New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Bernard Dagnies

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mardi, 31 octobre 1995 01:00

Deux versions des mêmes chansons

Voici deux ans, lors d'une première rencontre, cet ex Saints s'était montré peu loquace, passant le plus clair de son temps à boycotter les questions qui lui étaient posées. De retour en Belgique pour une nouvelle tournée des petits clubs, mais en solo, Edmund était particulièrement surpris de nous revoir. Et peut-être également touché. Une insistance qui a sans doute enfin permis de lever une partie du voile qui recouvre l'histoire de ce chanteur, compositeur, interprète que guitariste aussi talentueux et prolifique...

Ton dernier album, "Character Assasination" est double, mais se limite sur le deuxième disque à une adaptation acoustique du premier. Une raison?

En fait, au départ, il ne devait y avoir qu'un seul disque enregistré en compagnie de mon groupe, mais comme je n'étais pas satisfait du résultat, je suis retourné en studio pour en réaliser une nouvelle mouture, avec pour seul accompagnement la guitare sèche. J'ai à la fois voulu revenir à une écriture plus basique et démontrer que j'étais capable d'aborder mes compositions sous des angles différents. Ce qui explique pourquoi j'ai réalisé ces deux exercices de style.

Pour chacune des versions, tu as choisi un titre différent: "Character assassination" et "Death of the howdy doody brigade" Une raison? Et que signifient ces deux titres plutôt curieux?

Les deux titres sont très liés, mais recèlent différentes significations. "Character assasination" exprime une face cachée et symbolique de mon caractère dans la musique. Je m'efforce constamment de détruire mon passé, mes expériences antérieures pour pouvoir me ressourcer entièrement. C'est un "leitmotiv". "Death to the howdy doody brigade" exprime sans doute le sentiment que j'ai éprouvé après avoir enregistré la première version du disque. A moins qu'il ne reflète le sort des Aints lorsque je les ai liquidés...

Sur ces disques, tu interprètes un classique de Johnny Cash, "Ring of fire", une chanson qui a déjà été reprise par un nombre incalculable d'artistes. Il existe même un spot publicitaire qui s'en est inspiré pour vanter les mérites de jeans. Que représente pour toi ce mythique folk singer?

Je n'ai pas repris cette chanson par admiration pour Johnny Cash, mais simplement parce que j'aime cette chanson depuis ma plus tendre enfance. Et puis, je souhaitais en réaliser une version très personnelle. C'est vrai qu'il en existe de multiples. La dernière que j'ai entendue appartient à Dick Dale. Elle m'a particulièrement amusé. Mais j'ignorais que ce titre avait servi de bande sonore pour une pub. Je n'ai jamais vu ce spot passer à la TV australienne.

As-tu le sentiment d'être sous-estimé? Ne penses-tu pas qu'une signature chez un major pourrait t'ouvrir les portes du succès?

Je pense recueillir un certain succès. Mais je ne désire pas supporter une quelconque pression sous prétexte d'acquérir une plus grande notoriété. Je n'ai pas à me plaindre de ma situation actuelle. Ce que je récolte me paraît justifié et pas davantage. Relever d'un label major soulève d'autres problèmes. Et pas nécessairement faciles à résoudre. Trop de monde pense que signer sur une major permet de vivre pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je ne partage pas ces idées préconçues. Pourtant, si la proposition était intéressante, je ne dis pas que je la refuserais. Mais, jusqu'à ce jour, aucune ne m'a semblé suffisamment solide pour être étudiée. Personnellement, j'estime essentiel de préserver mon intégrité artistique. Conserver le contrôle de ma création. Enregistrer des disques lorsque j'en éprouve le désir. Des conditions difficilement admissibles pour un label major.

Oui, mais justement, un label indépendant doit avoir les reins solides pour voir défiler une telle prolifération de disques. Est-ce que ce système est viable, surtout lorsque les ventes ne suivent pas?

Sur un label major, un artiste a droit à approximativement un album tout les deux ans. Or, j'estime que le rythme d'une sortie annuelle constitue le minimum pour rester dans le coup. La période qui sépare les enregistrements s'allonge exagérément à cause de la campagne de promotion, campagne dont il est indispensable d'amortir le coût, souvent beaucoup plus élevé que le prix de revient du disque lui même. Au cours des sixties, les artistes de rythm 'n blues, de blues, et de rock 'n roll gravaient un vinyle tout les deux mois. Ils se remettaient constamment en question, travaillaient sur leurs nouveaux projets à peine la matrice mise en boîte. Ils pensaient à se renouveler constamment. Evidemment, je concède que la sortie trop rapide d'un nouvel opus s'effectue au détriment du précédent, surtout lorsque le laps de temps qui les sépare est très réduit. Mais dans ma perspective artistique, dès que mes chansons sont terminées, reproduites sur bandes et suffisamment solides à mon goût, je n'attends qu'une seule chose: la graver sur un album.

Considères-tu ta musique comme une religion?

Ma musique n'est pas une religion, mais elle polarise une grande partie de mon existence. Et même davantage. Je suis totalement hanté par la musique. Et en même temps, il existe une déchirure entre cette obsession et la partie de ma vie qui me comble. Cette déchirure peut également expliquer le titre de mon album. Mais lorsque tu es totalement obsédé par la musique, tu cherches à te protéger, à t'isoler du monde, à te couper des autres. J'en suis conscient, mais j'essaie de me remettre en question, de prendre du recul par rapport à cette passion. J'y ai tellement consacré de temps qu'elle y a pris une place très importante dans ma vie.

Est-ce la raison pour laquelle on te qualifie de taciturne?

Ah bon? Je n'avais jamais entendu cette réflexion à mon sujet.

L'inspiration te vient en tournée ou à la maison?

Rarement en tournée. Nonante pour cent de mes chansons sont écrites chez moi. J'ai besoin d'une concentration optimale pour les concevoir. Mais les voyages peuvent être également une source d'inspiration.

Pourquoi tes lyrics sont-ils obliques? Y réserves-tu une place pour ton sens de l'humour?

La perspective de mon écriture est très personnelle. Je rédige essentiellement à la troisième personne. Ce qui explique sans doute pourquoi mes textes sont obliques. Mon sens de l'humour. Il s'exerce à travers les mots à double sens...

Es-tu un guitariste pyrotechnique?

Non, pas du tout. Disons qu'en compagnie des Aints, je suis parvenu à libérer une certaine intensité électrique. Mais cette technique est plutôt réservée aux groupes de metal yankee. Je préfère la guitare acoustique. Elle offre davantage de versatilité. J'écris d'ailleurs la plupart de mes compositions à l'aide de la guitare sèche. Même si sur scène, j'aime en amplifier le son (rires)...

N'est-ce pas un handicap de toujours changer de musiciens?

Mon but est d'atteindre un résultat chaque fois différent. Que ce soit en studio ou live. Au cours des quatre à cinq dernières années, je n'ai jamais tourné deux fois avec la même formation. C'est vrai que parfois certains musiciens sont interchangeables. Ou que d'autre me côtoient plus régulièrement comme la flûtiste ou le drummer Mark Dawson. Mais je n'ai aucune exclusive dans ce domaine...

 

(Version originale de l'interview parue dans le n° 37 - octobre 95 - de Mofo)

 

jeudi, 01 novembre 2007 11:33

Faudra faire avec Tetard

"Faudra faire avec", le troisième opus de Tetard a bénéficié de la complicité de Robin et Gaëtan de Louise Attaque ainsi que de Franck Redlich aux manettes. Il est déjà dans les bacs. David Tetard se produira le 10 novembre à la Posterie de Courcelles.

Tracklisting

1)  Faudra faire avec

2)  La Tête la première

3)  On verra bien demain

4)  Le Silence et la pause

5)  Suivant le vent

6)  De l'air de rien

7)  Slide song

8)  Ca m'aurait plu

9)  Ton grain de beauté

10)  Shime's song

11)  Le Mois de janvier

12)  Peu de choses

13)  Passer pour un con

14)  Sad song

 

Pour plus d’infos : http://tetard.uing.net

 

 

jeudi, 01 novembre 2007 11:33

Le système Seal

Après quatre années d’absence, Seal sortira un nouvel opus. Intitulé « System », il paraîtra le 9 novembre et recèle davantage de titres dance. En outre, il contient surtout un duo échangé en compagnie de sa femme, Heidi Klum, sur « Wedding Day ».

Tracklisting

1) If it’s in my mind, it’on my face

2) Amazing

3) Just like before

4) Loaded

5) Wedding day

6) System

7) Dumb

8) The right life

9) Rolling

10) Immaculate

11) Amazing

 

Pour plus d’infos : http://www.seal.com

 

 

 

 

jeudi, 01 novembre 2007 11:33

Led Zeppelin carbure au double…

Le 9 novembre, paraîtra « Mothership », une double compilation de 24 titres, consacrée à la carrière. Chacun des huit albums studio y est représenté ; mais les titres ont été choisis personnellement par Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones, dont « Whole Lotta Love », « Immigrant Song », « Kashmir », « Rock And Roll », « Dazed And Confused » et « Stairway To Heaven ». En outre, une édition Deluxe inclura un dvd.

Le 16 novembre, place au double cd « The Song Remains The Same », la B.O. du film du même nom. Cerise sur le gâteau : 6 titres sous des versions inédites!

Tracklisting « Mothership » 

Disc: 1

1. Good Times Bad Times 

2. Communication Breakdown 

3. Dazed And Confused 

4. Babe I'm Gonna Leave You 

5. Whole Lotta Love 

6. Ramble On 

7. Heartbreaker 

8. Immigrant Song 

9. Since I've Been Loving You 

10. Rock 'n' Roll   

11. Black Dog

12. When The Levee Breaks 

13. Stairway To Heaven 

Disc: 2 

1. Song Remains The Same 

2. Over The Hills And Far Away 

3. D'yer Maker 

4. No Quarter 

5. Trampled Under Foot 

6. Houses Of The Holy 

7. Kashmir 

8. Nobody's Fault But Mine 

9. Achilles' Last Stand 

10. In The Evening 

11. All My Love 

Disc: 3 

1. We're Gonna Groove 

2. I Can't Quit You Babe 

3. Dazed And Confused 

4. White Summer 

5. What Is And What Should Never Be 

6. Moby Dick 

7. Whole Lotta Love 

8. Communication Breakdown 

9. Bring It On Home 

10. Immigrant Song 

11. Black Dog 

12. Misty Mountain Hop 

13. Ocean 

14. Going To California 

15. In My Time Of Dying 

16. Stairway To Heaven 

17. Rock 'n' Roll 

18. Nobody's Fault But Mine 

19. Kashmir 

20. Whole Lotta Love 

Tracklising « The Song Remains The Same »

Disc: 1

1. Rock 'n' Roll 

2. Celebration Day  

3. Black Dog/Bring It On Home 

4. Over The Hills 

5. Misty Mountain Hop 

6. Since I've Been Loving You 

7. No Quarter 

8. Song Remains The Same 

9. Rain Song 

10. Ocean 

Disc: 2

1. Dazed And Confused 

2. Stairway To Heaven 

3. Moby Dick 

4. Heartbreaker 

5. Whole Lotta Love 

 

Pour plus d’infos : http://www.ledzeppelin.com

 

 

jeudi, 01 novembre 2007 11:32

Des “Bananaz” pour les Gorillaz

Gorillaz a révélé qu’il avait enregistré un film d’animation. Intitulé « Bananaz », sa date de sortie n’a pas encore été fixée. Il a été réalisé par Ceri Levy et a nécessité 7 ans de travail. Il met en scène les fameux personnages de bande dessinée créés par Damon Albarn (le chanteur de Blur) et Jamie Hewlett (le dessinateur de Tank Girl).

Il sera vendu et distribué internationalement par HanWay Films.

 

jeudi, 01 novembre 2007 11:31

Michel Berger : un ‘best of’

Quinze ans après la disparition de Michel Berger, une double compilation lui est consacrée. En  trente années de carrière, ce producteur, auteur-compositeur, chanteur et, réalisateur avait imprimé une marque indélébile sur la chanson française.

A l’occasion de cet anniversaire, la nouvelle compilation « Chanter Pour Ceux », sera dans les bacs ce 2 novembre. 40 chansons remasterisées dont deux duos inédits ou rares (« Quelque Chose de Tennessee » avec Johnny Hallyday et « La Minute De Silence » en compagnie de Daniel Balavoine), sans oublier une chanson curieusement intitulée « L’orange bleue »… On ignore s’il lui avait fallu autant de temps pour la composer…

Tracklisting

Disque 1

Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux

Quelques mots d’amour

Rendez-vous sur la Cienega

Diego, libre dans sa tête

Quand on danse (à quoi tu penses)

Il vient de toi

La minute de silence (+ Daniel Balavoine)

Peut-être toi, peut-être moi

Voyou

Tant d’Amour perdu

La bonne musique

Message personnel

La fille au sax

Les princes des villes

Lumière du jour

L’amour existe encore

Mon fils rira du rock’n’roll (+ France Gall)

Ecoute la musique (quelle consolation fantastique)

Celui qui chante

Où es-tu

Disque 2

La groupie du pianiste

Mademoiselle Chang

Le paradis blanc

Les élans du cœur Berger / Gall

Chanson pour Man Ray

Laissez passer les rêves  Berger / Gall

A moitié, à demi, pas du tout

Quelque chose de Tennessee (+ Johnny Hallyday)

L’orange bleue

Déjà je suis loin

Suis ta musique où elle va

Quand on est ensemble

Seras-tu là ?

Ca balance pas mal à Paris (+ France Gall )

On n’est pas seul

Ca ne tient pas debout

Jamais partir (Berger / Gall)

Mon piano danse

Attends-moi

L’amour est là

jeudi, 01 novembre 2007 11:31

Une B.O. pour Arsenal

Le nouvel album d’Arsenal ne devrait pas sortir avant le printemps 2008. Ce sera leur troisième. En attendant, ils ont élaboré un projet parallèle, sous la forme d’une bande son, coposée par hendrik Willemyns et John Roan pour la série télévisée « De Poolreizigers ». Intégralement instrumentales, les plages projettent dans votre imaginaire, des paysages sonores mélancoliques…

Tracklisting:

1. Ukon Kivi

2. Lemmini March

3. Sigurrine

4. Mellow Praxis

5. Kazoo

6. Carnaval

7. Rio Praxis

8. Florida

9. Regiment

10. 7°C

11. Body of Water

12. Midnight at the North-West Territories

13. Nebulous Dawn

 

Pour plus d’infos : http://www.arsenal-music.com

 

 

mardi, 30 octobre 2007 20:17

Chrome Dreams II

Flashback: en 1977, Neil Young bosse sur un nouvel elpee. Il a déjà un titre : « Chrome Dreams ». Mais le tracklisting est tellement éclectique, que cet opus ne verra jamais le jour. Cependant, la plupart des chansons (« Like a hurricane », « Powderfinger », etc.) seront reprises sur des elpees ultérieurs. Sauf trois titres qui ouvrent son nouvel opus solo. Tout d’abord la ballade folk bucolique « Beautiful bluebird » et le moelleux « Boxcar », titre de country rock parcouru par un banjo vivace. Deux plages qui auraient pu figurer sur « Harvest » ou encore « Harvest moon ». Mais le troisième morceau de cette œuvre est véritablement une de ses pièces maîtresse : « Ordinary people ». Passons sur les lyrics qui sont d’une autre époque ; mais ne retenons que l’essentiel : la musique. Un hymne solide, sonique de 18’13, au cours duquel la section de cuivres et la guitare de Neil font merveille ; l’intensité électrique rappelant ni plus ni moins « Cowgirl in the sand ». Epoustouflant ! Le reste de la plaque nous réserve encore quelques bonnes surprises. Oui, bien sûr, concède également quelques titres dispensables. Comme « Shining light » dont les accords de guitare ‘surf’ me rappellent ‘Interlude’, le mollasson « The believer » ainsi que le slow countryfiant « Even after » (NDR : heureusement que Ben Keith vient relever le niveau de sa slide. On ne montera pas trop en épingle « Dirty old man », morceau de post grunge au cours duquel Young se débat pour faire émerger sa voix au-dessus de mêlée, ni le titre final « The way », pourtant enrichi par la présence de chœurs des Young People de New-York City. Une chanson de Noël, à la limite. Par contre, « Spirit road » remue littéralement les tripes. A cause de l’électricité dispensée et puis du tempo irrésistible. Neil a déterré la hache de guerre ! Les notes arrachées de sa six cordes vous pénètrent et vous envoûtent comme à la plus belle époque du Crazy Horse. Et puis dans un registre semblable, mais sous une forme légèrement funkysante, « No hidden path » consume lentement son intensité blanche. Probablement une des meilleurs compos de Neil écrites à ce jour au cours du XXIème siècle. Et parce que ce « Chrome Dreams II » recèle trois titres cinq étoiles qui couvrent 39’16 du compact disc, je vous le recommande vivement…

mardi, 30 octobre 2007 20:01

Judy is rising (Ep)

Six titres sur l’Ep de cette formation drivée par James Brooks Caperton, un personnage qui a sévi au sein de Veronica Lipgloss and The Evil Eyes, combo responsable d’un album intitulé « Cold Standard Laboratories », en 2005. Une œuvre particulièrement intéressante, mais totalement passée inaperçue.

Le Californien a décidé de poursuivre l’aventure sous son propre patronyme, mais semble y avoir entraîné la flûtiste Michelle Rodriguez et le percussionniste Nathan Carrera. The Judy Experience emprunte un chemin balisé, entre 95 et 99, par feu Dream City Film Club, au sein duquel militait le chanteur/guitariste/claviériste Michael J. Sheehy (NDR : il a depuis entrepris une carrière en solitaire). Mais un DCFC qui se serait intéressé à  la musique avant-gardiste de Tuxedo Moon.

Hormis « Candace prance », composition orientaliste dynamisée par un groove envoûtant et tribal, née de la fusion entre drums, percus et basse et hantée par un saxophone geignard, reptilien, trois compos évoluent sur un tempo lent, presque sinistre ; la guitare discordante mais terriblement efficace et le sax torturé se partageant l’essentiel de l’espace sonore. Hanté par un vocal issu d’outre-tombe, le titre maître ressemble à du Siouxsie & The Banshees défilant au ralenti, alors que « Cloak of the priestess » nous entraîne dans un univers visionnaire. Parcourue par une flûte pastorale et caractérisée par des cordes de guitare jouées en picking, cette plage toute en subtilité et en atmosphère me rappelle quelque part le « Foxtrot » de Genesis (NDR : celui de l’Archange Gabriel, bien sûr). Une manière de jouer des cordes que l’on retrouve sur le final « Fall river ». Les drums y sont imposants. Mais c’est surtout le vocaliste qui fait la différence. Son timbre falsetto est d’ailleurs aussi bouleversant que celui de Jeff Buckley. Ce groupe (ou artiste) a du potentiel, c’est une certitude. Il est donc à suivre de très près.

mardi, 30 octobre 2007 19:53

We are him

Lorsque Michael Gira s’est produit à Dour, en juillet dernier, il était seul. Se contentant de chanter en s’accompagnant à la guitare acoustique électrifiée. Et il avait fait une très bonne impression, sans plus. Pour enregistrer le sixième album d’Angels of Light (septième si on compte son split cd) depuis la séparation du mythique Swans, Gira a reçu le concours d’une ribambelle de collaborateurs. Se partageant une multitude d’instruments dont les plus insolites sont le ‘drumbone’ (une sorte de trombone) et le tympanon. Les musiciens d’Akron/Family sont de la partie. Michael et cette formation avaient justement partagé ce split cd en 2005. Le guitariste Christoph Hahn et le drummer Bill Rieflin (deux ex Swans, impliqués aujourd’hui dans de multiples aventures) et la violoniste Julia Kent, membre d’Antony and The Johnsons, figurent également parmi les invités. Il y en a bien d’autres, mais les énumérer tous serait fastidieux et cette chronique atteindrait facilement les 50 lignes.  Ce n’est pas le but.

Bref, venons-en à cet opus découpé en 12 fragments. Déchirée entre charme et perversité, mauvaise augure et excitation, la musique est souvent distordue, urgente, hypnotique, spectrale et ténébreuse. Mais parfois aussi pastorale (« The man we left behind », valse lente qui aurait pu figurer au répertoire d’un Sophia), ensoleillée (le cuivré « Joseph’s song »), allègre (une trompette et un clavier vintage animent la mélodie pop de « Sunflower’s here to stay », chanson au cours de laquelle on a envie de frapper dans les mains). Trois moments qui démontrent que Gira est occupé de combattre ses démons intérieurs et qu’il est peut-être occupé de retrouver la paix au fond de son âme. Mais le reste de l’opus renoue avec ses tourments rituels, s’abandonnant même dans l’amertume, le ressentiment et le doute perpétuel (« Promise of water »). Le blues lui sert également de véhicule pour épancher ses émotions. Mais un blues urbain, vaudou, comme chez Nick Cave. A l’instar de « Black river song », au cours duquel la voix austère de Gira se conjugue habilement avec une voix féminine. Ou l’excellent titre maître, fruit d’une rencontre hypothétique entre le Velvet Underground et Captain Beefheart. Hormis l’enlevé quoique angoissant « Good Bye Mary Lou », fragment de country apalache abordé dans l’esprit d’un 16th Horsepower, le reste de l’album évolue sur un tempo indolent. Tout d’abord le paisible mais douloureux « Sometimes I dream I’m hurting you », avant que fluidifié par un orgue rogné le fragment emprunte un tempo tribal. Le très lent « The visitor », caractérisé par des cordes de guitares carillonantes et un violon hantant. Et puis, en final, le très très lent, voire slowcore « Star chaser ».

Un superbe album, mais que je déconseille vivement aux personnes dépressives. La mélancolie y est trop envahissante.