs de séparation allaient bon train depuis quelque temps. Bref, nonobstant ses 45 balais, Robert n’est pas encore près de raccrocher…

The Cure

Greatest hits

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"Boys don't cry", "A forest", "Let's go to bed", "The lovecats", "Close to me", "Lovesong", "Friday I'm in love" et les autres tubes inévitables figurent sur cette compile. Dix huit en tout ! Une aubaine pour toutes celles et tout ceux qui ne connaissent la bande à Robert Smith qu'à travers ces hits. Et qui voudraient se les procurer. Mais aucune utilité pour tout fan qui possède la discographie intégrale de Cure. Enfin, et surtout, une belle opération de marketing pour toute la chaîne de production du label…. Cependant, une édition limitée de ce " Greatest hits " propose, sur un deuxième CD, tous ces tubes en version acoustique. Et c'est ici que se situe l'intérêt de ce double CD. Car le Cure atteint une toute autre dimension sous cette formule. Souvenez-vous de leur prestation accordée dans le cadre de la célèbre et défunte émission TV ‘Unplugged’, sur MTV. Une dimension encore plus poignante, plus émotionnelle, proche de leurs débuts, que la plupart des médias ne les estimaient plus capables de manifester. Surtout depuis que la formation éprouve de plus en plus de mal à se renouveler. Et ce ne sont pas les fans de la première heure qui me contrediront…

The Cure

Bloodflowers

Le nouvel opus de The Cure devrait ravir ses fidèles aficionados. Et pour cause, " Bloodflower ", constitue l'aboutissement d'une trilogie entamée, en 1982, par " Pornography " et poursuivie, en 1989, sur " Disintegration ". Ce qui devrait vous donner une petite idée du climat au sein duquel baigne cet elpee. Hormis le minimaliste, presque lo fi " There is no if... ", toutes les compositions sont construites suivant un même schéma. Sorte de flux électrique rampant, tentaculaire qui permet à Robert Smith d'épancher, de sa voix gémissante si caractéristique, ses lyrics empreints de nostalgie sur les incertitudes, les craintes et les désillusions de sa propre existence.

Robert était à l'aube de ses 40 piges, lorsqu'il a écrit les chansons de cet opus. Et il s'inquiète de cette fuite du temps sur " 39 ". Un fragment qui fait la part belle au psychédélisme intense, mais brumeux. Comme sur le meilleur titre de l'album " Watching me fall ". Plus de 11 minutes chargées d'intensité vivifiante, où cordes de guitares geignardes, cristallines, jacassent à qui mieux mieux. Et lorsque l'ombre d'un Sad Lovers And Giants se met à planer sur l'une ou l'autre chanson, c'est parce que le climat est à son paroxysme de la vision atmosphérique. Et les sonorités du clavier n'y sont pas étrangères. Pourtant, lorsqu'on sait que le défunt et légendaire SL&G reconnaissait pour influence majeure le Cure, il faut croire, qu'au fil du temps, les tendances se sont mises à s'inverser. Nous ne terminerons pas cette chronique sans évoquer la présence du single, " Out of this world ", dont vous avez eu plus que probablement déjà eu l'occasion d'écouter ou d'entendre ; mais surtout celle de " Watching me fall ", probablement le morceau le plus original du disque. La voix de Robert mise très en avant brosse ici une tapisserie instrumentale opulente, toute en demi-teintes, accentuant davantage la sensation de vertige...

 

The Cure

Wild mood swings

Lors de sa prestation (fortement critiquée) accordée au festival Torhout/Werchter, en 1995, le Cure avait interprété un morceau inédit, composition qui ne nous avait guère enthousiasmés! C'est donc avec une certaine appréhension que nous avons découvert le nouvel album du groupe. Pour l'enregistrement, Robert Smith a (encore) modifié son line-up. Le guitariste et le batteur ont été remerciés, laissant leur place respectivement à Perry Bamonte et Jason Cooper. Robert en a également profité pour faire appel à un tas de musiciens de studio. Cuivres, violonistes, percussionnistes, etc. Le résultat? D'abord mitigé. Puis au fil des écoutes, beaucoup plus convaincant. D'accord, le single "The 13th" est totalement ridicule et la ballade "This is a lie" complètement soporifique. Mais hormis ces deux accidents de parcours, la solution parvient toujours à séduire, à défaut de surprendre. Et bien qu'entretenant une certaine forme de passéisme, Cure colle tout au long de ce "Wild Mood swings" une production glaciale, plus proche de "Disintegrarion" que jamais, sur des mélodies allègres, colorées, festives parfois, voire tropicales! Un opus très agréable donc, mais qui risque à nouveau de susciter la polémique entre ceux qui souhaiteraient un Cure plus pop et ceux qui ne jurent que par le Cure gothique...