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The Detroit Cobras

Une absence flagrante de motivation...

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Journée de grande effervescence au Bota ce mardi 16 novembre ; puisque si l'Orangerie accueillait Ash et Hitch, la Rotonde proposait trois groupes : The Soundtrack Of Our Lives, The Detroit Cobras et The Radiation Kings.

The Radiation Kings nous viennent d'Allemagne et jouissent d'une popularité certaine dans leur pays. Un groupe de garage qui se réclame ouvertement des Stones, du Velvet Underground et des Stooges. Fondé en 1997, cet ensemble compte quelques albums à son actif et a même déjà eu l'honneur de participer à l'émission de la WDR, 'Rockpalast'. Pour le peu que j'ai pu les apercevoir, leur prestation n'a guère soulevé l'enthousiasme. Brouillonne pour ne pas dire bâclée, elle s'est même achevée dans l'indifférence générale. Et le chanteur a eu beau se démener comme un beau diable (NDR : physiquement on dirait une sorte d'hybride entre Ian Brown et Mick Jagger), son groupe n'est parvenu qu'à patauger allègrement dans la choucroute…

The Detroit Cobras est un quintet dont la plupart des membres viennent de Detroit (NDR: vous vous en doutez!). Une formation fondée en 1995 par le guitariste Steve Shaw, et qui compte dans son line up deux filles. Tout d'abord la guitariste Maribel Restrepo ; et puis la chanteuse Rachael Nagy, sorte d'Amanda Lear qui aurait rajeuni de 30 ans. Moulée dans son jeans, cette blonde hyper sexy fume comme une cheminée, boit comme un cosaque et (NDR : non je n'ai rien dit…). Bref, une chose est sûre, son timbre vocal rauque sied particulièrement bien à la musique du groupe. Une musique basique, garage, inspirée par le R&B, le gospel et le rock'n roll des années 50. Leur set est essentiellement composé de reprises obscures. Des titres souvent très brefs imprimés sur un tempo 4/4 qui me rappellent les Ramones. Et le look des mâles (NDR : rouflaquettes, cheveux longs en bisbille avec leur shampooing depuis belle lurette !) corrobore ce point de vue. Si leur prestation reste plutôt agréable, elle ne décollera jamais. En cause : Rachael. Qui a plutôt l'air de s'en foutre comme de l'an 40. De cette soirée, elle ne retiendra probablement que le goût de la bière belge…

Auteur d'un quatrième opus remarquable (« The origin vol. 1 »), The Soundtrack Of Our Lives, se produisait pour la première fois, en Belgique. Pas les membres fondateurs, puisque le chanteur Ebbot Lundberg et le guitariste Ian Person s'y étaient produits en compagnie de Union Carbide Productions, leur précédent groupe. Dès l'entrée le premier titre, on est complètement noyé par la puissance du son. Tel un prédicateur évangéliste, Ebbot s'installe au centre de la scène. Viking barbu, vêtu d'une robe noire, il ressemble à un Brian Wilson (NDR : le leader des Beach Boys !) des seventies. Les deux guitaristes virevoltent d'un côté à l'autre de la scène. Une rivalité qui ressemble presque à une compétition. Imaginez un peu une joute entre Bernard Butler et Bernard Butler, et vous aurez une petite idée de la scène en présence. L'un d'entre eux se prend même parfois pour Pete Townshend, en faisant tournoyer son bras. En fin de concert, il sort sa guitare à deux manches. Bien soutenu par un solide bassiste, le drummer – habillé comme un joueur de base-ball - dynamise la solution sonore. Des drums qui comptent deux grosses caisses. Excusez du peu ! A gauche de la scène, le claviériste chavire au gré de ses interventions rognées. C'est limite qu'il ne grimpe sur son orgue. Dans l'esprit de Ray Manzarek ! Paraît même qu'il fait chavirer les cœurs… Le combo aligne la plupart des compos de son dernier elpee. Même « Midnight children ». Un tracklist qu'il entrecoupe de nombreux titres issus de « Behind the music », le précédent opus. Véritable gourou, Ebott impressionne par son charisme. Il orchestre même les improvisations. Ce qui ne l'empêche pas de descendre ans le public. Ou d'aller vider toutes les bières qui jonchent le sol près du drummer. (NDR : qui a dit rentrez-le ventre ?). Un seul bémol, le public. Trop réservé pour un tel spectacle. Ne se libérant qu'en fin de concert, pour finalement obtenir deux rappels, dont le second n'était normalement pas prévu. Impressionnant !

 

 

 

 

The Detroit Cobras

The originals recordings – Singles and unreleased 1995-1997

Écrit par

Manifestement le titre de cette compile est suffisamment évocateur de son contenu. On y retrouve donc les trois premiers 7 inches et 9 morceaux jamais édités à ce jour, interprétés par le line up originel. A l’époque, le combo de Detroit se consacrait déjà aux reprises de vieux titres de garage. Et en particulier ceux qui parvenaient à faire le lien entre le rythm n'blues sensuel de la Tamla Motown et la violence blanche et énergique du rock n'roll. Mais puisés au sein des années 50 et 60. Le plus souvent des morceaux totalement inconnus (NDR : probablement issus de leurs collections personnelles). Et ma foi, il faut reconnaître que c’est dans ce style que la bande à Rachel Nagy et Mary Ramirez –les deux membres fondatrices ont vécu toute l’aventure des Detroit Cobras depuis 1994– s’est toujours montrée la plus convaincante. L’opus est enrichi d’un booklet incluant le récit de leur genèse ainsi que les lyrics des 15 morceaux composant la plaque.

 

The Detroit Cobras

Tied & True

Écrit par

Le concept même des Detroit Cobras avait de quoi surprendre à la base : un groupe interprétant exclusivement des reprises obscures de rock & roll, de soul et de rhythm’ & blues. Mené par un duo féminin haut en couleurs qui a su imprimer une réelle personnalité à son répertoire, le projet séduit et remporte un succès certain.

Ce « Tied & True » se révèle pourtant moins percutant que de coutume ; la faute à un choix de morceaux un peu trop calmes ? Pourtant, si la Telecaster de Mary Ramirez s’avère un peu moins tranchante, l’ensemble manifeste un sens mélodique aigu et bénéficie toujours de la voix de Rachel Nagy. Basse, rauque et profonde, parfumée au Jack Daniels et aux Marlboro, c’est bien elle qui domine l’ensemble et contribue à la création d’ambiances feutrée et séduisantes.

De ces treize reprises fort bien ciselées, on retiendra entre autres « You’ll Never Change » aux réminiscences Chicago blues –les amateurs d’Otis Rush comprendront– un « Try Love » où Mary Ramirez nous offre des gimmicks que n’auraient pas renié Hank Marvin ou encore l’entraînant « Nothing But A Heartache ». On aurait sans doute aimé que ça décolle un peu plus, mais la finesse du travail est irréprochable.

The Detroit Cobras

Baby

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Toujours sous le charme de leur précédent "Seven Easy Pieces", nous nous empressions de découvrir le dernier disque des Cobras de Detroit. Sortis de l’ombre de la "Motor City" par l’entremise du surplus lumineux dégagé par les projecteurs braqués sur les White Stripes, les Detroit Cobras sont parvenus à sortir leur épingle du jeu. De publicités (Pampers, Coca-Cola) en concerts, le combo est parvenu à ressusciter les premières heures du rock’n’roll en se spécialisant dans l’art de la reprise. Hank Ballard, Steve Cropper, Bobby Womack ou encore Dan Penn figurent au rang des relectures proposées sur le nouveau bébé des Detroit Cobras. Souvent pointés du doigt comme une sorte de photocopieuse spécialisée dans la reproduction de covers obscures, les ‘five’ de la ‘Motor City’ méritent davantage de considération. Les écoutes jouissives engendrées par "Baby Let Me Hold Your Hand", "Everybody’s Going Wild" ou "Cha Cha Twist” en attestent. The Detroit Cobras met en lumière le patrimoine mondial du blues, de la soul et du rock. Ni plus ni moins. Emmenés par le timbre suave de cette tigresse de Rachel Nagy, les musiciens se démènent, s’acharnent et exhibent un héritage trop longtemps négligé, une mémoire collective menacée de désuétude. Régénérateurs d’une forme sécurisante, dénicheurs de titres historiques abandonnés dans une vieille manne de brocanteur, les Cobras se présentent finalement comme les meilleurs archéologues d’une histoire sans fin.

The Detroit Cobras

Seven Easy Pieces

Voilà un groupe dont la musique devrait réveiller les morts. Parce que non contents de surfer sur la vague garage de ces derniers mois, les Detroit Cobras ont décidé de ressusciter Janis Joplin et Jimi Hendrix, Robert Johnson et Aretha Franklin. Ces intégristes du manche ont en effet pour credo de ne jouer que des reprises qui datent au moins de trente ans. Dans un style blues-rock sexy et furibard, tout droit sorti des pires bouges de Detroit. Leur but : nous faire redécouvrir des perles oubliées du rock, du R&B, de la soul et du rock'n'roll ; mais surtout se fendre la poire à jammer entre potes un soir de guindaille, avec trois accords et un esprit aussi étroit que la braguette qu'on entend s'ouvrir au début de cet EP 7 titres (ils sont drôles, en plus). Sans doute que ces anachronismes vivants (deux filles, trois garçons) se foutent pas mal de savoir que depuis trois décennies, on a inventé plein de nouveaux courants musicaux, du hip hop à l'électro. Sans doute que toutes ces machines, c'est pas trop leur tasse de thé, qu'" on n'est pas des robots ", et bla bla bla. Toujours est-il qu'on est en 2003, et que ce truc érige la régression en " fuck attitude " super cool. A la limite, on aurait rien dit si ces branleurs de guitares jouaient leurs propres compos… Mais celles des autres ! D'accord, on y croise des gars des Black Crowes, d'Electric Six, des Oblivians. Ouais, ça déménage. OK, la chanteuse est trop bonne… Mais non, rien à faire : le 100 % rétro (et contrefaçon), c'est bon pour les frustrés, les puristes, les paresseux, les nostalgiques et les vieux cons. Chez Musiczine, on préfère aller de l'avant. Et referme cette braguette, vilaine fille ! ! !