Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Stéphane Deroubaix

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mardi, 24 octobre 2006 03:00

The Open Door

Les fans –ados pour la plupart– trépignaient d’impatience et commençaient à trouver le temps long depuis la sortie du cd/dvd « Anywhere but Home ». Enfin, le voilà ! Le groupe d’Amy Lee revient sur le devant de la scène avec un deuxième album studio taillé pour les radios. Tous les titres vont y passer. Le combo lancé en 2003, grâce à l’apparition du titre « Bring me to life » sur la BOF de Daredevil, continue sa lancée dans son univers à la croisée des chemins de la pop et du rock gothique. Les arrangements sont toujours aussi pompeux, la production bétonnée et les mélodies demeurent sirupeuses et calibrées pour toucher les adolescentes en mal de sensations fortes. « Lithium » est le sosie presque parfait du mégatube « My Immortal » sur « Fallen ». Tous les ingrédients sont réunis pour transformer l’opus en or et en platine. Mais ici, tout est si bien formaté que l’on peine à croire en l’honnêteté du combo originaire de Little Rock. Alors que les Gathering, Within Temptation et autre Nightwish n’ont eu d’autres choix que de se battre becs et ongles pour défendre une musique nouvelle et foncièrement honnête, Evanescence débarque et remporte un succès fulgurant dès son premier effort. En utilisant une recette élaborée par des groupes majoritairement européens, mais en arrondissant les angles pour séduire les programmateurs des radios ‘branchées’, la bande à Amy Lee a finalement accouché d’un goth FM. Habillé d’une pochette sombre mais esthétique, « The Open Door » en deviendra probablement un des albums de référence. Préparons nous à un matraquage médiatique. Mais finalement, c’est quand même beaucoup plus sympa de se réveiller au son de la voix sensuelle de Miss Lee que d’enfiler ses pantoufles en écoutant Patrick Bruel, non ?

mercredi, 25 juin 2008 00:33

Hell

En 1981, le petit label indépendant Neat Records, spécialisé dans la New wave of British Heavy Metal, était loin de penser qu’en distribuant le premier album de Venom, explicitement intitulé « Welcome to Hell », il allait engendrer tout un courant et une imagerie. Considéré comme le premier ouvrage de metal extrême, et ouvertement satanique, « Welcome to Hell » est une pierre angulaire de l’histoire du metal. Car avant Venom, les pentacles, démons, signes cabalistiques et autres ‘666’ étaient peu courants sur les pochettes des disques de hard rock. Le son chaotique, la vitesse des morceaux, la voix ‘death’ de Cronos, les textes blasphématoires constituaient la marque de fabrique de cette première œuvre du genre. Chaque titre est culte. Le violent « Sons of Satan », le classique « Welcome to Hell », le déjà très thrash « Schizo », l’hommage à Motorhead « Live like an Angel », sans oublier l’excellent « Witching Hour » et son riff redoutable, rien n’est à jeter sur cet album ‘étalon’.

En 2008, soit 27 ans après la sortie de cette œuvre majeure, Venom tente de rappeler qu’il est l’instigateur du death et du black metal. Seul rescapé de la formation de l’époque, Cronos nous livre, derrière un superbe artwork, la plus grosse daube de toute sa carrière. « Hell » est hyper mal ficelé, la production est lamentable, les musiciens incompétents, et aucun titre n’échappe à ce naufrage absolu. A tel point qu’on se demande, dès les premières notes de « Straight to Hell », si le CD glissé dans le lecteur n’est pas celui d’un très mauvais groupe amateur. Pitoyable, quand on sait que le trio a prouvé, en 2000, qu’il était capable d’écrire et de jouer de la très bonne musique, en livrant un « Resurrection » intelligent, moderne et diversifié !

A conseiller à vos ennemis, exclusivement.

 

mercredi, 25 juin 2008 00:29

Cruel Melody

C’était quasiment impossible et pour tant c’est arrivé ! Car pour réunir au sein d’un même studio Wes Borland (Limp Biskit), Josh Freese (Devo, A Perfect Circle…), Danny Lohner (Nine Inch Nails) et Josh Eustis (Telefon Tel Aviv) il fallait avoir un sacré sens de l’organisation ou être titulaire d’un doctorat en coordination des agendas. Black Light Burns, vous l’aurez compris, est à la fois un all-stars band et le projet solo de Borland, qui signe également la toile utilisée pour l’artwork de la pochette. Sous un tel line up, ce « Cruel Melody » ne risquait pas de sonner comme du Tokio Hotel, mais bien comme du metal indus made in USA. Grâce au son énorme signé Ross Robinson, Black Light Burns peut rivaliser sans aucune crainte avec des combos tels que Filter ou même Queens of the Stone Age. Et pour cause, les quatre complices sont parvenus à insuffler quelques bouffées de stoner rock à leur musique industrielle.

Malgré un petit côté pop que l’on décèle au gré de ces treize plages superbement arrangées, on se régale du début à la fin. Si le chant évoque le timbre de Trent Reznor, dès les premières mesures du phénoménal « Mesopotamia », la comparaison avec « Nine inch Nails » se justifie davantage sur la deuxième partie de l’album. Plus nuancés et légèrement torturés, « One of Yours » ou « New hunger » n’aurait pas fait tâche sur une œuvre comme « The Fragile ». Mais une grande majorité des morceaux sont déjà des singles en puissance.

Bien rock, bien électro et surtout très metal, Black Light Burns nous lamine les tympans, nous balance des riffs incendiaires et des refrains rageurs, sans pour autant tomber dans les clichés faciles et tout en veillant à varier les atmosphères et la structure de ses titres.

Ceux qui attendaient Wes Borland au tournant, en l’imaginant dans une nouvelle aventure de pop-rap-metal calibrée pour les ados, en auront pour leurs frais ! Un coup de maître pour le moins inattendu.

mercredi, 25 juin 2008 00:25

Attack

Originaire de Louisville, dans le Kentucky, Dead Child n’est autre que le nouveau projet de David Pajo, ex gratteur de Tortoise et de Zwan. Flanqué de ses compères Todd Cook et Michael McMahan, il a décidé de délaisser le post rock de Slint pour investir un metal estampillé années 80, s’inspirant des premières offrandes de Metallica et d’Iron Maiden. Un bon conseil, si vous êtes amateurs d’expérimentations téméraires et de projets avant-gardistes, passez votre chemin ; nous sommes ici bel et bien en présence d’une apologie du heavy metal dans ce qu’il a de plus basique. Un concept prôné brillamment par ce nouveau combo brut de décoffrage.

Ce qui démarque Dead Child de ses principales influences, c’est sans nul doute le chant. Il n’est jamais hurlé et évoque, dès la première plage, la technique vocale de Jello Biafra des Dead Kennedys ou encore le timbre si particulier de Joey Belladonna d’Anthrax. Du reste, le son et l’atmosphère de ce skeud endiablé ne sont pas si éloignés des débuts de la scène thrash et hardcore de la Grosse Pomme, à l’époque où Black Flag, Suicidal Tendencies, Gang Green et D.R.I. écumaient les clubs les plus infréquentables de la West Coast. La galette est une parfaite réussite, tant sur le plan de la production, que sur la qualité des compositions. Néanmoins, nous passerons l’éponge sur un artwork quelque peu bâclé.

L’album démarre sans préliminaire sur un « Sweet Chariot » au refrain entêtant, pour se terminer en apothéose par un « Black Halo Rider » au final plus qu’hypnotique. Car à aucun moment, ce premier effort ne s’essouffle. Chaque titre fait mouche dès la première écoute. Les riffs sont incisifs, la basse ronfle tel un moteur de Harley, et le groove vous prend aux tripes sur les irrésistibles « Never bet the Devil your Head » ou « Screaming Skull ». Si «Angel of the Odd » s’impose comme un hommage ultime au « Kill’ em All » de Metallica, « Wasp Riot » n’a aucun lien de parenté avec le groupe de Blackie Lawless, ni l’auteur du classique « Fire Down Under ». Ni passéiste, ni conservateur, Dead Child apporte au contraire un souffle de fraîcheur sur une scène metal qui, à force de renier ses origines, prépare inconsciemment le scénario d’un nouveau Spinal Tap…

Une heureuse surprise à l’aube d’un été qui s’annonce très lourd !

 

mercredi, 25 juin 2008 00:19

Nostradamus

Mais que se passe-t-il au sein de la plus grosse machine anglaise (après Iron Maiden) d’authentique metal lourd ? Déjà, le nouveau logo sur l’artwork très réussi de « Nostradamus » interpelle et trahit un signe de changement radical. Responsable d’une mode vestimentaire dans l’univers du heavy metal, le combo se livre ici à l’exercice périlleux du concept album, une formule déjà maintes fois explorée. Une double plaque, vingt-trois titres, pour un total de près de 103 minutes de zique.

Mais à l’issue de l’écoute de cet opus aussi attendu qu’un Beaujolais nouveau, on en vient à se demander si le Priest ne cherche pas à saborder son navire. A moins qu’il ne tente de battre le record du monde du Cd le moins vendu de toute l’histoire du hard rock. Car les fans d’Halford et consorts ne se reconnaîtront jamais dans cette nouvelle livraison produite par la paire Tipton/Downing. Une erreur qui pourrait se révéler fatale. Le regard d’un producteur extérieur aurait peut-être permis au groupe d’embrasser de nouvelles perspectives, sans pour autant renier sa fabuleuse marque de fabrique.

Si la voix d’Halford demeure quasiment intacte, les nombreuses interventions de claviers –assurées par le brillant Don Airey– sont à ce point envahissantes qu’elles noient celles des autres musiciens. Pourtant, des titres comme « Prophecy » et le plutôt bien foutu « Revelations » présentent la meilleure facette de « Nostradamus » ; mais la suite proposée sur le premier skeud est loin d’être réjouissante. L’ambiance nécessaire à un tel sujet ne colle absolument pas, et le ‘grand prêtre’ perd sa crédibilité. Plutôt que d’inciter à headbanger furieusement, « War » et « Pestilence and Plague » provoquent bâillements et suscitent l’ennui.

La première rondelle s’achève, mais on est loin d’être au bout de ses surprises. On espère que Judas va enfin balancer la purée, comme à l’époque bénie de « Painkiller » ou de « British Steel ». Mais gare à la claque ! Il faut attendre la fin de la huitième plage, toutes d’une mollesse invraisemblable, pour se prendre en pleine poire deux morceaux indéniablement efficaces. Le choc ! Le titre maître et « Future of Mankind » marquent le retour des guitares acérées et d’un chant agressif, jusqu’à présent, beaucoup imité mais jamais égalé. Un réveil quelque peu mouvementé après ce long passage à vide…

Manifestement, « Nostradamus » aurait pu jouir d’un certain crédit s’il était paru sous la forme d’un projet parallèle. Ou encore, récolter une meilleure évaluation, si le combo s’était limité à sélectionner les meilleurs compos des deux plaques.

Trop ambitieux ou suicidaire ? « Nostradamus » restera pour longtemps, aux yeux des fans purs et durs, une erreur dans la carrière d’un des groupes les plus brillants de toute l’histoire du heavy metal. Néanmoins, nous conseillerons aux plus jeunes de ne rater leur prestation au Graspop Metal Meeting, sous aucun prétexte. Sur scène, Priest demeure une référence absolue !

Lien iTunes :

http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D282805562%26id%3D282805413%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

mardi, 10 octobre 2006 03:00

Smoke n´ Mirrors

Mine de rien, le quartet néo-zélandais nous livre déjà sa troisième production, une nouvelle petite merveille de hard rock n’roll old school où se mêlent harmonieusement une myriade de nouvelles influences. Sur son opus précédent, « Outta Sight/Outa Mind », The Datsuns était brillamment parvenu à canaliser son énergie débridée. La production de John Paul Jones (ex Led Zeppelin) n’était pas étrangère à cette approche plus mélodique, mais pas pop pour autant. Armé et confiant, le band confirme cette maturité naissante et ouvre toutes grandes les portes de son univers où des influences soul, blues et même funk viennent se greffer. Sur « Two little Fire » et « All Abroad » on s’étonnera dès la première écoute de la présence de chœurs accordés par des divas noires, avant de devenir complètement accro à ces deux pépites paradoxales mais diablement efficaces. Piano et orgue viennent enrichir la large palette sonore, flattant la voix posée de Dolph. On savoure chaque seconde. Beaucoup plus heavy « Who are you Stamping your Foot for » constituera un titre d’intro idéal pour les concerts de la tournée européenne à venir. « Maximum Heartbreak » fera taper du pied les fans d’AC/DC et « Emperor’s New Clothes » laissera pantois plus d’un amateur de solos de gratte endiablée ! Génial !

On s’étonnera néanmoins de l’absence d’un producteur ! Le groupe s’est occupé personnellement de la tâche qui incombait autrefois au bassiste de Led Zep. Comme si personne n’avait été capable de bien assimiler le nouveau concept des Datsuns bien déterminé à opérer un subtil mélange de nombreux styles tout en préservant l’esprit rock n’ roll. Bref, encore un must !

lundi, 03 avril 2006 03:00

Up from the Ashes

Formation française formée autour d’un duo ‘transatlantique’, The Cinders n’a d’autre ambition que de faire plaisir là où ça fait du bien : dans les zoreilles ! Proche du mouvement stoner, aussi métal que punk rock, le combo a fait le choix d’enregistrer son premier opus à la maison. Et pour être très précis, dans la cuisine parisienne de Laurent Ciron, le chanteur/guitariste du groupe. Défendant les valeurs du « One, two, three, four », du riff de guitare psychotrope et des compositions composées avec élégance, mais sans gants de velours, The Cinders évoque franchement les Ramones. En référence aux circonstances de sa naissance, The Cinders se veut rougeoyant comme les braises et nostalgique comme un feu qui ne finit pas de se consumer. Pas étonnant que leurs plaques s’arrachent déjà comme des petits pains, dans les milieux ‘branchés’.

lundi, 04 décembre 2006 02:00

The Lost Crowes

Deux Cd’s des Black Crowes pour le prix d’un. Qui dit mieux ? Des fonds de tiroirs remis au goût du jour grâce à un remixage de derrière les fagots signé Paul Stacey. Ce double effort réunit en fait deux albums enregistrés par les corbeaux fumeurs de joints, à des périodes différentes de leur carrière, mais jamais sortis des studios.

« The Tall Sessions » date de 1993. Et si à cette époque les Crowes séduisaient les fans de hard rock, cette première plaque dévoile une autre facette du combo, beaucoup plus proche d’un Bob Dylan, des Beatles et même d’un Marvin Gaye. Alors, amateurs de métal, abandonnez de suite la lecture de cette chronique et cliquez plutôt sur la pochette de The Answer ! Bien entendu, certaines plages sont marquées par l’empreinte du dirigeable et des Stones, mais l’ensemble sonne résolument folk.

Enregistrées quatre ans plus tard, les compos du second CD « The Band Sessions » sont un tantinet plus musclées et lorgnent manifestement vers Lynyrd Skynyrd et l’Allman Brothers Band, soit le southern rock. Souvent mélancoliques et plaintives, parfois tirées en longueur, ces ‘nouvelles’ chansons des Black Crowes ont toutes les qualités pour réveiller les glandes lacrymales des nostalgiques de Woodstock. D’ailleurs, j’en vois déjà qui vont réenfiler leur pantalons à ‘pats d’ef’, et se mettre à rêver des soirées grattes sèches, herbe bleue et pinard à deux balles autour du feu de camp.

 

 

lundi, 06 février 2006 02:00

A Night at the Grand-Guignol

Férus d’horror punk metal, accrochez vous à votre rockin chair. Imaginez une surprenante ‘reconstitution’ musicale qui permet de redonner vie à cette forme de théâtre kitsch et gore joué avec succès de 1890 à 1950, au théâtre du Grand-Guignol à Paris. Une prouesse brillamment accomplie par Bloodsucking Zombies From Outer Space, trois joyeux drilles légèrement barjots responsables d’une deuxième plaque dont les influences oscillent d’Alice Cooper aux Misfits, en passant par Electric Frankenstein, Nekromantix, Motley Crue et les Cramps ! Une œuvre particulièrement riche et diversifiée qui épingle un conte macabre en quatre actes « Fairytale of Billy the Butcher », façon papy Alice grande époque ; mais aussi des titres plus percutants, parfois glamoureux, souvent punkysants. De la plage d’ouverture à la conclusion (que nous ne dévoilerons pas), on ne s’ennuie pas une minute à l’écoute de ce skeud aussi jouissif qu’inattendu. Les spécialistes ne pourront s’empêcher de faire le lien avec l’œuvre du groupe culte Devil Dolls, dont la démarche était exactement identique, il y aura bientôt dix ans. Souvenez-vous du succulent « Dies Irae », malheureusement épuisé dans le commerce. A l’instar des poupées du diable, Bloodsucking Zombies from Outer Space, transcende l’irrationnel et joue avec les émotions, sans pour autant tomber dans les clichés insupportables et gratuits des pestilentiels combos de musique gore à dix balles !

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Revelations

On n’attendait pas de sitôt le troisième opus du groupe né de la fusion entre les musiciens de Rage Against The Machine et Chris Cornell, chanteur de Soundgarden. Moins d’un an après la sortie du décevant « Out of Exile », Audioslave a voulu remettre les pendules à l’heure. Certains médias n’hésitent pas à définir « Revelations » comme un croisement entre Earth Wind and Fire et Led Zeppelin. Rien que ça ! Si le combo de Page et Plant a toujours été une influence pour Cornell n’ co, le côté funk est nettement moins perceptible sur les 12 titres de la galette dont le son atypique évolue à des lieues du paysage musical actuel. Si vous espérez rencontrer de gros riffs heavy et un Cornell qui hurle comme à l’apogée de Soundgarden, passez votre chemin. Au début des années 90, la vague funk metal envahissait les charts. La démarche d’Audioslave évoque cette période. Les plus anciens se souviendront de Dan Reed Network, de Living Colour ou même de Faith No More à l’écoute de «Broken City », de « On and the same » et de l’excellent « Somedays ». Le groupe ne s’autorise aucune ballade, les refrains sont efficaces et parfois agrémentés de chœurs, et les petits gimmicks de Chris au chant se posent sur des orchestrations finement ciselées.

Plus conventionnelle, la seconde partie du disque s’avère moins inspirée et donne l’impression que le combo manque de souffle. Mais « A Jewel of the Summertime » redresse la barre et permet à l’ex Soundgarden d’explorer un registre de chant qu’on ne lui connaissait pas. Loin d’être l’album de la décennie, « Revelations » est un disque qui a du charme, une certaine classe et communique de très bonnes vibrations.

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