La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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The Young Gods
Stéphane Deroubaix

Stéphane Deroubaix

mardi, 25 septembre 2007 20:20

In Loving memory of a Dead Rock Band

Après plusieurs années passées à partager la scène en compagnie des plus grands noms du rock français (Aqme, Lazy, Superbus…), la formation Ed-Äke sort enfin son premier album. Certains magazines français le couronnent de ‘claque musicale de l’année’. Nous n’irons pas jusque là, mais tout en intensité et en émotion, ce premier elpee suinte le cambouis et puise ses racines dans l’essence même du rock n’ roll. La musique du combo véhicule une attitude plus proche des MC5, Led Zep et autre Lou Reed que des groupes de métal actuels. Paradoxe éclectique, le groupe allie la subtilité de Mars Volta à la puissance de Pantera. Un son construit autour de deux guitares acérées, d’une basse vrombissante, d’une batterie métronomique et d’un chant hypnotique. Douze titres entre rock déjanté et hymnes pop métal.

A suivre…

mardi, 25 septembre 2007 20:03

Worlds Collide

« Worlds Collide » constitue déjà la sixième symphonie d’Apocalyptica ! Les violoncellistes finnois reviennent en force tout au long d’un opus produit par Jacob Hellner (Rammstein) et griffé de la marque de quelques invités prestigieux. Rien que l’étalage de ces noms représente un évènement en soi ! Dave Lombardo (Slayer), Corey Taylor (Slipknot), Till Lindemann (Rammstein) et Cristina Scabbia (Lacuna Coil). Qu’écrire si ce n’est que ces gars là ont le don de s’entourer princièrement ? Dans l’ensemble, les compositions de « Worlds Collide » s’avèrent bien plus énergiques que celles de l’album précédent. Le titre maître de la nouvelle offrande est faussement classique et son rythme s’accélère pour se muer en véritable tuerie, à l’instar de « Grace », et de « Peace » pimentés par des breaks bien dark et stimulés par une énergie omniprésente. « I’m not Jesus » recèle toutes les qualités pour devenir un hit single. Chanté par un Corey Taylor en forme olympique, la plage trahit de forts accents néo métal ; c’est probablement la raison pour laquelle elle est loin d’être notre préférée. Par contre la version du classique de Bowie « Heroes », chantée dans la langue de Wagner par le brûlant vocaliste de Rammstein, vaut son pesant de cacahuètes ! Apocalyptica est très habile en matière de reprises et il l’a déjà prouvé maintes fois. La performance émotionnelle de Cristina Scabbia sur « S.O.S. » est tout aussi remarquable. Elle vient apporter une touche de féminité à cette plaque qui sent la testostérone à plein nez. Dave Lombardo, la machine de guerre de Slayer, a la main mise sur « Ion » et surtout « Last Hope », un fragment au cours duquel il martèle ses fûts sans pitié et avec la précision d’une horloge.

A défaut d’être facile à apprivoiser, « Worlds Collide » est une œuvre au caractère bien trempé. Probablement le point d’orgue de la carrière d’Apocalyptica !

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6204694

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=263120714&s=143446

jeudi, 13 septembre 2007 03:00

Sur les traces de Black Sabbath ?

Accolé à la salle Hof Ter TO, que les fans de métal fréquentent régulièrement, le club Trix est un endroit cossu et moderne, d’une capacité de 472 personnes très exactement. Les lustres style dix-huitième contrastent avec les abats jours sixties suspendus à des grilles métalliques. Des fauteuils en cuir rouge invitent à se prélasser devant de larges baies vitrées avec vue sur la spacieuse terrasse. L’endroit a des allures de discothèque branchouillée, et les metal heads qui débarquent dans cet espace un peu insolite pour un tel événement se ruent sur le comptoir interminable du bar de la salle. L’organisation Heartbreaktunes, spécialisée dans le punk et le psychobilly, avait mis les petits plats dans les grands ce soir là, en invitant les maîtres incontestables du doom métal : Candlemass. Sulfureux combo suédois dont la dernière venue sur nos terres remonte à Mathusalem.

En ouverture, les Belges de Serpentcult débarquent sur la scène du Trix dans un fracas insupportable. Un larsen de plus de trois minutes en guise d’intro et un son d’une rare médiocrité nous invitent à nous replier vers le bar, même si la plastique de Michèle, chanteuse à la voix caverneuse, est loin de laisser indifférent Geoffrey Leonard, notre photographe pour l’occasion. Le sludge metal de Serpentcult fait souvent référence à Electric Wizard où à Blutch, mais juger de la qualité de leurs compos n’est pas chose aisée dans une telle cacophonie ! On a même aperçu un fan de Manowar prendre ses jambes à son cou, c’est dire…

Il est un peu plus de 22h, lorsque les premières notes de « Well of Souls » retentissent. Chacun pousse un ‘ouf’ de soulagement ! Le son est parfait. Robert Lowe (Solitude Aeternus) se défend plutôt bien derrière son micro. Succéder au charismatique et imposant Messiah Marcolin n’est pas une tâche à la portée de n’importe quel vocaliste. Mais le timbre de Low colle parfaitement au doom ténébreux de Candlemass. C’est un autre extrait du culte « Nightfall » qui s’enchaîne au morceau introductif. « At the Gallows end » et son riff dix tonnes provoque un headbanging général dans le club, tout comme le classique « Solitude », emprunté au non moins mythique « Epicus Doomicus Metallicus ». Après 20 minutes d’un show intense et sans bavure, le groupe se décide enfin à offrir à son public deux extraits du nouvel et excellent album « King of The Grey Islands ». Une plaque équilibrée, profondément plus enlevée que le classique « Epicus… », et moins foncièrement épique que « Nightfall ». « Emperor of the void » et l’immense « Devil Seed » font mouche ! Accrocheurs dans leurs chorus, progressifs par moment, riches en détails subtils, ces deux titres rendent grâce à Leif Edling, grand-prêtre de cette messe digne de Black Sabbath des grands jours. Le combo pousse même le mimétisme en plantant dans son décor scénique quatre croix lumineuses, à la manière de la bande à Iommi et consorts. Seul fragment issu de « Ancient Dreams », « Mirror Mirror » séduit par son atmosphère hypnotique. S’ensuivent deux morceaux de bravoure « Under the Oak » et « Sorcerers Pledge ». Des incontournables. Des titres taillés sur mesure pour la scène. « Samarithan », réclamé par la foule depuis le début du set, clôture la prestation des Suédois.

A l’issue du set, les avis sont partagés. Même si les musiciens sont toujours au sommet de leur art, certains déplorent l’absence de Messiah Marcolin. Il reste irremplaçable aux yeux des fans de la première heure. Mais ne tenait-on pas les mêmes propos lorsque RJ Dio a remplacé le Sieur Ozzy Osbourne au sein du Sab ? Ce bouleversement n’a pas empêché les géniteurs du doom métal d’accoucher d’un « Heaven and Hell » référentiel ! 

Organisation Trix 

 

mardi, 28 août 2007 01:00

Untitled

Icône absolue du mouvement Néo Métal, Korn continue d’expérimenter. Bien que son chemin tout tracé l’éloigne de ses premières amours, il a conservé sa marque de fabrique : une production toujours massive et saturée !

Le single « Evolution » s’inscrit dans la tradition des grands classiques du groupe ayant mis le feu au Graspop 2007, tandis que « Hold On » évoque furieusement l’hymne « Got the Life ». Cependant, l’ensemble s’écarte de la déjà bien solide discographie du combo dont la tête pensante demeure la rock star Jonathan Davis. Le batteur David Silveria s’en est allé, et l’intérim est assuré aujourd’hui par un des drummers les plus techniques de l’histoire du rock. Permanent chez King Crimson, Terry Bozzio est aujourd’hui âgé de 57 ans. Comme musicien de session, il a accompagné des noms aussi prestigieux que Frank Zappa, Steve Vai et même Fantomas. Sa collaboration à la nouvelle livraison de Korn n’est malheureusement pas à la hauteur de nos espérances. Bozzio s’est juste contenté de suivre les instructions de Davis, et n’apporte aucune touche personnelle à cette œuvre éponyme. Globalement, les tempos sont plutôt lents, et l’agressivité toute relative. Et dorénavant, le piano s’incruste dans le monde torturé de Korn, accentuant le côté sombre d’une musique mécanique, parfois bizarroïde et difficile à digérer. Mélangeant l’industriel et le heavy à des couplets lyriques, la sphère musicale de la formation est en parfaite adéquation avec la pochette particulièrement réussie de cet opus, une œuvre qu’il faudra apprivoiser au fil des écoutes. Accuser Davis n’ Co de se reposer sur sa gloire et se répéter serait bien de mauvaise foi, mais cette nouvelle remise en question risque de dérouter les fans les plus hardcore tout en séduisant un public en manque de ce que l’on dénommait à la fin des années 80, le métal fusion. Loin d’être un chef d’œuvre, le Korn ‘cru 2007’ mérite largement que l’on y prête une oreille attentive.

Pour les inconditionnels, nous ne pouvons que recommander la très luxueuse édition limitée qui, outre son très bon titre inédit, recèle un poster de l’artwork de l’opus, des cartes à l’effigie des membres du groupe, et un DVD plutôt sympa.

lundi, 20 août 2007 23:28

Libertad

Si les treize titres qui composent le nouveau bébé de Velvet Revolver étaient à la hauteur du phénoménal « Let it Roll », qui ouvre les hostilités, « Libertad » aurait sans aucun doute pu prétendre au titre de meilleur album hard de l’année. Malheureusement, c’est loin d’être le cas.

Petit rappel. En 2003, Slash, Duff McKagan et Matt Sorum, tous ex Guns n’ Roses, s’accoquinent avec Scott Weiland, ex vocaliste de Stone Temple Pilots, toxicomane invétéré en rédemption. La formation, enrichie du guitariste Dave Kushner, écume les clubs de Los Angeles sous le nom de Velvet Revolver. Un joli clin d’œil au groupe d’Axl Rose toujours en plein marasme. Dans le milieu, on ne mise pas 10 cents sur le projet mené par Slash, si bien que Velvet Revolver se voit rapidement coller l’étiquette ‘supergroupe’ sur son grassouillet. Un an plus tard, l’album « Contraband » fait taire les plus sceptiques. Une première plaque propulsée par les hits « Fall to Pieces » et « Slither ». Du béton armé ! Malgré de nombreux problèmes familiaux (souvent liés à des addictions diverses et à des décès de proches !!) les comparses ne baissent pas les bras et s’attaquent à la composition d’un deuxième album. Exit le producteur Rick Rubin. C’est désormais Brendan O’Brien qui façonnera le son du revolver de velours. Et ce « Libertad » se voit par la force des choses plus formaté, plus posé, moins abrasif que son prédécesseur.

L’enchaînement des trois titres d’ouverture s’avère fatal et fera secouer la tête des amateurs de hard rock pur et dur. La guitare de Slash n’a jamais aussi bien sonné, et Scott Weiland effectue de superbes performances vocales. Malheureusement, la suite est constituée de ballades et de titres mid tempo. De belles compos bien propres, mais qui manquent singulièrement de hargne, de sueur… Trop de roses, pas assez de fusils. On se serait volontairement passé des gentillets ‘Ouh, ouh’ qui truffent l’ensemble de cette plaque trop politiquement correcte. Par contre, l’inattendue reprise du « Can’t Get it Out of My Head » d’Electric Light Orchestra fait remonter la température, et le final « Gravedancer » rappelle que le combo est incontestablement constitué d’une solide bande de musiciens.

« Libertad » n’en reste pas moins un album assez recommandable, mais pas indispensable. Je parierais mon vieux perfecto déchiré contre une bouteille de Bourbon que les auditeurs de Classic 21 vont adorer ça !

Liens vers MSN et I-tunes ci-desous: 

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6179544

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=258682501&s=143446

 

lundi, 20 août 2007 23:24

Era Vulgaris

A l’issue de l’écoute du premier et décapant single « Sick, sick, sick », extrait de la nouvelle livraison des Queens, un seul mot nous venait à la bouche : jouissif ! Si son prédécesseur « Lullabies to Paralyse » (2005) marquait déjà un recul fortement marqué par rapport à l’indéracinable et très metal « Songs for the Deaf » (2002), « Era Vulgaris » s’aventure encore bien plus loin dans l’expérimental et le rock barré. Il remportera encore davantage l’enthousiasme d’un public ‘branché’ qui l’ignorait à ses débuts, à une époque où le combo se produisait dans des clubs devant 80 fans de Stoner et de Heavy rock.

Mais le groupe, même s’il est originaire du désert, ne croit pas au mirage, et malgré la pression médiatique qui l’a conduit à être exposé au plus grand monde, « Era Vulgaris » se caractérise aussi par un retour à un son garage et rugueux comme du papier de verre.

Pauvre en mélodie, l’œuvre se veut bruitiste, complexe dans ses structures, stoner dans l’esprit. La présence de Chris Goss -responsable des joyaux de feu Kyuss- derrière les manettes n’est certes pas étrangère à ce joli bordel organisé.

« I’m Designer », « River in the Road » ou « 3’s & 7’s » trahissent le climat qui a prévalu tout au long des sessions d’enregistrement : le combo s’est bien amusé en studio. Mark Lanegan fait une apparition sur « Into the Hollow », d’où cette sensation de mélancolie qui se dégage de ce morceau en demi-teinte. On s’étonnera de la présence de « Make it Wit Chu », excellent titre issu des fameuses « Desert Sessions », que la formation a pris l’habitude d’interpréter lors de chacune de ses prestations.

Un bon album vu dans son ensemble, mais il faut se faire à l’idée que QOTSA a bien évolué, sans craindre de prendre de gros risques commerciaux, et que l’idée de voir sortir dans un futur proche un « Songs For the Deaf 2 » tient de la pure utopie. Rockers graisseux dans une autre vie, les Queens ont des allures de dandys chics qui s’éclatent en jouant du bon rock n’roll !

lundi, 20 août 2007 23:22

Eat Me, Drink Me

La bête noire du puritanisme américain est de retour ! Mais tant son ramage que son plumage effraient désormais à peine les grands-parents des adolescentes qui lui vouent un culte. En outre, son rock est aujourd’hui davantage façonné dans l’aluminium que dans l’acier. Nous aurions aimé écrire que « Eat Me, Drink Me » était la suite parfaite de l’excellent « Antichrist Superstar ». Hélas, nous ne sommes pas en mesure de vanter les qualités de cette nouvelle plaque. Un opus insipide concocté par un Révérend Manson qu’on imagine fatigué. Si le premier single « Heart-Shaped Glassed » a déjà fait couler beaucoup d’encre, grâce à un clip aussi putassier que sulfureux, seuls quelques titres se dégagent du lot, dont le relativement heavy « Putting Holes in Happiness » ou encore « They said That Hell’s not hot » aux effluves psychédéliques bien prononcées. Que dire du reste, si ce n’est que l’œuvre montre la facette la plus fadasse de la carrière du gourou gothique. Il flirte même parfois avec My Chemical Romance ( « Just a Car crash away » ) ou la techno/dance la plus commerciale ! Proposée en bonus track, la version remix de « Heart Shaped Glassed » fera le bonheur des accros des dancefloors, mais risque fort de provoquer la nausée chez les fans de métal.

Le déjanté Turbo Negro assure la première partie des dates de Marilyn Manson, sur sa tournée européenne. Il risque bien de lui voler la vedette lors de son passage, le 11 décembre prochain, à Forest National. Une galette peu savoureuse et surtout à oublier au plus vite !

mardi, 17 juillet 2007 12:04

Zeitgeist

Incontournables à la fin des années 90 et au début du XXIème siècle, les citrouilles écrasées sont aujourd’hui reconstituées, amputées tout de même de la moitié du line up original. Au service d’une pop métal à la gonflette, le groupe s’était séparé dans un contexte nébuleux, après la sortie d’un « Machina – The Machines of God » qui s’embourbait dans un rock excessivement chargé et prétentieux. Billy Corgan s’implique alors dans son projet solo Zwan, la liane rousse et bassiste Mellissa Auf Der Maur sort un excellent album sous son propre nom, tandis que le guitariste James Iha et le batteur Jimmy Chamberlain développent des projets intéressants, mais sans grand succès. Le Smashing Pumpkins cru 2007 c’est inévitablement Billy Corgan, maître à penser incontestable, escorté par son ami Jimmy Chamberlain. Les autres musicos ont été recruté via une petite annonce…

Après quelques écoutes de ce « Zeitgeist » coproduit par Terry Date, spécialiste des sons métalliques, on se rend vite à l’évidence. Rien n’a vraiment changé malgré ces sept années d’absence. Le combo reprend là où il s’était arrêté en 2000. Gros son saturé, voix plaintive, breaks paisibles, et en particulier une prédilection assez inattendue pour des riffs heavy. C’est sûr, Corgan ne vise pas à rivaliser avec Tokyo Hotel. Il le sait. Son public ne sera plus constitué d’adolescentes ‘grungettes’, mais bien d’anciens fans nostalgiques et autres amateurs de musique lourde. Le combo ne parviendra plus à remplir un Flanders Expo, mais se produira devant le public plus branché de l’AB.

« Zeitgeist » se révèle bien pensé, arrangé minutieusement et nous livre son lot de refrains franchement bien foutus. A commencer pas le single « Tarantula ». Cette compo confirme que le duo a davantage gardé un pied dans le métal et s’éloigne des influences cold wave et noisy régulièrement rencontrées sur leurs premiers opus. Certains estimeront prétentieux le titre évocateur « United States » caractérisé par son développement de près de onze minutes et ses gros roulements de batterie. Pourtant la pièce ne laisse pas indifférent, et sonne au final de façon très spontanée. Les Pumpkins sont immanquablement attachés à certains gimmicks. L’étonnant autant qu’amusant « Starz » en est une preuve incontestable. « Neverlost » apparaît telle une éclaircie dans l’univers rude et glauque de la nouvelle livraison du tandem Corgan/Chamberlain, tandis que « For God and Country » évoque la période « Mellon Collie… », sans le son hyper léché de ce monument indéracinable.

« Zeitgeist » n’est donc pas particulièrement osé et innovateur, mais il s’avère d’une certaine efficacité après une écoute approfondie. Et puis, la voix de Corgan et ses riffs de guitares, reconnaissables entre mille, réveilleront bien des souvenirs, et pas des plus désagréables !

jeudi, 21 octobre 2021 14:31

Black Rain

Désormais clean et délivré des ses addictions multiples, l’ex chanteur de Black Sabbath ne nous avait guère convaincu lors de la sortie de son dernier album studio, en l’occurrence l’insipide « Down To Earth ». Un disque paru il y a six ans déjà. Le Madman allait-il réussir à se renouveler et à faire oublier cette erreur de parcours ? En quelque sorte oui. Sur les dix morceaux qui constituent « Black Rain », cinq sont excellents, les autres anecdotiques. Ozzy ne composera plus jamais un « Over the Mountain » ou un « Bark at the Moon ». Mais épaulé par son poulain Zakk Wylde, gratteux de génie, de l’ex Faith No More Mike Bordin derrière les fûts, et d’un producteur aussi talentueux que Kevin Churko, il aurait été impardonnable d’accoucher d’un navet.

D’entrée, « Not Going Away » au rythme bulldozer, enchaîné à « I Don’t wanna Stop », caractérisé par son riff tronçonneuse, confirme l’osmose qui règne entre les musiciens et l’homme en noir. La volonté est bien d’aller de l’avant en actualisant le son, en industrialisant la voix, en incorporant des éléments inattendus, comme ce didgeridoo et ces bruits de bottes sur la plage titulaire, authentique manifeste anti-guerre ! ‘Je vois les cadavres s’accumuler… God bless the almighty Dollar’. Ozzy s’engage, Ozzy se mouille d’une pluie noire comme le pétrole. Hélas on s’ennuie durant les deux fragments qui suivent ce nouvel hymne pacifiste. Heureusement, « 11 Silver » redressent la barre. Mike Bordin s’en donne à cœur joie sur le titre le plus rapide de l’album, tandis que Zakk Wylde balance un solo en forme de clin d’œil à Rhandy Rhoads.

Nous zappons à nouveau deux titres pour savourer le meilleur ! « Countdown’s Begun », dont l’intro ressemble comme deux gouttes de bourbon au « Hell’s Bells » d’AC/DC, est probablement le titre le plus classieux d’Ozzy depuis « No More Tears ». Une grosse machine de riffs bien lourds et une rythmique qui ferait headbanger notre rédacteur en chef en personne (ce dernier est pourtant loin d’être un inconditionnel de cette discipline si chère à Beavis and Butthead). « Trap Door » conclut l’opus en force, un autre morceau de bravoure une nouvelle fois éclaboussé d’un son époustouflant et de l’incroyable talent de l’Ozbourne’s Team. Un album inégal sans aucun doute, mais ponctué d’authentiques joyaux du heavy rock.

mardi, 17 juillet 2007 11:28

Lost Highway

Dixième album déjà pour la machine à hits américaine Bon Jovi. Des albums vendus à des millions d’exemplaires, des tournées triomphales, des clips matraqués sur MTV, des tubes diffusés sur les radios les plus platement commerciales, une VW Golf à l’effigie du combo, des singles à la pelle… Le tandem Richie Sambora/Jon Bon Jovi gère son affaire comme Bill Gates dirige Microsoft. C’est propre, envahissant, facile d’accès, et diffusé sur tout le globe !

Mais peut-on encore parler de hard rock quand on évoque la musique produite par le combo ? Assurément pas… Il est loin le temps de « Runaway » et de « Livin on a Prayer ». Il y a belle lurette que Jon et Richie ont troqué leurs jeans déchirés contre des Rolex !

« Lost Highway », dont le titre éponyme fait partie de la B.O. du film ‘bétifiant’ « Bande de Sauvages », délivre un condensé de country, de pop rock et de ballades bien sirupeuses. Même si l’incontournable Desmond Child n’est pas loin, la production, léchée à souhait, est signée Dann Huff, ex membre du combo de hard fm White Heart, reconverti en rat de studio. Si « Lost Highway » éloigne encore davantage la formation de ses origines eighties, il fera le bonheur des amateurs de Springsteen, Bryan Adams et autre Michael Bolton. Une plaque à écouter en poussant son caddie… !

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