Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Troy Von Balthazar

… is with the Demon

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Troy Von Balthazar est un personnage énigmatique. Malgré le succès récolté par Chokebore, il a décidé de se lancer dans une carrière solo. En 2009, le combo s’était quand même reformé pour accorder quelques concerts ; et puis il avait publié un Ep l’an dernier, « Falls Best ». L’Hawaïen vient cependant de graver son troisième essai en solitaire, « … is with the Demon ». Un disque bien dans la lignée des deux elpees précédents. C’est-à-dire sombre, torturé, mélancolique, et probablement capable de refroidir le caractère du plus coriace des Inuits.

Sa voix est bouleversante d’intensité. Pensez à Mark Linous ou Elliott Smith (NDR : ils ne sont d’ailleurs plus de ce monde). Quelques accords de piano, des boîtes à rythmes bancales et des cordes de guitare faméliques soutiennent ce chant dont l’hypersensibilité est susceptible de briser votre cœur. L’émotion est à fleur de peau. Et la mélodie entretient parfaitement ce climat chargé de spleen. De parfaits exemples ? « Tiger vs. Pigeon » ou « Tropical ». Troy Von Balthazar s’enfonce dans le monde des ténèbres ; et soyez prudents, il pourrait bien vous y entraîner, sans même que vous le remarquiez…

 

Troy Von Balthazar

Knights of Something

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A chacune de ses sorties, on attend de Troy Von Balthazar qu’il nous administre une nouvelle décharge émotionnelle à l’aide de compos ultrasensibles et à fleur de peau… Premier elpee solo du leader de Chokebore depuis 2012, « Knight of Something » adopte une perspective semblable, regorgeant de morceaux aussi mélodiques qu’écorchés. Exploitant une instrumentation ascétique partagée entre cordes de guitares saturées (« Surfer ») ou acoustiques (« Empire of My Hate »), quelques notes de piano (« Smarter ») ou claviers déviants (« Astrid »), l’Hawaïen parvient à torcher des mélodies délicates et sombres au sein desquelles vient se lover sa voix unique, parfaitement taillée pour vous refiler cette mélancolie ‘lo-fi’, véritable et inimitable signature. Enregistré entre Berlin et le Sud de la France, ce 4ème opus solo ne devrait donc pas décevoir les mélomanes adeptes du sad-folk !

           

Troy Von Balthazar

De plus en plus minimaliste…

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Abonné aux concerts du Botanique (NDR : comme artiste !), Troy Von Balthazar y revenait pour défendre son troisième album sorti voici quelques mois, un opus intitulé « …is with the Demon ». Pour la circonstance, l’organisateur lui avait réservé le Witloof Bar. Faut dire que ce soir, il va nous dispenser un concert intimiste. Une salle qui correspond plutôt bien au style proposé par l’Hawaïen.

Le sous-sol est correctement garni. Comme d’hab’, seules les personnes placées à l’avant pourront profiter de l’intégralité du spectacle. Les autres devront risquer le torticolis, en allongeant le cou pour contourner les obstacles visuels, c’est-à-dire les colonnes massives qui soutiennent le plafond. Pas de supporting act. TVB débarque vers 20h15. Sur la scène trône deux amplis, une guitare électrique, une acoustique et deux claviers. Et c’est à peu près tout. Au fil du set, la musique de l’ex-leader de Chokebore devient de plus en plus minimaliste. Difficile d’épurer davantage son expression sonore (NDR : la prochaine fois, il se produira peut-être a cappella).

Troy interprète ses premiers morceaux à l’aide de sa fender telecaster. En superposant les boucles de guitare, il parvient à reconstituer les morceaux piochés au sein de ses trois elpees solos. Dont « Strong Real Love », « My diamond Brain » ou encore « Tropical » et « Purple Gold Eye ». Mais en se servant uniquement de ses pédales et de sa voix, il parvient à nous faire vibrer. Après chaque morceau –ou presque– il remercie le public et n’hésite pas à ironiser sur le spleen véhiculé par ses chansons. Après une bonne demi-heure de prestation, il allume une lampe de chevet posée sur son ampli, s’installe sur une chaise et empoigne sa guitare acoustique. Une partition ‘unplugged’ qui va durer une dizaine de minutes. Il n’oublie cependant pas, à l’instar du set accordé à la Rotonde, en 2011, de reprendre « The Tiger », en s’appuyant uniquement sur un magnétophone et des coquillages, coquillages dont il se sert comme des percussions. Et en fin de parcours, il injecte un zeste d’énergie à quelques morceaux, dont l’inévitable « Santiago ».

Il vide les lieux vers 21h15, pour y revenir quelques secondes plus tard. Après deux derniers titres, TVB remercie une ultime fois l’auditoire et l’invite à tailler une bavette avec lui, à l’issue du concert, car il ne connaît personne à Bruxelles.

Quoique mélancolique et intimiste, la musique de Troy Van Balthazar est chaleureuse. Paradoxe que lui seul parvient à entretenir...

(Organisation Botanique)

Troy Von Balthazar

Faire le maximum en se servant du minimum…

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Après s’être accordé quelques mois de repos, Troy Von Balthazar était de retour à la Rotonde du Botanique, ce jeudi 24 Mars. Etonnant ! Il n’y a pas grand-monde pour assister à son concert. A contrario de ses dernières tournées, il ne s’est pas déplacé, flanqué d’un backing band ou en compagnie de son ex-groupe Chokebore, mais en solitaire. Ses compagnons de scène ? Sa guitare et ses pédales. 

En début de set, l’Hawaïen avoue être quelque peu angoissé avant de commencer son récital. Et pour cause, il a très peu joué depuis un bon bout de temps. Mais dès le début du spectacle, il entre carrément en transe. Ce qui nous change des dernières prestations accomplies chez nous.

Troy enchaîne morceaux issus de son premier opus, (« TVB LP »), de son dernier (« How To Live On Nothing ») et nouvelles compos. En solo, les versions prennent une autre dimension, plus cool, mais tout à fait bouleversante. Très habile, l’Américain prend un plaisir évident à superposer ses boucles de guitare ou de clavier.

Après une demi-heure de concert, l’artiste semble définitivement à l’aise et décide de s’asseoir, pour écouter une de ses chansons, à l’instar d’un mélomane lambda. Toujours sur son siège, Troy déguste ce qui pourrait bien être du whisky, tout en dévorant la Bible… Au cours de son set, il se permet d’interrompre l’interprétation d’un ancien morceau. Ce qui n’a pas trop l’heur de plaire au public qui apparemment, appréciait la compo. Mais c’est pour s’installer sur un cube afin de chanter « The Tigers », en s’accompagnant d’une radio portable et de coquillages, en guise de percussions. Sa voix, constitue un atout de premier choix, il faut le reconnaître. Mais également, son art à torcher de superbes mélodies.

Si Troy Van Balthazar est un des plus grands songwriters contemporains, c’est également un fameux showman. Et ce soir, il l’a démontré, en se servant du minimum syndical…

(Organisation Botanique)

 

Troy Von Balthazar

How To Live On Nothing

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Le deuxième album de Troy Von Balthazar était fort attendu par tous les adeptes de son univers intimiste. Et puis par celles est ceux qui ont suivi son parcours tout au long de ces cinq dernières années ; en particulier lors de sa pérégrination européenne (l’Hawaïen confesse se sentir bien sur le Vieux Continent, où les tournées sont peut-être plus humaines et moins éprouvantes qu’aux États-Unis). Ces derniers se sont sans doute autant réjouis de la sortie de son nouveau disque solo que du retour de son groupe Chokebore, en compagnie duquel il a tourné tout l’été. Et pas en vain. Troy Von Balthazar n’aurait pas pu choisir un titre plus évocateur pour résumer sa vie d’artiste nomade, une humanité dans toute sa modeste condition, ses futiles joies et, parfois, son profond désespoir. L’homme est sa musique et il est prêt à conquérir également les néophytes.

Le danger d’un tel album aurait été pour monsieur Von Balthazar de devenir le cliché de lui-même ; heureusement, si ses mimiques scéniques réchauffées étaient les prémices dangereuses d’une formule éculée, « How To Live On Nothing » nous envoûte d’une nouvelle fraîcheur et préserve l’intégrité de l’auteur sans tomber dans le stéréotype du songwriter un brin cinglé, désabusé et plaintif.

Certes, on retrouve avec réjouissance la boîte à rythmes lo-fi et l’oversampling qui offre un son analogue sur scène ; la douce Adeline Fargier, pour la French Touch (ou pour rappeler que toute sa production, si réalisée à Los Angeles, est éditée en France où il connaît principalement son succès, même s’il est pour l’instant installé à Berlin).

L’album ouvre par les rugissements d’un félin : annoncent-t-ils la tonalité générale basée sur le titre « The Tigers », vilains fantômes, phobies et remords qu’il souhaite exorciser ou dénotent-ils un monde apparemment enfantin truqué de boîte à musique et de paroles faussement naïves ? « CATT » prend le relais. Un morceau fantomatique, tel son clip en pâte à modeler légèrement glauque, où apparaît déjà la voix spectrale d’Adeline. Le joli duo se retrouve également sur « Communicate » et l’irrésistible « Dots and Hearts », dont la vidéo tournée dans les rues berlinoises évoque légèreté et insouciance.

Certains titres plus conceptuels (« In Limited Light ») suggèrent leurs homologues du premier album (« Numbers »). Moins présent sur l’elpee précédent, le son ‘chokeborien’ refait circonstanciellement surface (« Happiness and Joy », « Mt Balthazar », « Santiago », influence de leurs retrouvailles ?) ainsi qu’une sonorité des années 1970 (« Mt Balthazar »), sans doute suscitée par le vieil orgue électrique absent auparavant. La délicieuse corrélation entre sa musique et celle de Sparklehorse (« Communicate ») est déconcertante ; mais elle est plus que surprenante, surtout lorsqu’on apprend que Troy n’a jamais écouté le moindre disque de Mark Linkous.

Les mots se condensent en métaphores surréalistes lourdes de sens et résonnent tels des regrets, désolations et confessions. Ils permettent, par leurs images subtiles, d’aborder de sombres thèmes (l’alcoolisme, le manque d’amour, l’avidité, la ‘carrière’ au sein de Chokebore qui n’a jamais complètement décollé) ; pourtant, Troy est quelqu’un d’élégamment simple, dont la vie d’itinérant moderne ne semble être pour lui qu’une succession de bons et de mauvais moments. Les quatorze tracks terminent sur un générique de fin, en mode choral rêveur et confortant.

« How To Live On Nothing » exprime la confirmation des choix de vie de l’artiste, qu’il avait douloureusement remis en question, ces dernières années. Cet album expiatoire révèle un tourment latent étouffé par une lumineuse candeur sur toile de bonheur ‘delermien,’ et a déjà été considéré comme meilleur que son précédent ; un univers dont les connaisseurs continueront à se délecter, ce qui prouve que Troy a pris la bonne décision.