Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Vic Chesnutt

Vic Chesnutt s’est éteint ce 25 décembre…

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Le chanteur/guitariste américain Vic Chesnutt s’est éteint ce 25 décembre. Né le 12 novembre 1964, à Jacksonville (NDR : c’est en Floride !), il est donc décédé à l’âge de 45 ans. Il était devenu paraplégique depuis ses 18 printemps. La cause ? Les suites d’un accident de la route, après une soirée un peu trop arrosée. Au cours des dernières semaines, il aurait ingurgité une surdose de décontractants musculaires. Et était tombé dans le coma. Il avait trouvé un exutoire à travers la musique et la peinture. Et son plus grand admirateur n’était autre que Michael Stipe, le chanteur de REM. Ce dernier lui avait même permis d’enregistrer ses deux premiers elpees, « Little », puis « West of Rome ». Responsable d’une quinzaine d’albums, son dernier « Skitter On Take-Off », venait juste de sortir.

En 1996, de nombreux groupes ou artistes, dont Cracker, Garbage, Smashing Pumpkins, Madonna, Mary Margaret O'Hara, R.E.M., Sparklehorse et Live, lui avaient consacré un opus de reprises, une compilation intitulée « Sweet Relief II : Gravity of the Situation », enregistrée au profit des musiciens malades sans couverture sociale (NDR : le Sweet Relief Fund). Faut dire que les frais médicaux supportés par Vic, notamment pour subir une kyrielle d’opérations, avaient pris des proportions excessives. Devenu culte, mais considéré comme alternatif, Vic avait pourtant collaboré avec une multitude d’artistes, dont Lambchop, Elf Power, le guitariste de jazz Bill Frisell ou encore The Silver Mt. Zion. Il était aussi à l’aise dans l’univers acoustique qu’électrique. Et se produisait sur scène, en voiturette. Le plus souvent accompagné de la crème des musiciens underground. Caractéristique constante : son timbre de voix gémissant, bouleversant, épanchant des lyrics empreints de douleur, de mélancolie et d’humour noir…

Vic Chesnutt

Dark developments

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Malgré son handicap (NDR : il est paraplégique), Vic Chesnutt peut définitivement être qualifié d’hyper productif. Moins d’un an après avoir sorti un splendide « North Star Deserter » et accordé un concert remarquable au club de l’AB, il nous propose un excellent opus baptisé « Dark Developments ».

Une chose est sûre ; l’artiste sait toujours s’entourer. Sur son précédent elpee, il avait reçu le concours de Guy Picciotto (Fugazi), Geneviève Heistek (Hangedup) et Silver Mt. Zion. Pour concocter ce nouveau cd, il a invité des citoyens d’Athens (Géorgie-USA). En l’occurrence ceux de la formation Elf Power. Un groupe issu du collectif Elephant 6, au sein duquel on retrouve, entre autres, Of Montreal et Apples In Stereo.

Une fois de plus, Vic Chesnutt nous propose de l’accompagner pour accomplir une longue balade, émaillée de surprises. « Mistery » ouvre l’opus. Une plage tout à fait conforme au folk ténébreux pratiqué par notre songwriter. Mais très vite, les événements se précipitent. « Little fucker » nous conduit, dans une décapotable, sur la route 66. Les riffs psychédéliques entretiennent ce dépaysement. Enthousiastes, on se met instinctivement à taper du pied. « And how » est cependant la plus belle réussite de cet elpee. On est ici précipité dans l’univers US reedien. Et plus particulièrement de la grande époque « Berlin ». Trois minutes de pur bonheur. Que les fans de Neil Young devraient également apprécier. « Teddy Bear » recèle également son lot de découvertes. Ce morceau démarre sur un tempo reggae, avant de s’électrifier et de s’achever sur une touche dub. Sans pour autant se départir d’une richesse émotionnelle à fleur de peau. Vic prend toujours un soin particulier à soigner les lyrics de ses compos. Teintée d’humour, « Bilocating Dog » en est la plus belle illustration ; une chanson que Vic chante d’un ton grave, au beau milieu des chœurs.

« Dark developments » est un petit chef-d’œuvre. Mais pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur, il est nécessaire de s’armer de patience. De l’écouter d’une oreille avertie et attentive. Les changements d’intonation et de rythmique ainsi que les variations de chœurs sont susceptibles de déconcerter. Mais les mélomanes qui auront fait le pas ou tout simplement les aficionados de Vic Chesnutt seront récompensés. Et comme votre serviteur, ils n’hésiteront pas à hisser cet elpee comme une des plus belles réussites de la cuvée 2008.

 

Vic Chesnutt

North star deserter

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Dépressifs, ne plus s’abstenir ! Le feu ne scintillait plus. Il était presque éteint. Mais il couvait. Et puis soudain, une étincelle a ravivé la flamme. Il est à nouveau intense. Les superlatifs ne manqueront certainement pas pour décrire ce « North Star Deserter », qui figurera à coup sûr dans mon top 20 de 2007. Après avoir édité de pures merveilles au beau milieu des années 90, comme « Drunk » ou « Is the actor happy ? », Vic Chesnutt était retombé dans un relatif anonymat. Non pas que notre Ricain (originaire de Floride) n’écrivait plus de bonnes chansons, mais ces longues ballades folk aux textes désenchantés, qu’il interprétait d’un timbre gémissant, coincé entre Paul Simon et Léonard Cohen, avaient fini par lasser.

Et je dois avouer qu’après avoir écouté le morceau d’ouverture, « Warm », j’ai craint le pire. A contrario de son titre, il n’est guère enflammé. Et dans cet esprit, je me suis dit que chroniquer un tel opus, un dimanche après-midi de novembre, alors que le temps est gris, cafardeux, et la pluie vient se plaquer contre les carreaux de ma chambre, n’était pas vraiment une bonne idée. Et qu’il était peut-être préférable de changer d’activité. Heureusement, « Glossalia » a commencé à réchauffer l’atmosphère. Et le son de monter en puissance. Il est d’ailleurs conseillé de bien régler le volume, pour éviter toute surcharge. Transcendé, Vic Chesnutt est déjà au sommet de son art. Renversées les anciennes barrières, chassés les anciens démons, il nous entraîne dans son univers flamboyant. « Everything I say » est un véritable bijou sculpté par les riffs fulgurants de Guy Picciotto. Mais la voix bouleversante de Chesnutt transite par la douceur, avant la montée d’une nouvelle décharge d’adrénaline. « You’re never alone » embrasse une insouciance inhabituelle ; des chœurs empreints d’optimisme, viennent d’ailleurs conforter cette impression. Cette ballade folk en deviendrait presque joyeuse (un paradoxe lorsqu’on connaît l’univers très caractéristique de Vic Chesnutt !) Deux autres perles enrichissent cet opus. Tout d’abord le contagieux « Splendid ». Ce titre continue d’ailleurs à me trotter en tête. On ne se rend même pas compte de la durée de cette plage (plus de 8 minutes). Pour la circonstance, la construction a été inversée. Plutôt électrique au départ, elle s’achève par un atterrissage en douceur. « Debriefing » ensuite. Un morceau dont le contraste entre marasme mélancolique et véritables déflagrations positives s’avèrent totalement déconcertant. Cet album est vraiment incontournable…

Pour enregistrer cet elpee, Chesnutt a reçu la collaboration d’une pléiade d’artistes notoires. Et elle a porté pleinement ses fruits. Ce qui explique sans doute pourquoi il est d’aussi bonne facture. C’était peut-être ce qui manquait sur les précédents albums ? Guy Picciotto (Fugazi), Geneviève Heistek (Hangedup) et Silver Mt. Zion ne sont pas nés de la dernière pluie. Et réunir autant de talents sur un seul disque est déjà une performance en soi. Des artistes dont l’omniprésence à permis de transcender la plupart des titres. La petite centaine de spectateurs présents au club de l’AB, lors du passage de toute cette troupe, fin novembre 2007, ont d’ailleurs pu retrouver le rayonnement du personnage central, pourtant paraplégique. Sur scène, comme sur ce CD, à aucun moment les remarquables collaborateurs ne lui volent la vedette. Ils viennent simplement magnifier la plupart des titres. Le mettre sur le velours. Là où on ne les attend souvent pas. Ils le portent à bout de bras. Sur un nuage.

Onzième essai, « North star deserter » devrait remettre Vic sur les rails et reconquérir les faveurs des critiques. C’est tout le mal qu’on lui souhaite…

Vic Chesnutt

Silver lake

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Vic Chesnutt ne sera probablement jamais célèbre, mais ses chansons ont au moins le mérite de toucher les vérités qui se cachent au plus profond de nous même. " Silver lake " constitue déjà son 11ème album. Un disque qui a bénéficié du concours de Mark Howard (NDR : le protégé de Daniel Lanois) et de Lucinda Williams, à la production. C'est d'ailleurs ici que le bât blesse, car a contrario de ses opus précédents, les arrangements et les orchestrations ont tendance à envahir l'espace sonore. Une impression accentuée par la profusion d'instruments impliqués dans la solution sonore. Et c'est tout particulièrement le cas sur " Zippy Morocco " et " Wren's nest ", deux chansons qui expurgées de leurs fioritures, auraient pu atteindre une autre dimension. Un peu comme sur son formidable elpee, " The saleman and Bernadette ". Ce qui ne veut pas dire que le reste de l'œuvre souffre du même syndrome avec la même intensité. Mais il faut reconnaître que ce sont ses chansons les plus épurées qui ont le meilleur impact. Et je pense tout particulièrement au tentaculaire et confessionnel " I'm through ". A la ballade dylanesque " Styrofoam " ; ou encore au romantique " In my way, yes ", dont les harmonies vocales sont aussi soignées que chez Crosby Stills & Nash. L'électricité n'a cependant pas été négligée. Heureusement, elle est dispensée à bon escient. A l'instar des crazyhorsiens " 2nd floor " (NDR : une composition inspirée d'un poème chinois du 5ème siècle) et du contagieux " Stay inside ". L'opus recèle, cependant, encore quelques bonnes surprises. A l'instar de l'hommage à Brian Wilson " Fa-la-la ", un fragment qui non content d'emprunter l'intro du " Boys don't cry " de Cure, épingle une rickenbacker à 12 cordes. Du filmique " Sultan, so mighty ", au cours duquel Vic emprunte un timbre falsetto pour raconter l'histoire d'un eunuque. Piano électrique, cuivres, tempo lent et chœurs féminins limpides nous replongent au sein d'un univers fort proche de Robert Wyatt. Ou encore de " Band camp ", qui confirme que Chesnutt mérite bien le titre de Bob Dylan des temps modernes. D'autant plus que les lyrics sont toujours aussi brillants. Vic s'inspire aussi bien de musiciens, d'écrivains que de romanciers pour narrer des contes peuplés d'hommes et de femmes qui souffrent ; des êtres humains trop souvent blessés, tristes, ignorés ou abandonnés à leur triste sort. Des textes quelque part autobiographiques, lorsqu'on sait qu'il est paraplégique depuis qu'il a été victime d'un accident de la circulation. Mais il a le bon goût de laisser une grande place à l'espoir ; et puis s'exprime, le plus souvent avec une bonne dose d'humour. Le monde du rock et de la pop a besoin de lui pour chercher la vérité, la grâce et la farce qui régissent notre monde…

Vic Chesnutt

The salesman & Bernadette

Vic Chesnutt en est déjà à son sixième album. Un exercice qu’il a réalisé en compagnie de toute une flopée de collaborateurs, et notamment ceux de Lambchop. Avec pour résultat des compositions qui naviguent en eaux country/folk paresseuses, parfois éthérées, légèrement teintées de rock, mais surtout empreintes de mélancolie. Etonnant, lorsqu’on sait que depuis trois albums, sa musique s’était considérablement électrifiée. Bref, retour à la case départ avec ce " The salesman & Bernadette ", où Vic raconte ses histoires douloureuses, souvent chavirées par l’alcool, qui évoluent dans un périmètre d’angoisses, de colère et de dégoût ; des chansons, qu’il interprète d’une voix gémissante, maladive, brisée par l’émotion. Trois titres, cependant, montrent un visage moins pessimiste. Tout d’abord, l’allègrement cuivré " Until the led ", " Mysterious tunnel ", corrodé de claviers dylanesques circa Band, et enfin le final " Old hotel ", sorte de rencontre improbable entre Johnny Cash et Labradford. Pourtant, le meilleur titre à nos yeux reste " Woodrow Wilson ", beau et déchirant à la fois, comme s’il avait réalisé la fusion parfaite entre les Aints d’Ed Kuepper et le Red House Painters…

 

Vic Chesnutt

About to choke

Tout comme JJ Cale, Vic Chesnutt aime les atmosphères minimalistes et paresseuses. Un univers fait d'angoisses, de colères et de dégoûts qui n'appartient qu'à lui-même. Il déclare d'ailleurs au verso du booklet de son nouvel opus: " Une part de cet album est un peu obsédée par les prémisses de la mort, dont la vie se nourrit... " Confessions d'un homme brisé et déprimé, décidé à tourner la page de sa pénible existence. Surtout depuis qu'il est devenu paraplégique. A l'issue d'un accident de voiture, alors qu'il était sous l'influence de l'alcool... Si ses lyrics évoluent constamment autour des mêmes obsessions, des mêmes cauchemars, des mêmes tourments, sa musique tissée dans un enchevêtrement de cordes acoustiques, parfois électrifiées avec virulence et intensité, manifeste une plus grande précision et une plus grande clarté dans l'interprétation. La présence de Bob Mould (Hüsker Dü, Sugar), au mixing y est sans doute pour quelque chose. Mais aussi la maturité acquise par cet artiste qui en est aujourd'hui à son quatrième elpee. Il s'autorise d'ailleurs une incursion dans le pseudo-jazz ‘neworleanesque’ et une autre dans le garage ‘sparklehorsien’, où il y déforme sa voix. Une voix dont le timbre frêle, nasillard, râpeux épanche ses mots grinçants, empreints de sinistrose, d'humour et de douleur...

 

Vic Chesnutt

Is the Actor Happy

Est-ce que l'acteur est heureux?  Peu probable lorsqu'on sait que ce Géorgien est paraplégique depuis l'âge de 23 ans. Suite à un accident de voiture. Ce qui ne veut pas dire qu'il soit devenu neurasthénique. Simplement, il puise aujourd'hui sa muse à travers une vision singulière, mordante, réaliste et même humoristique du monde contemporain, visions nées de ce coup du sort. Si sur ses trois albums précédents, ses chansons adoptaient un profil essentiellement acoustique, pour "Is the actor happy?" il a injecté davantage d'électricité. Vivifiante, à l'intensité blanche, presque ‘remesque’, comme sur les remarquables "Strange Language" et "Free of Hope". Le tout enrobé d'arrangements semi-acoustiques chauds, subtils et séduisants. Des chansons qu'il interprète un peu à la manière d'un conteur, d'une voix grave, gémissante, étranglée par l'émotion. Epatant!

 

Vic Chesnutt

Drunk

Victime d'un grave accident de voiture à l'âge de 23 ans, Vic Chesnutt s'est retrouvé hémiplégique et partiellement paralysé d'un bras. Il a donc réappris à jouer de la guitare. Et à force de volonté s'est remis à composer. Pourtant, il a fallu que Michael Stipe (REM) le pousse à entrer en studio. Ce qui explique pourquoi Vic n'en est qu'à son deuxième album. Il reconnaît pour principal défaut, son penchant pour la divine bouteille. Mais c'est en état d'ébriété qu'il parvient à sortir le meilleur de lui même tout en exorcisant, à travers ses lyrics, sa déprime, son amertume. Comme sur ce "Drunk" où il alterne compositions country folk sirotées dans la plus pure tradition américaine et morceaux plus intenses, plus rock, plus électriques, imbibés de la conscience de Billy Bragg ou de Randy Newman...