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24 Pesos

When the ship goes down

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Fondé en 2008, 24 Pesos est un quartet de blues londonien. Depuis sa fondation, le line up est identique. On y retrouve le chanteur/guitariste Julian Burdock, le bassiste Silas Maitland, le drummer Mike Connolly et l’organiste Moz Gamble. Le combo compte trois elpees à son actif : “The boogie worm” est sorti l’année de la formation du combo, “Busted broken and blue”, en 2010, et ce nouvel opus aujourd’hui. Une manière d’affirmer leur style personnel, inspiré bien évidemment par le blues, mais contaminé par le funk. Il est même omniprésent!

Le groupe revendique autant l’héritage de Howlin’ Wolf, Freddie King que Sly Stone, les Meters et James Brown, sans oublier Captain Beefheart, Jimi Hendrix et les Rolling Stones. Excusez du peu! Ils ne sont  jamais aussi à l’aise que sur les planches ; d’ailleurs ils y brillent par leur spontanéité, leur explosivité et leur effervescence. “When the ship goes down” a été enregistré au studio de Penny Vale. Des sessions qui ont été réalisées en deux temps trois mouvements. C’est Silas, le bassiste qui s’est chargé de la production et Julian Brudock, plume féconde, signe onze des dix-huit plages.

Julian possède une voix qui colle parfaitement à ce répertoire blues largement amplifié. Armé de son bottleneck, il attaque “Melon man”. Royale, l’ouverture est imprimée sur un tempo endiablé. Toutes les spécificités du band sont ici bien étalées. Les musicos soutiennent le leader de leurs chœurs. La slide sort déjà de sa réserve. Hommage au mythique bluesman décédé il y a plus de 60 ans, “Leadbelly” exhibe une face funky du band. Un titre savoureux qui invite impulsivement le public à la danse, au cours duquel Burdock double harmonica et slide ; et il souffle à la manière de Magic Dick dans les grands jours du J. Geils Band. La conjugaison des quatre voix et les interventions chaleureuses de l’orgue Hammond dispensées par Gamble sont d’autres spécificités de l’expression sonore des Pesos. De petites perles comme “Ain’t gonna beg no more” ou le brûlot “Peace in the valley”, véritable sommet de cet opus, en sont les plus belles illustrations. Et la suite est tout aussi excitante. Burdock a toujours manifesté un grand respect à feu Don Van Vliet, alias Captain Beefheart. “Tryin’ to get back to you” en est un beau témoignage. Le Londonien emprunte la voix éraillée du capitaine. A moins que ce ne soit celle de Howlin’ Wolf. Une voix qui transpire le vécu. Graveleuse, toujours puissante, elle est prête à affronter les différents climats qui traversent inévitablement le blues primaire, pour rejoindre le Delta du Mississippi. “Moon hearted woman” se mue, à mi-parcours, en boogie infernal. Et il ne faut pas sous-estimer la qualité des accords libérés par les cordes. Que ce soit ceux d’une grande pureté, de la slide, sur “When the ship goes down” ou ceux qui guident le Memphis blues final, “I don’t know”. Un sans faute! Facilement la meilleure œuvre de 24 Pesos, à ce jour. Un album 5 étoiles ! Le british blues est à nouveau au sommet de son art !

 

24 Pesos

Busted broken and blue

Écrit par

24 Pesos n’est pas une formation texane ou mexicaine, mais bien insulaire. Il faut d’ailleurs avouer que la scène blues britannique, n’est plus très prolifique. C’est donc une bonne surprise. Les musiciens sont issus de Londres et du Sud de l’Angleterre. Leur leader n’est pas un inconnu, puisqu’il s’agit du chanteur/guitariste/compositeur Julian Burdock. Habitué des circuits belges, il avait monté, il y a quelques années, un trio répondant au patronyme de Waterzooi, un combo impliquant une section rythmique tournaisienne. Il se produit encore régulièrement sur le Vieux Continent, en compagnie de musicos locaux, sous le patronyme de Julian Burdock Blues Experience.

Il aime, par-dessus tout, la musique qui remue : le funk et le blues. Il a monté 24 Pesos en 2008, un quartet au sein duquel milite le bassiste Silas Maitland (NDR : également producteur de l’opus), l'organiste Moz Gamble et le batteur Mike Connolly. Le band avait publié un premier elpee en 2009 : "The boogie worm"

"Maxwell street" est une ouverture royale. Le son du dobro est métallique. La voix de Burdock sort vraiment de l'ordinaire. Rocailleuse, elle véhicule un vécu certain. Elle nous entraîne dans cet univers sonore rythmé à souhait. Tous les acteurs sont bien en place. En trame de fond, les sonorités de l'orgue Hammond apportent une densité judicieuse à la compo. La slide en profite pour se libérer. Julian a du métier. Sa musique est excitante. Comme si vous aviez des fourmis dans les jambes. Nous avons tous envie de regagner Maxwell Street, ce soir. L’orgue est toujours bien présent pour le funkysant "Never saw the devil", une obsession des bluesmen. Nos Pesos s’inspirent ici manifestement du géant texan disparu, Freddie King. La section rythmique est imparable. Direction les grands espaces du delta du Mississippi pour un "Waitin' at the station", toujours imprimé sur un tempo soutenu. Julian double avec bonheur et panache, slide et harmonica. "In the summertime" (NDR : non, non, ce n’est pas le hit de Mungo Jerry) baigne au cœur d’une atmosphère torride. La slide et l'harmo sont toujours à l'avant-plan. Julian malmène son bottleneck comme un vétéran du sud. Ses partenaires répondent à son chant conquérant. Le band possède un style bien propre et affiche une cohésion qui force le respect. Les compos sont solides. Orgue et slide dialoguent à haut niveau, tout au long de "Lowdown sweet and dirty", une compo qui mêle gospel, blues et soul, en lorgnant vers Memphis. Outre leur delta funk, les Pesos injectent un zeste de rap sur "Live my life to sing the blues". Une plage puissante, musclée, dévastatrice. Le registre vocal de Julian est particulièrement ample. Et il le démontre tout au long la douce ballade soul, "Somebody else". Swing et le jump alimentent le titre maître, une compo réminiscente des Stray Cats de Brian Stezer. "Day become night" campe le slow blues de circonstance. En finale, "Neckbones and gumbo" nous replonge dans ce que les 24 Pesos font le mieux : le funky blues. Cette voix chaleureuse, les cordes et l’orgue : tout nous rappelle la Nouvelle Orléans et en particulier l’ensemble mythique Little Feat. Un chouette album !