Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être…

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One-Eared Boy, la lumière au milieu des ruines

Né en Normandie, Paul B. Picard, alias One-Eared Boy, développe un songwriting d'ombre et de matière, sculpté lentement, sans effets superflus : de l'indie rock contemporain qui cherche la lumière dans les failles. Sur scène, il défend ce répertoire en trio…

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Death Valley Girls

Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante pour leur nouvel album, « Welcome to Earth ». Il sortira le 9 octobre 2026 chez Suicide Squeeze Records. Aujourd’hui, le groupe dévoile le premier single, « Message From the Venus Flower », accompagné d’un clip réalisé par la légende du punk Ian Svenonius. Sur un fond instrumental funky inspiré des années 80, Bonnie Bloomgarden pleure la perte de son chien bien-aimé tout en célébrant le lien spirituel qui les unissait. Elle trouve ainsi une exubérance au cœur même de la tragédie.

À propos du clip, elle confie : ‘Ian Svenonius est l’un de mes artistes préférés ! Ses textes, sa musique, son goût et sa philosophie sont géniaux! C’est une légende de l’innovation qui évolue sans cesse de manière exponentielle, tout en faisant référence à des éléments essentiels du passé. Et pourtant, d’une manière ou d’une autre, il reste toujours à la pointe de l’ultra-modernité !’

Le parcours qui a mené à l’elpee « Welcome to Earth » des Death Valley Girls commence dans les cendres de l’incendie d’Eaton, en Californie. Après avoir perdu sa maison à Altadena, puis peu après son chien bien-aimé Tommy, la chanteuse et compositrice Bonnie Bloomgarden a dû faire face à des questions auxquelles il n’y avait pas de réponse facile : qu’est-ce qui survit à une catastrophe ? Que reste-t-il après une perte ? Comment reconstruire une vie lorsque tout ce qui la définissait a disparu ? L’album né de ces interrogations compte parmi les œuvres les plus intimes et les plus introspectives que les Death Valley Girls aient jamais réalisées.

Tout au long de leur parcours, le groupe a toujours considéré la musique à la fois comme une célébration et une quête. Des albums comme « Glow in the Dark », « Darkness Rains », « Under the Spell of Joy » et « Islands in the Sky » ont transformé leur son space rock en un vecteur de quête spirituelle, trouvant des éclairs de transcendance au milieu du chaos quotidien. Mais « Welcome to Earth » se distingue de ses prédécesseurs. Il se concentre moins sur la fuite du monde et davantage sur la compréhension de la manière de rester connecté après la dévastation.

Ce qui en a résulté n’est pas exactement un long playing psych-punk sur la perte, mais plutôt sur le lien : ces fils invisibles qui relient les personnes, les animaux, les souvenirs, les paysages et les vies à travers le temps. Le titre de l’opus fait à la fois office de salutation et de rappel, un accueil que le monde naturel réserve à une espèce qui a largement oublié la place qu’elle y occupe. À maintes reprises, les chansons reviennent sur l’idée que la séparation pourrait bien être l’illusion la plus tenace de l’humanité.

Sur le plan musical, l’elpee reste indéniablement dans l’esprit des Death Valley Girls : exubérant, mélodique, curieux et magnifiquement sincère. Des harmonies de girls band flottent au milieu de passages psychédéliques brumeux. Les voix s’unissent en chants collectifs. Les refrains surgissent avec la légèreté d’un chant en chœur. Cet esprit communautaire résonne à travers les nombreuses voix de l’album : vingt-trois chanteurs invités apparaissent tout au long du disque, et notamment un chœur d’enfants dont la présence lumineuse confère aux chansons un sentiment d’émerveillement tout nouveau. Ce qui rend « Welcome to Earth » si émouvant, c’est son refus de séparer le cosmique du profondément personnel. Le résultat constitue l’œuvre le plus intime des Death Valley Girls, mais aussi le plus ouvert: un disque qui regarde la perte en face et qui, d’une certaine manière, en ressort plus ouvert à l’émerveillement.

Pour découvrir la vidéo du nouveau single « Message from the Venus Flower », c’est ici

 

 

Baby Dee

Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être possédée par le fantôme de Palestrina. Elle est également l’auteure-compositrice de certaines des plus belles chansons que je n’ai jamais entendues et compte parmi ses plus fervents défenseurs des artistes aussi légendaires que Marc Almond, Bonnie ‘Prince’ Billy, David Tibet et Michael Gira.

Elle vit désormais dans la campagne hollandaise, où elle se fait passer pour une citoyenne respectable qui s’est retirée du monde du spectacle. Mais on ne peut tout simplement pas faire taire un génie solitaire. « Child of Joy » est son premier album en 11 ans et sort chez Tin Angel Records, avec qui elle collabore depuis longtemps (sortie le 25 septembre). Bien que les douze titres de cet album soient essentiellement des réinterprétations d’anciens morceaux datant de son premier album, « Tiny Windows » (2001) jusqu’à « I Am a Stick » (2015), cela témoigne de la force des originaux, qui restent si lumineux dans leur nouvelle version. Alors qu’elles étaient auparavant enregistrées sur un piano ondulant et une harpe majestueuse, Dee les a ici transposées à l’accordéon, ce qui donne l’impression que ces morceaux sont à la fois d’une intimité précieuse et d’une ampleur incroyable. Son accordéon résonne comme un ensemble de violes de la Renaissance dans la polyphonie de cette époque, avec sa complexité bourdonnante, contrapuntique, riche en harmonies et profondément romantique.

Cela transparaît dès les premières mesures de la première chanson, « My Heart’s Come Home to Me ». Un motif cyclique et sifflant, né d’un refrain de trois notes, se développe pour devenir une ode élaborée au désir, empreinte d’une grandeur symphonique que l’on associerait à Gustav Mahler. Les paroles de Dee possèdent une qualité antique, homérique, comme si elles avaient été transmises par ventriloquie à travers de nombreuses générations jusqu’à sa bouche. Elles vibrent d’une virilité poétique qui transcende le temps et l’environnement et résonne à travers tout votre corps.

Chapeau bas au groupe : ces morceaux ne sont pas faciles à accompagner. Le sens du rythme de Dee est très émouvant et semble obéir à un métronome intérieur qui bat au même rythme que son cœur galopant. Une mention spéciale doit également être accordée à Peter Slager. Non seulement il a joué de plusieurs instruments sur « Child of Joy », mais il l’a également enregistré, mixé et produit dans son home studio. Selon les propres mots de Dee : ‘Nous avons enregistré dans une ferme d’élevage de chevaux à Westkappel. Je pouvais lever les yeux de mon accordéon et, juste par la fenêtre, j’apercevais ces magnifiques bêtes. J’ai tellement aimé ça. Peter nous a donné l’envie de le faire et nous a également fourni ce lieu merveilleux. C’était comme une affaire de famille avec Tonnie, Tamara, Ida, Fay et tous les merveilleux musiciens que Peter a fait venir.’

Dee est la grande chroniqueuse des miracles du quotidien, écrits en lettres de lumière. Elle a l’œil d’une poète et les mains d’un menuisier. C’est l’antidote parfait au monde moderne. Son cadeau pour nous, c’est de nous permettre de découvrir le monde à sa manière.

Alex Neilson, 7 septembre 2026

 

Lex Walton

L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste.

Toutes les compos ont été écrites par Lex Walton, produites par Lex et Dan Boeckner, puis enregistrées, mixées et masterisées par Ben Greenberg chez Thump et Circular Ruin à Williamsburg.

Cet elpee a bénéficié du concours de nombreux invités, dont Boeckner (Wolf Parade, Handsome Furs), Emerson Borakove, Alice Cohen, Brendan Dunphy, Emily Green (Geese), Greenberg (Uniform, The Men), Scotty Malcolm, Sarah Neufeld (Arcade Fire) et Sam Revaz (Geese).

Lex Walton (née Alex) est une auteure-compositrice, actrice, poète en prose et cinéaste américaine dont l’œuvre se caractérise par une confessionnalité sans concession et dont les performances scéniques se distinguent par un masochisme extatique et des mouvements frénétiques. Outre son catalogue d’une douzaine d’albums, d’EP et de singles enregistrés pour la plupart chez elle, elle a également collaboré avec Devi McCallion (Black Dresses, Girls Rituals), Geese et Ezra Furman, rédigé le manifeste de la musique pop « The Sound Rocker's Prayer », et incarné le personnage principal « Circle » dans le film épique de cinq heures de Louise Weard, « Castration Movie Anthology II: The Best Of Both Worlds ».

La vidéo du single « Hipster runoff » est à voir et écouter

Bodega

Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

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Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus mélodique et chaleureux, dans le sillage des Stone Roses et de Jane’s Addiction.

Le disque a été enregistré durant une résidence de six semaines dans une église désacralisée de Leeds, sous la direction du producteur Matt Peel (Yard Act, Eagulls). Cette nouvelle étape se manifeste aussi dans les textes, désormais plus poétiques, intimes et moins didactiques. La formation revisite notamment « Slow Train » de Bob Dylan dans une version profondément remaniée, tout en préservant son goût pour les concepts.

Cette sortie coïncide par ailleurs avec un nouveau projet de Ben Hozie. Le guitariste et chanteur annonce son quatrième long métrage, « Jack London Calling », une comédie romantique punk rock dont le tournage doit débuter ce mois-ci à Brooklyn. Nikki Belfiglio, également membre de BODEGA, figure au casting.

Originaire de New York, BODEGA occupe depuis plusieurs années une place singulière dans le rock indépendant américain. Mené par Ben Hozie et Nikki Belfiglio, le quintette s’est révélé au public grâce à « Endless Scroll » (2018), « Broken Equipment » (2022) et « Our Brand Could Be Your Life » (2024), trois disques souvent rapprochés du post-punk de Talking Heads, Devo, The B-52s ou Sonic Youth.

BODEGA ne se limite toutefois pas à cette étiquette. Ben Hozie décrit le projet comme une formation de « rock conceptuel », définie avant tout par l’écriture et une approche musicale ouverte. Son répertoire puise autant dans l’indie rock de Pavement et Guided By Voices que dans le hardcore punk de Black Flag et 7 Seconds, exploré sous l’alter ego NODEGA.

Le clip de « Weather me » est disponible

 

 

Suecide High

Selon Suecide High, le chaos a son charme

Écrit par

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé une empreinte durable sur le paysage rock national. Puis, il y a une dizaine d’années, il s’est éloigné des planches pour emprunter une trajectoire plus cinématographique.

La musique de film lui a ouvert d’autres perspectives. En abordant les registres classique, électronique et traditionnel, Mayeur a affiné son écriture, élargi ses textures et réappris à laisser respirer les morceaux. Ce détour n’a pas dilué son rapport à la chanson : il l’a resserré. Au fil de son parcours, il a également collaboré auprès de JJ Burnel (The Stranglers) et partagé le podium en compagnie de Captain Sensible (The Damned).

Son nouveau projet s’incarne aujourd’hui dans Chaos Has Its Charm, premier opus de Suecide High. Le disque puise dans la tension brute du rock des années 70, l’urgence punk et la densité du stoner, sans céder à la nostalgie. L’idée n’est pas de rejouer une époque, mais d’en extraire l’élan, la nervosité et le sens du riff pour inscrire ces influences dans une écriture directe, actuelle et personnelle.

Douze titres composent ce long playing tendu, mélodique et dépouillé. Suecide High revendique une ligne claire : less is more. Chaque riff répond à une fonction, chaque refrain vise l’impact, chaque mot cherche sa place. Pas de démonstration gratuite, pas d’arrangement décoratif, pas de posture appuyée. Le combo privilégie des chansons construites pour tenir debout par leur énergie, leur relief et leur précision.

Dans cette économie volontaire, Chaos Has Its Charm trouve son caractère : puissant sans saturation, mélodique sans adoucissement forcé, nerveux sans agitation vaine. On y entend un musicien qui revient au rock en ayant traversé d’autres langages, et une formation qui préfère l’efficacité des compositions aux effets de manche.

Sur les planches, Suecide High entend prolonger cette approche sans surcharge. Le band préparera la sortie par une tournée européenne annoncée pour l’hiver 2026/27, l’occasion de défendre un premier elpee pensé pour frapper juste.

Sparks

Sparks dans la lune

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Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits. Après plus de cinq décennies passées à bousculer les codes musicaux, Ron et Russell Mael ajoutent un nouveau chapitre singulier à leur parcours en publiant Live On The Moon. Ce concert de vingt titres est ici immortalisé dans toute sa dimension lunaire. Cerise sur le gâteau, Cate Blanchett assure l'introduction et la conclusion de l'enregistrement.

Après notre tournée mondiale de 2025, Sparks a répondu à une invitation en vue d'un concert exceptionnel sur la Lune, plus précisément dans le cratère Taruntius, près de Mare Fecunditatis. Nous avons eu l'honneur de devenir la première formation à s'y produire. Plus incroyable encore, l'enthousiasme du public lunaire a dépassé toutes nos attentes : les billets ont trouvé preneur en moins d'une heure en Temps Lunaire Coordonné (CLT).

Ron et Russell Mael déclarent : ‘Merci, la Lune ! Nous adressons également nos remerciements à Cate Blanchett, qui a trouvé une place dans son agenda chargé pour participer à cette aventure et endosser le rôle de maîtresse de cérémonie lors de cette soirée hors norme. Durant les quatre jours de voyage, Cate nous a divertis par une avalanche de plaisanteries sur la gravité et d'autres sujets du même acabit’.

Alors prenez place, fermez les yeux, imaginez ce décor extraordinaire et découvrez « Live On The Moon », le premier disque live intégral de Sparks.

D'ores et déjà disponible en précommande sous la forme d'un double LP marbré couleur lune en édition limitée, ainsi qu'en double CD et en téléchargement, ce nouvel opus se dévoile aujourd'hui à travers un premier extrait, « Whippings and Apologies (Live On The Moon) ». La version originale figurait sur A Woofer In Tweeter's Clothing, paru en 1972.

De retour sur Terre, le duo poursuivra sa tournée durant l'été. Après plusieurs escales japonaises, ses premières apparitions en Nouvelle-Zélande et un retour en Australie, la formation a lancé son périple européen le week-end dernier en donnant deux prestations remarquées à Live At Chelsea et au Kelvingrove Bandstand de Glasgow.

Date restante annoncée pour 2026 :

Anvers, De Roma, le 29/08/2026

La vidéo de « Whippings And Apologies [Live On The Moon] » est disponible ici

 

 

CULK

CULK : entre smog et étoiles…

Écrit par

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones de flou identitaire. Le nouvel opus s’inscrit dans un équilibre instable : l’envie de se perdre, de recommencer ailleurs, mais aussi la crainte de se dissoudre dans le trop-plein urbain. Cette atmosphère se prolonge désormais par le clip de « im strom », disponible ici 

Enregistré et produit par Sophie Lindinger, déjà repérée auprès de Leyya et My Ugly Clementine, « smogstar » marque une respiration après « Generation Maximum » paru en 2023. Là où ce précédent long playing dressait un constat sombre, presque générationnel, CULK cherche cette fois une forme plus directe, moins pesante. Sophie Löw évoque des textes touchés par une vibration particulière, entre sensation de liberté et impression d’être « lost ». Le disque ne renonce pas aux zones d’ombre, mais il laisse davantage circuler l’air entre les guitares, les voix et les silences.

Formé par Sophie Löw, Christoph Kuhn, Johannes Blindhofer et Jakob Herber, le quatuor s’est imposé depuis 2018 par une écriture tendue, introspective, souvent sombre, mais jamais figée. Sur « smogstar », CULK déploie son propos autour d’une ville mentale autant que réelle : nouvelles rues, nouveaux noms, nouveaux visages, comme si chaque déplacement ouvrait la possibilité d’une mue. Les collages urbains et les dessins signés Sophie Löw, proches du roman graphique, renforcent cette impression de dérive au milieu du smog et des lumières.

Musicalement, le band revendique une approche plus brute, nourrie par le noise rock des années 80 et 90, de Sonic Youth à Unwound, tout en regardant vers des signatures plus récentes comme Julie ou Blue Smiley. Les arrangements se veulent moins cérébraux, plus physiques, afin de retrouver ce qui naît lorsque les quatre musiciens jouent ensemble. La voix de Sophie Löw reste le point d’ancrage, mais les morceaux gagnent en dépouillement et en tension organique. Après le single « twenty, eighteen », qui revenait sur les débuts du projet, « im strom » prolonge cette dynamique : un flux où se croisent mouvement, incertitude et désir de transformation. « smogstar » confirme CULK comme une formation attentive aux fractures du présent, capable de les traduire en chansons nerveuses, urbaines et habitées.

 

eightycuts

Les mille destins d’eightycuts

Écrit par

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026.

Inspiré par Solénoïde de Mircea Cărtărescu, roman traversé par les rêves, les parasites, les géométries impossibles et les tentatives d’évasion hors du réel, Thousand Fates rassemble sept morceaux chantés, nourris de krautrock et de psychédélisme.

Après « Island », déjà disponible en images, la formation dévoile « Psaume 45 », second extrait de l’opus, accompagné d’une vidéo réalisée par Philomène de Broqua.

Dans ce titre, les répétitions tendues, les bifurcations mélodiques et les textures plus abrasives dessinent une matière mouvante : les motifs se divisent, se répondent puis se transforment, comme si chaque chanson ouvrait une chambre secrète vers la suivante.

Siam Coudrais et Grégoire Léauté Culioli s’appuient sur une batterie nerveuse, des guitares à la fois tranchantes et mélodiques, ainsi que sur les arrangements ponctuels de Frédéric D. Oberland, connu notamment pour Foudre et Oiseaux-Tempête. Le disque installe ainsi une tension entre urgence punk, lenteur hypnotique et narration onirique.

Musicien et compositeur, Grégoire Léauté Culioli a évolué au sein de plusieurs formations, notamment Son Of aux côtés d’Arnaud Mazurel, ex-Jack The Ripper. Il compose aussi pour le spectacle vivant et s’est produit au plateau, notamment à l’Odéon pour Phèdre(s) de Krzysztof Warlikowski, puis en 2025 à la MC93 de Bobigny pour Le Seigneur des Porcheries de Paul Balagué. Il appartient également au Tony Collectif.

Après des études de photographie, Siam Coudrais cofonde eightycuts. Batteur et compositeur, il poursuit en parallèle une réflexion autour de l’image, de l’intensité et de la sensation.

Clips

« Psaume 45 » : https://www.youtube.com/watch?v=1fBDJpEAfgE

« Island » : https://www.youtube.com/watch?v=Oayn6wAV2Qw

Peter Kernel

Le cœur brisé de Peter Kernel

Écrit par

Le groupe Peter Kernel vient de partager le single « Heartbreak ». Accompagné d’une vidéo, il raconte le chagrin d'amour non comme un événement soudain, mais comme une présence familière et récurrente, une habitude difficile à abandonner, faite de désir, de nostalgie et d’ironie.

Musicalement, c'est l'un des titres les plus immédiats et mélodiques jamais écrits par le groupe, construit sur la tension entre désirer ce qui fait mal et résister à ce dont on ne parvient pas vraiment à se détacher.

Formé en 2005, Peter Kernel est composé d'Aris Bassetti (guitare, voix, arts visuels) et Barbara Lehnhoff (basse, voix, film). Indépendants depuis toujours, ils publient sur leur propre label, On The Camper Records, développant un univers artistique qui unit musique, arts visuels et design au sein d'une identité unique immédiatement reconnaissable.

Sur « Heartbreak », Peter Kernel poursuit cette trajectoire sans jamais perdre ce qui fait son identité : une pop libre, physique et singulière, capable de transformer les émotions les plus familières en quelque chose de nouveau.

Le clip de « Heartbreak » est disponible  

Peter Kernel annonce aussi une série de concerts en France au mois de Novembre :

19 Novembre - La Peniche - Chalon Sur Saone

20 Novembre - Des Pies Chicaillent - Rennes

21 Novembre - Festival Invisible - Brest

22 Novembre - Jokers - Angers

26 Novembre - Bruit Blanc - Briançon

27 Novembre - Coop De Mai - Marseille

28 Novembre - Vacarme Exquis - Bourg Valences

The Lost Wave

Le futur de The Lost Wave

Écrit par

Basé à Anvers, The Lost Wave réunit des musiciens belges, néerlandais et espagnols. Cette identité transfrontalière irrigue une musique ouverte, sincère et fédératrice. Le 28 août 2026, la formation publie Becoming, un premier EP de cinq titres retenus parmi plusieurs dizaines de compositions, puis éprouvés sur les planches.

Enregistré aux studios De Kiem, près d’Anvers, cet opus retrace un cheminement intime et collectif. The Lost Wave y aborde le lâcher-prise, la nécessité de fixer ses limites, la traversée des périodes sombres et le retour à la résilience. Son rock alternatif conjugue murs de guitares, mélodies dépouillées, basse funky et duos de six-cordes teintés de psychédélisme et de post-punk.

Des voix tantôt vulnérables, tantôt puissantes, renforcent les contrastes du disque sans en rompre la cohérence. Becoming marque ainsi l’aboutissement d’un parcours consacré au mouvement et à la métamorphose. Par ses chansons comme par ses concerts, le band entend réunir les amateurs de sensations fortes, les passionnés de musique et les âmes solitaires au sein d’un collectif accueillant, où chacun peut se reconnaître.

Pour plus d'infos, voir page 'Artistes' en cliquant sur The Lost Wave, en vert, dans le cadre 'Informations complémentaires', ci-dessous.

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