Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

The Jezabels

Synthia

Écrit par

The Jezabels est une formation australienne, issue de Sydney très exactement, qui récolte un beau succès au pays des kangourous. Un quatuor partagé entre deux garçons et deux filles. Et « Synthia » constitue son troisième elpee. Hayley Mary en est la chanteuse ; et elle possède une superbe voix, susceptible d’évoquer tour à tour Kate Bush, Lene Lovitch ou Elizabeth Frazer. Et ses interventions sont régulièrement enrobées de superbes harmonies vocales. Souci, toutes les compos sont outrageusement dominées par les claviers. Et comme la production a été particulièrement raffinée et enrichie d’orchestrations, c’est à peine si on se rend compte qu’au sein du band, il y a de la batterie, de la basse, des percus et de la guitare. Un phénomène qui contamine la musique d’une foultitude de groupes et d’artistes contemporains. Et qui pour la circonstance la plonge dans un climat synthétique, ténébreux et mélancolique, mais un peu trop linéaire. Dommage, car les mélodies sont superbes, mais faute de relief instrumental, on parvient difficilement à différencier chaque morceau. Enfin, les lyrics sont engagés et défendent la condition féminine. Tout à l’honneur du band ! Qui a dû (provisoirement ?) stopper ses activités, car la faculté a détecté un cancer des ovaires chez Hayley Mary, la claviériste. On ne peut que lui souhaiter un prompt rétablissement.

 

The Jezabels

Présents de corps, absents d’esprit…

Le concert de ce quatuor australien, accordé à l'AB Club le 28 mars 2012, avait été une des belles surprises de cette année. Leur pop/rock mélodique et la voix exceptionnelle de la chanteuse, Hayley Mary, avaient impressionné l’auditoire. Aujourd'hui, le combo revient, un nouvel elpee sous le bras. Intitulé "The Brink", il est publié par notre label national PiaS et produit par Dan Grech-Marguerat, un producteur anglais qui a déjà travaillé pour Radiohead, Scissor Sisters, The Kooks ou encore Lana Del Rey. Tout est donc en place pour un set qui marque, sinon une consécration, à tout le moins, l'accession à un succès largement mérité.

Malheureusement, premier 'hic' : la salle de l'Orangerie n'est garnie qu'aux trois-quarts... Ca commence mal. Je ne sais si c'est pour cette raison, mais la prestation des quatre musiciens manquera dans son ensemble cruellement d'enthousiasme. Dès le premier titre, « The Brink », on se rend compte qu’Hayley Mary chante à la perfection, mais elle semble être absente des débats. Idem pour Heather Shannon au piano/synthé et Samuel Lockwood à la guitare. Seul Nik Kaloper, le batteur, semble se livrer à fond. 

Techniquement, rien à dire : le son, parfait, laisse une large place à la voix sublime de Hayley, dont le physique fait penser à Sharleen Spiteri (Texas), une voix qui se révèle aussi à l'aise dans les ambiances intimistes que lors des envolées épiques incantatoires. Une voix qui rappelle Kate Bush, Florence Welch et par moments même Sharon den Adel (surtout dans les aigus). Dominés par la guitare, très U2-esque, de Samuel Lockwood, les arrangements évoquent Coldplay, Crowded House, The Killers voire Arcade Fire.

La setlist est puisée au sein de "The Brink" et du premier album: "Prisoner". Des compos comme "Endless Summer", "A Little Piece" et "City Girl" sont bien accueillies par le public. Mais c'est "Hurt Me", paru en single en 2011, qui déclenche le plus de réactions. Le groupe clôture son set par "Dark Storm", probablement leur titre le plus abouti. L'intro à la guitare nous renvoie à The xx et l'ensemble est plus mélodique et mieux structuré. On constate ici un léger regain d'énergie sur les planches ; surtout lors du beau final hypnotique.

En rappel, l'atmosphère est tout d'abord recueillie, que traduit le paisible "Psychotherapy". Ensuite, Hayley Mary sort quelque peu de sa réserve et s'avance vers le devant de l’estrade pour remercier deux jeunes filles du premier rang qui, apparemment, ont suivi tous les concerts de la tournée. Elle leur dédie le dernier titre: "Easy To Love" et va jusqu'à leur faire la bise. Et là, les choses semblent se débloquer un peu. Portée par la rythmique quasi-tribale et les accords majestueux, Mary semble s'ouvrir quelque peu et le final du show est plus dynamique.

Dommage, on aurait aimé que cette ouverture soit présente dès le début. Au final, nous quittons la salle en éprouvant des sentiments mitigés. Encore un groupe qui se concentre de façon très appliquée, voire scolaire, sur la qualité de son jeu et oublie que le livrer en ‘live’ est un exercice qui implique également la communication. Communiquer son enthousiasme, c’est également le rôle dévolu à tous les membres du groupe. Entre eux. Et puis, au public. Une attitude d'autant plus étrange qu'au stand ‘merch’, les quatre musicos ont montré un tout autre visage, disponibles, souriants et plein d'entrain!  

Jézabel était Reine d'Israël ; pour The Jezabels, le moment n'est pas encore venu de monter sur le trône du succès planétaire. Mais ce n'est que partie remise ; le rendez-vous est pris pour un 3ème album, un hit mondial et une nouvelle tournée qui sera, espérons-le, triomphale!

En première partie, Abel Caine, un nouveau combo électro/pop belge, originaire de la région du Centre (La Louvière), a accordé une prestation encourageante. Bloc Party, Phoenix, Metronomy et Foster The People constituent certainement leurs sources d’inspiration. A suivre, dès lors…

Setlist The Jezabels

The Brink
Endless Summer
Long Highway
Time To Dance
Look Of Love
Hurt Me
Beat To Beat
City Girl
Mace Spray
A Little Piece
No Country
The End
Dark Storm

Encore:

Psychotherapy
Easy To Love

(Organisation Botanique)

The Jezabels

Prisoner

Écrit par

The Jezabels est une formation australienne, issue de Sydney très exactement. « Prisoner » constitue son tout premier album. Il fait suite à trois Eps publiés entre 2009 et 2010.

Cet opus est partagé entre deux plaques. La seconde nous propose trois extraits de leurs différents Eps, deux adaptations acoustiques  (« Endless summer », « City girl ») et quatre versions ‘live’, immortalisés au » Heaven » de Londres.

Mais l’essentiel nous vient de l’opus proprement dit. Découpé en 13 plages, il constitue une véritable claque. D’abord, il y a la voix de Haley Mary, sorte d’hybride entre Stevie Nicks et Florence Welch. Pas de bassiste, mais une claviériste/pianiste, dont les interventions peuvent nous plonger aussi bien dans une atmosphère ambient (« Reprise », le cinématique « Austerlitz »), spectrale (la ballade incantatoire « Peace of mind ») ou carrément gothique (l’orgue d’église en intro du titre maître), que suppléer à cette absence de basse. Et si les cordes de guitare peuvent se révéler épiques, U2esques (le final « Catch me », « City girl » davantage en staccato), il faut reconnaître qu’en général le climat qui règne tout au long de l’œuvre est ténébreux. Il se révèle même dramatique sur « Deep wide ocean », caractérisé par ses drums martiaux, et « Nobody nowhere », un hymne flamboyant au cours duquel le timbre de Haley s’élève dans la stratosphère, à la manière de Liz Fraser. Et paradoxalement, sur « Horsehead », elle emprunte celui de Dolores O’Riordan, lorsqu’elle n’embrasse pas les inflexions de Patti Smith. Ce qui n’empêche pas le quatuor de dispenser des compos plus contagieuses.  A l’instar du single « Endless summer » ou du plus soft rock « Long higway », un morceau de 6’.

Pour mettre en forme cet elpee, le band a non seulement fait appel à Latchan Mitchell, mais surtout à Peter Katis, notoire pour avoir bossé pour The Natinal, Interpol, Jonsi et The Swell Season. Un superbe album !

 

The Jezabels

The Jezabels: la surprise est belle!

Pâques est proche: les grandes ministres du culte débarquent ! Précédant de peu Florence + The Machine, qui s’y produira ce samedi, The Jezabels ont enflammé l'Ancienne Belgique. Et la voix puissante et divine de leur prêtresse, Hayley Mary, n’y est pas pour rien. Issu d'Australie (Sydney), ce quatuor est injustement méconnu dans nos contrées. Il pratique pourtant un pop/rock mélodique à tendance symphonique de toute bonne facture, évoquant tout à tour Coldplay, Florence + The Machine (évidemment !), The Killers et Arcade Fire.

Sur scène, la présence scénique de Hayley Mary est impressionnante. Physiquement, elle me fait un peu penser à Sharleen Spiteri (Texas) ; et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ‘dégage’! Outre Hayley, The Jezabels implique la belle Heather Shannon au piano et aux claviers, Nik Kaloper à la batterie et Samuel Lockwood à la guitare. Dans l'ensemble, leur prestation est sans faille. Le son, parfait, laisse une large place à la sublime voix de Hayley, qui se révèle aussi à l'aise dans les ambiances intimistes que lors des envolées épiques incantatoires.

La grande majorité de la setlist est puisée au sein de leur premier opus: "Prisoner", paru en octobre dernier. Des compos comme "Endless Summer", le premier single, "A Little Piece", "City Girl" et surtout "Try Colours" sont très bien accueillies par le public ; mais ce sont deux plus anciens titres: "Easy To Love" et "Hurt" qui déclenchent le plus de réactions. Le groupe clôture son set par "Hurt Me", une chanson balisée par les superbes accords des ivoires qui se déroulent jusqu'au final hypnotique.

En rappel, Hayley nous confie que ce concert est le dernier de leur tournée européenne, une bonne raison de tout donner au cours des deux derniers morceaux ; et en particulier lors du très doux "She's So Hard", et enfin, le jouissif "Dark Storm", que vous pouvez découvrir en vidéo ici .

La prestation divine du combo augure peut-être la plus belle surprise musicale venue d'Australie, depuis bien longtemps!

(Organisation AB)