Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

daoud, l'enfant terrible du jazz, pose ses valises à VOLTA

VOLUMES, une série de concerts live d’Odessa et de VOLTA. Alternative, hybride, difficile à mettre dans une case : c’est justement le but. Cette édition : daoud (FR), le 19 novembre à VOLTA, Bruxelles. Jazz ? Peut-être. Hip-hop ? Quelque part par là. Lourd ?…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

giaa_kavka_zappa_05
Kreator - 25/03/2026
Didier Deroissart

Didier Deroissart

Mardi 31 mars 2026 – Aries Spears - La madeleine, Bruxelles

Mardi 28 avril 2026 – Skye Newman - La Madeleine, Bruxelles

Jeudi 24 mai 2026 – Dermot Kennedy - Forest National, Bruxelles

Lundi 22 juin 2026 – The Streets - Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 02 juillet 2026 – Prodigy - Rock Werchter, Werchter

Dimanche 5 juillet 2026 – Moby - Rock Werchter, Werchter

Vendredi 23 octobre 2026 – Deep Purple - Lotto Aréna, Anvers

Vendredi 11 décembre 2026 – Brad Williams - La madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

 John Butler & Band

Ce mercredi 5 novembre, le Ballroom de l’Ancienne Belgique reçoit John Butler, guitariste australien, venu défendre son nouvel elpee, « Prism », paru en septembre 2025 et co-produit par James Ireland. Figure majeure de la scène indépendante australienne, John Butler s’illustre par son engagement environnemental, mais surtout pour sa maîtrise des instruments à cordes. Depuis près de trente ans, il évolue entre projets solo et collaborations, explorant un mélange de blues, reggae, country, folk, funk et rock. « Prism » s’inscrit dans la série « Four Seasons », amorcée en 2024 par deux albums instrumentaux, et marque une nouvelle étape dans sa carrière, poursuivant son évolution en dehors du cadre de son trio.

Il revient à Noah Dillon, jeune artiste australien, d’assurer le supporting act. Seul sur les planches pour sa première apparition en Belgique, il s’accompagne de deux guitares, une semi-acoustique et une électrique, qu’il alterne à chaque morceau. Il présente des extraits de son long playing « Kill The Dove », paru en 2022, ainsi que quelques singles récents.

Son indie rock aussie, sincère et authentique, capte rapidement l’attention du public. Les textes, portés par une présence scénique à la fois simple et décalée, plongent l’auditoire dans son univers. L’énergie positive qui se dégage de ses chansons, inspirées par ses expériences et relations quotidiennes, donne le ton à cette première partie. La prestation, sans artifice, séduit par sa justesse et sa spontanéité, offrant une introduction efficace avant l’entrée en scène de la tête d’affiche… (Page ‘Artistes’ ici)

John Butler grimpe sur le podium, guitare électro-acoustique en main, et salue le public. Il change d’instrument à chaque morceau, passant de l’électro-acoustique à l’électrique, du banjo à la cithare lap steel. Il se place à gauche, près de son ampli Marshall et de ses pédales d’effets, qui lui permettent d’explorer différents sons, parfois très métalliques. La formation s’organise en carré : percussionniste à l’arrière gauche, batteur à droite, claviériste/bassiste devant, aligné avec John. La toile de fond affiche l’icône du dernier album, « Prism », épinglant cactus, lune, drapeau arc-en-ciel et squelette tenant une cymbalette. Les éclairages LED et stroboscopiques encadrent les musiciens.

Le concert débute par « Going Solo », joué sur une guitare douze cordes, au riff énergique. Le finger picking complexe et l’utilisation des pédales montrent la virtuosité de Butler.

John aime bavarder et le fera entre chaque chanson, en interagissant et en plaisantant avec l’auditoire. Chaleureux, attentionné et jovial, il lance : ‘Même vous, vous trouverez un peu de répit’. Il évoque, entre autres, son envie de fuir la société et de partir à la campagne pour ‘faire un peu de fracturation hydraulique’ - une remarque ironique, bien sûr. Il confie ensuite à la foule : ‘Vous allez tout avoir !’. Et toutes ses réflexions créent une ambiance conviviale.

Après « So Sorry », il nous réserve « Used to Get High » et « Hoe Down », deux titres du John Butler Trio.

John s’assied pour se concentrer sur une cithare lap steel, soutenu par des percussions dynamiques. Les musiciens échangent parfois leurs instruments, ajoutant de la variété à la prestation. L’artiste sollicite le public pour des vocalises, renforçant l’interaction.

Tout au long de « Pickapart », la technique du looping est bien mise en exergue. « Zebra » est particulièrement apprécié pour son riff accrocheur et les chœurs qui soutiennent le refrain.

Après le set principal, le rappel propose « Peaches & Cream », « Leave The Rest To Earth » et « Funky Tonight ».

Le concert a duré plus de deux heures, porté par une formation complète : percussionniste, batteur, claviériste/bassiste, tous participant aux chœurs. Et le public, attentif et multigénérationnel, est resté suspendu aux notes et aux échanges entre les morceaux. On en redemanderait bien encore pendant deux heures, car Butler a offert à ses fans une soirée magique, faite de musique, de partage et de souvenirs, livrant un concert chargé d’émotion qui restera gravé dans les mémoires.

Setlist : « Going Solo », « So Sorry », « Used to Get High » (John Butler Trio song), « Hoe Down » (John Butler Trio song), « Better Than » (John Butler Trio song), « Gets No Better », « The Way Back », « Wade In The Water » (John Butler Trio song), « Doing Just Fine », « Ocean », « King Of California », « Pickapart » (John Butler Trio song), » Outta My Head », « Trippin On You », « Zebra » (John Butler Trio song).

Rappel : « Peaches & Cream » (John Butler Trio song), « Leave The Rest To Earth », « Funky Tonight » (John Butler Trio song)

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

Le Harlem Gospel Choir se produisait ce mardi 11 novembre, au Cirque Royal, devant une salle comble, dans le cadre de sa tournée ‘Magic Of Motown’. Fondée en 1986 à Harlem, la chorale s’est imposée comme une référence du gospel moderne, mêlant à son répertoire traditionnel des influences jazz et blues. Sur scène, les neuf chanteurs et chanteuses rendent hommage aux grandes figures de la Motown tout en perpétuant l’énergie et la ferveur qui caractérisent leurs prestations, reconnues à l’international. Le collectif, habitué des collaborations prestigieuses et des scènes du monde entier, continue de faire vivre l’esprit du gospel auprès d’un large public.

Le décor reste minimaliste : une tenture en toile de fond, un claviériste à gauche, un batteur-percussionniste à droite, protégé par un paravent en plexiglas. Neuf pieds de micro attendent les chanteurs et chanteuses, sept femmes et deux hommes. Chacun interprète un morceau en solo, en duo ou soutenu par le chœur. Le programme se compose exclusivement de reprises des grands noms de la Motown.

Le Harlem Gospel Choir ouvre le concert par des standards de la Motown et des classiques du gospel. Les voix se mêlent, a cappella, les harmonies sont précises, les crescendos marquent l’émotion. La tradition gospel s’exprime dans la ferveur et la maîtrise vocale du groupe. Le batteur et le claviériste lancent le rythme. La première chanson, « Stop in the Name of Love » des Supremes, est portée par Dermel, dont la voix navigue aisément entre les graves et les aigus. Elle porte une robe noire traversée d’une ligne orange et une collerette jaune à motifs tribaux. À la fin du morceau, le reste du groupe la rejoint et le titre se termine en gospel.

Tous arborent la même tenue, les deux chanteurs est vêtu d’un pantalon à bande orange. Le concert se poursuit par « Ain’t No Mountain High Enough », enrichi d’accents jazz et blues, puis « I’ve Been Looking for You » et « Superstition » de Stevie Wonder. Le clavier s’anime, la chorale donne de la voix, tout en respectant l’esprit de l’original. L’ambiance dans la salle est chaleureuse, le public réagit, applaudit, sourit. Le Cirque Royal, grâce à son architecture, offre à la fois intimité et ampleur. Les musiciens et choristes partagent leur énergie. Entre les morceaux, le chef de chœur rappelle le message de paix, d’amour et d’espérance du gospel.

La première partie s’achève sur « Do You Know Him », « Baby Love », « Total Praise » et « What’s Going On » de Marvin Gaye. Une pause de trente minutes permet aux artistes de souffler.

La seconde se signale par le retour de la chorale et des musiciens, les collerettes changées. Les chants gospel et de Noël s’enchaînent, « Celebrate » de Kool & The Gang, puis « Can’t You Feel It » des Jacksons. Certains choristes s’expriment en solo ou en petits groupes, l’émotion s’intensifie. Des improvisations de piano et de percussions ponctuent les morceaux, apportant une touche jazz/blues. Les solistes partagent leur foi, leur joie, leur gratitude. Le chœur invite le public à participer, à frapper des mains, à fredonner, à se lever. Le concert se termine sur un morceau entraînant, peut-être un « Hallelujah » revisité ou une reprise soul, qui laisse la salle sur une note euphorique.

Ce concert a proposé une immersion dans l’histoire de la soul Motown, tout en préservant l’esprit du gospel. L’expérience reste marquante, entre beauté vocale, émotion et célébration musicale.

Setlist :

Première partie : « Stop In The Name Of Love », « Ain ’T No Mountain Nigh Enough », « I ’Ve Been Looking For You », « Superstition », « Do You Know Him «, « Baby Love », « Total Praise », « What’S Going On ».

Deuxième partie : « Amazing Grace », « Higher Ground », « O Come All Ye Faithful », « Jingle Bell Rock », « We Wish You A Merry Christmas », « Happy Day », « Celebrate », « Can’T You Feel It »

Rappel : « Some Day We’Ll Be Together ».

(Organisation : Greenhouse Talent)     

mardi, 11 novembre 2025 19:21

Le tout grand sourire de Fragile

Deux ans après un premier Ep et plus de 70 concerts (Inouïs du Printemps de Bourges, Festival Chorus, Lévitation France, Black Bass Festival…), Fragile sort son premier album, « Big Big Smile », ce 7/11/2025.

Il comprend 10 titres portés par une énergie neuve et lumineuse, sans renier la tension du groupe angevin. On pense à Touché Amoré sur « Santander », à Basement sur « For Later », à Militarie Gun sur « Tiny Ghosts and Disco Lights ». Le répertoire s’élargit encore pour « A Reason Why », entre la nostalgie des Strokes et l’urgence de Fontaines D.C.

La participation d’Adé apporte un contrepoint subtil à la voix de Baptiste sur « Celebrate » et « Wide Awake », qui clôt l’album avec douceur et mélodie. Enregistré à Angers par Camille Belin (Daria) et masterisé par Jay Maas (Defeater, Title Fight), « Big Big Smile » affirme une production aboutie et un propos fort : un appel à la résilience, traversé de doutes, reflet de la psyché du groupe. Fragile revendique enfin des influences plurielles, entre la lumière inquiète d’Edward Hopper, la poésie de Leonard Cohen et l’humanité brute de Ken Loach.

La vidéo du premier single, « Celebrate », est disponible  

En concert pour 3 dates en Belgique :

20 novembre 2025 - The Pit’s, Courtrai

21 novembre 2025 - Witloof Bar, Bruxelles

22 novembre 2025 - L’Entrepôt, Arlon

mardi, 11 novembre 2025 18:43

La fumée venait de l’Ouest

Le groupe The Freaky Buds a gravé, ce 17 octobre 2025, "Western Smoke", un album de blues vibrant et authentique, enregistré et produit par Kid Andersen au légendaire Greaseland Studio. Puisant dans les racines du blues, de R.L. Burnside à The Red Devils, tout en affirmant une modernité assumée, ce disque est le fruit d’un road trip fondateur en Californie, qui a insufflé cohésion et liberté à chaque morceau.

Les chansons, à la fois intimes et universelles, abordent des thèmes forts : l’injustice, la quête de liberté ("Strugglin’ & Shufflin’"), l’angoisse contemporaine ("The Freeloader"), l’addiction et la solitude ("Devil’s Night"), ou encore la perte amoureuse ("I’ve Lost My Crown"). La production de Kid Andersen, précise et chaleureuse, met en valeur des atmosphères contrastées, du blues rugueux à la confession lumineuse, avec notamment un solo de guitare incandescent sur "Guilty".

Sur ce deuxième album, The Freaky Buds confirme sa capacité à transformer la vulnérabilité en force et à faire résonner un blues intemporel, nourri par l’énergie d’un voyage collectif et une intensité nouvelle.

mardi, 11 novembre 2025 17:37

Certains jours, Marie-Laure Béraud

Après plusieurs années de silence, Marie-Laure Béraud signe son grand retour. Elle a ainsi gravé un nouvel elpee intitulé « Certains Jours », un album lumineux et sans compromis. Elle s’y livre avec une sincérité brute, entre fantasmes et récits intimes, oscillant entre rêveries et brusques éclats de réalité.

Pour donner vie à ces chansons, elle s’est entourée de collaborateurs : Clément Nourry (guitares) imprime sa marque, à la fois désinvolte et ardente, évoquant Ry Cooder ou Mac DeMarco. Yannick Dupont insuffle une énergie singulière à la batterie, Ted Clark ancre l’ensemble par une basse élégante et inventive, tandis que Nicolas Michaux ajoute ses guitares, claviers et sa production subtile, à la fois précise et organique.

Entre tango poétique (« Et voilà »), confidences nocturnes aux accents d’Air et de Dani (« La nuit retient »), ou virage punk rock inattendu avec la relecture de son tube de 1986, « C’est pas le Pérou », Marie-Laure déjoue les attentes et multiplie les registres. On la retrouve aussi dans une version envoûtante de « Viens Simon », qui tangue entre la BO d’ « Arizona Dream » et les audaces de Grace Jones. Et lorsqu’elle se prélasse avec espièglerie sur « Encore le temps », c’est une artiste libre et joueuse qui apparaît, capable de toucher sans détour.

Marie-Laure Béraud livre un disque riche, traversé d’élans contrastés, qui rappelle que son art reste singulier, vibrant et profondément humain.

Le single « Les femmes de l'ombre » est en écoute 

 

 

Vendredi 06 mars 2026 – Antoon – Trix, Anvers

Mardi 07 avril 2026 – 5 Seconds Of Summer – AFAS Dome (Sportpaleis), Anvers

Vendredi 10 avril 2026 – Tucker Wetmore – La Madeleine, Bruxelles

Lundi 13 avril 2026 – The Vaccines – Cirque Royal, Bruxelles

Samedi 18 avril 2026 – Anastacia - Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 13 mai 2026 – Arsenal – Lotto Aréna, Anvers

Vendredi 16 mai 2026 – Conan Gray – AFAS Dome (Sportpaleis), Anvers

Vendredi 19 juin 2026 – Tin Licker – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 27 juin 2026 – Katy Perry - Whechter Boutique, Wherchter

Samedi 27 juin 2026 – Pitbull - Whechter Boutique, Wherchter

Samedi 04 juillet 2026 – Gorillaz – Rock Werchter, Wherchter

http://www.livenation.be/

 

 

 

À 83 balais, Graham Nash continue d’incarner la légende vivante du folk-rock. Ce vendredi 24 octobre, au Cirque Royal de Bruxelles, il a réussi à transformer un simple concert en une véritable expérience musicale, entouré de musiciens virtuoses et d’un public conquis. Retour sur une soirée où chansons et anecdotes se sont mêlées pour célébrer sept décennies de création. La salle n’affiche pas complet, mais le public, constitué de passionnés de tous âges, va se montrer attentif et enthousiaste.

Pas de première partie : Graham Nash grimpe sur le podium, accompagné de Todd Caldwell (claviers et voix), Adam Minkoff (multi-instrumentiste et voix) et Zach Djanikian (guitares, mandoline, batterie et voix).

Dès les premiers accords, Nash prouve qu’il conserve une voix de ténor claire et précise, fidèle à ses enregistrements originaux. Les harmonies vocales, portées par ses musiciens, subliment les classiques comme « Marrakesh Express », « Teach Your Children » et « Our House », ainsi que des titres ‘solo’ tels que « Military Madness » et « Chicago/We Can Change the World ». Son dernier album, « Now » (mai 2023), témoigne de sa créativité toujours intacte.

La soirée est ponctuée d’anecdotes savoureuses sur ses débuts chez The Hollies et ses rencontres marquantes, notamment en compagnie de David Crosby et Stephen Stills, qui donneront naissance à Crosby, Stills & Nash, puis un peu plus tard, à Crosby, Stills, Nash & Young. Graham partage l’histoire derrière « Bus Stop » et « Immigration Man », illustrant chaque récit par des extraits ou des interprétations complètes.

Nash relate donc ainsi, comment, après un concert avec Crosby, Stills, Nash & Young au Canada, il n’a pas été autorisé à traverser la frontière pour rentrer aux États-Unis. Crosby et Stills, eux s’en sortent sans problème, pas même le Canadien Neil Young, mais l’Anglo-Américain — qui n’était encore que britannique à l’époque — n’avait pas été autorisé à entrer. C’est cet épisode qui a donné naissance à cette chanson. Cette fois, c’est Adal Minkoff qui accompagne la chanson d’un puissant solo de guitare.

Cependant, Nash ne raconte plus ni n’interprète ses histoires ni ses chansons debout, comme il l’avait fait deux ans plus tôt à la Roma d’Anvers. Mais, depuis son siège. Et son backing group se produit également en position assise.

Les musiciens brillent chacun à leur tour : solos de mandoline, de basse, de guitare et de saxophone rythment le concert. L’émotion culmine lors de « Simple Man », hommage à Joni Mitchell, et « Better Days », dédiée à Rita Coolidge. Nash invite régulièrement le public à chanter, notamment sur « Our House » et « Teach Your Children », créant une atmosphère chaleureuse et participative.

L’harmonica de Nash résonne sur « Southbound Train », où il glisse un clin d’œil à « The Star-Spangled Banner ». Les harmonies atteignent leur apogée sur « Cathedral », tandis que la simplicité et la beauté de « Our House » enveloppent la salle d’une douce nostalgie.

Le concert s’achève sans rappel traditionnel : Nash enchaîne « Find the Cost of Freedom », « Woodstock » et l’épique « Suite : Judy Blue Eyes », salués par plusieurs ovations debout. Une prestation magistrale, à la hauteur de la légende.

Setlist : « Wasted On The Way » (Crosby, Stills & Nash song), « Marrakesh Express » (Crosby, Stills & Nash song), « Military Madness », « I Used To Be A King », « Right Between The Eyes » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Bus Stop » (Graham Gouldman cover), «  Immigration Man » (Crosby & Nash song), « Better Days », « Love the One You're With » (Stephen Stills cover), « Simple Man », « Southbound Train », « Cathedral » (Crosby, Stills & Nash song), « Just A Song Before I Go «  (Crosby, Stills & Nash song), « Our House » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Teach Your Children » (Crosby, Stills, Nash & Young song) (with Douwe Bob), «  Find The Cost Of Freedom » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Woodstock » (Joni Mitchell cover), « Suite: Judy Blue Eyes » (Crosby, Stills & Nash song)

(Photo: Ralf Louis)

(Organisation : Greenhouse talent)

dimanche, 05 octobre 2025 18:23

L’idole au sang neuf…

Ce 5 octobre 2024, Forest National accueille Yungblud pour un concert événement à Bruxelles, dans le cadre de sa tournée mondiale baptisée ‘Idols EU Tour’. Le jeune Britannique, figure montante du rock contemporain, vient présenter son cinquième album, « Idols », un double opus dont la première partie est sortie en juin 2025. Accompagné en première partie par Palaye Royale et Weathers, Yungblud promet une soirée explosive à ses fans belges. La salle affiche complet, témoignant de l’engouement autour de l’artiste, reconnu pour son authenticité, son énergie brute et sa capacité à créer un lien unique avec son public. Après avoir déjà enflammé Forest National en 2022 et la Main Stage de Rock Werchter en 2023 et 2025, Yungblud revient avec un show intense, porté par une créativité sans limite et une volonté de repousser les codes du genre. Un rendez-vous immanquable pour tous les amateurs de rock moderne.

A l’entrée, le personnel de la sécurité semble débordé, et invite la foule à transiter à travers des couloirs balisés par des barrières Nadar, de manière quelque peu chaotique. C’est la première fois que votre serviteur assiste à une telle situation.

Le son, à Forest, c’est tout ou rien. Pour les deux premières parties, il sera exécrable, les infrabasses remontant du sol jusqu’aux sièges. Intenable ! Pour Yungblud, il sera, comme par hasard, parfait.

Premier groupe à ouvrir la soirée, Weathers est un quatuor originaire de Los Angeles, récemment invité à rejoindre Yungblud pour sa tournée européenne. La formation se compose du chanteur Cameron Boyer, du guitariste Cameron Olsen, du bassiste Brennen Bates et du batteur Christian Champion. Sa musique se distingue par des hymnes entraînants et rythmés, portés par des paroles introspectives abordant le passage à l’âge adulte et la santé mentale. On retrouve dans leurs influences des groupes comme The Kooks, Green Day ou Blink-182. Sur les planches, les Américains affichent une étonnante assurance, malgré leur relative inexpérience de ce type d’événement. Ils surprennent en reprenant « Famous Last Words » de My Chemical Romance, en adress      ant un clin d’œil à leur inspiration. S’ils n’atteignent pas encore ce niveau, ils s’en sortent néanmoins très bien pour un combo peu habitué à de telles scènes. En fin de concert, pendant « C’est La Vie », ils prennent le pari de faire chanter le public, un risque largement récompensé. Ils présentent de larges extraits de leur troisième album, « Are We Having Fun ? », sorti en 2023. Avec un meilleur son, ce quatuor mérite d’être revu, tant son énergie en ‘live’ est communicative (page Artistes ). 

Setlist : « Happy Pills », « I'm Not Ok », « Lonely Vampire », « Famous Last Words » (My Chemical Romance cover), « Ugly », « Where Do I Sign ? », « All Caps », « C'est La Vie »

Surprise ! On a droit à une deuxième mise en bouche : le trio Palaye Royale. Et il compte bien faire monter l’ambiance d’un cran. Dès le premier morceau, Remington Leith invite la fosse à se baisser puis à bondir ; et elle s’exécute avec enthousiasme. Véritable tornade, le leader de Palaye Royale entraîne le public dans son sillage, soutenu par ses complices qui jouent avec charisme et énergie, distillant des mélodies accrocheuses et incitant la foule à chanter, notamment sur « Mr. Doctor Man ». Le band canado-américain, toujours en tournée, ne connaît pas le repos et adapte chaque soir son set à l’énergie de l’auditoire ; ce qui rend chaque performance unique et vivante. Malgré un son perfectible, l’émotion brute passe sans filtre. Le public, conquis, accueille les Américains comme de véritables têtes d’affiche. Remington, vêtu d’un kilt, escalade la barrière du gradin pour galvaniser la foule, puis descend dans les pogos et s’immerge dans les premiers rangs. La communion est totale : on vit l’instant présent à fond, et ça fait du bien. Après une demi-heure d’énergie pure, Palaye Royale quitte le podium, laissant un auditoire conquis et prêt à accueillir la star de la soirée (page ‘Artistes’ ici

Setlist : « Mister Devil », « Death Or Glory », « No Love In L.A. », « Addicted To the Wicked & Twisted », « Dying In A Hot Tub », « Fucking With My Head », « You'll Be Fine », « Mr. Doctor Man », « For You ».

Les lumières s’éteignent et la foule se déchaîne en hurlant lorsque Yungblud débarque. Pendant que le morceau d’entrée préenregistré, « War Pigs » de Black Sabbath, accompagne l’arrivée des musiciens sur les planches, l’excitation monte. Vêtu de cuir et de lunettes fumées, il ouvre le bal par le titre épique « Hello Heaven, Hello », issu de son dernier elpee « Idols ». Visiblement, les fans vont se régaler ce soir. De la joie aux larmes, la palette des émotions est vaste, mais toujours authentique. Enlevant sa veste, il se verse de l’eau sur la tête et secoue ses cheveux, les projetant en l’air, avant d’asperger la foule. Les fans adorent. Yungblud reste rarement immobile : il s’avance sur les enceintes, se déplace d’un côté à l’autre et multiplie les sauts. Il sait vraiment divertir et captiver son public. Débordant d’adrénaline et d’enthousiasme, il conquiert la salle dès son arrivée. Son nouvel LP confirme et consolide sa réputation d’idole du rock. Mais cela ne change en rien son engagement : il saute et se balance sur scène tel une pile Duracell fraîchement chargée, inépuisable. Le public, debout sur les gradins, depuis le morceau d’ouverture, est en transe. Harrison n’a jamais été du genre subtil. Des mots comme ‘fuck’ lui échappent des dizaines de fois par concert, et ‘jump, jump, jump’ ou ‘Let Me See Your Hands’ appartiennent au vocabulaire et constituent la marque de fabrique, depuis des années. Même un morceau plus calme, comme « Idols Pt. 1 », sublimé par un quatuor à cordes, dégage une énergie communicative : le public chante à tue-tête. Des cordes vocales vibrantes à la salle tremblante, l’effet de « Lovesick Lullaby » sur la foule fait sursauter tout le monde et crée des tableaux rares pour un concert de rock. Il faut dire que, grâce à sa formation, la compo prend, en live, un côté nerveux qui peut manquer sur disque. Ce qui montre bien ce qu’un ensemble bien rôdé peut apporter. Pendant « Fleabag », Yungblud, fidèle à la tradition, offre à un fan la possibilité de rejoindre brièvement le band sur l’estrade. Cet honneur est revenu hier à Simon, de Bruxelles. Cependant, après le premier refrain, sa guitare s’est éteinte, laissant la place à Adam Warrington, qui a livré un excellent solo et s’est, une fois encore, révélé indispensable au spectacle. L’artiste termine debout au-dessus de la fosse, poing levé, filmant la marée humaine qui s’étend devant lui. Puis, avant d’entamer sa reprise de « Changes » de Black Sabbath, il évoque son amour et son profond respect pour la légende Ozzy Osbourne (disparu en juillet 2025). Cette chanson, qui met particulièrement en valeur sa voix et son talent d’interprète, captive l’assistance, qui chante en chœur. Il la conclut, électrisé, face à une mer de cœurs formés avec les mains. ‘Yungblud Is about love !’ lance-t-il, comme une affirmation. À plusieurs reprises, les jets de confettis, les fumigènes et les effets pyrotechniques viennent dynamiter et électriser le show. Sur presque chaque morceau, Yungblud trouve un moment pour faire chanter, crier ou sauter le public — et aussi pour le remercier.

Décidé à tout donner jusqu’au bout, il entame son rappel par « Ghosts », où il fait virevolter son micro filaire autour de lui avant de s’allonger au sol. L’ultime morceau, « Zombie », vient clore le set sur une note sombre et puissante.

Véritable bête de scène, il sait susciter l’émotion en se donnant entièrement, avec une sincérité palpable, pour un public qu’il chérit profondément. N’hésitant plus à exposer ses fragilités au fil de ses morceaux, l’expérience a gagné en intensité et en profondeur. L’artiste réussit la prouesse de créer à la fois proximité et explosion d’énergie. Ce soir, ce n’était pas un simple concert : c’était une véritable expérience de vie, gravée dans les mémoires de chacun.

Setlist : « War Pigs » (Black Sabbath song) (chanson d’entrée pré-enregistrée), « Hello Heaven, Hello », « The Funeral », « Idols Pt. I », « Lovesick Lullaby », « My Only Angel » (Aerosmith & Yungblud song), « Fleabag » (With a fan à la 6 cordes), « Lowlife », « Changes » (Black Sabbath cover), « Fire », « War », « Tin Pan Boy » (With A Tease To “I Love You, Will You Marry Me”), « Braindead ! », « Loner ».

Rappel : « Ghosts », « Zombie »

(Organisation : Live Nation)

 

Samedi 07 février 2026 – Apasche – ING Arena, Bruxelles

Dimanche 19 avril 2026 – Altin Gün – De Roma, Avers

Dimanche 19 avril 2026 – Louis Tomlinson – Lotta Arena, Anvers

Mardi 21 avril 2026 – Candace Bushnell – Stadschouwburg, Anvers

Mercredi 22 avril 2026 – Evgeny Grinko – De Vooruit, Gand

Lundi 27 avril 2026 – Skillet – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 05 mai 2026 – Sofia Isella – La Madeleine, Bruxelles

Jeudi 14 mai 2026 – Steve Hackett- Cirque Royal, Bruxelles

 Samedi 12 septembre Hainvin – Cirque Royal, Bruxelles

Vendredi 20 novembre 2026 – Mo Gilligan - La Madeleine, Bruxelles 

http://www.livenation.be/

 

 

 

Page 9 sur 128