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Stéphane Deroubaix

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mardi, 03 avril 2007 05:00

The Silver Tree

Il y a moins d’un mois, nous vous invitions à découvrir un best of de Lisa Gerrard, recueil dont le but n’était autre que de briser les liens qui unissaient la chanteuse australienne à la maison 4AD. Loin d’avoir perdu son temps après une ultime tournée accomplie en compagnie de Dead Can dance, la diva s’est au contraire retirée du monde pour graver dans le marbre 13 nouvelles compositions, donnant naissance à « The Silver Tree » qu’elle défendra sur la scène du Cirque Royal le 17 avril prochain.

Une œuvre dont elle a composé les moindres notes. Sans aucun doute l’offrande la plus atmosphérique et la plus introspective de Lisa, plongeant l’auditeur dans une sphère proche du mysticisme. Particulièrement épuré, dénué -ou presque- d’éléments rythmiques ; intimiste au point de paraître minimaliste, « The Silver Tree » est aussi un album énigmatique, à l’image de sa majestueuse conceptrice. Dans ce paysage glacial, elle protège bien des secrets ; et lorsqu’elle choisit de les dévoiler ce n’est que sous une forme des plus abstraite.

Sous l’impulsion de son nouveau collaborateur Clive Collier, qui succède à Patrick Cassidy, l’ex moitié de Brendan Perry gagne du territoire, croise les cultures. Si les influences orientales sont toujours bien ancrées, Lisa entrevoit la musique médiévale, flirte avec la world et laisse s’échapper quelques vapeurs trip hop. Dans ce décorum tantôt charnel, tantôt funèbre, on songe parfois à « The Mirror Pool », son premier chef-d’œuvre en solitaire. Le sommet de la beauté lyrique est atteint par le somptueux « Serenity », titre essentiel d’une plaque qui ne s’assimile qu’après plusieurs écoutes attentives. A cet égard, « The Silver Tree » n’est pas si loin de l’univers de Diamanda Galas, d’Arvo Pärt ou des titres les plus obscurs de Devil Doll. 

 

mardi, 03 avril 2007 05:00

Walking the Boogie

Nos plus fidèles lecteurs ‘tignasseux’ se souviennent peut-être de la chronique élogieuse consacrée au premier album des Small Jackets, groupe de ‘easy’ hard rock parfumé au patchouli. Paradoxalement, le combo qui nous emmène dans une longue ballade à travers le Texas, n’est pas originaire du Pays des hamburgers, mais bien de la patrie de la pizza et du chianti ! A l’écoute de ce « Walking the Boogie » au nom judicieusement choisi, c’est une vague de souvenirs qui se réveille en nous. Tout roule facilement. Solos fuzzy, voix aiguë, rythmiques façon Young Brothers : rien ne manque à ce hard teinté de boogie et de southern rock. La comparaison avec AC/DC et Led Zep est un peu réductrice. Les Jackets ont sans aucun doute écouté davantage Lynyrd Skynyrd, Humble Pie, The Faces et ZZ Top que les monstres sacrés du heavy métal. Niveau tempos, la formation est aussi à l’aise dans les grandes lignes droites à fond les manettes que dans les petites évasions plus intimes et ‘folkisantes’. Ce sont néanmoins les « My Surprise », « Born to Die » ou « She don’t Care », titres aux gros riffs typiques pour secoueurs de tête, qui retiendront surtout notre attention. Un chouette album de vacances, sans prétention ; un avant-goût d’été en quelque sorte !

 

 



mardi, 03 avril 2007 05:00

The Dio Years

L’un des pères fondateurs du heavy métal s’apprête à entamer une tournée des festivals d’été, non pas sous son patronyme original, mais bien sous celui de « Heaven and Hell ». Pour célébrer cette reformation éphémère impliquant leur vieux complice Ronnie James Dio, Tonni Iommi et consorts nous invitent à redécouvrir l’essentiel des « Années Dio » sur cette compilation de 16 titres, dont trois inédits.

Renvoyé du Sab en 1979 pour ses excès divers, Ozzy Osbourne est remplacé un an plus tard par Dio, transfuge des fameux Elf et Rainbow. Grâce à la présence scénique redoutable et à l’organe vocal puissant du chanteur réputé pour sa petite taille –normal quand on a fait partie de Elf– Black Sabbath retrouve le succès en gravant le formidable « Heaven and Hell », en 1980 (disque de platine) et le brillant « The Mob Rules », l’album le plus violent de Sabbath. Ces deux opus seront magnifiés sur le double « Live Evil », en 1982. Dio entame ensuite une carrière solo exemplaire, enchaîne tournées sur enregistrements, et trouve le temps de rejoindre Black Sabbath en 1992, pour accoucher du satisfaisant « Dehumanizer ».

Manifestant une lourdeur oppressante à tous les étages, « The Dio Years » rassemble la crème de ce bout de chemin d’un des plus grands groupes de heavy de tous les temps sous la férule du père Dio. Un album qui s’écoute sans aucune lassitude ! Logique, il ne distille que de purs joyaux. Treize grands classiques non-remixés, sans oublier les trois titres bonus qui bouclent la rondelle. « The Devil Cried », « Shadow of the Wind », « Ear in the Wall » n’ont pas le panache d’un “Turn up the Night” ou d’un “Children of the sea”, mais force est de constater que RJ Dio, même s’il appartient désormais à la tranche des 3x20, a conservé une voix exceptionnelle, un organe dont son prédécesseur Ozzy ne pourrait plus se targuer aujourd’hui. Une compile majeure pour quiconque est passé à côté de cette période glorieuse du sabbath noir.  



dimanche, 04 mars 2007 04:00

Devil's drive

“The Love Militia”, première décharge des Flamands de Southern Voodoo, avait fait l’effet d’une bombe à sa sortie, il y a un peu moins de deux ans. La plaque était sans nul doute la meilleure chose qui soit arrivée au hard rock belge depuis l’avènement des Brugeois de Cowboys and Aliens. Moins stoner que ces derniers, et davantage rock n’ roll, Southern Voodoo et son charismatique frontman Dominique De Vos, n’ont d’yeux et surtout d’oreilles que pour Motorhead, AC/DC, Nashville Pussy, Dead Boys et autre Russ Meyer, cinématographe bien connu pour ses obsessions mammaires.

De retour avec « Devil’s Driver », Southern Voodoo défend son ‘sexy hard rock n’ roll mayhem’ comme si la livraison de bière et de bourbon dans leur loge du prochain Pestpop festival en dépendait. Ca rock ferme, ça nettoie les cages à miel, ça décape grave… Loin de s’être assagi, Voodoo a gagné en énergie ce qu’il a perdu en mélodie. La production, qu’on imagine volontairement garage et poisseuse, est signée Chips Kiesbye, responsable du son des Hellacopters, et le dessin de couverture, des plus réussis, s’inscrit complètement dans un trip à la Monster Magnet ou même à certaines imageries psychobilly !

« Rocket to hell », « Tatto Lover » ou « Satan is a Woman » ne pourront que cartonner sur les planches. Une scène qui durant les mois à venir fera partie du quotidien du combo qui se produira dans tous les clubs de Belgique et de Hollande (ou presque), mais aussi dans des festivals (Pestpop le 21 avril) et même en ouverture de WASP à la salle Hof Te Lo le 5 mai prochain. Réjouissez-vous ! The true hard rock n’ roll made in Belgium is back !

 

mardi, 03 avril 2007 05:00

Back To The Bus: Funeral for a Friend

“Back to the Bus” n’est pas la nouvelle livraison du combo post hard core Funeral for a Friend, mais révèle un concept de compilation d’un genre nouveau. L’initiative permet de mieux cerner les goûts musicaux de groupes qui acceptent de jouer le jeu. L’idée est séduisante ! Le concept « Back to the Bus » pourrait se traduire par ‘La playlist des artistes dans le tourbus’. Les p’tits gars de Funeral for a Friend nous étonnent pas leurs choix. On aurait pu s’attendre, à priori, à un album promotionnel pour la scène néo métal ou emo core. Que Neni ! Ce « Back to the Bus » pourrait constituer une programmation idéale pour une émission dominicale de Classic 21.

Queen ouvre le bal par le sautillant « Don’t stop me now », suivi de Dub War et du classique « Enemy Maker ». Le « Midlife Crisis » de Faith No More, tout comme le « Take a picture » de Filter, nous rappellent que ce ne sont ni Korn ni les Deftones qui ont inventé le US néo métal. Deux grands classiques du hard rock suivent. Deux monuments incontestables ! « More than a Feeling » de Boston, et « Ain’t talkin about Love », titre phare du premier opus de Van Halen. Des hits intemporels, du bonheur tout simplement. Le trash métal fait également partie de la culture des musicos de Funeral for a Friend. Pantera, The Haunted et surtout Megadeth pour l’énorme « Holy War » n’ont aucune pitié pour nos tympans. Pour conclure un autre classique des classiques : le titre éponyme de Black Sabbath. Et surprise ultime, le king de la country destroy, Johnny Cash et son incontournable « Folsom Prison Blues ». Bref, rien de neuf à l’horizon, mais une compile sympa à écouter en voiture ou à prêter à une copine qu’on voudrait initier au métal sous ses formes les plus diverses.   



mardi, 03 avril 2007 05:00

Marie's sister's Garden

Aussi lourd qu’une intégrale de Black Sabbath qu’on aurait lestée de plomb, ce troisième album des Allemands de Voodoo Shock ne séduira que les accros de Pentagram, Saint-Vitus ou Reverend Bizarre. Vocaux rocailleux et plaintifs, guitares grasses et torturées, tempos lents et mélodies dépressives…Le groupe navigue bien dans les eaux troubles et souillées du doom métal le plus sombre et le plus mélancolique. Si la musique se veut pénétrante et dérangeante, le chant emprunte la voie tracée par Robert Plant, mais surtout Ozzy Osbourne. Sabbath est indéniablement la source d’inspiration première de ces « joyeux lurons ».

Sur des titres tels que «Feeding Flames with letters » ou « « Miserable mercy », Voodoo Shock s’appréhende comme un long trip dans un tunnel sans issue. Les musicos n’ont peur de rien, et s’ils sont capables de poser calmement leurs accords pour densifier l’atmosphère, ils n’hésitent pas à braver le temps et à mettre les nerfs des auditeurs à l’épreuve en développant des titres frôlant les dix minutes. C’est dur, misérable, viscéral, mais hélas trop souvent lassant. A l’instar du très funèbre « You don’t need to fear death », titre pharaonique et pesant à déconseiller aux consommateurs de Prozac et de Valium. Pour ‘doomers endiablés’ et public averti uniquement !

 



mardi, 20 mars 2007 04:00

The resurrection of whiskey foote

Scott ‘Wino’ Weinrich est une authentique institution dans le milieu du doom métal. Fondateur des légendaires Saint-Vitus et The Obsessed, il a aussi intégré le line up de Spirit Caravan et participé au projet métal de Dave Grohl, Probot. Mine de rien, le nouveau combo de Wino, The Hidden Hand, nous offre déjà sa troisième livraison. On retrouve ici tout ce qui fait la puissance du style, à savoir un heavy proche des premiers Black Sabbath, agrémenté d’un côté planant et mystique, porté par la voix rocailleuse du père spirituel du mouvement stoner rock. Hypnotiques, les compos lorgnent parfois vers le progressif et le psyché, sans pour autant quitter la trame plombée du doom. Des titres comme « Dark Horizons » ou « Slow Rain » auraient pu figurer sur les premiers efforts de Saint-Vitus, dans les années 80. Le son est volontairement crasseux, et les guitares ne sont pas toujours parfaitement accordées. A l’image de Fu Manchu ou de Queens of the Stone Age, le combo incorpore également des sonorités assez proches de celles des groupes qui ont contribué à relancer la dynamique du rock burné du début des nineties. On pense souvent à Kyuss et à ce rock désertique parfumé au bourbon et suintant l’huile de moteur. The Hidden Hand constituerait une première partie de choix pour la tournée à venir de Heaven and Hell, soit la formation de Sabbath avec Ronnie James Dio, une des têtes d’affiche très attendue cette année au Graspop Metal Meeting !

mardi, 20 mars 2007 04:00

Nothing ventured, nothing gained

L’imagerie à la fois stoner, psychobilly et psychédélique de cette galette brûlante comme la braise, colle plutôt bien à l’univers musical de ce nouveau combo qui s’est notamment fait la main en assurant les premières parties des Datsuns et de Kill The Young. Ovni aussi international que multiculturel, les Elderberries ont un parcours pour le moins atypique. Originaire de la région de Manchester, le chanteur Chris Boulton a vécu en Irlande tandis que les frères Pope – cela ne s’invente pas – ont passé leur jeunesse dans la banlieue de Londres. A la même époque le guitariste Ryan Sutton traînait dans les bars d’Halifax, alors que Yann Clavaizolle, le frenchie de la bande, usait ses jeans sur les bancs d’un collège renommé de Clermont Ferrand.

Enfants d’expatriés, les futurs Elderberries se retrouvent en même temps, au même endroit. Ils ont à peine 15 ans et se rancardent le soir pour écouter les vinyles de leurs parents. Enivrés des riffs d’AC/DC, des Stooges, de Led Zep et des Ramones, ils ont le toupet de sécher les cours pour répéter les titres de ce premier album caractérisé par ses guitares rugueuses et ses sonorités américaines typiquement garages. Même si l’ensemble sonne comme du déjà entendu, les Elderberries possède ce petit plus susceptible de nous donner envie de réécouter la plaque toujours plus fort, en sirotant un Jack Daniels, la guitare cartonnée en bandoulière et la nuque endolorie par le headbanging !



mardi, 27 mars 2007 05:00

Pins and Needles

Chris Caffery appartient à cette race de musiciens qui multiplient les collaborations et les projets les plus ambitieux. Après l’expérience Doctor Butcher et le succès du colossal Trans-Siberian Orchestra, le guitariste du ‘cultissime’ groupe américain Savatage débarque flanqué d’un troisième album solo nerveux, énergique et sombre. Il y assure toutes les parties vocales et bien entendu les guitares. Pour enfanter ce « Pins and Needles » qui enchantera les fans du Savatage époque « Hall of the Mountain King », Caffery s’est entouré de grosses pointures. Nick Douglas (Doro) à la basse, Yael (Fireball Ministry, My Ruin) derrière les fûts, Paul Morris (Rainbow) aux claviers, et une dizaine d’invités parmi lesquels deux violonistes, un chanteur d’opéra et un saxophoniste.

Le résultat est plutôt époustouflant, et on se laisse charmer dès le titre d’introduction. Speed et mélodique « Pins and Needles » donne le ton. Les guitares sont tranchantes et les vocaux –c’est étonnant- évoquent l’organe magnifique de Jon Oliva (Savatage). Plus posé au niveau du tempo, « Sixty-six » entretient une ambiance lourde. Caffery est particulièrement à l’aise dans son rôle de chanteur, et les musiciens domptent parfaitement les compositions du maître. Encore plus glauque, mais non dépourvu d’un sens du second degré, « Torment » est ses guitares ‘slayerisantes’ dévoile la facette la plus agressive de Chris Caffery. L’accroche mélodique de « Walls » nous rappelle que le ‘gratteux’ est aussi un compositeur d’exception et qu’il a largement contribué à forger le style Savatage. On accroche moins à « Sad » et à « Chained », mais la machine repart de plus belle sur un « Worms » au refrain entêtant, tandis que balayé de nappes de violons, « Metal east » parodie les comédies musicales américaines. Probablement le titre le plus original de cette plaque aux multiples vertus. Chris Caffery défendra cette nouvelle petite bombe lors du Pestpop Festival qui se déroulera le 21 avril prochain à Wieze.     

 



mardi, 27 mars 2007 05:00

White sands

Formé par des anciens musicos de Jaded Heart et de Casanova, le teutonique Mad Max a tourné intensivement au cours de l’année 2006 en première partie de Deep Purple, d’Alice Cooper et du compatriote Axel Rudi Pell. L’occasion de promouvoir « Night of White Rock », un disque alignant une succession de titres basiques, stéréotypés, trop propres, voire sirupeux.

Son successeur, « White Sands », n’a guère plus d’ambition et rappelle un Stryper fatigué ou un Whiteheart au plus bas de sa carrière. Les amateurs de hard FM musclé trouveront peut-être leur bonheur sur le mélodique et entêtant « We Fight In White », hommage aux rockers chrétiens de Petra ou encore sur le ‘bonjovien’ « Someone like you » qui commence par une guitare passée dans une talk box, sonorité popularisée par Richie Sambora sur le hit planétaire « Livin on a Prayer ». Mais deux bons titres sur une galette qui en propose dix, c’est un peu léger…



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