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The Omega River (Ep)

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Cette chronique sera impitoyable. Ils l’ont bien cherché, après tout, les mecs de Wild Shades ! C’est vrai quoi ! On n’a pas idée de compliquer ainsi la vie d’un pauvre scribouilleur qui, après tout, ne demande qu’à donner, peinard, un petit coup de pouce à des groupes qui en valent la peine. Je vais donc profiter de la perche épineuse tendue par ce groupe français, à l’occasion de la sortie de son second Ep « The Omega River », pour pousser une petite gueulante au nom de tous mes collègues ! (NDLR : syndicaliste !)

Car voyez vous, être l’un des chroniqueurs de votre webzine préféré n’a rien de la partie de plaisir que vous imaginez. Et, je vais peut-être en choquer plus d’un mais, nous ne sommes même pas payés pour le faire ! (NDLR : et pas davantage le rédac’ chef !) Je vous jure ! Si j’avais 35 ans de moins et que j’étais chinois ou bolivien, on crierait au scandale. C’est de l’exploitation ! Et je ne vous parle même pas des conditions dans lesquelles nous travaillons (NDR : il vous suffirait, pour en avoir une idée, de relire vos classiques de Zola). 

Alors vous pensez bien que, dans de telles conditions, je n’ai pas vraiment envie de me casser la tête. Est-ce trop demander que l’on m’envoie des disques de métal progressif qui ressemblent à du Dream Theater ? Ou  bien des galettes hard rock qui copient AC/DC ? Ou encore des skeuds doom plombés qui font penser à du vieux Black Sabbath ? Et bien oui, apparemment ! Puisque des zigotos comme les frenchies de Wild Shades nous envoient à la rédaction des rondelles plus compliquées que des casse-tête chinois, impossibles à comparer à d’autres.

Le plus facile pour votre serviteur aurait probablement été de descendre le truc. ‘Ce disque est nul’. Voilà. Vite fait mal fait ! Et bien non ! Même cette réaction n’est pas possible puisque nos empêcheurs de glander en rond poussent l’audace jusqu’à être carrément bons. Vous imaginez l’angoisse ? Que faire alors pour décrire cette plaque incandescente ? Inventer une nouvelle appellation ? OK ! Alors voilà ! Les Wild Shades jouent du ‘métal-funk-alternatif-progressif-rock’. Pas convainquant hein ? Pourtant, comment expliquer autrement ce mélange bigarré et déstabilisant d’influences musicales contradictoires ? A peine croyez-vous percevoir un bon vieux riff métal que vous vous retrouvez perdus en plein milieu d’un groove funky à faire pâlir d’envie les Red Hot Chili Peppers ! Un petit coup de rock alternatif moderne à la Muse/Radiohead emballé dans un lyrisme classieux à la Queen et boosté d’une pointe de rage thrash métallique. Pas le temps de reprendre son souffle ou de rassembler ses idées. Mais, ce que je déteste le plus, c’est que j’aime vraiment ce disque !

Enfin, ce qui me console, c’est que je ne serai pas le seul à subir le fléau. Figurez vous qu’avec leur méchanceté naturelle, les Wild Shades ont poussé le vice jusqu’à offrir cinq exemplaires de « The Omega River » aux lecteurs de Musiczine !  (Tous les détails sont dans notre section ‘concours ’). Même vous, vous n’y échapperez pas !

Sur ce, je vous laisse. Notre rédac chef nous invite à siroter quelques Margaritas au bord de sa piscine chauffée ! (Exploités que nous sommes, je vous dis !)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Wild Shades
  • Genre: Metal/Prog/Noise
  • Label Prod: Autoproduction
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