L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Alberta Adams

Say baby say

Écrit par

La reine du blues de Detroit, dans le Michigan, est de retour. Elle est une nouvelle fois accompagnée par l'excellent Johnnie Bassett et sa formation. Le style, c'est aussi celui de Bassett, un blues aux accents largement jazz, un swing jamais démenti.

La plage titulaire qui ouvre l'album en est la preuve éclatante. Alberta peut écrire des blues qui sonnent étrangement Chicago. Il est vrai que la Cité des vents n'est pas tellement loin. "No good man" est une perle. La voix est talonnée par le piano de Bill Heid, et Keith Kamanski sort un premier grand solo sur son sax! Le rythme s'accélère pour accomplir un extraordinaire "Don't worry me". La vieille Alberta a tant écumé les bars de Detroit, qu'elle en a hérité une voix ravagée, mais tellement lumineuse. Pour l'exercice du blues, elle récite, avec ses cordes vocales éraillées, ce "I want a man" ; et croyez-moi, elle le trouvera son homme! Dans l'exercice du slow blues, c'est la claque assurée lorsqu'elle vous tire les larmes des yeux sur "I cried my last tear". Bill Heid et Bassett sont bouleversants. Et si d'aventure, Miss Adams désire hausser le ton, elle se fait autoritaire. Un message reçu 5 sur 5, tout au long de "We ain't makin' honey". Un message de jazz bien véhiculé par le claviériste versatile, Bill Heid. Et sur "Sax man", il entraîne les saxophones de Keith et de Russ Miller, dans une véritable fête. Une fête qui se poursuit avec "Take me with you". Tout au long de ce superbe album, Bill Heid démontre toute l'étendue de son talent au piano. Son jeu fait régulièrement penser au sublime Otis Spann, la touche swing en plus. Cette œuvre propagande pour le bon blues se termine d'ailleurs dans le meilleur des cabarets, "Nothing more to say". C'est le cas de le dire!