La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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Rashidi Noah

Ama, la sincérité à nu sur son second album AMA

L'auteure-compositrice-interprète britannique Ama a sorti courant juin son deuxième album, AMA. Successeur de I Came Home Late (2023), ce nouveau projet marque un tournant dans le parcours de l’artiste. Plus intime, plus épuré et plus direct, AMA recentre son…

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Dernier concert - festival

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Hooverphonic
Didier Deroissart

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Faon Faon est un duo belge réunissant Fanny Van Hammée (claviers) et Olympia Boule (batterie). Elles fusionnent leurs voix et leurs voyelles pour dispenser une musique agrégeant pop, hip-hop et électro.

Furieusement modernes et fragiles, leurs textes en français allient poésie tranchée et sincérité 2.0. De la fonte des glaces aux montagnes à gravir, nous traversons avec elles des typhons du son, et nous défions la gravité.

Faon Faon vient de sortir son nouveau clip. Intitulé « Mariel », il a été tourné à Almeria en Espagne. Un spectaculaire plan séquence pour lequel Fanny et Olympia ont dû apprendre l’intégralité de leur chanson à l’envers. Et manifestement les deux donzelles sont douées pour ce type d’exercice.

En concert dans toute la France et surtout au Salon de Silly, ce 19 septembre, dans le cadre des ‘Franco Sillies’. Pour découvrir le clip, c’est ici

Pour plus d’infos : https://fr-fr.facebook.com/faonfaonmusic/

 

mercredi, 25 juillet 2018 19:14

Pale Grey part à la chasse…

« Hunter », c’est la nouvelle vidéo (voir ici) extraite du troisième album de Pale Grey. Elle fait suite à « Late Night », auquel avait participé le rappeur américain Serengeti, les singles « Billy » et « Seasons ». Produit par le Français Yann Arnaud (Air, Phoenix), l’opus se distingue par un phrasé presque déclamatoire qui repose sur des rythmiques synthétiques et répétitives. Et c’est à nouveau le cas sur ce clip signé David Zapata, au cours duquel le band, nous entraîne en voiture pour une balade nocturne inoubliable

http://www.palegreymusic.com/

 

Tout comme la veille, lors de l’ouverture du festival, il n’y a pas grand monde sur la plaine. Il est vrai qu’il n’est que 18 heures…

Dj (Rémi-G) mixe les morceaux qui s’enchaînent. Cependant, l’organisateur a décidé de retarder la programmation du festival de 30 minutes. Lorsque Sonnfjord ouvre les hostilités, le peuple a quand même décidé de rappliquer. Faut dire aussi que les Diables Rouges viennent de terminer leur rencontre face à l’Angleterre. Considéré comme une étoile montante, Sonnfjord est issu de Braine-l'Alleud. Drivée par la vocaliste Maria-Laetitia Mattern, la formation implique également son frère, Aurelio (Paon, Lucy Lucy), aux claviers, Jérome Van Den Bril, à la guitare ainsi que Fabio Zamagni (Noa Moon), aux drums. Ce soir, François De Moffarts est remplacé par Maxime Honhon (Solkins, Edor, Konoba), à la basse et au chant. Le quintet va nous présenter de larges extraits de son dernier Ep, « City Lights ».

Caractérisé par sa mélodie élégante, « Dust And Shapes » ouvre le concert. Maria-Laeticia ondule des bras sur place. Particulièrement interactive, elle a la bougeotte, sautille et invite le public de se rapprocher. Elle se plante pendant « Instru », mais reprend aussitôt le tout à zéro. Et brillamment. Au fil des concerts, le combo a acquis une nouvelle maturité et une maîtrise incontestable sur les planches. Véritable bête de scène, Maria chante, la plupart du temps, dans la langue de Shakespeare. Elle interprète cependant, « Tu dors debout », dans celle de Molière, d’une voix susceptible d’évoquer tour à tour Gabrielle Aplin, Noa Moon ou encore Claire Louise, et lorsqu’elle devient un peu plus graveleuse, Ann Arbor. Sur les planches, la complicité entre le frère et la sœur est incontestable. Ils se multiplient tout au long de « Light ». A l’origine tramée dans le folk, la musique du combo s’est convertie successivement à la pop et l’électro. Elle est même devenue davantage atmosphérique. Et le set de s’achever par l’évanescent, « Escape »…

Pendant qu’on installe le matos de Kid Noize, Greg Avau exécute des selfies derrière le podium. Quatre heures sont nécessaires pour réaliser le maquillage du célèbre masque de singe sur l’ancien leader de Joshua. Tête d’affiche du festival, Kid Noize est attendu de pied ferme par un public, chaud-boulette. Mais le boss du label ‘Black Gizah Records’ va mettre le feu pendant plus de deux 2 heures trente. La régie-lumières a du boulot. Là-haut, ‘Kid’ est face à sa ‘Noize’ qui scintille de mille et une lumières. Il est en perpétuel mouvement derrière sa table. Un peu comme Martin Solveig, Henri PFR ou Lost Frequencies. Finalement, David Guetta est un fantôme à côté de ces Dj’s…

Le set est programmé en crescendo. Deux fois trente minutes d’échauffement par paliers, avant les 75 minutes de plat de résistance. Les tubes défilent : depuis « Brooklyn » à « Dark », en passant par « Jackass » et « Ocean ». Impossible de ne pas avoir des fourmis dans les jambes. Tout le monde lève les bras en l’air et participe à la fête. Ou au souk, si vous préférez. De quoi oublier les problèmes de la vie…

Autre cover band, Happy Hour embraie. Mais votre serviteur a soif et mal aux guiboles. Un peu de repos n’est pas superflu, avant de rentrer au bercail, après deux journées particulièrement festives. En tout cas, un grand bravo à l’organisation pour son professionnalisme. A l’an prochain !

(Organisation : Groupement des jeunes ASBL)

 

Ce festival fête sa cinquième édition. Et pour la première fois, il s’étale sur deux jours. L’endroit est champêtre. Le chapiteau est installé dans une prairie derrière une ferme. A l’origine, l’événement se consacrait essentiellement à l’électro. L’an dernier la présence de Mister Cover avait permis de doubler la fréquentation de l’événement. Et il est à nouveau de la partie, cette année.

En débarquant à 18 heures, on constate que le matos de Mister Cover est déjà sur l’estrade. Et il est imposant. Le Dj Matt De K, est derrière les manettes. Malgré l’heure, le soleil tape encore très fort. Mais il n’y a pas grand monde pour assister au set du disc-jockey, qui pourtant s’applique et propose un répertoire intéressant…  

Il n’y a pas davantage de peuple –30 âmes au plus– pour accueillir Antoine Armédan. Issu d’Enghien, ce saltimbanque a un don particulier pour jouer avec les rimes et les métaphores. Il a une belle voix et s’accompagne à la guitare semi-acoustique. Il a publié un nouvel elpee, en décembre 2017. Intitulé « Sous la lune », il va nous en proposer, de larges extraits.

Le son est parfait ! Que ce soit devant le podium, à hauteur des consoles ou à l’arrière du chapiteau. Faut dire que la boîte qui s’en charge, Audio Side, est particulièrement pro. Pas besoin de bouchons dans les oreilles.

Le récital s’ouvre par le titre maître du dernier opus, un morceau de folk dépouillé et chargé de passion. Antoine aime parler de la vie, de voyages, de ses déceptions et de l’amour. Il puise ses influences, notamment, chez Cabrel, Souchon, Brassens, Béart et un Moustaki, mais en les cuisinant à la sauce contemporaine. « A la sauvette », compo qui raconte une histoire de contrebande, nous entraîne paradoxalement sur les plages de Kingston, en Jamaïque. Sur un fil tendu, il a l’audace de « L’Equilibriste ». Sa voix est émouvante, mais son discours est moins acerbe que celui de Cédric Gervy, un autre artiste enghiennois. Le manque de public ne le déstabilise cependant pas, d’autant plus que ce maigre auditoire est à la fois enthousiaste et participatif. Armédan possède un talent certain pour chauffer les salles. Il invite les quelques spectateurs à se rapprocher. Plus country, voire americana, « La Dégaine » nous emmène sur les grandes plaines de l’Ouest Américain. Il s’autorise une reprise ensoleillée de « La corrida », signée Cabrel. Il y a un même un grillon dans l’accent. « Sous la lune », « Tant que je passe » ou « La fille qui dort là-haut » parlent simplement d’amour. Et tout au long de « Plan A », dispensé lors de l’encore, il défend le statut d’artiste vilipendé par une certaine presse critique dans le sens négatif du terme. Au fil du show, la foule rapplique. Elle est même nombreuse, à la fin de son set. Antoine a convaincu par sa simplicité et son contact avec l’auditoire. Une chouette découverte…

Setlist : « Sous La Lune », « L’équilibriste », « Le Sac De Voyage », « A La Sauvette », « Tant Que Je Passe », La Fille Qui Dort Là-Haut », « Le Jardin Des Nouveaux Jours », Si Je te Disais », « Plan A », « La Dégaine », « Le Voyage ». « La Corrida » (Francis Cabrel)
Rappel : « Si Je Te Disais »

Il y avait déjà 400 préventes pour assister à la prestation de l’orchestre binchois, Mister Cover. Il ne faut pas oublier, qu’il s’est déjà produit à Forest National, et y retourne le 26 janvier de l’an prochain. Le public est familial et multigénérationnel. Antoine Goudeseune, le spécialiste des reprises en picking des Beatles, est derrière les manettes. Le concert prend un peu de retard. Puis les 6 membres de la formation, dont un chanteur et une chanteuse, soutenus par un claviériste, un drummer, un bassiste et un guitariste, attaquent leur faramineux medley, réunissant plus de 200 covers, qui traversent la pop et les variétés des 70 dernières années. Depuis Clo-Clo à Queen, en passant par U2, Police, les Stones, les Beatles, ils enchaînent sans interruption des versions qui durent parfois, à peine une minute. Bref, il y en a pour tous les goûts, tous les âges et toutes les couleurs. Le point d’orgue reste cependant, la farandole géante qui entraîne la foule, pendant la « Salsa Du Démon », lors du rappel. Comme lors d’un bal au village, dans les années 60 et 70.

La fête n’est pas terminée puisque des Dj’s vont animer le chapiteau, jusque 3 heures du mat’. Mais bon, il y a encore un jour de festival demain. Alors, autant conserver quelques réserves…

(Organisation : Le Groupement des Jeunes ASBL)

 

samedi, 30 juin 2018 03:00

Du metal conjugué au féminin…

Un peu plus de 150 âmes s’étaient déplacées pour le concert de Dorja, une formation féminine au sein de laquelle milite Mylène Letertre, à la batterie. Originaire de Silly, elle a choisi pour nom de scène, Anna Mylée, et s’est entourée de quatre autres filles. Une Californienne (NDR : issue de Los Angeles) et trois Britanniques, partenaires qu’elle a rencontrée au gré de ses pérégrinations, aux States et en Angleterre. Le combo a donc accepté de revenir sur les terres de sa drummeuse, pour y accorder un show au Salon. Une belle preuve de reconnaissance pour le public régional. A ce jour, le band a publié un Ep (« Target Practice »), et un album (« Gemini »), qu’il va défendre ce soir.

Le supporting act est assuré par Recall, un sextuor tout à fait local, au sein duquel figure le papa de Mylène, essentiellement préposé à la gratte. Le line up implique un second sixcordiste, une chanteuse, un bassiste et un claviériste. Votre serviteur n’est pas très passionné par les covers bands, même s’ils attirent du peuple. Néanmoins, il faut reconnaître que le set va se révéler de bonne facture, grâce à la prestation très solide et tempétueuse de la vocaliste. En rappel, la formation va même nous proposer une étonnante reprise du « Helter Skelter » des Beatles, au cours de laquelle Mylène va nous en mettre plein la vue, derrière les fûts…

Outre Anna, le line up de Dorja réunit aujourd’hui la guitariste Sarah Michelle (une Irlandaise !), qui a remplacé Holly Henderson, en mai 2017, la chanteuse Aiym Almas, la seconde gratteuse Rosie Botterill et la bassiste Becky Baldwin.  

Dorja Band puise ses influences essentiellement dans le hard rock des seventies et des eighties, et tout particulièrement chez Led Zeppelin et Guns N’ Roses, même si on recèle dans sa musique des accents de garage/rock plus modernes, adoptés dans l’esprit d’un certain Royal Blood. Mais la sensibilité féminine en plus.

La section rythmique est puissante. Le sens mélodique, soigné. Les guitares sont huileuses, graisseuses. Singulière, graveleuse, capable de passer des aigus aux graves avec une facilité déconcertante, la voix d’Aiym rappelle parfois celle de Janis Joplin ; elle est même capable de talonner l’instrumentation…

Des ventilateurs sont installés au sol devant les artistes. Et pas seulement parce qu’il fait chaud. Cette technique permet de souffler les cheveux de la vocaliste, en arrière, un peu comme Robert Plant.

Le set s’ouvre par « Reaching Out », morceau au cours duquel la section rythmique démontre toute son efficacité. Bien cadencé, « Limitless » met déjà bien en exergue les deux grattes. Les backing vocaux ont soutenus. Les interventions de Becky à la six cordes sont complexes tout au long de « Gemini », un titre qui oscille entre grunge et alt rock.

Une ligne de basse flemmarde amorce « Use You », avant que Mylène ne s’emballe derrière ses fûts. Et elle va étaler tout son talent sur le judicieusement intitulé « Drum solo ». La version métallique du « Give In To Me » de Mickaël Jackson, est paradoxalement hantée par… Slash. Et le set de s’achever par le flamboyant « Fire », compo qui a permis au groupe de se faire connaître.

En rappel, on aura droit à une autre reprise du « Helter Skelter » des Beatles ainsi qu’à celle –et c’était prévisible, vu la passion de Mylène pour ce mythe– du célèbre « Whole Lotta Love » du dirigeable. Un set énergique, excitant et chargé de bonnes vibrations. Que demander de plus ? Sans doute davantage de notoriété. D’ailleurs, prochaine étape du quintet : se produire dans de grandes salles et des festivals majeurs… C’est tout le mal qu’on lui souhaite.   

Setlist : « Reaching Out », « Limitless », « Too High », « Gemini », « Uninvited », « Far Gone », « Silence », « Drum solo », « Target Practice », « Give In To Me » (Michael Jackson), « Use You », Chainbreaker », «  Fire »

Rappel : « Helter Skelter », « Whole Lotta Love »

(Organisation : Le Salon de Silly)

Photo Dawn Bowery

samedi, 09 juin 2018 03:00

Un être vous manque…

Le Télégraphe est un bar situé face à la gare d’Ath, un endroit au sein duquel se déroulent régulièrement des concerts. A l’affiche de ce samedi 9 juin, Mingawash et Dadabovic. Deux formations qui se connaissent et s’apprécient. Certains sont même devenus des potes. Pas grand monde dans la salle pour le premier show. 70 personnes tout au plus.

Dabadovic est programmé en supporting act. Mais le soundcheck est plutôt chaotique. Les balances sont difficiles à régler, et le set ne commence que vers 21 heures. La set list de la formation est identique à celle de la répétition générale, accordée au Zik Zak.

Dadabovic pratique une fusion énergique et frénétique entre métal et hardcore. Si vous préférez, du trashcore moderne. Déjanté, le spectacle ressemble à une comédie burlesque. Le professeur Dadabovic, le chirurgien Toniatoski, l’infirmière transsexuelle Janolapov et le fou Romanescù sont les personnages centraux. Bourrés de jeux de mots, les textes sont à prendre au second degré. Des vidéos amorcent chaque compo. Une mise en forme susceptible de vous conduire à l’internement psychiatrique. Mais si les malades sont de sacrés musicos, difficile de comprendre pourquoi il faut pousser le décibelmètre dans le rouge…

Place ensuite à Mingawash. Après avoir publié deux Eps (« Pandi Panda Panda Pendu » et « Zoofolie »), le combo a gravé son premier long playing, l’« Imposteur », en avril dernier. Et il est parti en tournée pour le défendre. Martin est soutenu par Clément aux vocaux, avec lequel il débute une tournée, qui passe ce soir par Le Télégraphe. Depuis que Martin Moreau (NDR : après avoir sévi chez Feel, ce batteur milite aujourd’hui a sein de Lemon Straw) a débarqué, comme second vocaliste, Clément peut davantage se concentrer sur le chant. Le show est aussi délirant que le précédent. Visuel également. Gaëtan et Max se chargent des grattes et Denis se consacre à la basse. Sans oublier Théo, le batteur fou responsable d’interventions aussi sauvages que tribales, ainsi que le percussionniste insolite (grosse casserole et fût de coca-cola), Christopher. Deux pandanettes sur les quatre ont fait le déplacement. Pas de Roy le Panda, non plus. Dommage, car en général, c’est lui qui met le feu.  

Le son est meilleur. Faut dire que la configuration des lieux n’est pas facile pour l’ingé-son. Martin et Clément changent régulièrement de déguisement. Ils se sont travestis en gonzesses pour « Médiant ». Energiques, rageurs, les morceaux défilent. Il y a un peu plus de monde pour ce set. Et manifestement le public est enthousiaste. Mais comme il n’y a pas assez d’espace pour pogoter, les mouvements sont plus timorés. Ce qui n’empêche pas la température ambiante de grimper. Un bon show qui a sans doute manqué du petit grain de folie que seul le Panda est capable d’apporter. Dommage ; mais le concert était, ma foi, plutôt sympa. A revoir néanmoins, sur une plus grande scène, lorsque la troupe est au complet.

(Organisation : Le Télégraphe).

lundi, 09 juillet 2018 17:56

Daddy Cookiz en mode D.I.Y.

On l’attendait de pied ferme cette deuxième « Live Session », un mois à peine après la sortie de la première. Pour la circonstance, Daddy Cookiz nous plonge dans l’univers artistique du D.I.Y., une tendance plus que d'actualité. Le micro à la main, la boîte à rythmes à portée de l’autre, il nous entraîne dans le quartier nord de la cité ardente, au Comptoir des ressources créatives. ‘D.I.Y.…♪ On fait les choses par nous- même’ Là où résonnent ses premières ‘punchlines’

On découvre une ambiance lumineuse dans cet ancien hangar, où rôde une atmosphère créative à toute heure… Sous un nuage de poussière, on y travaille le bois, les métaux, l’encre ou encore le textile… Ce sujet, Daddy l’a mis au goût du jour parce qu’il le guide au quotidien, M.C. et beatmaker, Daddy maîtrise l’art de la plume dans tous les sens... street art et dessin forment aussi son quotidien ; d’ailleurs, on l’avait déjà découvert dans l’univers d’Atomic Spliff… Le système débrouille c'est une mentalité, un état d'esprit qui fait face à une société qui laisse peu d'espoir et de ‘plans de carrières’ aux nouvelles générations. C’est ce qui donne du corps à nos rêves, le message est simple: ‘les bâtons se cassent dans mes roues donc j'avance quand même…’

Pour découvrir le clip, c’est ici  

 

dimanche, 08 juillet 2018 13:07

Boltcutter

« Hoods up », le premier elpee de ce trio moscovite, avait apporté un vent de fraîcheur au sein du mouvement punk militant. Un genre qui a parfois du mal à se renouveler et à évoluer hors des cadres et des codes du genre. Antifascistes, MDB côtoie depuis une dizaine d’années, des activistes qui finissent morts ou emprisonnés. La Russie est un pays toujours aussi hostile à la liberté d’expression, malgré la chute du ‘Mur de Berlin’.

Boltcutter Vlad, Ski Mask G et Ghettoblaster G-Ruff agrègent rap, techno, punk et hardcore, afin de créer un style fédérateur destiné à la jeunesse russe tout en incitant les fans de musique à un dialogue interculturel. Non seulement le combo n’arrête pas de tourner, mais ses musicos sont également impliqués dans d’autres projets, dont Siberian Meat Grinder, une configuration davantage grindcore...

Celle de MDB est clairement plus électro. Les nappes de claviers sont plus présentes même si les beats imprimés par les boîtes à rythmes et les accès de basse sont toujours aussi puissants. L’implication politique du groupe est intacte. Leurs paroles scandées, parfaitement rappées, s’attaquent toujours au racisme, au sexisme, appellent à la solidarité avec les réfugiés (« Papers, Please »), à l’unité face à l’homophobie et à la lutte contre les grenouilles de bénitiers (« Brother & Sisterhood »).

En ‘live’, les membres du band portent la cagoule, afin de rester anonymes et se protéger contre les agressions de l’extrême droite, très active en Russie. Des shows malheureusement, trop souvent précipités, à l’instar de celui accordé au Magasin 4, l’an dernier. Cependant, s’il faut vivre sur une île déserte, votre serviteur emporte le disque…

dimanche, 08 juillet 2018 13:04

One Time (Ep)

Intitulé « One time », le nouvel Ep (NDR : gravé l’an dernier, le premier –un éponyme– remonte à l’an dernier ; et il avait affolé les compteurs) de Ginkgoa est paru ce 15 juin. Une imparable machine à danser réunissant la New-yorkaise Nicole Rochelle, une militante Femen très engagée, et le Parisien Antoine Chatenet.

Après avoir tourné à travers toute l'Europe, pendant 4 longues années, en compagnie de Jérome Savary, pour interpréter le premier rôle de son spectacle, Nicole rencontre Antoine à Paris et tombe immédiatement sous le charme de sa plume. Ginkgoa vient de naître. Si New York chantait Paris. Si les films des années trente reprenaient leurs couleurs originelles, au cours desquels Jeanne Moreau et Anna Karina danseraient l’une avec l’autre dans un de ces cabarets où l’on entendrait Billie Holiday. « One Time », la première vidéo extraite de l’Ep, rend hommage aux femmes, en dénonçant le regard machiste du cinéma hollywoodien. En remontant des images issues des films des années 50, Ginkgoa a voulu nous interroger sur le regard porté par le cinéma sur les femmes. Un message fort à découvrir tout au long du clip qui est consacré à ce morceau ; et il est à découvrir ici

Responsable de mélodies pop ultra catchy, la paire nous entraîne dans une véritable transe, en empruntant des sonorités swing au vieux New York. Ces étourdissants rythmes électro ou si vous préférez ces beats à coloration ‘French Touch’ n’ont qu’un seul objectif : faire danser tout ce qui est susceptible de… danser…

Et de l’électro swing, le couple en consomme allègrement. A l’instar du classieux « Boy Bounce », hanté par Caravane Palace. Puis de « Don’t give a damn », une plage composée dans une chambre d'hôtel lors de la tournée chinoise. « What We Do » consomme une bonne dose de modernité. Zoé Colotis ne pouvait pas faire mieux.

Et toujours bien électro, « Got To Gimme » clôt ce disque. Rien de tel pour avoir des fourmis dans les jambes. En ‘live’, cette plage doit vraiment déménager…

dimanche, 01 juillet 2018 11:57

G Flip tue le temps…

Georgia Flipo, mieux connue sous le nom de G Flip, vient de graver son deuxième single, « Killing My Time » (voir clip ici). La compo parle d’une relation amoureuse chronophage. G Flip a démarré la batterie à l'âge de 14 ans, et s'est depuis mise au chant, aux claviers et à la guitare, même si elle avoue toujours préférer les rythmes et les percussions, se sentant drummeuse avant tout.

La chanteuse/compositrice et productrice de Melbourne, G Flip a sorti, il y a quelques mois son tout premier single « About You » (voir

). Ce morceau a instantanément lancé la carrière solo de cette musicienne de vingt-quatre ans qui compose, chante, enregistre, et joue ses titres dans sa chambre transformée en studio. Georgia a pas mal tourné aux States et en Europe, dans des salles combles. L’Australienne (NDR : elle est issue de Melbourne) dispose déjà d’un énorme répertoire de chansons. Des centaines en fait, achevées à des degrés divers, qu’elle teste sans cesse sur son entourage et son label, pour définir les prochains singles et les titres que l’on retrouvera sur le long playing.

Elle se produira le 1er novembre, dans le cadre du Pitchfork Festival, en France et à l’AB Club le 30 octobre.

http://gflipmusic.com/

 

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