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Anna von Hausswolff

Cérémonie chamanique ou rituel alchimique de purification ?

Quel chemin parcouru pour Anna von Hausswolff ! Depuis ce concert en septembre 2013 au Théâtre Américain, en première partie de Wire, où la Belgique l'avait découverte. L'artiste suédoise est aujourd'hui devenue une des figures de proue de la musique alternative et ce, à l'échelon international. Ce soir, elle vient défendre son nouvel opus et le Trix est comme un chaudron qui bruisse dans l'expectative d'un moment magique.

Il revient à Rylander Löve d’ouvrir le bal. Cette saxophoniste et compositrice, également suédoise, milite au sein du groupe qui accompagne Anna sur scène. Au cours de sa prestation, elle explore les frontières entre le jazz, l'improvisation, la musique électronique et la pop expérimentale. Ses paysages sonores sont complexes et mélangent des éléments tant acoustiques qu'électroniques. Une musique riche, affranchie des conventions, qui ouvre les sens et stimule l'esprit. Une excellente ‘mise en bouche ! ‘ (Page ‘Artistes’ ici)

L'arrivée d'Anna von Hausswolff transforme l'atmosphère, la faisant passer de l'apesanteur à une intensité bouleversante. Décrire cette musique relève de la gageure. L'art-pop s'y mélange aux accents gothiques, aux atmosphères ambient/prog et aux rythmes tribaux, le tout baigné dans un esprit boréal et une profondeur quasi mystique.

L'écrasante majorité des titres de la setlist sont tirés de l'album “Iconoclasts”, sorti en octobre 2025. Cette œuvre colossale et sombre prend une dimension encore plus immense en 'live'. Sur les planches, Anna trône sur un podium, flanquée de ses synthés et d'un instrument étrange, monté sur pied. On dirait une harpe de cristal, mais c'est en fait un 'cantiga organetto’, un harmonium à tubes dont elle joue avec la main droite, tandis que la main gauche actionne le soufflet. C'est en voyant une Belge, Catalina Vicens, en jouer qu'Anna est tombée amoureuse de cet instrument.

Dans le premier titre, “Consensual Neglect”, un instrumental ambient expérimental, c'est le saxophone de Rylander Löve qui ouvre les hostilités. Pendant près de 3 minutes, l'instrumentiste construit des loops de sons qui forment un véritable mur sonore, au-dessus duquel les autres musiciens viennent poser leurs arabesques, le tout culminant dans un paroxysme final impressionnant.

Caractérisé par ses accents solennels, “Facing Atlas” permet au public de découvrir la voix d'Anna von Hauswolff. Planant très haut dans les aigus, elle est puissante et incroyablement claire. Affûtée comme un glaive, elle transperce aisément le voile des autres instruments pour venir toucher le spectateur au plus profond de son âme. Des moments de pop inattendus surgissent, notamment lorsque le concert s'attarde sur “Stardust”, où une douce mélodie plane comme un voile fantomatique au-dessus des têtes. D'autres morceaux, comme "Aging Young Women", offrent une beauté délicate et poignante qui plonge la salle dans un silence absolu.

L'artiste va sur ses 40 ans mais, en ‘live’, elle apparaît encore comme une jeune adolescente, fragile, la queue de cheval de sa chevelure blonde virevoltant au rythme de ses mouvements. Le premier moment phare du concert est atteint grâce à un tour de force : “The Mysterious Vanishing of Electra”, extrait de “Dead Magic”, considéré comme son meilleur opus. Anna descend de son podium, se place au-devant de la scène et entame à la guitare électrique le premier accord en mi mineur de cette composition hallucinante. La rythmique est tribale et les fans entament un headbang lent et cérémonial. La puissance des arrangements évoque évidemment Swans, une formation dont Anna a souvent assuré la première partie. La voix de la belle valkyrie est ici envoûtante, alternant entre une noirceur presque infernale et la plus éclatante des lumières. On assiste à une cérémonie chamanique, un rituel alchimique de purification et l'auditoire frissonne tant l'émotion est palpable.  

Mais ce n'est pas fini ! Il y a encore cette terreur, “Ugly and Vengeful”. Dépassant les 16 minutes, le morceau donne l'impression de sombrer lentement dans la folie, une descente inexorable portée par des percussions qui martèlent et de vastes nappes d'orgue. La voix de von Hausswolff, incantatoire, rappelle par moments celle de Lisa Gerrard. Elle oscille entre dévotion et pure démence. L'intensité est bouleversante. La puissance sonore est tout simplement stupéfiante. Orgue, synthétiseurs, basse et batterie tonitruante s'entrechoquent en vagues déferlantes. Un final qui fait littéralement vibrer la coque métallique du Trix.

Le rappel nous permet de redécouvrir “Funeral For My Future Children”, un titre au rythme de valse datant de 2012, interprété "pour les anciens fans". Comme “Facing Atlas”, c'est une marche funèbre, qui évoque “Atmosphere”, de Joy Division. Enfin, “Struggle With the Beast”, traversé par son riff répétitif au saxophone, clôture en apothéose ce concert simplement... époustouflant. En ce 30 janvier, la messe est déjà dite : on vient déjà d'assister au meilleur concert de 2026...

Playlist :

Consensual Neglect
Facing Atlas
The Mouth
The Whole Woman
The Iconoclast
An Ocean of Time
The Mysterious Vanishing of Electra
Stardust
Aging Young Women
Ugly and Vengeful

Rappel :
Funeral for My Future Children
Struggle with the Beast

Crédits photos :

Willem Schalekamp
Niko Schmuck

(Organisation : Trix)

 

Boulevard des Airs

Bref mais intense

Écrit par

Boulevard des Airs (BDA) célèbre ce soir son grand retour au Cirque Royal, sixième étape d’une tournée 2026 qui inaugure véritablement la série des Zéniths et des grandes salles en Belgique, en France et au Luxembourg. La formation tarbaise investit les planches du Cirque Royal sous la bannière de son sixième opus, « Je rentre à la maison », dont elle dévoile de larges extraits à l’auditoire. BDA séduit par ses méga-hits — « Cielo Ciego », « Emmène-moi », « Je me dis que toi aussi », « Bruxelles » ou encore « Allez Reste » (en compagnie de Vianney) —, fusionnant pop, folk, chanson et musiques actuelles. Peines, amour, engagement : le répertoire du combo touche chaque spectateur. Le travail autour du dernier disque explore notamment la thématique du harcèlement scolaire.

Cinq ans après « Loin des yeux », la formation, née dans la cour de récréation du lycée Marie-Curie de Tarbes, revient sur le devant de l’estrade avec « Je rentre à la maison ». Ce long playing, encore plus dansant que les précédents, alterne thèmes intimistes et universels, sonorités world, pop, folk et électro, et permet à BDA de dialoguer avec des invités tels que Carbonne, L.E.J. et Lémofil, un exercice qu’ils affectionnent. Cette fois, Boulevard des Airs, fidèle à son esprit de partage, relève un nouveau défi : le titre éponyme de l’opus devient le socle d’un projet pédagogique destiné aux établissements scolaires et associations. Dans ce disque, le mot ‘maison’ s’entend au sens large du terme : racines, identité, famille, odeurs, images, pays, toit, paysages, amis, attachement à ce qui nous construit — la ‘maison’ dans toutes ses acceptions. Il s’agit d’un refuge intérieur, fait de souvenirs, de visages, de couleurs et de saveurs : une identité-puzzle propre à chacun, en perpétuelle évolution.

Avant le supporting act, un documentaire d’une dizaine de minutes est projeté sur un écran géant, afin d’expliquer le projet pédagogique de BDA. Il est présenté par Florent Dasque et le nouveau chanteur du groupe, Eyal.

La première partie est assurée par une chorale d’enfants et d’adolescents, à savoir la chorale de l’association ’One Star One Destiny’.

Elle est constituée de jeunes gens âgés de 10 à 16 ans. Plus de septante filles et garçons rejoignent l’estrade, entourés par des instrumentistes : un bassiste, un préposé à la guitare électro-acoustique, un violoncelliste, un clarinettiste et une claviériste installée sur le côté droit, dans les gradins supérieurs. L’auditoire demeure clairsemé. La chorale interprète « Emmène-moi », « Bruxelles » puis « Je rentre à la maison ». Belle performance pour ces adolescents et initiative remarquable de la part de BDA, qui a convié cette chorale.

À 20 h 25, lorsque les huit musiciens de la BDA apparaissent devant nous, la salle affiche complet. Le décor s’articule autour de diverses estrades de hauteurs variées, sur lesquelles s’installent les six instrumentistes, protégés par des parois vitrées et ceinturés de rampes de LED. L’ensemble évoque une vaste demeure, sublimée par des jeux de lumière. Au-dessus du podium, en arrière-plan, s’élèvent, au rythme de la musique, six immenses pavillons (anciens conduits d’écoute de tourne-disque, dits gramophones, semblables à celui du célèbre tableau ‘La Voix de son maître’), dont le centre accueille des spots LED.

Le concert débute sur les chapeaux de roue : toutes les lumières convergent vers l’avant pendant l’installation des artistes, notamment le batteur Chacha Angela, positionné au centre et en fond, sur son estrade. À sa droite, les cuivres : Jean-Baptiste Labe (trombone) et Manu Aurousset (trompette). Le guitariste Jean-Noël Dasque se place devant le batteur, tandis que sur les deux estrades de gauche prennent place Jérémie Plante, derrière les claviers, et, juste devant, Laurent Garnier (basse, clavier), laissant toute la place à l’avant pour Florent Dasque, aux six cordes et au chant, accompagné du nouveau vocaliste Eyal, très interactif auprès de la foule. C’est bien sûr l’ADN du duo : interactivité et talent pour chauffer la fosse.

Après une introduction très électro, le set enchaîne sur « Demain de bon matin ». Les sons s’articulent autour du batteur, solidement soutenus par les six cordes et des cuivres omniprésents.

Vient ensuite « Si la vie avance », extrait du long playing de 2018 « Je me dis que toi aussi ». Cette chanson assume pleinement le virage électro. C’est ce versant que votre serviteur savoure : des sonorités ciselées, des claviers parfaitement synchronisés au batteur. Premier extrait du nouvel opus à découvrir sur les planches : l’éponyme. Ici, la connexion entre le band et les spectateurs s’avère totale (l’auditoire est en ébullition). Les deux frontmen expliquent le message avant d’entamer la chanson. La chorale, postée sur les côtés, entonne le refrain à tue-tête, suivie de près par toute la salle. Les lumières inondent le podium et éblouissent la fosse.

« Bruxelles » embraie : ils jouent à domicile, expriment leur amour pour la Belgique et embrasent l’estrade. S’enchaînent « Ce n’est pas si facile » et « Balkan ». Le nouvel elpee invite à la danse et distille une mélancolie, porté par des guitares acoustiques foisonnantes et des claviers. Sur « Balkan », la folie s’empare du public, galvanisé par les cuivres et surtout un immense sousaphone qui mène la danse. L’énergie festive, marque de fabrique de Boulevard des Airs, rayonne.

Le spectacle touche à sa fin, mais le final capte toute l’attention, notamment pendant « Allez Reste ». Le duo de chanteurs s’assied sur le bord des planches et entame la chanson en acoustique. Ils invitent la foule à reprendre le refrain. Cela ne prend pas. Ils se relèvent et laissent carte blanche à l’auditoire pour l’interprétation : d’abord « rock’n’roll », puis « reggae », « afro », « disco » et enfin « rap ». Cette liberté séduit la fosse et la formation prolonge le plaisir. Sans interruption, ils lancent le rappel par « Seul ici », puis « Regarde-moi », et concluent sur « Je me dis que toi aussi ». Voilà, c’est terminé. Bref mais intense.

Toujours portés par une énergie débordante et une interaction directe auprès de la foule, les concerts offrent un mélange de pop et de chanson française. Nous avons profité d’une ambiance scénique soignée, pour un moment festif. Un peu court : rappel inclus, 75 minutes. L’auditoire quitte la salle conquis et joyeux, des étoiles plein les yeux.

Setlist : « Intro », « Demain De Bon Matin », « Si La Vie Avance », « Je Rentre A La Maison », « Bruxelles », « Ce n’est Pas Si Facile + Balkan », « Emmène-Moi + Salsa », Pas Mieux Ailleurs », « Allez Reste »

Rappel : « Seul ici », « Regarde-Moi », « Je Me Dis Que Toi Aussi ».

(Organisation : Live Nation & Next Step)

 

Jinjer

Jinjer, Textures, Ancienne Belgique, Bruxelles le 25 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Jinjer – Les géants ukrainiens du metal Jinjer se sont produits à l’Ancienne Belgique à Bruxelles pour un concert exclusif, débordant d’énergie brute et de finesse musicale. Le groupe, reconnu pour son mélange unique de groove metal progressif, s’impose comme une référence mondiale du genre.

Sur leur très attendu cinquième album studio « Duél », sorti plus tôt cette année, le groupe prouve qu’il ne se soucie pas des règles classiques du genre et suit pleinement sa propre voie créative. Jinjer s’affirme ainsi une fois de plus comme l’un des groupes les plus innovants et avant-gardistes de la scène metal moderne.

On attendait avec impatience un set rempli d’émotion, de virtuosité musicale et des performances vocales inégalées de la chanteuse Tatiana Shmayluk.

Après leur passage au Graspop Metal Meeting et en première partie, entre autres, de Sepultura, cette soirée s’annonçait incontournable pour tout fan de metal.

(Source : Live Nation)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Jinjer

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8998-jinjer-25-01-2026

Unprocessed 

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8999-unprocessed-25-01-2026

Textures 

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/9000-textures-25-01-2026

(Organisation : Live Nation)

 

Lionheart

Lionheart, Madball + invités, Trix, Anvers le 24 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Une soirée pleine d’énergie brute, de hardcore sans compromis et de noms légendaires qui ont façonné les fondations de la scène !

LIONHEART

La baie de San Francisco envoie ses fils et Lionheart mène la charge comme l’un des fers de lance de la nouvelle génération de monstres du hardcore. Avec des influences marquées de mosh et de NYHC, ils prouvent qu’ils peuvent retourner même les plus grandes scènes. Ceux qui étaient présents à Pukkelpop en 2024 en ont été témoins ! Welcome to the West Coast !

MADBALL

À l’origine, à la fin des années 80, Madball commence comme un projet parallèle de l’autre légende Agnostic Front, avec Freddy Cricien (le frère de) au chant. Lorsque AF fait une pause en 1992, Madball devient le projet principal et s’impose rapidement comme de nouveaux héros de la scène hardcore new-yorkaise. Plus de 30 ans et 9 albums plus tard, le groupe est toujours actif avec un dixième album complet.

GIDEON

Avec un son dévastateur prêt pour le pit, rappelant des groupes comme Earthmover et Snapcase, Gideon insuffle une nouvelle vie à ce son typique de la fin des années 90 en y ajoutant une touche personnelle, mêlant punk et metalcore mélodique.

SLOPE

Ce groupe crossover allemand mélange de solides influences hardcore avec des grooves funky irrésistibles. Ce creuset de styles, soutenu par des refrains accrocheurs et des riffs énergiques, donne au groupe une énergie contagieuse et inimitable à vivre absolument en live.

Pour les fans de Agnostic Front / Sick of It All / Terror

(source : Trix)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Lionheart

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8997-lionheart-24-01-2026?catid=category

Madball

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8996-madball-24-01-2026?catid=category

Gideon 

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8995-gideon-24-01-2026?catid=category

Slope

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8994-slope-24-01-2026?catid=category

(Org : Trix, Anvers)

Briqueville

Briqueville, De Casino, Sint-Niklaas le 24 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Nazgûl-robes et masques dorés aux becs sinistres : lors de son dernier concert belge, Briqueville fait descendre les ténèbres avec une plainte hypnotique, des enregistrements de terrain inquiétants et une instrumentation traditionnelle saisissante.

Ce collectif mystérieux de metal, né sur les rives de l’Escaut, est composé de musiciens ayant évolué dans d’autres genres et groupes lors d’une vie antérieure.

Depuis plus de dix ans, ils se relaient incognito (oui, même pendant les répétitions) en véritables trashers du metal.

Leurs concerts sont considérés comme des rituels et leurs morceaux sont baptisés « actes » qu’ils numérotent chronologiquement. Osez une virée psychédélique pleine de stoner doom…

(source : De Casino)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8988-briqueville-24-01-2026?Itemid=0

(Organisation : De Casino, Sint-Niklaas en collaboration avec Zingende Zwaluw)

 

 

Youth Code

Youth Code + invités, Trix, Anvers le 23 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Les titans américains de l’EBM, Youth Code, sont de retour avec « Yours, With Malice », leur première véritable sortie depuis plus de cinq ans.

YOUTH CODE

Le duo de Los Angeles Youth Code, composé de Sara Taylor et Ryan George, revient avec « Yours, With Malice », leur premier album complet en plus de cinq ans. Avec un mélange d’EBM, de hardcore et d’industriel, l’album sonne comme une tempête furieuse de synthés éclairs, de guitares déchirantes et de voix hypnotiques.

Depuis leurs débuts en 2012, ils ont tracé leur propre chemin : des démos sur cassette et des sorties en 7" jusqu’à des tournées avec Nine Inch Nails, Skinny Puppy et Chelsea Wolfe. Leur musique est intense et parfaitement équilibrée entre chaos et précision, confirmant leur statut de pionniers modernes de la body music industrielle.

KING YOSEF

King Yosef, de son vrai nom Tayves Yosef Pelletier, mélange l’industriel lourd, le hardcore et le hip-hop pour créer un son brut et intense qui accroche immédiatement. Depuis le début de sa carrière solo en 2017, il collabore avec des grands noms comme Youth Code et Converge, et son album de 2023 « An Underlying Hum » plonge profondément dans la psyché et les traumatismes. Sur scène, il est une tempête d’énergie et d’expérimentation, et sa musique se situe à la frontière du chaos et de la catharsis.

STREET SECTS

Street Sects est un duo américain qui fusionne industriel, punk et noise pour créer un son électronique brut. Depuis leur création, ils repoussent les limites avec des beats intenses, des synthés tranchants et des voix directes, leur musique étant aussi confrontante qu’intrigante. Leurs sorties et leurs concerts laissent toujours une empreinte indéniable sur la scène underground contemporaine.

(source : Trix)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Youth Code

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King Yosef

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8990-king-yosef-23-01-2026?catid=category

Street Sects

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8989-street-sects-23-01-2026?catid=category

(Org : Trix, Anvers)

 

Wolvennest

Notre nouvel album est pour nous comme un renouveau…

Le supergroupe belge Wolvennest frappe fort en cette fin d'année 2025 ! La meute infernale est de retour pour un double album intitulé “Procession”. Une bombe de psyché/doom, sortie sur Consouling Sounds. Au programme : guitares massives, thérémines hypnotiques, atmosphères oppressantes, riffs hyper-mélodiques, le tout enveloppé par la voix envoûtante de Shazzula. Le 3 décembre dernier, WLVNNST a célébré ce nouveau release au cours d'un concert hallucinant, accordé au Botanique, à Bruxelles. Une cérémonie d'une puissance ahurissante, qui a emmené les fans dans un sombre voyage alchimique à la recherche de la lumière.

En octobre dernier, Musiczine a eu le privilège de rencontrer Shazzula, la grande prêtresse préposée au chant et au thérémine, flanquée de Corvus von Burtle, guitariste et compositeur. Les autres membres du collectif étaient présents en esprit : Marc De Backer à la guitare solo, Michel Kirby à la guitare, Estéban Lebron-Ruiz, alias VaathV, à la basse et Bram Moerenhout à la batterie.

Le nouvel opus, “Procession”, est double. Ça veut dire que vous avez eu plus de liberté pour construire des longs morceaux ?

Corvus von Burtle : Oui, mais je crois de toute façon que c'est la nature du groupe de sortir des doubles albums. La plupart de nos LP sont des doubles. “The Dark Path to the Light”, paru il y a 2 ans, était unique, car nous étions particulièrement éreintés, avant même de l'enregistrer. Pour une question de survie, on s'est, entre guillemets, contentés d'un simple. On a dû faire des choix assez difficiles, comme raccourcir certaines chansons. On s'est rendu compte que le format double était plus naturel, pour nous. On a besoin de place pour enregistrer de longues compos, car ça offre plus de liberté à tout le monde.

Peut-on affirmer que, sur les disques, figurent deux morceaux un peu plus accessibles ?

Corvus : Oui, clairement. La première chanson, “Another Nail”, est très accessible. Elle dure quatre minutes, ce qui, pour nous, est très court. Et puis “The Shadow On Your Side”, une compo que nous avons qualifiée d'’occult pop’ (rires).

C'est vrai qu'elle est plus rapide, et le rythme est un 4/4 'four to the floor'.

Corvus : Oui, c'est clairement volontaire. Les guitares ne sont pas pop, mais la structure de la chanson lorgne vraiment vers la pop.

Idem pour “Décharné” ?

Corvus : Oui ! En plus, dans “Décharné”, il y a quelque chose d'assez accrocheur dans le chant, surtout dans le refrain.

(fredonnant) ‘Loin de Toi, j'ai le Coeur Décharné’...

Corvus : Le refrain, c'était une idée de Kirby (NDR : Michel Kirby). J'avais écrit la chanson, mais sans refrain. Et c'est Kirby qui a eu l'idée de l’inclure. Il a déclaré : ‘Ça créera un lien avec les autres chansons’. Et, avec le recul, il avait totalement raison. Dans “Damnation”, il y a aussi un petit côté pop. D'une façon générale, ce qui est bien chez Wolvennest, c'est qu'il y a trois guitaristes-compositeurs; Quand l'un de nous propose une compo, les autres ont la possibilité d'apporter une idée destinée à modifier ou à enrichir le morceau, voire, parfois, à le transformer complètement.

Parce qu'au départ, c’est toi qui composais ?

Corvus : Au début, pour le premier album, réalisé avec Der Blutarsch, c'était principalement Kirby qui s’en chargeait. Puis on a évolué vers un système à 3 compositeurs. Mais, pour le dernier disque, Marc a indiqué :  ‘Je vous laisse les clés’. Il s'est concentré sur ses riffs et ses solos. Mais, de toute façon, même lorsque j’apporte une compo, je veille toujours à laisser de la place pour les autres. Je suis ouvert à des changements qui peuvent être radicaux.

As-tu un exemple où le changement est radical par rapport à la démo ?

Corvus : Parfois, c'est tout le rythme de la batterie qui change. Il y a des parties qui sont coupées ou des éléments qui sont rajoutés. Par exemple, “The Shadow On Your Side” a pas mal évolué. Kirby osé des choses que je n'aurais pas tentées. A nouveau, en prenant du recul, il a fait grandir la chanson. Ma version était encore plus accrocheuse. Lui, il a ajouté une partie mélodique qui est beaucoup plus dans l'esprit du Wolvennest 'classique'. Contrairement à l'album précédent, où on était tous sur la défensive, là, on a accepté de prendre le meilleur de chacun. Au niveau humain, c’est vraiment un album de retrouvailles.

Des retrouvailles 'post-Covid' ?

Corvus : Oui, parce le précédent avait été difficile, au niveau émotionnel. Cette fois-ci, on a fait table rase. Il est comme une renaissance. On y ressent l'énergie d'un premier album.

Vous auriez pu l'appeler “Rebirth” (rires) !

Corvus : On aurait pu, en effet !

Mais il s'intitule “Procession”. Pourquoi ? Parce que c'est la procession de la fin du monde ?

Corvus : Exactement.

En tout cas, la fin de l'humanité ?

Corvus : Ou de la démocratie, on verra.

Penchons-nous, maintenant, sur des morceaux que j'appelle les deux 'magnum opus' de l'elpee ou plutôt 'magna opera', au pluriel...

Corvus : Respectons les langues mortes (rires) !

D'abord, le morceau sur lequel figure, en 'special guest', la chanteuse polonaise Hekte Zaren.

Corvus : C'est “Tarantism” !

Un titre complètement dingue. Et pas uniquement grâce à Hekte Zaren. L'ambiance générale est fascinante. Et ‘tarantism’ est un mot qui évoque une espèce de danse folle: c'est bien ça ?

Corvus : Oui ! Au Moyen-Âge, il s’est produit un événement assez étrange : des gens se sont mis à danser de façon frénétique, sans discontinuer. Ce sont des faits qui sont documentés. Ils étaient pris dans un délire collectif.

Ou dans un abus de substances, parce la cause pourrait être la consommation de champignons.

Corvus : Certains sont morts d'épuisement dans cette histoire. J'espère qu'ils sont partis à la fin d'un beau 'trip' offert par Dame Nature ! En fait, la chanson est partie d'une idée de Kirby. Il s'était filmé chez lui, torse nu, en plein été, en train de marteler quelques notes répétitives à la guitare acoustique.

On l'imagine bien en train de faire ça (rires) !

Corvus : A fond ! En fait, j'interviens très peu, voire pas du tout, sur ce morceau. Et c'est un de mes préférés. J'aime aussi, parfois, être extérieur à une chanson. Ça fait du bien. Déhà, notre producteur, s’est immiscé pour salir un peu le son. Il a ajouté une guitare avec un gros effet 'Fuzz', agressif, pour durcir l'ambiance. Ensuite, on a envoyé la compo à notre amie Hekte Zaren, en lui disant : ‘Tu fais ce que tu veux’. Parce que c'est quelqu'un qui a un caractère très affirmé. Elle n'aime pas qu'on lui donne des ordres. Elle nous a envoyé ses pistes de chant assez rapidement. Et elle y prouve qu'elle est vraiment une très bonne chanteuse, voire la meilleure chanteuse de black metal.

A-t-elle une formation lyrique ?

Corvus : Bonne question. Je suppose ou alors elle est vraiment très douée naturellement.

Quel est le nom de son groupe ?

Corvus : Adaestuo. Ils sont responsables du meilleur concert de black metal auquel j’ai pu assister. C'était en 2019, aux Ateliers Claus, à Bruxelles. Un spectacle organisé par ‘A Thousand Lost Civilizations’. C'est le seul pour lequel il y a unanimité au sein de Wolvennest. On a tous adoré. Il s'était véritablement passé quelque chose de spécial dans cette salle quand ils ont joué. L'ambiance était glaciale et sulfureuse. C'était vraiment un moment magique.

Et le deuxième magnum opus, c'est “Famadihana”. Également un des morceaux les plus remarquables de l'album. Le thème est lié aux rituels funéraires, si j'ai bien compris. En Inde ? Ou à Madagascar ?

Corvus : A Madagascar. Mais pas mal de cultures déterrent les morts.

Ils les déterrent pour les rhabiller ?

Corvus : En Inde, ils les rhabillent. À Madagascar, ils les déterrent et ils les portent sur eux ! Aujourd’hui, c'est interdit. Mais ça ne va pas les empêcher de le faire. Si c'est leur culture, ils ont bien raison. Le problème ou la solution, c'est selon, c'est que ça peut provoquer des épidémies. Des cas de micro-épidémies de peste se sont déclarés, à cause de cette tradition. Le cas s’est produit en Mongolie, également. Dans cette chanson, on est parti du principe que ça causerait une purification de la race humaine...

Et la chanson a été composés en grande partie par qui ?

Corvus : J’ai amené la démo. Kirby a ensuite modifié la structure. Il a un peu raccourci la chanson, me semble-t-il, parce qu'on passe directement du couplet au refrain. Et Marc aussi a ajouté un très beau solo.

On peut souligner le travail de Marc sur l'ensemble de l'album. Ses mélodies à la guitare sont superbes. Et le son de son instrument tranche pas mal avec le côté black metal, vu que c'est plutôt un son pur, un son 'rock'. Il parvient à se créer une place au niveau des fréquences pour dessiner des arabesques qui nous emmènent très loin...

Shazzula : J'aimerais bien intervenir au sujet de Hekte Zaren. Quand elle envoie des messages vocaux sur les réseaux, elle chante. C'est assez dingue. Elle part à chaque fois dans un délire complet, mais heureuse. Heureuse et dark en même temps. Franchement, je la kiffe. Elle est terrible, cette fille.

Abordons maintenant le rayonnement international de la formation. On constate qu’il se développe bien. Vous avez joué au Roadburn, au Hellfest et dans pas mal de festivals. Comment envisagez-vous l'évolution du groupe?

Corvus : On s'est toujours exportés, depuis le début. Dans le style de musique qu'on pratique, si tu te limites à la Belgique, tu es mort.

D'abord, vous avez été signés par Ván Records, en Allemagne.

Corvus : Oui. C'était un bon choix, à l'époque, parce que les sorties de ce label correspondaient à ce qu'on proposait. Ils ont eu du flair pour trouver le bon groupe au bon moment. Ce qui nous a permis de jouer en Autriche, Allemagne, Lituanie, Islande, Angleterre, France, Pologne, Roumanie, République tchèque. En Wallonie, ça ne sert pas à grand-chose parce que, culturellement, ce n'est pas une région axée sur le métal. La Flandre comprend mieux ce style.

Et maintenant, vous êtes justement sur un label flamand : Consouling Sounds... Et vous ne passez plus par une agence de booking?

Corvus : Non, on n'a plus d'agence de booking. C'est plus simple, on n'a pas besoin d'intermédiaire. On dispose des adresses e-mail, tout simplement. En plus, on ne cherche pas à décrocher cent dates par an. Ça dévaluerait la musique.

Et, en plus, vous avez tous un boulot.

Corvus : Et on milite dans d'autres groupes aussi.

Votre but n'est pas de devenir un supergroupe qui se produit dans tous les festivals black metal du monde.

Corvus : C'est une question de choix. Certains cherchent à en faire leur métier. Dès lors, ils acceptent des compromis. En gros, ils deviennent des petites putes. Ils ne travaillent plus pour eux, mais pour un label ou une agence de booking. Leur musique devient automatiquement dénaturée. Et ils le savent. C'est un sacrifice qu'ils acceptent de faire.

Ils vendent leur âme.

Corvus : J'essaie de ne pas trop juger, même si j'ai prononcé le mot ‘pute’. À la limite, j'ai plus de respect pour une pute que pour des musiciens qui vendent complètement leur âme. Nous, notre objectif, c'est de réaliser des albums de qualité, qu'on pourra encore écouter avec fierté dans 10 ou 20 ans.

Avoir des occupations et un métier stable vous donne plus de liberté pour créer la musique que vous voulez vraiment faire.

Corvus : Il n'y a pas de secret. On enregistre quand on veut. On dispose de notre ‘Home Studio’. Ce qui explique pourquoi on n'a pas besoin de budget, non plus, pour enregistrer. Et on n’est pas obligés de se taper des centaines de concerts pour rembourser les frais liés à la production des disques.

On rappelle en passant le nom des autres membres du groupe. A côté de vous, on a déjà parlé de Marc, alias Mongolito, mais qui maintenant signe sous son véritable nom, Marc De Backer.

Shazzula : On n'oublie pas la basse et la batterie, qui constituent, quand même, des éléments capitaux. A la batterie, c'est Bram.

Corvus : Bram Moerenhout.

Et à la basse, un petit nouveau. Esteban ?

Corvus : Oui. Parce que, notre ancien bassiste, qui était présent depuis le début de notre histoire, John, était au bout du rouleau, tant physiquement que mentalement. Et Esteban, c'est un gars que l'on connaissait sans vraiment le connaître. Il assistait à nos concerts.

C'était un fan ?

Oui, un fan, mais un fan critique aussi. Ça, c'est chouette. S'il n'aime pas quelque chose, il le dit. Il a du caractère. En plus, il est jeune. Il a 33 ans et il y a des années qu'il milite au sein de formations et qu'il organise des concerts. Et c'est un bassiste très doué. Il se sert uniquement de ses doigts. Il refuse d'utiliser un onglet. Il joue même de la guitare. Et c'est aussi un bon chanteur.

Shazzula : Il développe également d'autres projets musicaux.

Corvus : Il a aussi beaucoup enregistré en compagnie de Déhà. Ce qui explique pourquoi c’est le premier nom qui nous est venu à l’esprit lorsqu’on a dû dégoter un remplaçant, en urgence. On savait aussi qu'au niveau humain, ça allait 'matcher'. Il s'y connaît en doom, en stoner, en ambient, en black metal. Et quand on lui a proposé de nous rejoindre, il a dit 'oui' directement, et avec enthousiasme.

Quelque part, il redonne du sang neuf à votre collectif ?

Corvus : Oui, il nous a réveillés, clairement, parce que pour lui, tout est important. Ce n'est pas qu'on était blasé après 10 ans, mais on avait pris des habitudes, c'est normal. Et il y a une lassitude qui s'était installée.

Shazzula : Et comme il connaissait déjà bien le groupe et les morceaux, il s'est intégré très facilement. Dès la première répétition, il était déjà parfaitement en place. C'est un truc que je n'avais jamais vu auparavant.

Et donc toi, Sharon, qu'est-ce que tu as pensé du nouvel elpee ? Est-ce que ta contribution a évolué par rapport aux précédents ?

Shazzula : Il y a toujours une évolution. Cet album-là, pour moi, a été comme un renouveau parce que j'en avais un peu marre... Je le dis franchement, j'en avais un peu assez de jouer toujours les mêmes compos. Donc, je suis très contente de ce nouvel album, qui regorge de titres qui 'pètent'. Et même le morceau en français (NDR : “Décharné”) me plaît beaucoup, même si normalement, je ne suis pas trop branchée musique française.

En outre, c'est un morceau qui est le plus en vue. C'est carrément un 'hit'.

Shazzula : Oui, c'est une introduction à l'album. Le message principal est carrément 'antireligion', avec les croix renversées.

Et où en sont tes activités de réalisatrice de documentaires ?

Shazzula : Je n'ai pas pu terminer la trilogie “The Spirits Trilogy”, à cause d’un problème de budget. Mais ce n'est pas grave ; je suis encore jeune. J'ai encore toute la vie pour la terminer.

Tu avais achevé le thème consacré à la Mongolie, si je me souviens bien ?

Shazzula : La Mongolie et l'Islande. Il me reste le Mexique et l'Ecosse à faire. Mais bon, ce n'est pas le sujet... (rires)

C'est aussi un sujet qui m'intéresse...

Shazzula : Tu avais même participé à un de mes tournages (rires).

Oui, c'est exact ! Tu sais, je vois un lien entre tout ça. Dans tes documentaires, tu parles de chamanisme et perso, j’estime que Wolvennest est très chamanique.

Shazzula : Oui, je vois ce que tu veux dire.

Tu mets la musique à fond dans ton casque. Tu prends n'importe quoi avant. Et tu pars dans un 'trip', carrément... un trip chamanique. Pas uniquement psychédélique. C'est un trip qui va dans tes tripes...

Shazzula : Ah oui, c'est pas mal, ça.

Dans le sens où tu en ressors différent. Ce n'est pas uniquement de la musique, c'est aussi du 'healing', comme une purification, une guérison.

Shazzula : Oui, il y a des gens qui me donnent leur ressenti et ça va souvent dans ce sens-là. D'une façon générale, je pense que tous nos albums sont des trips. Dans celui-ci, il y a même des parties qui sont dansantes, figure-toi. J'adore cette nouvelle énergie.

Corvus : J'ai remarqué que Sharon s'est beaucoup amusée pendant les sessions d’enregistrements.

Shazzula : Ces nouveaux morceaux m'ont communiqué de la joie. Et je pense que ce sont vraiment des hits. Perso, c'est ainsi que je le ressens et je m'amuse beaucoup à les interpréter sur scène. Et je vois bien que les gens s'amusent aussi. Ce que j'aime bien dans le dernier album, c'est Hekte Zaren. Elle a vraiment une aura particulière.

Corvus : On l'avait invitée à venir jouer au Botanique pour le 'release' mais cela n'a pas pu se réaliser.

C'est dommage, j'aurais adoré la voir chanter. Merci à vous deux pour cette interview !

Corvus : Elle sera présente lors de notre concert en Pologne mais on espère bien pouvoir l'inviter bientôt dans nos régions...


Pour écouter la version audio de cette conversation, rendez-vous sur les pages de l'émission de radio WAVES :

-             mixcloud ici

-             radio panik

Pour écouter “Décharné”, c'est ici.

Pour acheter l'album “Procession”, c’est

Pour plus d’infos, voir la page ‘Artistes’ en cliquant sur Wolvennest, en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires, ci-dessous.

(Crédit photo : Void Revelations)

Paleface Swiss

Paleface Swiss + invités, Ancienne Belgique, Bruxelles le 20 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Avec Stick to Your Guns et Static Dress en invités spéciaux

Un concert de Paleface Swiss n’est pas un simple spectacle, c’est un véritable coup de poing. Ceux qui étaient présents lors du Graspop Metal Meeting se souviennent probablement encore des circle pits et de l’adrénaline.

Le groupe de metalcore était de retour.

Depuis sa création en 2017 à Zurich autour du chanteur Marc ‘Zelli’ Zellweger, Paleface Swiss renverse tout sur son passage grâce à un mélange de deathcore, beatdown et hardcore. Sur leur dernier album, ‘Cursed’ (2025), ils poursuivent dans cette voie. Ce disque prolonge la brutalité de ‘Fear & Dagger’ (2022), mais avec des thèmes comme la douleur, la trahison et la lutte intérieure, il est encore plus lourd et sombre. Armé de ce nouveau matériel, Paleface Swiss est prêt à reconquérir les salles.

Concert : Coproduction entre Ancienne Belgique, Biebob et Live Nation.

(Source : Live Nation/AB)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Paleface Swiss

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8985-paleface-swiss-20-01-2026?catid=category

Stick to Your Guns 

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8986-stick-to-your-guns-20-01-2026?catid=category

Static Dress 

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8987-static-dress-20-01-2026

(Org : Live Nation + Biebob + Ancienne Belgique, Bruxelles)

 

Epica

Epica & Amaranthe, ‘Arcane Dimensions Tour 2026’, Forest National, Bruxelles le 18 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Début 2026, les pionniers du metal symphonique Epica et le groupe puissant Amaranthe unissent leurs forces pour la tournée européenne « Arcane Dimensions Tour dont. Proposant des têtes d’affiche alternées, la tournée passera par 26 villes dans 13 pays, dont une étape au Forest National de Bruxelles.

Epica domine la scène du metal symphonique depuis près de deux décennies. Pour ce groupe néerlandais, il s’agit de la première tournée européenne à la suite de la sortie de leur neuvième album, « Aspiral », paru en avril 2025. Cet elpee est décrit comme « un chef-d’œuvre de narration, de grandeur et de mélodies intemporelles ». Simone Simons & Co sont impatients de ramener leur son épique caractéristique et leur spectacle visuel sur scène.

Depuis sa création en 2008, Amaranthe suit sa propre voie. Leur mélange unique d’hymnes pop-metal accrocheurs et de performances live énergiques a immédiatement marqué la scène. Leur dernier album, « The Catalyst », met une nouvelle fois en avant les facettes les plus tranchantes du metal mélodique et du rock électronique.
Se produisant avec pas moins de trois chanteurs sur scène, Amaranthe a depuis longtemps prouvé sa maîtrise du genre.

En tant qu’invitée spéciale, The Obsession, le projet de Charlotte Wessels, rejoint la programmation. La chanteuse-compositrice néerlandaise et ancienne chanteuse de Delain a récemment sorti son premier album solo, « The Obsession ».

(Source : Live Nation)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Epica

Julien Fillion

Pour moi, le jazz, c’est la liberté.

Après avoir gravé un elpee éponyme, en 2021, Julien Fillion a sorti, en 2024, le single « Sahara », une pièce colorée aux multiples inspirations musicales, et « Ego », un EP de 5 titres sur le label Costume Records, Sur ce dernier, il plonge dans sa psyché et explore ses doutes et ses angoisses. Il compose de façon intuitive et arrive à créer des arrangements riches qui naissent d'une profonde introspection. Chaque instrument est une couleur, chaque note une réponse aux questions pour lesquelles les mots ne suffisent pas. Nous avons assisté au set ‘live’ de Fifty Lab Festival à Bruxelles et avons été très impressionnés par sa performance. Nous avions écrit à ce sujet : ‘Une improvisation multicolore. Tout le monde est encouragé, le son est ludique et les limites sont repoussées. Il s'ensuit un chaos instrumental, mais qui ne dégénère pas en bouillie. Les accroches musicales embellissent le tout. Distribuer des stimuli, monter en puissance vers un climax surnaturel et repousser les limites, voilà ce que fait Julien Fillion en permanence. Quelle montagne russe jazzy !’ (À lire ou relire ici)

Dans la foulée, nous avons eu une agréable conversation avec Julien...

Julien, pour briser la glace, une question classique : parlez-nous un peu plus de vous.

Je suis musicien et compositeur basé à Montréal, au Québec. Plus je vieillis, plus je me considère comme un multi-instrumentiste, car je jongle entre plusieurs instruments depuis quelques années, même si le principal reste le saxophone. Je collabore autant sur la scène pop que dans le milieu du jazz.

Qui vous a le plus influencé ?

Impossible de répondre à cette question (rires) ! J’ai l’impression de changer d’avis tous les six mois. Je dirais que mes influences viennent autant de mes professeur·e·s, de mes collègues, que d’artistes reconnus.

Votre premier album est sorti en 2021. Quelles ont été les réactions et vous ont-elles ouvert certaines portes ?

Toujours difficile à dire… mais oui, je crois que ça m’a ouvert des portes. C’était comme mettre un pied dans le monde de la création artistique, pas seulement dans celui de musicien accompagnateur. Au-delà des réactions du public, la vraie différence s’est opérée à l’intérieur : réaliser un premier album m’a donné confiance dans ma créativité et, rien que ça a changé ma vie.

Dans votre biographie, on parle de profonde introspection et de doutes au sujet de votre deuxième long playing. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Lorsque l’idée d’un second album m’a traversé l’esprit, pour la première fois, je me posais vraiment des questions sur ce que je voulais raconter. Le premier est souvent plus naïf, spontané, un mélange d’envies. Pour le deuxième, le processus a été beaucoup plus complexe : introspection, remise en question, recherche d’une vraie ‘voix’. Le timing n’aidait pas non plus, car je vivais beaucoup de choses sur le plan personnel. Me retrouver face à moi-même dans cette période a parfois été ardu.

A l’issue de votre prestation Fifty Lab Festival à Bruxelles, j’ai écrit, dans la review : ‘Ce que vous proposez relève du jazz ou est-ce tiré par les cheveux ?"

Pour certains, c’est du jazz sans hésiter. Personnellement, je considère ma musique comme de la musique instrumentale avant tout. Ensuite, c’est le public qui choisit l’étiquette — c’est lui qui a le contrôle (rires) !

Que signifie ‘ jazz’ pour vous en tant que musicien ?

Pour moi, le jazz, c’est la liberté. Freedom.

Les deux batteurs ont marqué les esprits, durant le show. Comment les avez-vous dénichés et quelle importance ont-ils ?

Ce sont des amis de longue date. C’est un privilège énorme de faire de la musique avec eux.

‘Un chaos instrumental qui ne dégénère jamais en bouillie’. Est-ce délibéré ?

Totalement réfléchi. On a travaillé chaque détail pour que, même dans les moments de gros ‘build-ups’, on ne tombe jamais dans le chaos sonore. L’objectif : garder le public embarqué du début à la fin.

Sur disque, tout semble plus ordonné. Est-ce aussi une volonté ?

Oui. Sur album, tout est forcément plus travaillé : la performance est captée, mixée, contrôlée. En live, j’adore aller ailleurs, pousser l’énergie beaucoup plus loin.

Comment avez-vous vécu votre passage à Bruxelles et les réactions ?

J’ai adoré jouer à Bruxelles et j’espère vraiment pouvoir revenir bientôt. Les réactions ont été très positives. Je ne suis pas resté longtemps, mais les gens que j’ai croisés semblaient avoir apprécié le projet.

Tu n’as pas chômé pour concocter « Ego.alt ». Quelle est la grande différence ?

« Ego.alt » constitue la version ‘live session’ filmée de « Ego » C’est un second souffle : plus brut, plus organique. Et le film réalisé par Marc-André Dupaul est sublime.

Et il y a aussi un nouveau single, « Soda ». Il recèle une histoire ?

C’est mon ami Daoud, un super trompettiste français, qui m’a invité sur sa compo. Tout le mérite lui revient ! J’ai eu l’immense privilège de pouvoir jouer sur ce morceau.

On sent une soif de progression dans ta musique. Quelle est la prochaine étape ?

Je suis encore au début du chemin. L’objectif est clair : tourner le plus possible à l’international. Avec mon équipe, on travaille d’arrache-pied pour multiplier les opportunités et faire rayonner le projet.

2025, une année décisive ?

2025 a été vraiment une belle année. J’aurais aimé un peu plus de dates de concerts, mais je suis satisfait du chemin parcouru.

Quels sont vos projets pour la suite ?

En 2026, je recommence à composer pour sortir un nouvel album en 2027 — et probablement en lui consacrant un nouveau film pour l’accompagner.

Avez-vous un objectif précis à long terme ?

D’ici cinq ans, j’aimerais pouvoir me focaliser uniquement sur la musique. J’adore accompagner des artistes au Québec, mais mon rêve d’enfant est de travailler à temps plein sur mon propre projet. Et j’ai la conviction que c’est possible… ?

(Photo : Jonathan Arseneau)

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