L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Kim Deal - De Roma
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Stéphane Deroubaix

Stéphane Deroubaix

mardi, 18 juillet 2006 03:00

Adrenaline Kings

Le premier opus éponyme de ce jeune groupe autrichien ne risque pas de révolutionner le petit monde du métal. Si la pochette évoque les combos ricains de la trempe des Guns n’Roses, Poison ou Faster Pussycat, Adrenaline Kings évolue néanmoins dans un registre typiquement hard rock teuton des années 80. Les compatriotes de Schwarzy ont choisi Saxon et Scorpions pour modèles. C’est leur droit. Malheureusement, ils contentent de plagier leurs maîtres sans apporter la moindre innovation, si ce n’est la courte durée moyenne des 12 titres qui dépassent rarement les trois minutes. Si les morceaux sont incisifs et les refrains particulièrement basiques incisifs, la paire de guitaristes n’a rien en commun avec le tandem Tipton/Downing et la batterie est mal mixée… Résultat des courses : on a vraiment du mal à accrocher ! Mais c’est surtout le chant insupportable de Bernhard Högl qui constitue ici le point faible du combo. Et ce nonobstant un « Crystal Tears » émouvant qui achève cette plaque absolument dispensable.

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Crisis

Prononcez Alexis On Fire et non pas Alex is On Fire ! Le groupe qui tire son nom du site Internet d’une stripteaseuse contorsionniste est originaire de l’Ontario. Formé en 2001 il accouche d’un premier album un an plus tard, et se forge déjà une solide réputation dans le milieu post hard core. Sa musique se caractérise par une association de hurlements rauques alternant à un chant doux et harmonieux, le tout couché sur des mélodies de guitares complexes. En 2004 il parcourt l’Europe en compagnie de Rise Against et promotionne l’album « Watch Out » qui récolte des critiques élogieuses.

« Crisis » est sans doute l’œuvre la plus aboutie du combo canadien. Les sons post hard core se marient désormais à des mélodies néo metal, voire à la limite du death dans les titres les plus violents. Dans la lignée d’un Thrice, le combo apprécie les sonorités torturées et aime répandre son énergie avec une férocité teintée de grâce. Bien loin de Motorhead, d’Alice Cooper, de Danko Jones ou de Paradise Lost, Alexisonfire - nonobstant son assimilation au metal - ne s’adresse pas aux headbangers, mais ravira les amateurs de System of a Down ou même de Dillinger Escape Plan. Pas vraiment notre tasse de thé, mais un album méritant qu’on y prête une oreille attentive.

mardi, 27 novembre 2018 17:52

Insider

Difficile de coller une étiquette à Amplifier. A la fois heavy et post rock, le trio établi à Manchester est annoncé comme le meilleur des combos british de ces cinq dernières années ! Connaissant l’objectivité des journalistes anglais quand il est question de redorer le blason de la ‘Grande Dame’ (NDR : elle n’est plus la référence absolue en matière de rock depuis des lustres, il faut le reconnaître), nous avons préféré écouter cet « Insider » deux fois plutôt qu’une avant de vous livrer nos commentaires.

Amplifier a fait mouche lors de ses apparitions durant l’été dernier au festival de Roskilde, ou encore au très metal Download Fest ainsi qu’à notre Pukkelpop national. Rien d’étonnant ! Les compos d’« Insider », après une deuxième écoute attentive, s’infiltrent dans votre mémoire pour ne plus en sortir. Entre douleur et jouissance, la musique d’Amplifier est lourde comme une chape de plomb, mais sait aussi se faire aérienne, vicieuse, incisive, voire psyché dans son développement et ses atmosphères. Les comparaisons avec Tool sont inévitables, tant le combo s’inscrit dans une démarche similaire, mais nous soulignerons également des liens incontestables avec l’immense mais méconnu combo british Oceansize. Menée de façon très énergique, la section rythmique laisse également une place prépondérante au groove, tandis que le guitariste-leader Sel Balamir use sans modération de pédales aux effets les plus variés, saturation en tête.

La production est particulièrement soignée. Lorsqu’on connaît les compétences des producteurs Steve Lyon (The Cure) et Chris Sheldon (Foo Fighters), on comprend mieux pourquoi cet opus a une pêche d’enfer. Amplifier séduira les fans de Black Sabbath comme ceux de Sonic Youth. Vivement recommandé !

 

 

lundi, 04 décembre 2006 02:00

Aurora Consurgens

Après s’être cherché le temps de deux albums, Angra s’est enfin relevé. Et puis a entamé sa reconstruction autour de son nouveau chanteur, Edu Falaschi. L’ère séparatiste « Shaaman » semble appartenir au passé, et la créativité a finalement repris le dessus. Passionnés d’histoire et en particulier de celle du Moyen-âge, les Brésiliens nous emmènent sur les traces de Saint-Thomas d’Aquin et de ses études sur la connaissance intellectuelle et le psychisme. Mais qu’on ne se méprenne pas, «Aurora Consurgens » n’est en rien un concept-album. D’ailleurs, l’ambiance qui en émane n’est pas tellement éloignée du metal progressif et puissant de Fates Warning et surtout des Allemands de Vanden Plas. Le son, à la fois tranchant et épuré, est le fruit du travail du producteur Denis Ward.

Alliant tradition et modernité, Angra, fidèle à sa réputation, ouvre les hostilités par un titre ultra speed, mais inévitablement mélodique. « The Voice of Commanding you » est plus ramassé et donne l’occasion à la paire de guitaristes Loureiro/Bittencourt de se consacrer à l’art du duel à la six cordes. Imprimé sur un mid tempo diablement bien maîtrisé, « Ego Painted Grey » s’illustre par des grattes bien plus lourdes. Tandis que le refrain de « Breaking Ties » est franchement hard FM, « Salvation Suicide » mobilise plutôt l’artillerie lourde et rappelle, sous certains aspects, le « Walls of Jericho » de Helloween. Les autres titres s’enchaînent judicieusement, à tel point qu’on en oublie presque qu’Angra est un groupe à peine sauvé de la tourmente. D’ailleurs peu de métalleux croyaient encore en l’avenir des plus dignes représentants du Brésil, après Sepultura et Soulfly. C’est André Matos qui doit se mordre les doigts. Sa riposte devra être solide face à un « Aurora Consurgens » qui sent bon l’harmonie et le renouveau.

 

lundi, 04 décembre 2006 02:00

Rise

Annoncé comme la nouvelle sensation hard rock n’roll, The Answer est la nouvelle réponse aux Datsuns et autres Wolfmother. Un véritable concentré de guitares acérées responsable d’un son ‘hénaurme’. « Rise » réunit onze titres. Onze claques dans la tronche ! Un premier album d’une maturité exceptionnelle pour ces jeunes gaillards dont les parents se sont connus bien après la sortie de « In Rock » et de « Powerage ». Héritiers naturels de combos tels que Cactus et Led Zep, AC/DC et UFO, le combo semble tout droit sorti des années 70, sans pour autant tomber dans les clichés les plus classiques. Energie à l’état brut et mélodies accrocheuses, « Rise » secoue nos enceintes et donne un coup de karcher dans les cages à miel ! Même si le groupe a parfois tendance à s’empêtrer dans la démonstration, il redresse vite la barre en alignant ses riffs implacables. Son hard rock authentique, parfois teinté de blues, navigue quelque part entre passé, présent et, espérons le, futur. Car la concurrence est rude dans le domaine du ‘rock classique’ et certaines formations pressenties à un avenir brillant sont tombées totalement dans l’oubli. Actuellement en tournée dans toute l’Europe, The Answer sera à la Lintfabriek de Kontich le 15 décembre prochain.

 

 

 

mardi, 27 mai 2008 22:48

You

Bon, d’accord, il convient d’être indulgent lorsqu’on rédige la chronique du premier effort d’un jeune groupe, même si celui-ci risque d’être oublié avant d’être connu. Car des combos qui officient dans le style power mélodique de Dream Steel, il en existe des tonnes sur le marché. On ne peut pas reprocher au groupe italien son manque de technique ou de puissance, ni même son côté symphonique pourtant particulièrement prévisible. On peut même déceler dans la voix d’Alessandro Antonelli certaines qualités, comme la facilité de passer du registre grave au registre aigu. Le premier titre, « The Flight of a Butterfly », au refrain sympa, s’en sort pourtant honorablement ; mais malheureusement, le reste de l’album s’effondre lamentablement. De « Behind » à « Neverstar », rien ne nous est épargné, ni les pires clichés, ni les solos les plus ennuyeux ! Une authentique catastrophe, qui, par bonheur se décline en huit plages seulement (neuf si on tient compte de la version ‘radio edit’ de « The Flight of a Butterfly »). Triste…

mardi, 27 mai 2008 22:43

Return to Disruption

Le trio australien Grey Daturas pratique une musique instrumentale et pachydermique, dont le style s’apparente à la scène ‘drone’ (merci à notre lectrice qui a réagi par rapport à la chronique du dernier Asva, pour nous avoir éclairés sur le terme). Les amateurs de Sunn0))) et autre Dead Meadow seront vraisemblablement séduits par cet amalgame malsain de psychédélisme, de doom metal, de free jazz et de noisy. Même si la galette comprend sept titres, à l’issue de l’écoute de « Return to Disruption », dont on ne sort pas indemne, on a la sensation d’avoir écouté une longue plage de près de 44 minutes. Chez Grey Daturas, chaque musicien débarque en studio avec sa propre partition. La musique est ensuite élaborée en collant les différentes parties les unes derrière les autres. Le tout est enrichi de bruitages divers, de percussions subtiles, mais aussi d’instruments plus ‘classiques’ comme le violon, afin de permettre à la tension ambiante d’atteindre son paroxysme. Pour les auditeurs non avertis, la pièce jouée par les trois de Melbourne sera bien vite cataloguée de bouillie sonore inaudible. Pour d’autres, cette offrande constituera une belle illustration musicale d’une bande son hypothétique de la fin du monde. Mais un point sur lequel il est impossible de faire erreur, c’est bien que le but du combo n’est pas de passer en radio, et encore moins de se remplir les fouilles. L’œuvre de cerveaux torturés, c’est une certitude !

 

jeudi, 22 mai 2008 03:00

III, Tales of the Ancient Age

Annihilation Time ou quand quatre sales gamins californiens, nourris aux albums de Black Flag, Thin Lizzy et Discharge, unissent leurs efforts pour foutre un sacré bordel sur la nouvelle scène metal américaine. Sur ce premier album en forme de coup de poing flanqué dans la gueule, le malsain  combo se lance à travers un crossover infernal, savant mélange de hard-core/metal et de punk survitaminé. Dès l’écoute de « Slash Back » qui ouvre les hostilités, et dont l’intro a été empruntée à l’Exorciste, on se remémore les grands moments des groupes les plus underground de la scène New Wave of British Heavy Metal, tant le son et l’esprit semblent proches du Venom des débuts et même d’un certain Iron Maiden, quand celui-ci ne disposait encore que d’un 45tours autoproduit, qu’il vendait à la sortie de ses concerts.

Annihilation Time lorgne aussi, sans en être réellement conscient, vers Turbo Negro sur des titres comme « Get Ajob » ou « Just Guzzlin », et appartient à la même famille que les thrashers de Municipal Waste, dont ils partagent le sens de la dérision et l’imagerie post apocalyptique. Bien sûr, Annihilation Time ne révolutionnera pas l’industrie du disque, se limitant à accorder des concerts dans de petits clubs enfumés, réservés à quelques rares initiés. Mais ce sont des groupes de cette trempe qui donnent naissance à de nouveaux courants. Malheureusement, ils sont rarement récompensés par le fruit de leur travail, profitant le plus souvent à leur postérité. Et l’exemple le plus flagrant est incarné par un groupe canadien : Anvil. Un combo fantastique qui a créé le thrash. Pourtant, c’est Metallica qui s’est attribué la paternité du style. L’injustice dans toute sa splendeur !

Annihilation Time est l’exemple type du combo susceptible d’être programmé au Negasonic d’Alost, le plus petit, mais le plus sympa club metal de Belgique. Punks et thrashers, ne passez pas à côté de cette pépite de rock surexcité
 
Dans le cadre de son Euro Tour From Hell 08, Annihilation Time se produira :

Le jeudi 5 juin à Lyon, France (Le Sonic)
Le vendredi 6 jui à Paris, France (Le Klub)
Le samedi 7 juin à Gand, Belgique (Frontline)
Le dimanche 8 juin à Arnhem, Pays-Bas (The Stage)
Le lundi 9 juin à Amsterdam, Pays-Bas (Bitterzoet)

 
 

 


 

mercredi, 21 mai 2008 14:15

Monster Mutant Boogie

Le jeune groupe autrichien nous avait déjà scotchés lors de la sortie de « A Night at Grand Guignol », un skeud enjoué qui s’auréolait d’un score haut en couleur dans nos colonnes, il y a un peu moins de deux ans. « Monster Mutant Boogie » est la suite logique à cet opus faussement sanguinolent. A l’instar des Misfits ou des Nekromantix, Bloodsucking Zombies From Outer Space s’inspire de l’imagerie des films d’horreur de séries B et se la joue Grand Guignol, tel un Alice Cooper qui aurait troqué ses bon vieux riffs de heavy metal contre quelques pincées d’horror punk et une solide dose de psychobilly ! Aussi, le terme Horrorbilly nous semble les plus approprié pour définir le style de ces zombies au look particulièrement misfitien…

Et sous un tel patronyme, ils ne risquent pas de passer inaperçus ! Un putain de rock n’roll accrocheur, festif, énergique, bourré de changements de tempos, d’effets spéciaux et d’intros empruntées aux classiques du cinoche d’épouvante. Teintée d’humour noir en permanence, l’œuvre rend aussi bien hommage à « Cannibal Holocaust » qu’à « L’étrange Noël de Monsieur Jack », sur fond de psychobilly échevelé, idéal pour les fiestas zombiesques. Jetez une oreille sur « Monster Mutant Boogie » et « Sweet love Lobotomy » et partez dans une ronde délicieusement infernale et lugubre à souhait. Les Zombies sont de retour… et ils jouent du rock n’ roll !

 

mercredi, 21 mai 2008 12:33

Songs fron the Sparkle Lounge

Il suffit de jeter un œil sur l’affiche du Graspop Metal Meeting 2008 pour constater que l’heure est au retour des grosses machines ayant marqué les années 80. Cette année, Judas Priest, Kiss, les frères Cavalera, Iron Maiden, Whitesnake, Ministry et Def Leppard se bousculent en haut de l’affiche. Hormis Cavalera Conspiracy, responsable d’une véritable petite bombe, la formation de Sheffield est la seule qui puisse brandir un nouvel elpee.

« Yeah ! », précédent essai de Def Leppard, n’était qu’un simple recueil de reprises. Quoique bien ficelé, il faisait figure d’alibi pour confirmer que le combo était toujours bien vivant. Ce nouvel opus fait donc suite à l’insipide « X ». Il a été baptisé « Songs from the Sparkle Lounge ». A cause de la zone backstage de la tournée précédente où ont été composées les onze nouvelles chansons. Il s’agit du premier véritable album de la bande à Joe Elliott depuis 2002. Si le son est résolument commercial, c’est sans nul doute pour mieux séduire encore le marché américain. Si vous avez aimé Def Lep à l’époque de la NWOBHM, si vous avez craqué sur « High n’ Dry » et « Pyromania », il y a de fortes chances que cette nouvelle livraison vous semble un tantinet sirupeuse. Enregistré à Dublin, dans les studios d’Elliot –il qualifie personnellement ce disque d’album aventureux– trahit de nombreuses références aux seventies, tout en sonnant néanmoins, très actuel.

Des morceaux tels que « Tomorrow » ou « Only the good die Young » ne sont pas si éloignés d’un U2, les gros riffs heavy en prime. Les vocaux et les chœurs demeurent la marque de fabrique du combo, mais Joe Elliott ne s’aventure plus dans les hurlements aigus comme à l’époque où le band assurait les premières parties d’AC/DC. Miracle, l’elpee ne recèle qu’une seule ballade ! « Love » Caractérisée par ses nombreux clins d’œil adressés à Queen, elle devrait faire le bonheur des programmateurs radio. Un beau travail de composition a été réalisé pour les plus heavy « Go », « Nine Lives » et le très glam rock « C’mon, C’mon » dont le riff a été emprunté à T Rex. Mais le meilleur est pour la fin… « Gotta let it Go » permet à Phil Collen et à Vivian Campbel de s’affronter lors d’un duel de guitare épique. C’est l’unique titre réminiscent des années brillantes de ce monstre sacré du métal. Paraît d’ailleurs qu’il a promis d’en mettre plein les mirettes et les cages à miel lors de sa prestation au Graspop Metal Meeting de Dessel. Faut-il rappeler qu’à ce jour, Def Leppard a vendu plus de 65 millions d’albums à travers le monde ? Une fameuse prouesse pour un groupe de heavy rock qui est aussi le seul groupe dont le batteur, Rick Allen, soit manchot !

 

 

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