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Les ‘Archives’ de Vanishing Twin

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Dernier concert - festival

Stereolab
Epica - 18/01/2026
Didier Deroissart

Didier Deroissart

dimanche, 05 novembre 2017 02:00

Sa voix est un instrument à part entière…

Votre serviteur se souvient du premier concert d’Asaf Avidan auquel il avait assisté. C’était à l’AB. En 2013. Il avait été surpris par la voix de cet artiste israélien. Haut perchée. Plus féminine que masculine. Evoquant tour à tour, Janis Joplin, Jeff Buckley ou encore Robert Plant. Elle ne collait d’ailleurs pas du tout au personnage.

Ce soir il se produit à la Madeleine, et pas comme initialement prévu au Cirque Royal. Qui est pleine comme un œuf. Même l’étage est occupé. Ce qui porte sa capacité à 1200 places. Et l’acoustique y est irréprochable. Le chanteur/compositeur est venu défendre son sixième elpee, « The Study On Falling », paru ce 3 novembre.  

Les musicos précèdent l’arrivée Asaf qui, armé d’une gratte électrique, est chaudement applaudi par la foule, lorsqu’il apparaît sur les planches, vêtu sobrement d’un jeans et d’une chemise de couleur verte. Il lui répond en adressant alors un timide signe de la tête. Le line up de son backing group réunit le bassiste Adam Scheflan (NDR : il arbore une barbe imposante), le claviériste Ido Zeleznik et le drummer Shahar Haziza, installé sur une petite estrade. Pas de violons ni de violoncelles. Simple, le décor se limite à une toile de couleur noire, tendue à l’arrière, et sept grosses lampes à led, suspendues un peu partout au-dessus des artistes.

Un filet de Hammond amorce « No Stone Unturned », une plage au cours de laquelle la slide se démarque du reste de l’instrumentation. La voix d’Avidan se révèle alors plutôt soul. Son écriture se nourrit des différentes épreuves qu’il a dû traverser dans la vie : ruptures familiales ou amoureuses, lymphome, service militaire… Ce qui explique pourquoi ses chansons véhiculent énormément d’émotion. Il opte pour une semi-acoustique avant d’attaquer le très americana « My Old Pain ». Des spots de couleur bleue se focalisent sur les musiciens. Issu du précédent opus, l’épuré « Gold Shadow », nous plonge au cœur d’une ambiance rétro et feutrée. Asaf prend soin de réarranger régulièrement ses compos, de manière à en proposer, lors de ses concerts, des versions différentes. Il avale une rasade de whiskey, afin d’éclaircir sa voix. « Green And Blue » nous entraîne ensuite dans le Bayou. « Sweet Babylon » est tapissé par l’orgue Hammond. D’abord lent, le morceau vire, en fin de parcours, au r&b allègre. « Man Without A Name » adopte un profil bien blues. Des roadies viennent installer un sampler et des percus électroniques, devant Asaf. Et il s’en sert impeccablement tout au long de l’oriental « Bang Bang ». Tout comme de la cigar box et du kondi. Il faut attendre le « Reckoning Song », pour qu’il se lâche enfin. Il commence à plaisanter avec le public et récite ses lyrics en slam, en s’accompagnant à la gratte semi-acoustique, avant de se lancer dans son tube planétaire. « Her Lies » lui permet d’afficher toutes ses capacités vocales. Faut dire que sa voix est un instrument à part entière, modulable à souhait et couvrant plusieurs octaves. Elle est empreinte de douceur sur « Twisted Olive Branch », alors que les ivoires s’élèvent dans l’éther. Avant de reprendre de la hauteur pour « A Gun And A Choice », un titre alimenté par des orchestrations emphatiques. « Love It Or Leave It » clôt le show. Qui a passé très vite. Trop vite, sans doute.

Pour le rappel, Asaf Avidan s’assied d’abord sur un siège haut. On lui file un autre verre de whiskey. Il cause avec les spectateurs et répond même à leurs questions. Le public féminin est aux anges face à cet artiste aussi humble que craquant. Un roadie lui tend une six cordes semi-acoustique. Asaf en souhaite une autre, puis se ravise, et la garde. Et va aussi nous réserver, seul à la guitare, « My Latest Sin »…

(Organisation : Greenhouse Talent + Gérard Drouot Productions)

vendredi, 03 novembre 2017 02:00

Une soirée remplie de petites étoiles

Jason Isbell pratique, ce qu’on appelle aujourd’hui de l’americana. En fait, il s’agit d’une forme contemporaine de country ou de bluegrass. Celui de cet artiste est particulièrement sudiste ! Ce qui s’explique, quand on sait qu’il est né, il y a 38 ans à Green Hill, dans l’Alabama. Il est venu présenter de larges extraits de son nouvel opus, « The Nashville Sound », qu’il a enregistré en compagnie de son groupe, The 400 Unit. Avant de se lancer sous son propre nom, il a milité, pendant 10 ans, au sein de Drive By Truckers. L’Ancienne Belgique est en configuration Box. Le concert est soldout. Donc, ce soir, il accueille 600 âmes. Dont de nombreux néerlandophones.

Le supporting act est assuré par la très jolie Catherine Tift Merritt. Cette Texane (NDR : elle est née le 8 janvier 1975, à Houston) est venue défendre son dernier et huitième elpee, « Stitch of the World ». Sa chevelure blonde lui tombe sur les épaules et dans le dos. Elle est vêtue d’une longue robe noire et chaussée de bottes brunes à hauts talons. Et se sert de grattes de marque Gibson. Electrique, sèche ou semi-acoustique. Elle est épaulée par son fidèle guitariste, Eric Heywood. S’ouvrant par « Eastern light », le début de set est intimiste et acoustique. La conjugaison des cordes nous entraîne sur les pistes des grandes plaines. Il ne manque plus que le feu de camp. Lumineuse, la voix de Tift me fait penser, tout à tour à Carole King, Emmylou Harris, Lucinda Williams ou Mindy Smith. Des lumières blues, mais tamisées, se focalisent sur les artistes. A partir de « Stray Paper », le concert s’autorise des moments plus électriques, voire même métalliques. Entre les morceaux, Tift se montre très interactive avec le public, en s’exprimant dans un français presque parfait. L’auditoire l’applaudit d’ailleurs très chaleureusement. Tift passe aux ivoires pour le bouleversant « Good Hearted Man », alors qu’Eric se consacre à la double pedal steel. Un instrument auquel il va se focaliser, en fin de parcours, alors que Tift revient à la gratte électrique. Tout au long de ce show, le public est resté très attentif ; à tel point, qu’hormis entre les chansons, on aurait pu entendre une mouche voler…  

Le  line up de The 400 Unit Band réunit un préposé à la slide (NDR : torturées ses interventions sont manifestement hantées par Jimi Hendrix !), un bassiste, coiffé d’un Stetson, un drummer et un multi-instrumentiste (claviers, accordéon diatonique) invité à chanter en duo sur trois morceaux. Pas de trace de l’épouse de l’épouse de Jason, la violoniste. Il a un fabuleux toucher sur ses cordes et vraiment tout appris en écoutant Joe Bonamassa, Steve Vaï et Eric Clapton.

Armé de sa Fender (NDR : au cours du set, il va également se servir d’une Gibson), Jason est chaudement applaudi quand il débarque sur le podium. Bâti comme un footballeur américain, sa stature en impose. Il salue le public, avant que le combo n’attaque « Anxiety ». La musique évoque instantanément ZZ Top. Rocailleuse, la voix véhicule également des accents issus du sud profond… et ne manque ni de charme, ni de tendresse. Mais lorsqu’elle s’envole dans les aigus, elle me fait penser à celle de Steve Winwood. A moins que ce ne soit de Garland Jeffreys voire de James Taylor. Encore que sur le pêchu « Hope the High Road », elle est manifestement comparable à celle de Bonamassa. La setlist n’en oublie pas pour autant, le hit « 24 Frames ». Lorsque Jason évoque longuement son Alabama natal, le batteur s’impatiente. Ce qui amuse l’auditoire. « Elephant » et « Cover Me Up » sont des ballades épurées et poignantes. L’interactivité est même touchante entre Jason et le public. Jason Isbell l’autorise même à prendre des photos en se servant du flash ! Et prend alors différentes poses. Pour la plupart autobiographiques, ses compositions sont tour à tour hantées par des mythes de la musique américaine : Bruce Springsteen, le regretté Tom Petty et bien sûr, son idole, Bob Dylan… C’est le musclé « Never Gonna Change » qui clôt ce set.

Lors du rappel, toute la troupe rend hommage à feu Tom Petty, en adaptant son « American Girl ». Une soirée remplie de petites étoiles… comme celles projetées sur le rideau masquant les gradins de l’AB…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

jeudi, 02 novembre 2017 02:00

Du papillon à la chenille…

Bien que le nouvel opus de La Chiva Gantiva, « Despegue », soit sorti ce 15 septembre, la release party est programmée ce 2 novembre. A la Rotonde du Botanique. Le concert est soldout. A l’instar de sa traduction en français, cet elpee décolle…

Le supporting act est assuré par Juicy, un duo réunissant deux filles, Sasha Vovk (NDR : de son véritable nom Oton) et Julie Rens, casquette retournée vissée sur la tête, qui milite également chez Oyster Node et ExtraSystole. Issues du conservatoire de Bruxelles, elles cherchent à remettre au goût du jour le r’n’b et le hip-hop des années 2000, dans un style minimaliste et électrique. Elles ont enfilé des tee-shirts de couleur bleue, un peu trop longs pour elles, sur lesquels sont imprimés, dans le dos, ‘Juicy 18’, en lettres blanches. Le répertoire est constitué de reprises des années 90 et 2000. Les deux filles se consacrent aux synthés, aux samplings et au chant. Julie se réserve la gratte semi-acoustique. Avant chaque chanson, elles se font face et entament une danse en ondulant. Une situation qui provoque l’hilarité au sein du public. Elles signalent être venues pour mettre le feu et décoincer la foule. Les morceaux sont interprétés tantôt dans la langue de Voltaire ou de Molière. A l’instar de la cover du « Candy shop » de 50 Cent et du « Boulette (génération nan nan) » de Diam’s, un morceau paradoxalement non prévu dans la setlist. Contrat rempli. Un Ep est en préparation et devrait proposer des compos originales.   

Setlist : « Try Again », « Crush On You », « What's Love », « Partition », « Candy Shop », « Run It », « Work It », « One Love », « Caught Out There ».

Cocktail passionné et passionnant d’émotion, de sueur et de rythme, les prestations ‘live’ de La Chiva Gantiva sont devenues notoires. Manifestement, les musicos ne montent plus sur l’estrade, masqués. Chevelure colorée imposante, Rafael Espina est toujours la tête pensante du band. Vêtu de noir –pantalon et veste de pirate– il se consacre au chant, et circonstanciellement, à la gratte, à la gaïta et aux percus. Des percus qui jouent un rôle primordial dans la musique de La Chiva Gantiva et auxquelles a également recours, Natalia Gantiva. Elle porte une jupe de couleur blanche ultracourte et un tee-shirt à l’effigie du drapeau colombien. Felipe Deckers, le gratteur, a enfilé un peignoir aux motifs fleuris et un short. Un short, mais hawaïen, qu’a également choisi Tuan, le préposé au saxophone, à la flûte à bec ou traversière et à la clarinette. Quant à la section rythmique, elle est composée du bassiste Jose Buc Chavez et du drummer, Martin Mereau, installé au centre, mais en retrait.

Propice à la danse, « El Ritmo Lo Llevo Yo » (NDR : dont le clip délirant met en scène cosmonautes, singes savants et hôtesses de l'air ; voir ici) ouvre le set. Rafael frappe énergiquement sa conga, bien calée entre les jambes. Il semble heureux d’être là et signale que la soirée sera explosive. Il invite également la foule à remuer. Ce qui déclenche instantanément une forme d’hystérie, dans l’auditoire. Rafael se prend pour un kangourou. Ses acolytes finissent par l’imiter. L’ambiance monte alors encore d’un cran. Et tel un papillon, le concert décolle… Trempant dans le funk/jazz, « El Vivo » est dynamisé par des percus caribéennes. Et « Cuero » baigne au sein d’un même climat, même si c’est le bassiste qui tire ici son épingle du jeu. Rafael confesse que tout petit, il dormait la lumière allumée, parce qu’il craignait les fantômes. Une phobie qui le taraude encore aujourd’hui. Et « Fantasmas » reflète ces appréhensions. Chanson d’amour paisible, « Me Lo Llevo » marque une pause.

« Montanas De Selva Verde » relance la machine. La montée en puissance des cordes et la section rythmique y contribuent largement. Les musicos entament la chenille sur les planches, dans le sens des aiguilles d’une montre, avant d’opter pour la direction inverse. La foule leur emboîte le pas. Un moment de folie ! Une seule chanson interprétée en français, « Fais Comme Si ». Rafael en profite pour prendre un bain de foule. Faut dire que tout au long de ce show, il était littéralement déchaîné. Bref, ce soir on a kiffé grave. Merci aux artistes !

(Organisation : Botanique)

samedi, 28 octobre 2017 03:00

Quand les saxophonistes mènent la danse…

Double affiche pour ce samedi 28 octobre. La salle De Casino accueille The Beat et The Selecter, dans le cadre d’une tournée baptisée Co-headline tour 2017. Et ce soir, c’est soldout.

A l’instar de The Specials, Madness, Bad Manners et The Selecter, The Beat est un des groupes les plus populaires et représentatifs du mouvement ska, qui a sévi au début des années 1980, au Royaume-Uni, avant de se propager sur toute la planète. Originaire de Birmingham, la formation s’est séparée en 1983, et les musicos ont tenté leur chance en solitaire ou au sein de nouveaux combos, comme General Public, Special Beat ou encore Fine Young Cannibals. Seul ce dernier va vraiment récolter un succès commercial. Mais The Beat se reforme en 2003. Baptisé English Beat aux States, pour ne pas le confondre avec le groupe américain du même patronyme, The Beat compte 4 elpees studio à son actif, dont « Hard To Beat » est paru en juillet dernier. Mais ce sont surtout les hits incontournables « Mirror In The Bathroom » et « Tears Of A Clown » qui ont forgé la notoriété du band.

Une demi-heure de retard pour le premier concert. Il est donc 21 heures lorsque The Beat débarque sur le podium. Un septuor réunissant Everett Morton aux drums (NDR : installé du côté droit sur une estrade), David Steele à la basse, Saxa au saxophone (NDR : ben vu le nom !) ainsi que Dave Wakeling et Andy Cox aux grattes. Sans oublier les chanteurs, soit Ranking Roger, seul rescapés des débuts, et son fils, Ranking Junior. Ces deux derniers vont arpenter les planches au pas de gymnastique. Roger est fier de ses dreadlocks qui lui tombent dans le dos. Il signale que depuis 10 ans, il n’y a jamais eu de setlist. Pour chaque morceau, c’est lui qui souffle le titre à interpréter, aux autres musicos  (NDR : Bruce Springsteen, lui, demande au public de la créer).

« Hands Off... She's Mine » ouvre le bal. Roger demande à la foule –multi générationnelle, il faut le préciser– de lever les bras. Elle s’exécute, remue le popotin et se met à danser. Place ensuite au ska lent « Stand Down Margaret », une diatribe à l’égard de la première ministre britannique, de l’époque. Non seulement le public applaudit chaleureusement, mais très réceptif, il reprend en chœur les paroles, tant les couplets que les refrains. La section rythmique est en béton. Tout au long de la cover du « The Bed Is Too Big » de The Police, la fratrie se toise et sautille sur le podium. Deux téméraires y grimpent. Ils sont aussitôt remballés par le personnel de sécurité. Seconde reprise, le « Rock the Casbah » de The Clash. Et elle va littéralement mettre le feu aux poudres. L’intensité a alors atteint son comble. « Mirror In The Bathroom » reflète une époque lointaine, celle de la jeunesse du band, mais également de nombreux spectateurs, dont votre serviteur. Le répertoire va proposer trois titres signés par Andy Williams, dont « Can't Get Used to Losing You », en finale. Pendant 70 minutes –quand même– de concert, au cours duquel le ska sera contaminé tour à tour par du punk, du reggae, du dub ou du rub-a-dub, la foule et les artistes vont véritablement entrer en communion. La preuve que ce concert était vraiment épatant !

The Selecter est né en 1979. Tous les musicos sont issus de la scène reggae et soul de Coventry. A l’instar de The Specials, Madness et The Beat, il a participé à la renaissance du ska, à travers le mouvement ‘2 Tone’. Le nom du groupe se réfère à celui que l’on attribue au DJ en Jamaïque : ‘a music selecter’. Et avant d’opter pour ce patronyme, le collectif avait publié un énorme tube « Gangster », un single dont la flip side s’intitulait « The Selecter ». Il grave dans la foulée le fameux « On My radio ». Et en février 1980, son premier opus, « Too Much Pressure », devient disque d’or. Sa chanson fétiche, « 3 Minute Hero », se transforme en véritable hymne du 2-Tone. Et lorsqu’il quitte ce mouvement, 5 mois plus tard, c’est la débandade et l’inévitable split. Il faudra cependant attendre 1991 avant que le combo ne décide de reprendre le collier. Du line up originel, il ne demeure plus que les chanteurs. En l’occurrence l'emblématique Pauline Black et Arthur ‘Gaps’ Hendrickson. La formation implique aujourd’hui le drummer Winston Marche, le guitariste Will Crewdson, le bassiste Luke Palmer, le claviériste Lee Horsley ainsi que les préposés aux cuivres, Neil Pyzer-Skeete au sax ténor ainsi que Orlando La Rose au sax baryton et à la flûte.

Chapeau noir vissé sur le crâne, vêtue d’un pantalon et d’une veste de couleur noire, Pauline Black est toujours aussi sexy et explosive. Et puissante, sa voix est intacte. Arthur 'Gaps' Hendrickson est coiffé d’une toque de cuir brune. Le groupe va nous réserver de larges extraits du nouvel LP, « Daylight » qui vient juste de sortir.  Dès les premiers accords, les saxophonistes mènent la danse. Et lorsque le combo attaque « Three Minute Hero », la fosse remue déjà dans tous les sens. Véhiculant un message politique, « Frontline », un reggae plutôt lent dominé par les cuivres, est issu du  nouveau long playing. Le public est réceptif aux demandes de participation émises par les vocalistes, même si parfois elles tirent un peu en longueur. Un papy ose un exercice de crowdsurfing et atterrit aux pieds des artistes. Les interventions au Hammond sont à la fois chaleureuses et stimulantes. Rythmique, la guitare se révèle tour à tour discrète ou percutante. Les cuivres dynamitent carrément certains morceaux ; à l’instar de « Train To Skaville » et du hit « To Much Pressure ». Il faudra néanmoins attendre près de 45 minutes pour vibrer au son d’« On My Radio ». Et il va secouer les tripes. « Madness » clôt ce set. Pas de rappel. Et pourtant tout au long des 75 minutes de spectacle, The Selecter a mis une sacrée ambiance en dispensant son cocktail musical de ska, country et reggae. Un retour dans le passé qui a ravi le public présent ce soir…

(Organisation : De Casino)

 

samedi, 28 octobre 2017 03:00

Epatant et sans la moindre setlist…

Double affiche pour ce samedi 28 octobre. La salle De Casino accueille The Beat et The Selecter, dans le cadre d’une tournée baptisée Co-headline tour 2017. Et ce soir, c’est soldout.

A l’instar de The Specials, Madness, Bad Manners et The Selecter, The Beat est un des groupes les plus populaires et représentatifs du mouvement ska, qui a sévi au début des années 1980, au Royaume-Uni, avant de se propager sur toute la planète. Originaire de Birmingham, la formation s’est séparée en 1983, et les musicos ont tenté leur chance en solitaire ou au sein de nouveaux combos, comme General Public, Special Beat ou encore Fine Young Cannibals. Seul ce dernier va vraiment récolter un succès commercial. Mais The Beat se reforme en 2003. Baptisé English Beat aux States, pour ne pas le confondre avec le groupe américain du même patronyme, The Beat compte 4 elpees studio à son actif, dont « Hard To Beat » est paru en juillet dernier. Mais ce sont surtout les hits incontournables « Mirror In The Bathroom » et « Tears Of A Clown » qui ont forgé la notoriété du band.

Une demi-heure de retard pour le premier concert. Il est donc 21 heures lorsque The Beat débarque sur le podium. Un septuor réunissant Everett Morton aux drums (NDR : installé du côté droit sur une estrade), David Steele à la basse, Saxa au saxophone (NDR : ben vu le nom !) ainsi que Dave Wakeling et Andy Cox aux grattes. Sans oublier les chanteurs, soit Ranking Roger, seul rescapés des débuts, et son fils, Ranking Junior. Ces deux derniers vont arpenter les planches au pas de gymnastique. Roger est fier de ses dreadlocks qui lui tombent dans le dos. Il signale que depuis 10 ans, il n’y a jamais eu de setlist. Pour chaque morceau, c’est lui qui souffle le titre à interpréter, aux autres musicos  (NDR : Bruce Springsteen, lui, demande au public de la créer).

« Hands Off... She's Mine » ouvre le bal. Roger demande à la foule –multi générationnelle, il faut le préciser– de lever les bras. Elle s’exécute, remue le popotin et se met à danser. Place ensuite au ska lent « Stand Down Margaret », une diatribe à l’égard de la première ministre britannique, de l’époque. Non seulement le public applaudit chaleureusement, mais très réceptif, il reprend en chœur les paroles, tant les couplets que les refrains. La section rythmique est en béton. Tout au long de la cover du « The Bed Is Too Big » de The Police, la fratrie se toise et sautille sur le podium. Deux téméraires y grimpent. Ils sont aussitôt remballés par le personnel de sécurité. Seconde reprise, le « Rock the Casbah » de The Clash. Et elle va littéralement mettre le feu aux poudres. L’intensité a alors atteint son comble. « Mirror In The Bathroom » reflète une époque lointaine, celle de la jeunesse du band, mais également de nombreux spectateurs, dont votre serviteur. Le répertoire va proposer trois titres signés par Andy Williams, dont « Can't Get Used to Losing You », en finale. Pendant 70 minutes –quand même– de concert, au cours duquel le ska sera contaminé tour à tour par du punk, du reggae, du dub ou du rub-a-dub, la foule et les artistes vont véritablement entrer en communion. La preuve que ce concert était vraiment épatant !

The Selecter est né en 1979. Tous les musicos sont issus de la scène reggae et soul de Coventry. A l’instar de The Specials, Madness et The Beat, il a participé à la renaissance du ska, à travers le mouvement ‘2 Tone’. Le nom du groupe se réfère à celui que l’on attribue au DJ en Jamaïque : ‘a music selecter’. Et avant d’opter pour ce patronyme, le collectif avait publié un énorme tube « Gangster », un single dont la flip side s’intitulait « The Selecter ». Il grave dans la foulée le fameux « On My radio ». Et en février 1980, son premier opus, « Too Much Pressure », devient disque d’or. Sa chanson fétiche, « 3 Minute Hero », se transforme en véritable hymne du 2-Tone. Et lorsqu’il quitte ce mouvement, 5 mois plus tard, c’est la débandade et l’inévitable split. Il faudra cependant attendre 1991 avant que le combo ne décide de reprendre le collier. Du line up originel, il ne demeure plus que les chanteurs. En l’occurrence l'emblématique Pauline Black et Arthur ‘Gaps’ Hendrickson. La formation implique aujourd’hui le drummer Winston Marche, le guitariste Will Crewdson, le bassiste Luke Palmer, le claviériste Lee Horsley ainsi que les préposés aux cuivres, Neil Pyzer-Skeete au sax ténor ainsi que Orlando La Rose au sax baryton et à la flûte.

Chapeau noir vissé sur le crâne, vêtue d’un pantalon et d’une veste de couleur noire, Pauline Black est toujours aussi sexy et explosive. Et puissante, sa voix est intacte. Arthur 'Gaps' Hendrickson est coiffé d’une toque de cuir brune. Le groupe va nous réserver de larges extraits du nouvel LP, « Daylight » qui vient juste de sortir.  Dès les premiers accords, les saxophonistes mènent la danse. Et lorsque le combo attaque « Three Minute Hero », la fosse remue déjà dans tous les sens. Véhiculant un message politique, « Frontline », un reggae plutôt lent dominé par les cuivres, est issu du  nouveau long playing. Le public est réceptif aux demandes de participation émises par les vocalistes, même si parfois elles tirent un peu en longueur. Un papy ose un exercice de crowdsurfing et atterrit aux pieds des artistes. Les interventions au Hammond sont à la fois chaleureuses et stimulantes. Rythmique, la guitare se révèle tour à tour discrète ou percutante. Les cuivres dynamitent carrément certains morceaux ; à l’instar de « Train To Skaville » et du hit « To Much Pressure ». Il faudra néanmoins attendre près de 45 minutes pour vibrer au son d’« On My Radio ». Et il va secouer les tripes. « Madness » clôt ce set. Pas de rappel. Et pourtant tout au long des 75 minutes de spectacle, The Selecter a mis une sacrée ambiance en dispensant son cocktail musical de ska, country et reggae. Un retour dans le passé qui a ravi le public présent ce soir…

(Organisation : De Casino)

vendredi, 27 octobre 2017 03:00

Un vrai coup de chœur !

C’est la première fois que Puggy se produit au Festival des Libertés. Un festival engagé et artistique, festif et subversif également. Le logo reflète d’ailleurs parfaitement cette lutte sociopolitique. Il mobilise du 19 au 28 octobre 2017, toutes les formes d’expression pour se faire le témoin de la situation des droits et des libertés et inciter à la résistance ainsi que promouvoir la solidarité. Un immense écran est présent en bord de scène. Que va-t-il se passer ? Assisterions-nous à la projection du film ‘Bigfoot Junior’, dont Puggy a signé la bande originale. Que nenni ! Les vidéos sont destinées à expliquer et conscientiser le peuple à la détresse des migrants qui quittent leur pays suite à la guerre. Ils ne sont toujours pas bien accueillis chez nous et sont parfois considérés comme des pestiférés quand ils ne sont pas confondus avec les djihadistes. Ce festival est donc également destiné à combattre les stéréotypes et à changer les mentalités.

Une page se tourne pour Puggy. Ce soir, c’est le dernier concert de la tournée « Colours », entamée en mai 2016, un périple qui lui a permis de visiter de nombreux pays ainsi que de fouler les planches de festivals majeurs. Comme cet été au BSF. Pour la circonstance, il avait tenté une belle et audacieuse expérience, en invitant un chœur gospel. En l’occurrence The Gospel Wings, une des chorales drivée par Didier Likeng, un auteur/compositeur/arrangeur/professeur et directeur artistique d’origine camerounaise. Ce n’était d’ailleurs pas leur première rencontre. La troupe implique 8 chanteurs, de parité hommes/femmes. Pas évident pour l’ingé son de gérer une telle entreprise. Mais Benoît connaît bien son job et il va assurer…

Ziggy se plante à droite derrière ses fûts et ses claviers. Matthew opte bien évidemment pour le centre. Il a le choix entre une fameuse panoplie de grattes semi-acoustiques et une Gibson rutilante, de couleur brune. Romain s’installe à gauche, toujours fidèle à sa vieille basse, modèle 1965. A l’arrière, se poste le claviériste/pianiste, Matthieu Vandenabeele, qui remplace John Janssens depuis un an. Les 8 choristes sont disposés en éventail, derrière le band. Ils sont tous vêtus de noir. Hormis « Dubois Died Today » et « Burned », la set list est identique à celle proposée dans le cadre du BSF. En début de parcours, les chœurs restent plutôt discrets ; mais au fil du show, la combinaison des voix devient de plus en plus complexe et lorsqu’elle entre en symbiose avec le groupe, le résultat est de toute beauté. Quand aux compos les plus soul ou funk, elles nous délectent de saveurs sucrées et africaines, à l’instar de l’inévitable « Soul », mais également de « Where You Belong ».

« Fight Like You’Re Fighting » adopte un profil électro. Pendant « Feel So Low », les percus prennent leur envol, alors que Matt torture sa gratte jusqu’au point de rupture, avant de prendre du recul pour laisser le micro à Romain. « Last Day On Earth » est toujours le titre préféré de votre serviteur. Et il sait pourquoi ! Place ensuite à « Where You Belong », un extrait de la bande sonore de ‘Bigfoot’. Et les envolées des violons sont avantageusement remplacées par la chorale. Superbe !

Les musicos de Puggy quittent alors le podium pour la laisser la place à l’octuor. Didier Likeng empoigne une gratte électro-acoustique (NDR : une ‘Martin And Co’, dont le prix varie entre 2 000 à 7 000 euros) et guide alors la troupe tout au long de ce morceau. La chorale s’exprime alors pleinement et libère tout son charisme. Retour de Puggy pour « How I Need You » et « Change The Colours ». Embrassades entre membres du collectif et de Puggy.

« Simple Feelings », c’est le second extrait de « Bigfoot Junior ». Maître du jeu, Ziggy s’époumone au chant tout en martelant ses les fûts. Matt et Romain se contentent de participer aux backing vocaux. Mais soutenu par les chœurs, cette compo génère de la magie pure. On en attrape des frissons partout.

Lorsque la voix de Matt émerge des chœurs, on ne peut s’empêcher de penser au « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band » des Fab Four. « Territory » clôt le set qui vire au délire electro.

Comme précisé plus haut, le rappel propose deux titres du premier elpee, puis « Burned », avant de s’achever définitivement par « When You Know » moment choisi par Matt pour pousser ses cordes vocales à la limiter de leur potentiel. Il invite également la fosse à participer à la fête et à reprendre les paroles… en chœur. Puggy a décidé de prendre une pause –bien méritée– avant de s’attaquer à l’écriture des compos d’un nouvel album… 

(Organisation : le Festival des Libertés en partenariat avec CNCD et 11.11.11)

lundi, 30 octobre 2017 12:38

« La Loi De Murphy » selon Angèle…

« La Loi de Murphy », c’est le premier single publié par Angèle. Elle le cosigne en compagnie de Veence Hanao et Matthew Irons, le leader de Puggy. Doublé d’un clip, réalisé par la jeune belge, installée à Paris, Charlotte Abramow, il est sorti ce 23 octobre. Angèle aurait pu naître d’un croisement entre Rihanna, Lily Allen et la Schtroumpfette.

« La Loi de Murphy » est une déclinaison du thème de la tartine qui tombe toujours du mauvais côté. Angèle évoque une succession de vexations ordinaires : de la pluie qui lui ruine le brushing, à ce mec qui lui demande son chemin, ‘Gentiment j'le dépanne, en fait c'était qu'un plan drague, ce con m'a fait rater mon tram’. Loin des plans glamours et des ‘amours toujours’, les préoccupations d'Angèle sont à son image : générationnelles, avec un twist arty délicieusement espiègle. Un humour dont l’autodérision vous chatouille le cerveau comme une canette de Fanta bien secouée. Angèle réinvente le concept de la chanteuse pop. Celle-ci ne craint ni le ridicule, ni le malaise, et, tout en assumant ses références populaires, propose un univers singulier, urbain et résolument décomplexé. Rappelons qu’Angèle est la fille de Marka et de Laurence Bibot, et son frangin, c’est Roméo Elvis. Ils ont tous foulé les planches de l’Olympia. Dingue, non ?

Les morceaux paraîtront au compte-gouttes. La sortie de l’elpee est prévue pour 2018. En tournée, Angèle assure actuellement le supporting act de Damso et d’Ibeyi.

Le concert du 22 novembre à la Rotonde a été rapidement sécrété soldout. Une nouvelle date a été programmée pour le 30 avril 2018, à l’Orangerie, dans le cadre des Nuits du Botanique.

Pour voir et écouter le clip, c’est ici 

https://www.facebook.com/angeleouenpoudre/

Incluant 3 cd, « The Early Years » paraîtra ce 17 novembre 2017. Il réunit donc les trois premiers elpees de la formation. Il sera également disponible en streaming. C'est avec beaucoup de tendresse et d'émotion que les membres du groupe ont décidé de retourner leur très riche passé, pour le plus grand bonheur de leurs fans. Grâce à ses trois premiers elpees, enchaînés rapidement, des concerts à bureaux fermés (NDR : il a ainsi rempli deux fois Forest National, quatre fois le Cirque Royal et cinq fois l’Ancienne Belgique) et des chiffres de vente de disques impressionnants pour l’époque, Machiavel a marqué la scène Rock belge des 70’s. Parmi ses 20 albums, il en a décroché 4 en or. Créé en 1975 par Marc Ysaye et Roland De Greef, il a récolté son succès, en proposant un (eu)rock mélodique, et en se servant du contraste maîtrisé entre douceur et puissance…

Machiavel se produira à l'Ancienne Belgique le 3 mars 2018.

http://machiavel.be/

https://www.facebook.com/machiavelofficial/?ref=br_rs

 

lundi, 30 octobre 2017 12:36

Dans l’esprit de Romano Nervoso…

BJ Scott et Giacomo Panarisi chantent en duo sur le nouveau single de Romano Nervoso, « In My Mind ». Tête pensante du band louviérois, Giacomo camperait un hybride entre Marc Bolan et Mick Jagger. Le rock spaghetti de Romano Nervoso ne jure que par le punk et le rock'n'roll et constitue de la pure dynamite.

« In My Mind » est le premier extrait de « I Don't Trust Anybody Who Doesn't Like Rock'n'Roll », album qui paraîtra ce 24 février 2018 sur le label Mottow Soundz. Et c’est Pelle Gunnerfeldt (The Hives, The Knife, Peter Björn & John, Paul Young, Mando Diao...) qui s’est chargé de la mise en forme.

https://www.facebook.com/romanonervoso?sk=wall

https://www.mottowsoundz.com/romano-nervoso-artist-page/

https://www.youtube.com/user/RomanoNervoso

 

samedi, 21 octobre 2017 03:00

Rien que des vaguelettes…

C’est la troisième fois que le Salon de Silly accueille Noa Moon, aka Manon De Carvalho Coomans. Elle est venue défendre son deuxième elpee, « Azurite », paru en avril dernier. Cette date est la dernière de sa tournée programmée pour 2017.

Le supporting act est assuré par Ebbène, un duo masculin liégeois réunissant le multi-instrumentiste Jérôme Magnée (NDR : de grande taille, il est parfaitement reconnaissable), également impliqué chez Dan San et Yew, mais encore drummer au sein du backing group de Gaëtan Streel, et le tout aussi connu Ben Baillieux-Beynon, le fondateur de feu The Tellers. Les deux musicos se consacrent aux claviers, à la guitare et au chant. Interprétées dans la langue de Voltaire, les compos séduisent manifestement le public féminin. Faut dire que les deux artistes ne manquent pas de charme. Au cours des 30’ de set, le tandem va notamment interpréter « Tu devrais », suivi de « Tout Oublier ». Sans doute les soucis de la semaine écoulée... Les grattes semi-acoustiques illuminent « Barcelone », un morceau imprimé sur un beat subrepticement électro, mais dont la voix évoque Jean-Louis Aubert, surtout lorsqu’elle devient plus atmosphérique. Atmosphérique comme les chœurs qui enrobent « Un », une compo plus paisible. Quiétude qui baigne également « Ne Penser A Rien », un titre à nouveau subtilement teinté de beats électro. Et lorsque les voix se superposent en couches, on pense alors inévitablement à Dan San. Bien équilibré, le concert va cependant proposer autant de compositions empreintes de sérénité que nerveuses. Un Ep est en préparation…

Sur les planches, Noa Moon est épaulée par la bassiste Aurélie Muller, le drummer Fabio Zamagni ainsi que la préposée aux claviers et aux synthés Laetitia Collet. Elle chante en s’accompagnant à la guitare. Elle remercie d’abord le public de l’avoir suivie sur son second opus. Et confesse s’être remise beaucoup remise en question.

La première partie du set va s’avérer plutôt tranquille. A l’instar du titre qui ouvre le show, « Kaleidoscope », un morceau qui invite des beats électro, en milieu de parcours. Une des filles se consacre parfois à la basse, et l’autre aux percus. Les voix se superposent en couches, tout au long du tempétueux « Ocean ». Le sable est chaud, mais l’eau est toujours froide. Balisé par les vocaux et dynamisé par cordes de plus en plus graves et agressives, « Let It Shine » incite les spectateurs à remuer le popotin. Après ce premier rayon de soleil, on s’attarde en Baie de Somme pour contempler « The Sea ». La plage n’est pas loin. On entend le bruit des vagues.

Le « Paradise » aurait-il élu domicile à Kingston ? La version proposée est davantage langoureuse. Blues, « Nightwalk » nous entraîne au cœur du Bayou. Plus nerveux, le plus notoire « Run » emballe enfin la fosse. Electro/pop, « A Live » concède de nettes références africaines.

D’une duré d’à peine 50’, ce concert s’achève par le très serein « Just A Song », un morceau traversé par une intervention à la clarinette. Sur sa faim, le public réclame un rappel. Qui lui sera accordé, le combo lui réservant un « My City » ‘unplugged’. Moment choisi par Manon, sèche à la main, et sa troupe pour descendre dans la fosse. Une fin de parcours à la fois cosy et intimiste pour un concert au cours duquel l’auditoire aurait aimé qu’il fasse davantage de vagues, et pas seulement des vaguelettes…

(Organisation : Silly Concerts ASBL + Le Salon)

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