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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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mardi, 27 mai 2008 23:53

West side strut

Il y a 60 ans, le petit Eddie Harrington montait dans le bus à Birmingham, dans l'Alabama. Il n’est alors âgé que de 15 ans. Et débarque à Chicago. Et pourtant, il va devenir une des valeurs sûres du quartier Westside de la Cité des Vents, auprès d'artistes très prestigieux comme Otis Rush, Magic Sam, Freddie King et Luther Allison. Cet opus rend hommage à cette époque ; mais également à cette ville, qui débordait alors d’une folle énergie…

Le vieux Chief ouvre judicieusement l’elpee par le saignant "A good leavin' alone". L’intervention de Billy Branch, à l’harmonica est magistrale. "Hypnotized" redouble d'énergie ? Un R&B puissant soutenu par une section de cuivres. Et par un second gratteur. Celui-ci a mangé du lion. Il arrache de ses cordes des sonorités incroyables, manifestement inspirées du grand Albert King. Ronnie Baker Brooks signe cette sortie pourrie de classe. Il est vrai que Ronnie a de qui tenir ; et pour cause, c’est le fils du grand Lonnie Brooks. La voix d’Eddy est chargée de soul tout au long de "Gotta move on", une compo imprimée sur un tempo lent. Dennis Taylor s’autorise une belle envolée au sax ténor lors de cette ballade cuivrée, interprétée dans l’esprit du label Stax. La reprise du "Walkin through the park" de Muddy Waters est un classique. Tous les musiciens poussent sur le champignon ; et en particulier Branch à l'harmonica! "Do unto others" constitue probablement la plus belle plage de l’elpee. Le tempo est lent. Superbes, les vocaux sont partagés entre Otis Clay et Jimmy Johnson. Des parties vocales enrichies par les chœurs d’Eddie, de Lonnie Brooks et de son rejeton. Ronnie Baker signe un solo de guitare tout en puissance ; un exercice de style inhabituel pour un album du Chief. Branch et Clearwater échangent quelques phrases bien acérées tout au long de "Blue over you", une plage d’excellente facture. "Trouble trouble" constitue la seconde reprise. Un blues lent issu de la plume de Lowell Fulsom. Eddie pousse sa voix avec passion. Daryl Coutts siège derrière le piano. Quoique fluide et libre, le jeu du leader demeure conventionnel. Il nous balance un solo bien juteux face aux cuivres en liesse. Un dialogue est amorcé entre Clearwater et son vieil ami Lonnie Brooks, au début de "Too old to get married". Cette conversation est ponctuée par un bon vieux rock'n'roll. Puissant, furieux, sans concession et sauvage. Les deux hommes se partagent le chant et les cordes. Pour calmer les esprits, Eddie concède une ballade acoustique, "Came up the hardway". Un titre au cours duquel il se remémore une période de son existence bien moins enthousiasmante ; en l’occurrence, lorsqu’il travaillait dans les champs de coton. A Macon, dans le Mississippi. Une pointe de férocité se mêle à la mélancolie de sa voix. Ronnie change le tempo. Il chante les vertus de la vie urbaine. Un excellent moment partagé par ces deux générations qui se complètent si bien. Tant qu’il sera de ce monde, Eddie Clearwater n'oubliera jamais que du sang de cherokee circule dans ses veines. Il a toujours affiché des signes distinctifs de chef indien. Des insignes ou un couvre-chef, par exemple… "They call me the chief" est dynamisé par des percus. Une compo issue de la plume de Brooks. Le vieil homme se déhanche comme dans ses jeunes années. Il arrache des sons écorchés de sa Gibson rouge. Et les cuivres embraient de leurs cris douloureux. Eddie chante son étrange "Rock-a-blues away". Le climat est davantage rock que blues. Les tonalités modernes sont surprenantes. Il achève cet elpee par "A time for peace", une plage agréable empreinte d’une grande sérénité. Les accents gospels sont alimentés par des chœurs féminins apaisants. En enregistrant cet opus pour Alligator, le label blues de Chicago par excellence, le Chief vient de réaliser son rêve. Et c'est un très bon album…

mardi, 27 mai 2008 22:41

Blood brothers

Il y a bien longtemps que ces deux gratteurs font équipe. Blanc, imposant et chevelu Smokin' Joe ne chante cependant pas. Noir et frêle, Bnois est excellent vocaliste. La paire est étroitement liée. Elle illustre d'ailleurs son effet Benetton sur la pochette en reproduisant les deux mains, la blanche et la noire, qui s'agrippent avec conviction. Le duo fait équipe depuis 1989, une association ponctuée par une douzaine d'albums de bonne facture. Bnois est l'aîné. Il affiche treize années de plus au compteur. Il assure surtout le rôle de guitariste rythmique, mais n'hésite jamais à mettre le nez à la fenêtre.

"My dog's still walkin'" est un brûlot attisé par un riff emprunté à Albert King. Les échanges opérés entre les deux instruments sont complexes, vivants et surtout d’excellente qualité. Le tempo imprimé sur "Don't lose my number" demeure rapide. Joe a empoigné sa slide. La voix de Bnois est puissante. John Street siège derrière le piano. Constituée de Dave Konstantin et Paul Jenkins, la section rythmique propulse les deux leaders sur les rails. "Flamethrower" trempe dans un funk franc vigoureux. Smokin' Joe aligne les phrases favorites d'Albert King. Il répète ses motifs à l'infini, mais toujours en manifestement beaucoup de clarté. Signé naguère par Lightnin' Hopkins, "Stop drinking" est un merveilleux slow blues. Et on reconnaît immédiatement sa griffe. Les guitares ouvrent cette plage dépouillée mais très intense. King est convaincant aux vocaux. Il est vrai qu’à l’instar de son partenaire, il a traversé des moments difficiles. Motif : l’alcoolisme. Le jeu de guitare de Kubek se révèle pour la circonstance très personnel et impressionnant. Les sonorités dispensées par ses cordes sont d’une sensibilité extrême. Joe les fait pleurer, gémir, puis hurler à l'agonie. Celles de King les rejoignent, conférant au climat une réelle sensation d’oppression. Dommage que cette explosion de cordes s’achève de manière aussi abrupte. Cosigné Kubek, King, Collins et Iglauer, "Freezer burn" est un instrumental, manifestement inspiré par le maître de la Telecaster, Mr Albert Collins. Bnois chante passionnément le lent et intense "Coleman avenue". Il vit son interprétation. La paire semble épanouie dans sa collaboration. Les cordes sont claires et concises. Elles tissent des lignes très mélodieuses. Incapable de se contenir, King laisse échapper un solo un rien plus rude mais aussi captivant. La compagne de Joe, Phyllis, à coécrit "Bumpy ride", une compo de bonne facture. Bnois chante distinctement, d’un timbre velouté, cette plage bien construite aux arrangements de cordes finement ciselés. Autre blues impeccable, "That ring don't mean a thing" relève certainement du Chicago classique. La voix de King y fait merveille. C 'est lors de semblables moments qu’on peut mesurer le fruit de la longue collaboration entre les deux hommes qui partagent aujourd’hui le même feeling! La voix de King est très musicale. Elle l’est en permanence, comme un véritable instrument, hantée par son immense sensibilité. "Cold folks boogie" en est une parfaite illustration. Kubek se démène comme un beau diable sur son manche, égrenant ses notes à la manière d’Albert Collins et Freddie King. Et il passe à la slide sur le séduisant "Out on a limb". En fin de parcours, les frères de sang nous réservent l'une de leurs meilleures compositions : "The pleasure was all mine". Une plage empreinte de douceur. La voix est enchanteresse alors que Joe signe de fort belles phrases avant les deux guitares ne produisent quelques échanges souverains. « Blood brothers » n’est sans doute pas le meilleur opus de Smokin' Joe Kubek & Bnois King, mais il mérite largement un satisfecit. 

 

mardi, 27 mai 2008 22:39

Low on cash, rich in love

Etrange choix opéré par Alligator en signant Eric Lindell. Et certainement pas dans les habitudes de la maison. Pourtant, il faut reconnaître que Bruce Iglauer a eu du flair en le recrutant. C’était en 2006. Cet auteur/compositeur jouit d’une superbe voix, particulièrement adaptée pour chanter sa roots music subtilement teintée de soul. Lindell est né en 1969. A San Mateo, en Californie. Il s’intéresse au blues en écoutant Buddy Guy, Jr Wells et Albert King ; mais s’oriente assez rapidement vers le R&B de Stevie Wonder. Depuis 1993, il dirige sa propre formation. En 98, il émigre à New York ; mais un an plus tard, il s’établit à la Nouvelle Orléans, où il vit toujours. Son premier elpee, "Change in the weather", a reçu des critiques élogieuses. Et ce « Low on cash, rich in love » risque fort de suivre la même voie. Sur les douze titres de cet opus, onze sont issus de la plume de Lindell. Une seule reprise. Eric chante, joue de la guitare et de l'harmonica. Il est soutenu par son band : Chris Mule à la guitare, Aaron Wilkinson à la basse et Chris Plyant aux drums. Les sessions se sont déroulées à la Nouvelle-Orléans, Eric se chargeant personnellement de la mise en forme.

"Lay back down" est une ouverture royale. La voix de Lindell est vraiment excellente. Elle est même souveraine devant l'orgue Hammond de Mark Adams, tout au long de ce morceau de roots music particulièrement brillant. "Low on cash" est sculpté dans du R&B cinq étoiles. Toute l’équipe participe au rythme de ce funk délicat et remarquable. L’aspect mélodique est un élément majeur dans l’écriture de Lindell. Invité, Blake Nolte nous réserve un solo dévastateur sur son saxophone ténor. La qualité et l’ingéniosité de son soul R&B sont permanentes. Que ce soit à travers "Josephine", "What I got", enrichi par le saxophone de Jimmy Carpenter ou encore "Mind your business", caractérisé par la délicieuse guitare de Mule. Petite perle soul/pop, "Tried and true" n’est pas tellement éloignée du meilleur de Sam Cooke. "Lady day and John  Coltrane" constitue la seule cover. Poète et musicien de couleur noire, Gil Scott Heron en est l’auteur. C'est également une véritable tranche de blues rythmé, dynamisée par la guitare dont le traitement des cordes rappelle immanquablement Albert King. Eric intervient espièglement à l’harmonica. Très bon blues, "It's my pleasure" est balisé par deux grattes. Reverb, l’une d’entre elle est plantée dans le décor ; tandis que l'autre dispense des notes bien construites dont le flux et le reflux baignent la voix d'Eric! Très syncopé, "I got a girl" est imprimé sur un tempo abrupt. Eric laisse échapper de courtes phrases à l’harmonica. La toile de fond minimaliste met bien en relief la voix expressive d'Eric. "It's you'" est une autre composition qui affiche un potentiel commercial certain. En finale, "All night long" synthétise en moins de quatre minutes la quintessence de cet excellent album.

 

mercredi, 21 mai 2008 14:10

Provisions

Sean Carney est loin d’être un débutant ; mais qu’il ne nous en veuille pas si on le considère toujours comme une révélation. Et au vu de son parcours opéré au cours de ces dernières années, il mérite assurément ce statut. Etabli à Colombus, dans l'Ohio, ce guitariste a manifestement la classe. Il se produit régulièrement sur le Vieux Continent ; et à chaque périple il élargit son cercle d’amis et d’aficionados. Son dernier elpee, "Life of ease", était paru en 2006. « Provisions » n’est en fait que la réédition d’un opus édité sur Main Street Records. En 1998. Et pour notre plus grand bonheur, il est enrichi de trois bonus tracks datant de la même époque. C’est la raison pour laquelle l'étiquette ‘A second helping’ a été apposée sur le booklet.

"That's better for me" ouvre les hostilités. L’autorité manifestée rappelle le début des fifties. Tout au long de cette plage saturée de swing, Carney chante à la manière d'un shouter. Le piano de John Popovich est omniprésent. Les deux saxophones ne le sont pas moins, même si le ténor d'Eddie Bayard se met davantage en évidence. Le maître arrache de ses cordes un petit bijou de solo. Chanteur local, Willie Pooch interprète "It's my life baby". Sa voix est naturellement puissante et  chaleureuse. Les cuivres le suivent à la trace. Invité, Gene Walker brille sur son ténor. Slow blues fin de soirée, "Love is just a gamble" est exécuté en toute humilité sous la formule du quartet. Sean chante et joue à la manière du grand T-Bone Walker. En toile de fond, Popovich tisse discrètement ses accords de piano pendant que la section rythmique, constituée de Keith Koby à la basse acoustique et de David West aux baguettes, balise l’ensemble. Rythme et swing embrasent les Nightowls tout au long du "I believe I'll give it up" de Lowell Fulsom. Mais c’est un trio qui embraie facilement par une version très personnelle du "I'll die tryin'" de JB Lenoir. Un Chicago shuffle impeccable au cours duquel Sean comble tous les espaces de sa guitare bien amplifiée. Carney impressionne lorsqu'il aborde les thèmes lents. Très expressive, sa voix épouse les cordes. Et il y puise une sensibilité qui le hante en permanence, tout au long du "Sweet woman from Maine" de Robert Lockwood. Le merveilleux "True love untold" est chanté par la regrettée Christine Kittrell (NDR : elle nous a quittés en décembre 2001). Sa voix était manifestement taillée pour le blues. Ce morceau démontre la subtile complicité établie entre le piano et le sax ténor de Gene Walker. L’elpee recèle deux instrumentaux. Tout d’abord "The push". Caractérisé par de vifs échanges opérés entre les guitares de Carney et de James Ibold, il autorise l'envol du sax ténor d'Eddie Bayard. Et puis "Ain't that Dandy", signé Clarence Gatemouth Brown, un fragment contaminé par d’indéniables accents jazz. Le jeu de Sean s’y révèle incroyablement complexe et franchement génial ! La palette de blues est très large. On y retrouve ainsi des compos signées Ike Turner, Elmore James, Pee Wee Crayton et Johnny ‘Guitar’ Watson. Livrée à l’état brut, la performance réalisée à la slide par Ray Fuller (NDR : un pote issu également de Colombus à qui Sean a confié la coproduction de cet opus), sur la version du "I'm worried" de James, est remarquable. Ce tracklisting incarnait donc la première mouture de "Provisions", une œuvre dense, parfaitement interprétée par un musicien talentueux ; même s’il n’avait signé aucun des titres. La nouvelle version de l’opus propose trois inédits. D’une qualité identique à l’elpee paru, voici une décennie. "I got news" recèle un des meilleurs envols de Carney. Popovich excelle aux claviers sur l’adaptation d’"It's obdacious" de Buddy Johnson, une plage très jazz. Et en fin de parcours la version du "Good rockin' tonight" de Roy Brown est plutôt saignante. Ce disque constitue manifestement une remarquable performance ; surtout lorsqu’on pense qu'à l'époque, Carney avait à peine 25 ans.

 

mercredi, 21 mai 2008 14:08

We can get it together

Présenter ce nouvel album du jeune Sean Costello aurait dû être un plaisir. Malheureusement, Sean est décédé la veille de son 29ème anniversaire. On l’a retrouvé seul dans sa chambre d'hôtel, à Atlanta. Il était né le 16 avril 1979 et était à l'aube d'une brillante carrière. Il avait tapé dans l'oreille de Delta Groove, le label blues le plus entreprenant de ce début du XXIème siècle. "We can get it together" est donc déjà une œuvre posthume. Sean était né à Philadelphie. Il avait ensuite émigré à Atlanta. En compagnie de toute sa famille. Il joue de la guitare depuis son plus jeune âge. En 96, alors qu'il n'a encore que 17 ans, il concocte son premier opus : "Call the cops". Il est alors engagé au sein du backing band de la chanteuse Susan Tedeschi. Son album suivant, "Cuttin' in", paraît en 2000. Et "Moanin' for molasses", deux ans plus tard. Les deux elpees chez Landslide. Un opus éponyme est encore édité en 2005 sur Tone Cool. « We can get it together » constitue donc son cinquième. Ce sera aussi son dernier! Au fil du temps, Sean était devenu un redoutable guitariste ; mais aussi et surtout un excellent vocaliste. Ainsi qu’un compositeur affûté. Quoique notoire au sein des milieux du blues, son potentiel lui avait permis de répondre aux sirènes de la soul music et du R&B. En outre, s'il citait volontiers Otis Rush, Freddie King et Robert Lockwood Jr, comme influences majeures, il se sentait aussi proche d'Otis Redding, Johnny Taylor et Otis Clay! Depuis deux ans, ses prestations scéniques bénéficiaient de la présence d'une section rythmique unique, composée d’Aaron Trubic à la basse et et Paul Campanella Jr aux drums. Ils sont bien entendu de la partie.

En ouverture, "Anytime you want" souligne son timbre rugueux, terriblement expressif, très souple. Il colle bien à ses accès de gratte. Il y dispense des accords plaqués, pour y asseoir une assise redoutable à ses vocaux. Cette voix est éclatante, mais déjà bien ravagée. Elle illumine le blues rocker tonique "Same old game". Imprimé sur un tempo proche du "Cocaïne" de JJ Cale, cette plage nécessite un volume maximum pour être appréciée à sa juste valeur. Et son pouvoir de pénétration est irrésistible. "Can't let go" nous dévoile sa facette soul blue. Proche, sans aucun doute, de son idole Johnny Taylor. "Told me a lie" est une petite merveille sculptée dans la pop presque parfaite. A cause des arrangements très ‘beatlenesques’ et de la production luxuriante. En outre, la richesse de l’instrumentation accentue l’opulence de l’expression sonore. Un sousaphone communique des effets de basse saisissants. Un accordéon et chœurs entrent en ligne de compte. Impressionnant! "Hard luck woman" carbure dans l’esprit du Costello le plus pur. Un hard rocker imprimé sur un mid tempo. L’échange opéré entre le chant et la guitare est permanent. Les arrangements assez complexes. D’ailleurs la production est le fruit de la collaboration entre les trois musiciens. A ses débuts, Costello a été influencé par Stevie Ray Vaughan. Le puissant et ravageur "How in the devil" en est la plus belle démonstration. Un shuffle frénétique, implacable et conquérant. Très texan aussi. Ballade indolente, "Have you no shame" bénéficie de la participation de Rich Iannucci à l’orgue Hammond. Les répliques vocales sont ici accordées par Donnie McCormick. Une fameuse dose d'intensité, mais également de sensualité émane de la conjugaison des vocaux entretenue entre les deux comparses. "Going home" baigne au sein d’un climat paisible. Dense, mais aussi palpitant. Le ton est gospel. Donc les harmonies vocales importantes. En particulier les chœurs masculins concédés par le Northside Men's Choir. L’orgue Hammond est toujours de la partie. La voix du leader sanglote… "All this time" baigne dans la musique soul. Mais bluesy. Un style qu’il apprécie tout particulièrement. L’amplitude des intonations de sa voix est un réel plaisir des oreilles. "Feel like I ain't got a home" émarge au southern rock. Le son puissant, bien gras et réverbéré de sa Gibson Les Paul correspond admirablement à ce style sudiste particulièrement sauvage. Pour achever l’elpee, il adapte "Little lies", un traditionnel enseigné par son ami Levon Helm (du Band). Une plage nonchalante, qu’il chante en s’accompagnant –et pour la seule fois– de sa slide. Il s’y montre convaincant tout en manifestant beaucoup de sensibilité. Un album d’excellente facture !  

mercredi, 21 mai 2008 12:20

His Instrumentals

Rod Piazza est incontestablement une des valeurs sûres du blues contemporain. Que ce soit sous son patronyme ou à la tête de son Mighty Flyers Quartet, ses aptitudes n’ont jamais été remises en question. Quarante ans plus tôt, il accomplissait ses premiers pas chez le Dirty Blues Band. Mais c’est à la fin des sixties, qu’il a commencé à recueillir une notoriété internationale. En militant au sein de Bacon Fat, une formation multiraciale impliquant son ami et idole George ‘Harmonica’ Smith, un Chicagolais émigré sur la West Coast. Il lui faudra presque une décennie pour monter une nouvelle formation. D'abord baptisée Chicago Flying Saucer Band, elle épousera rapidement le patronyme des Mighty Flyers. Un ensemble au sein duquel vont défiler quelques gratteurs absolument géniaux. Depuis, il se produit très régulièrement en Europe. Sans oublier d’entretenir une carrière discographique conséquente ; que ce soit en solo ou flanqué de ses Mighty Flyers. Il a d’ailleurs aligné toute une série d’albums sur des labels de qualité aussi notoires que Black Top, Blind Pig, Tone Cool et aujourd'hui Delta Groove. Cet elpee se focalise sur des compos sans la moindre partie vocale. Une collection éditée par les Piazza. Elle est d’ailleurs disponible sur son site web! Rod jouit d’une réputation de musicien talentueux, mais c’est avant tout un instrumentiste. Pas étonnant que ses albums regorgent de plages instrumentales. Il puise d’ailleurs ici dans ce type de répertoire, concocté au cours des vingt dernières années.

L’album s’ouvre par le saignant "The upsetter". Un fragment paru à l’origine sur son opus solo, "Harpburn". A l’instar de "Stratospheric" et "Cold chill", inclus également sur cette plaque. Sous-titré "Blues for George", "4811 Wadsworth" campe un blues très lent. L'instrument chromatique y rend un vibrant hommage à Smith. Le cd recèle quelques slows blues de bonne facture. Et en particulier "Ghostlin'" et "West Coast Midnite Blues". Lorsque sa musique déménage, Piazza affiche beaucoup de classe, sans pour autant négliger l’originalité. A l’instar de "The bounce", "Snap crackle hop", "Greasy foot" et "Harpthrob". Des morceaux figurant respectivement sur "Alphabet Blues", "ThrillVille", "Here and now" et "So glad to have the blues". Parmi les titres qui m’ont fait le plus flasher, je retiendrai le puissant, dynamique et mélodique "Deep fried" (issu de "California blues"), une compo au cours de laquelle la conjugaison de tous les instruments atteint un véritable sommet. Et puis l'explosif "The teaser", un titre au cours duquel Rod démontre toute la puissance de son souffle. Et son intervention à l'harmo chromatique sur "West Coaster" est aussi brillante ! Cette superbe collection s’achève par "Nite's end". Nous sommes au bout de la nuit, prêts à s’assoupir, lors de ce blues laissé en héritage par George Smith. Heureusement, les musiciens veillent encore tous au grain. La charmante Honey siège derrière son piano. Alex Schultz se réserve la guitare, tandis que la section rythmique s’illustre par son efficacité. L’elpee recèle deux plages inédites. Elles sont issues des sessions enregistrées live au BB King's Club (NDR : elles figurent sur un elpee paru chez Big Mo). Il s’agit probablement de "Scary boogie" et "Eliminator", deux titres franchement impressionnants. Alex Schultz y est souverain à la guitare.

mardi, 13 mai 2008 03:00

Rough dried

« Rough dried » constitue le premier opus live de Charlie depuis 23 ans. Sous-titré “Live at the Triple Door”, il a été immortalisé à Seattle. Le 20 mai 2007. Pour la circonstance, il est soutenu par le band qui l’accompagne depuis plusieurs années ; en l’occurrence le Norvégien Kid Andersen à la guitare, Randy Bermudes à la basse et June Core à la batterie. Le disque a été produit par Henri Musselwhite. En réalité la mise en forme a été réalisée par Henrietta. C'est-à-dire sa femme et son manager. D’ailleurs l’elpee est paru chez Henrietta Records. Pas besoin de vous faire un dessin.

C’est une surprise, aucun morceau de ses deux derniers albums studio, "Delta hardware" et "Sanctuary", ne figure sur ce « Rough dried ». L'oncle Charlie entre immédiatement dans le vif du sujet en attaquant "River hip mama", un solide boogie issu de "Ace of harps", un disque édité chez Alligator, en 1990. Charlie est comme un poisson dans l’eau au sein de cette solution sonore excitante et propice à la danse. L’harmonica se fond parfaitement dans l’ensemble. Le band embraie par "If I should have bad luck", un bon shuffle inspiré des meilleurs moments du Chicago blues. Il est vrai que lorsque Charlie a quitté Memphis, au début des 60s, il a émigré vers la Cité des vents. Kid Andersen se révèle très efficace et respectueux lors de sa première sortie. Notre vétéran est très convaincant lors de son adaptation de "Strange land", un de ses classiques fixé sur son tout premier elpee "Stand back!". C’était en 1967 ! Andersen nous restitue le jeu débridé, audacieux, à l'aube du psychédélisme, de l'époque. Il est vrai qu'alors, c'était Harvey Mandel qui tenait les cordes. Musselwhite est en forme. Il se libère, souffle comme il est le seul à pouvoir le faire sur le titre maître. Ce n'est pas un grand chanteur, mais il vit sa musique. La pureté du style de Musselwhite illumine "Blues overtook me". Une confession ! C’est le moment choisi par le Kid pour se déchaîner sur ses cordes. Charlie parle à son public. De son intérêt pour le blues pratiqué au Brésil. Pas étonnant que les rythmes de la samba croisent donc son blues sur "Feel it in your heart" (NDR : issu de "Rough news"). Insatiable, Charlie chante le blues comme dans ses jeunes années. Plus de 30 ans qu'il joue ce "Wild wild woman", une compo issue de la plume du mandoliniste Johnny Young. "She may be your woman" campe enfin le blues lent de circonstance. C’est également un extrait de "Ace of harps". Il dialogue avec son instrument, le fait vivre, vibrer, pleurer, jouir! "Long lean lanky mama" ne figure apparemment sur aucun de ses albums. Le tempo est assez élevé. L’harmonica gouailleur et assez excitant! Andersen en profite pour faire monter l’ambiance de quelques degrés. Son solo monte progressivement en puissance. Il aligne ses notes en continu. "Movin' and groovin'" nous dévoile une face plus swing de Musselwhite. Les phrases dispensées par le Kid adoptent des tonalités fort jazz! Colorée de West Coast jump, cette plage est très chaleureuse. "Droop down baby" est imprimé sur un mid tempo dynamique. Je ne la connaissais pas. C'est du Musselwhite 100% garanti. La basse autoritaire de Randy Bermudes propulse ses collègues sur les rails. June Core sort aussi de sa réserve. On nage dans le R&B. Brillant, Charlie rend hommage à ces fameuses "Big legged women". Et de rappliquer en rappel pour concéder son hymne instrumental immortel : "Cristo Redentor". Il doit même être incapable de déterminer combien de fois il a pu l’interpréter au cours de sa longue carrière. Un excellent album ! Si vous souhaitez commander ce disque, il vous suffit de vous rendre sur le site web de l'artiste ; en outre, vous recevrez un exemplaire signé de la main de l’artiste… Dépêchez-vous, l’offre est limitée…

 

mardi, 06 mai 2008 21:32

Greaseland

Paru en 2006, « Greaseland » constitue une sorte de concept album. Largement autobiographique, il retrace les aventures d’un musicien fauché, un rien éthylique, qui a perdu une bonne partie de ses illusions et s’enferme dans son blues. Lors de l’enregistrement de cet elpee, Chris a reçu la participation de plusieurs compatriotes.

Le disque s’ouvre par “It’s dark in here”. En effet, l’atmosphère est sombre. Bercée par l’harmonica de Richard Gjems (NDR : il joue dans l’esprit de Charlie Musselwhite !), sa musique est très personnelle. La guitare du Kid est savoureuse. A cause de cette tonalité très reconnaissable, née du recours au vibrato qu’il utilise à la manière de Peter Green, mais dans un esprit bien distinct. Divertissant, “C’mon Johnny, let’s hit that town” est sculpté dans le pur rock’n’roll. Le son est pourri comme ce n’est pas possible. Gjems est très complice et leur complémentarité fait plaisir à entendre. Quoique subtilement teinté de rock, “I’m tired” poursuit dans ce registre blues. Dans ce style, il est comme un poisson dans l’eau. Il en profite pour adresser un clin d’oeil à Chicago, mais en adoptant un feeling contemporain. “Jennifer, Jennifer” marque un retour brutal au rock’n’roll. Les vocaux sont sensiblement trafiqués. Un peu comme des Beatles sous leur forme la plus rudimentaire qui se seraient mis à consommer du blues en quantité industrielle. Le travail sur les voix est certainement délibéré, et le résultat souvent curieux et réussi. A l’instar de cette cover originale du “Devil got my woman” de Skip James. Ou encore de “Slimy town”. Très imprégné du Delta, ce morceau conjugue parfaitement voix, lignes de guitare et harmo. “The dirt people” prend un virage à 180°. Direction : la Nouvelle Orléans. Les accents sudistes planent inévitablement sur ce fragment. Et la présence de l’orgue et du piano, dispensés dans l’esprit de Dr John et de Little Feat, y est sans doute pour quelque chose. Le Kid est passé à la slide pour marquer son retour à Chicago. Son attaque au bottleneck sur “Brandy!” est rugueuse. L’influence d’Elmore James, voire encore de Hound Dog Taylor est indéniable, notamment lorsque les accents se font plus métalliques. Andersen adapte le “Strange land” de son boss Charlie Musselwhite. Un exercice de style sans harmonica, mais avec orgue. Nerveuse, cette version est caractérisée par de bien jolies phrases de guitare. Le Kid lorgne vers BB King et donc Memphis sur “The bender”. L’orgue Hammond s’intègre judicieusement dans la section rythmique. Les lignes de guitare sont fluides et inventives. “Mexico kid!” nous rappelle sa nette propension à emprunter les accès métalliques et largement amplifiés de la surf music! Boogie royal, “Greaseland boogie” déménage et nous réserve la surprise attendue : l’arrivée du boss Charlie armé de son harmonica magique. Excellent! On est également très étonné lorsqu’il reprend “Jumping at shadows”, un slow swamp blues signé par le regretté Britannique Duster Bennett. Pour mémoire, sur la version originale, ce dernier était accompagné par Peter Green. Et cela s’entend dans la version du Kid. Enfin, on a encore droit à un bonus : le participatif “Whiskey!”. Une compo qui baigne dans la bonne humeur et laisse libre cours à une guitare exubérante. Un excellent album !

mardi, 06 mai 2008 21:32

Rock awhile

Pour enregistrer ce « Rock awhile », le chanteur/guitariste Kid Andersen a reçu le concours du bassiste Kedar Roy, du drummer Martin Windstad, du pianiste Sid Morris et de Johnny Cat –l’actuel gratteur de Terry Hanck– à la rythmique.

L’opus démarre par “Rock awhile”. Du West Coast jump qui rocke et rolle à souhait. Sid est virevoltant au piano. L’ami Terry Hanck honke à souhait sur son sax tenor. Le Kid possède une très bonne voix. En outre, il excelle à la six cordes. Notre Scandinave a tout compris ; et lorsqu’il décolle, difficile de le récupérer! L’album s’inspire du meilleur Chicago blues. Et tout d’abord celui du maître : Muddy Waters. Mark Hummel chante “Walking thru the park” et assure, évidemment, les parties d’harmonica. Les sonorités de cordes de Chris sont particulièrement sales ; mais au passage, il arrache des notes incroyables. La même équipe remet le couvert sur le “She’s got it” du même Waters. La reprise du “All your love” de Magic Sam nous entraîne dans le Chicago Westside, tout en manifestant beaucoup de respect pour son créateur. La complicité entretenue entre ses cordes et le sax de Hanck est un véritable régal. Slow blues dépouillé à l’extrême, “Hangover day” constitue un pur joyau. C’est également un hommage flagrant au Peter Green des débuts. Tout au long de cette plage, on y retrouve cette même tonalité, reverb à l’appui! Imprimé sur un tempo plus enlevé, “You ain’t so pretty no more” baigne au sein d’un climat fort proche ; mais le doigté semble davantage calqué sur celui d’Otis Rush. Chapeau! Andersen est capable de changer de registre. Nonchalant, “Someday you got to pay” exhale un parfum de Louisiane. La voix de Chris est alanguie. Sid Morris brille au piano ; mais surtout permet au Kid de dispenser des accords très ‘relax’. Andersen est avant tout un musicien. Il privilégie donc les plages instrumentales, parfois proches de la surf music. A l’instar de “Lil’ earthquake”, rehaussé par la présence du sax de Hanck. A contrario, “Hobbnobbing’ with Hoy Poy” est empreint de douceur et de légèreté, un morceau parcouru par l’harmonica chromatique de Mark Hummel, invité pour la circonstance. L’intervention du génial Jr Watson, sur le swinguant “Bald headed woman”, est à la fois subtile, délicate et pétillante. Toujours dans un registre swing, Kid chante son “Aquavit boogie”. La section rythmique est percutante. Il a beau vivre loin de sa terre natale, il n’en oublie pas son élixir favori. Bénéficiant du concours d’un autre invité, Paul Ivy, “I really love my monkey” est une bonne partie de rock’n’roll. C’est la cerise sur le gâteau. Cet excellent opus s’achève par l’enlevé “Stompin’ with the Kid”, un ballet pour sax et cordes.

 

mardi, 06 mai 2008 21:31

The dreamer

Pour son troisième opus personnel, Kid Andersen est épaulé par de nombreux amis. Et tout d’abord par la section rythmique de Charlie Musselwhite : le bassiste Randy Bermudes (passé depuis chez les Fabulous Thunderbirds) et le drummer June Core. Les potes du Terry Hanck Band sont également de la partie. Dont Hanck en personne au saxophone. Butch Cousins se réserve les percussions et Bob Welsh (NDR : très souvent partenaire de Mark Hummel) les claviers. L’harmoniciste Jimmy Dewrance a débauché deux de ses musiciens : Hans Bosse et Kedar Roy. Du bien beau monde! Kid signe la majeure partie du répertoire de cette œuvre caractérisée par son homogénéité et l’excellence de sa solution sonore. 

L’elpee démarre par le titre maître. Un divertissement instrumental qui laisse la part belle à sa guitare, dont la tonalité est toujours hantée par l’esprit de Peter Green. Son boss, Charlie Musselwhite, est venu souffler dans son harmo dans un style écorché qui lui est si personnel! Bien blues, “Dig the pain” est imprimé sur un tempo soutenu. Une plage que n’aurait pas renié Howlin’ Wolf. Le travail opéré par la section rythmique est remarquable. Kid est idéalement placé pour dispenser son jeu complexe. Mais si son inspiration majeure oscille d’Hubert Sumlin à Green, il prend le soin de préserver son toucher magique, qui en fait toute son originalité. Son attaque n’est pourtant pas très orthodoxe, mais elle s’avère tellement efficace. Le tempo s’élève pour “Rocket fuel”, un tempo qu’apprécie Billy Boy Arnold. Les changements de rythme sont rondement exécutés par le bassiste et le percussionniste. Une paire de choc ! Le style d’Andersen est clairement rock et véritablement inventif. La voix de Chris n’est guère puissante. Mais son timbre nasillard et indolent s’adapte parfaitement à musique. “Jezebel” nous plonge au sein de son monde aventureux. Il élabore des sonorités, imagine des artifices, les développe à l’extrême. Auprès de ses comparses qui s’expriment dans une liberté contrôlée, il sert de fil rouge. Dewrance en profite pour pousser de petits cris plaintifs à l’harmonica. Andersen avoue modestement des influences majeures. Mais en prendre connaissance, c’est un peu comme parcourir une Bible au sein de laquelle figurent, en lettres majuscules, les grands noms du blues et de la rock music. Surf fiévreux adapté d’un thème western notoire, “Twist of the century” palpite au son du saxophone cracheur de Hanck! Le retour à un blues bien poussiéreux nous rapproche du Delta. Le chant flemmard est talonné par l’harmo de Rick Estrin (des Nightcats) et le piano de Welsh. Chanson légère et divertissante, “Soul city” est couvert d’accents R&B façon Stax! Autre musicien invité à souffler dans la musique à bouche, le Californien Andy Santana nous propose une longue épopée intitulé “The nightmare”. La voix de Kid semble de plus en plus fatiguée. Elle est même très proche, ici, de celle d’un J.J Cale. Les différentes parties musicales de cette plage sont construites suivant le processus adopté par un jam band. Andersen est totalement imprégné par son blues lors de sa reprise du “Serve me right to suffer” de Jimmy Dawkins. Il est vrai que le jeu d’écorché vif de Dawkins lui colle bien à la peau. Lorsqu’il est en forme, Dawkins est sans aucun doute l’un des plus grands guitaristes du Chicago blues. Kid ne trahit jamais de baisse de régime. A chaque décollage, il nous communique le frisson. Slow blues, “A better day” est issu de sa plume. Impérial, il s’y révèle plus Dawkins que nature. Seul Welsh le soutient aux ivoires. L’album s’achève de manière très classique, par la cover du “Take it slow” de Jimmy Reed. Dewrance a empoigné l’harmo. Bob Welsh est passé à l’orgue. Un opus de grande classe !