Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Light Asylum

Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique alternative en 2012 grâce à un premier album éponyme et à un titre complètement hallucinant: “Dark Allies”. Combinant darkwave, synth-pop et post-punk, Light Asylum y déployait un souffle épique, illuminé par un riff de synthé incandescent, porté par une rythmique hypnotique et rehaussé par un chant d'une puissance inouïe. Le titre devint rapidement un hit mondial dans les soirées 'dark' alternatives.

Malheureusement, le succès de Light Asylum fut de courte durée. Le projet cessa d'enregistrer, Funchess se contentant de faire quelques concerts aux USA et en Europe. Aujourd'hui, changement de cap! On assiste à la résurrection du projet et c'est une excellente nouvelle! Sharon Funchess a ainsi accordé un concert au Botanique, à Bruxelles, au cours duquel elle a chanté les morceaux les plus marquants de l'époque: “Dark Allies”, “Skull Fuct”, “Shallow Tears”, etc. Mais elle a surtout levé le voile sur plusieurs nouvelles compositions de très belle facture et tout permet de croire qu'un nouvel album est en préparation. Dans une interview accordée à El Garaje De Frank, elle a déclaré: “J'ai hâte de sortir de nouveaux morceaux. Les 'vers d'oreille' ('earworms') sont en route. N'ayez crainte, tout cela fait partie du processus.” A suivre! 

Pour écouter “Dark Allies”, c'est ici. 

Ġenn

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

Écrit par

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne et britannique en octobre et novembre dont une date à Paris, au Supersonic, le 2 Octobre.

Long de plus de six minutes, « Jaguar Sun » révèle une nouvelle facette de ĠENN, entre groove hypnotique et voix aériennes. Le morceau associe la voix de Leona Farrugia à celle, plus grave d’Aidan Moffat. Le titre explore des questions autour de la liberté, du libre arbitre et de notre rapport à la réalité. Son univers s’inspire notamment de la littérature d’Italo Calvino, de L’Insoutenable Légèreté de l’être, du film La Chimère et de l’album « Double Negative » de Low. « Jaguar Sun » a été coproduit par ĠENN, Johnny Hostile (Savages / Jehnny Beth), le producteur récompensé aux Grammy Awards Johnny Breakwell (PinkPantheress) et Tom Hill.

À propos de ĠENN

Formé à Malte et basé à Brighton, ĠENN réunit Janelle Borg (guitare), Sofia Rosa Cooper (batterie), Leona Farrugia (chant) et Leanne Zammit (basse). Le groupe puise dans ses influences maltaises, britanniques, jamaïcaines et portugaises pour créer une musique expérimentale mêlant post-punk, rock et atmosphères psychédéliques.

Après leur premier elpee « unum », sorti en 2023, et « Reverberations », l’an dernier, ĠENN s’est produit sur des scènes internationales, notamment à Eurosonic et The Great Escape, et en tournée avec METZ, Deadletter et Pussy Riot.

Le clip de « Jaguar Sun » est disponible ici

 

 

 

Σtella

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

Écrit par

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima (et il est disponible ici). 

Pour ce morceau, la musicienne s'est entourée de Rodaidh McDonald à la coproduction, tandis que Rafael Cohen enrichit le titre de ses enregistrements. Le duo Cohen et Σtella avait déjà marqué les esprits lors de la création d' Adagio, son elpee phare paru en 2025.

Ce cinquième opus se distingue par l'introduction de morceaux chantés en langue grecque. La trajectoire de la jeune femme se matérialise aujourd'hui par plus de 300 millions d'écoutes sur Spotify et des synchronisations remarquées dans les séries Industry et Emily in Paris.

Ex:Re

Enregistré sous Ex:Re

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture « Radio Station », illustré par un clip vidéo réalisé par Angela Ricciardi.

Ce premier extrait s'écoute comme un road trip psychédélique à travers une Californie infinie. Débutant sur les notes d'une guitare acoustique épurée, le morceau se mue en une métaphore de la conscience humaine. La musicienne y explore l'indécision chronique et le flux incessant de sentiments contraires qui l'habitent. Le texte s'articule autour de bribes de souvenirs et de fragments de conversations captées à la volée. Sur une orchestration dense mariant synthétiseurs flottants et percussions persistantes, Elena Tonra y évoque la ‘surpensée’ qui consume l'esprit. 

À l'origine, l'artiste n'envisageait pas de donner une suite au premier disque éponyme paru en 2018. L'étincelle jaillit en studio lors de retrouvailles complices en compagnie du producteur Fabian Prynn. La compatibilité artistique du binôme débouche sur la création de ce second volet, enrichi par les interventions de Josephine Stephenson au violoncelle et d'Hinako Omori aux synthétiseurs.

Sans chercher à déployer une grande intrigue globale, ce long playing capture avec acuité les détails de la mémoire. Pour la chanteuse, figer ces instants dans le marbre des chansons devient un moyen de lutter contre l'oubli, chaque interprétation agissant comme un véritable voyage temporel.

Le clip de « Radio Station » est disponible là

Snake Mountain Revival

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain.

Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très distincts. Le batteur Josh Woodhouse a apporté la précision des scènes death metal et progressives de Floride, le bassiste et chanteur Ryan Chandler a insufflé une profondeur expérimentale et psychédélique, tandis que l’ancien guitariste Zack Trowbridge a complété le trio avec ses racines ancrées dans le blues, le jazz et le surf rock. Plutôt que de cacher leurs influences, les membres de Snake Mountain Revival les embellissent avec espièglerie, créant ainsi une approche vibrante et avant-gardiste du psychédélisme, à la fois intemporelle et bouillonnante.

Leur EP démo éponyme de 2018 a fait sensation dans la blogosphère, récoltant des éloges des deux côtés de l’Atlantique et imposant le groupe comme une formidable formation de scène. En 2021, ils ont sorti leur premier album « Everything Is Sight » chez Rebel Waves Records, salué par Distorted Sound Magazine comme « un paysage vibrant, vaste et inébranlable que toutes les oreilles prendront plaisir à conquérir ». Forts d’une présence scénique polarisante et pleine d’énergie, ainsi qu’un son éclectique, ils ont partagé la scène avec des artistes partageant la même vision, tels qu’Acid Dad, Freedom Hawk, Sammi Lanzetta et Frankie & the Witch Fingers.

Aujourd’hui, grâce à leur deuxième elpee « The Divide », ils se tournent à la fois vers l’intérieur et vers l’extérieur. Ce nouvel opus promet de prendre les auditeurs au dépourvu et de les entraîner dans leur univers singulier et transcendant. Comme le dit le chanteur Ryan Chandler : « Je veux provoquer. On l’a toujours fait. Mais « The Divide » n’est pas uniquement fait d’épines et d’aspérités. Une juxtaposition majeure dans bon nombre de ces morceaux vise à nous rappeler ce pour quoi nous nous battons peut-être. Lorsque nous défendons la beauté, la paix, l’amour et le bonheur, nous devons parfois montrer les crocs. C’est ce que nous faisons avec ce nouvel album ».

Le single « The Divide » est en écoute ici

 

Then Comes Silence

Un diptyque pour Then Comes Silence

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Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson dévoile « Remaker Redeemer », un nouveau single illustré par une vidéo particulièrement symbolique (le clip est disponible ici). 

Ce nouvel elpee succède à Trickery (2024). Conçu comme un diptyque conceptuel rigide, le disque se sépare en deux facettes radicalement opposées : la première partie, Requiem, incarne l'obscurité, le deuil et une mort symbolique, tandis que la seconde, Ballroom, représente la lumière, le matin et la résurrection. Le morceau « Remaker Redeemer » sert précisément d'introduction à ce second volet lumineux. Le trio y explore de nouvelles sonorités pour illustrer le sentiment d'un nouveau départ et d'une purification spirituelle, où les anciens péchés se retrouvent lavés.

Réalisé par Damon Zurawski (Future Legends Films), le clip vidéo met en scène les musiciens en compagnie de danseurs et de mascottes nommées Bengii, El Pseudo et Johnny Nattsjö. Visuellement, la vidéo joue constamment sur les contrastes absolus (noir ou blanc, rouge ou bleu) imposés par le concept de l'œuvre, invitant la foule à choisir son camp au cœur de cette dualité. Ce titre fait suite à « Judgement Day », un premier extrait paru au début du mois d'août. Aujourd'hui solidement ancré comme une référence incontournable du mouvement gothique et darkwave international, le combo composé d'Alex Svenson, Jonas Fransson et Hugo Zombie prouve une nouvelle fois qu'il évolue sans jamais renier l'intensité brute qui anime sa réputation.

The Lemonheads

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads.

Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier extrait de leur prochain album « Townesville », dont la sortie coïncide avec leur prochaine tournée britannique et européenne « Love Chant ». Hommage à l’œuvre immortelle de Townes Van Zandt, ce projet s’inscrit dans le prolongement naturel du parcours d’Evan Dando, collectionneur de chansons, vagabond et authentique troubadour américain.

Dando et Van Zandt partagent une filiation tacite. Aucun des deux n’écrit ni n’interprète la musique comme une simple performance ; pour tous deux, une chanson est un mécanisme de survie, dépouillée de toute prétention et mise à nu. Produit par Antonia Teixeira à Nashville, cet opus trouve un équilibre entre des arrangements acoustiques bruts et intimes et des racines culturelles profondes et universelles.

Ce single met en vedette le célèbre musicien brésilien Almir Sater, dont le jeu complexe et ancré à la viola caipira à dix cordes apporte une résonance inattendue et profonde aux paroles sombres de Van Zandt. Cette collaboration relie trois courants distincts de la musique traditionnelle : la narration folk austère de Van Zandt, l’interprétation intuitive indie-country de Dando et les morceaux instrumentaux riches, méditatifs et inspirés du Pantanal de Sater.

Ensemble, ce trio d’influences fait de « Rake » un chef-d’œuvre étrange et envoûtant, prouvant que la véritable poésie folk a le même poids, qu’elle naisse dans la poussière du Texas, sur les trottoirs de Boston ou au cœur du Brésil.

Pour écouter le nouveau single « Rake », c’est ici

 

Lambrini Girls

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo.

Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs Out » (2025), « No Refunds » marque le retour de Phoebe Lunny (chant/guitare) et Selin Macieira-Boşgelmez (basse) pour un disque plus sombre et d’une urgence grandissante, destiné à un monde qui, selon leurs propres mots, « a encore empiré ».

Le premier aperçu de « No Refunds » est arrivé en début d’année, sur « Cult of Celebrity », qui juxtaposait délibérément sa critique virulente de la culture des célébrités à ce qui est peut-être leur morceau le plus commercial et le plus pop à ce jour. Aujourd’hui, « Bang Bang Bang » offre un nouvel aperçu d’un opus qui pousse leur férocité caractéristique vers des horizons nouveaux et inattendus.

Le clip, réalisé par Harv Frost, capture les Lambrini Girls dans ce qu’elles ont de plus viscéral. Des lambeaux de lumière transpercent la pièce plongée dans l’obscurité. À mesure que le morceau monte en puissance, le chaos s’intensifie, la pièce atteignant son point d’ébullition dans un déluge de verres à bière brisés et de mouvements frénétiques, distillant ainsi l’énergie brute et provocatrice du groupe en une poussée claustrophobe.

« No Refunds » aborde toute une litanie d’horreurs modernes, du génocide et du fascisme à l’essor de l’IA, en passant par les droits reproductifs et la descente dans les bas-fonds sordides de la « manosphère », tout en élargissant l’univers sonore qui avait rendu le premier long playing des Lambrini Girls si mémorable. Le punk industriel côtoie des moments d’immédiateté proche de la pop, des lignes de basse anguleuses et une vulnérabilité inattendue, le duo associant ses compositions les plus provocantes à l’humour noir et à l’esprit qui sont devenus sa marque de fabrique.

L’ascension fulgurante de Lambrini Girls s’est poursuivie tout au long de l’année 2026, la formation se produisant dans certains des festivals les plus importants et les plus influents au monde, notamment Bonnaroo, Pukkelpop, Lowlands, Rock En Seine, Oya, Way Out West, Flow et Primavera Sound. Le duo partira en tournée en 2027, pour accorder une longue série de concerts en tête d’affiche au Royaume-Uni et en Europe.

Pour découvrir le nouveau clip vidéo du single « Bang Bang Bang », c’est là

 

Tommigun

Tommigun fait de vieux os…

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Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026 chez Excelsior Recordings.

Ce premier extrait s'écoute comme une célébration brute et imprévisible du temps qui passe. Loin de sombrer dans la mélancolie, le titre diffuse un groove chaleureux, une véritable profession de foi face au vieillissement.C'est un chant habité par une inextinguible soif de vivre qui balaie les épreuves. Les paroles scandées par Thomas Devos résonnent d'ailleurs comme un constat lucide : « Heavy Bones, heavy bones, I know... » Une manière de rappeler que si l'humanité chemine inexorablement vers sa propre fin, rien n'empêche de transformer cette trajectoire en une fête intense.

L'identité de l'opus s'ancre profondément dans les pavés de Bruxelles, cité natale du combo. Une capitale rugueuse et fascinante, à l'image des compositions de la formation. Le processus créatif obéit à un rituel précis : Thomas Devos ébauche de simples canevas de guitare-voix dans son studio de Molenbeek, avant de convier ses partenaires à transcender ces croquis dans une cabane de jardin située en périphérie.

La force du collectif réside dans la richesse de ses individualités. Autour du compositeur, également cheville ouvrière de la renaissance du projet Madou, gravite un équipage hyperactif issu des planches de théâtre et des studios d'enregistrement. On y croise Kaat Arnaert, femme de théâtre et enseignante au RITCS, le multi-instrumentiste Joeri Cnapelinckx, le batteur Mattijs Vanderleen (Marble Sounds, Madou), le saxophoniste Bertel Schollaert, ainsi que Pim De Wolf (ingénieur du son pour Arno ou The Subs), qui milite ici en tant que musicien.

Tommigun propose une musique douce-amère, où une sourde menace couve avant de libérer des explosions brûlantes. Le rendez-vous est d'ores et déjà fixé sur les planches de l'Ancienne Belgique le 19 décembre prochain pour célébrer ces retrouvailles avec l'auditoire bruxellois.

« Heavy bones » est en écoute là

 

Twin Temple

Twin Temple, amants maudits ?

Écrit par

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution.

L'annonce survient dans le sillage d'une nouvelle polémique. Écarté sans ménagement de plusieurs concerts par le chanteur country Charley Crockett, en raison de son imagerie satanique, le tandem a aussitôt reçu de Jack White une invitation publique à assurer sa première partie au Palladium de Hollywood, en septembre. De quoi souligner le paradoxe : ce que les uns censurent, les autres l'attendent sur les planches.

Le couple vient de dévoiler « Haunt Me », deuxième extrait après le morceau-titre. « Une chanson d'amour gothique traversée par la peur, l'obsession, l'effroi et la jalousie, qui emprunte au gospel américain, au rock'n'roll des sixties et au blues, expliquent-ils. Elle romantise les cauchemars que votre amant provoque, et ce paradoxe : ne jamais vouloir qu'il cesse de vous hanter. » Le vidéogramme de « Love You To Death » illustre déjà cette esthétique funèbre et sensuelle (à voir et écouter là). 

L'enregistrement a été confié à Shooter Jennings, producteur primé aux Grammy Awards, au mythique Studio 3 de Sunset Sound. Fidèle à l'analogique, le duo y a considérablement élargi sa palette sonore : arrangements orchestraux somptueux signés par un ensemble de 37 musiciens, et le concours de pointures telles que Matt Chamberlain et Jay Bellerose. « Nous voulions repousser nos limites, puiser chez Roy Orbison, les Ronettes et les Shangri-Las, et y ajouter une touche countrypolitan », précise la formation.

Ce disque est né d'une des périodes les plus noires de leur existence — deuil, ennuis de santé, addiction, dépression. « Jour après jour, retourner à Sunset Sound et créer aux côtés de gens qui croyaient en nous nous a lentement ramenés à la vie. Nous avons recommencé à sourire. » D'où l'œuvre la plus intime et la plus ambitieuse du combo, dont l'ampleur cinématographique n'abandonne jamais les racines du rock 'n' roll originel.

Trop sulfureux pour les uns, irrésistible pour les autres, le duo intrigue Rolling Stone, NME, Billboard, Kerrang! ou le LA Times, et nourrit le débat sur la liberté d'expression et la place de la controverse dans l'art. À l'ère du recyclage, il rappelle surtout que le diable détient décidément les meilleures chansons.

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