Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Amanda Fish

Free

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Issue de la scène soul et blues de Kansas City, Amanda Fish n'a entamé sa carrière qu’en 2012. Elle fonde son groupe en 2014 et publie un premier elpee intitulé "Down in the dirt", trois ans plus tard. Sa jeune sœur Samantha l'avait déjà précédée et s'est d'ailleurs forgée une solide réputation comme chanteuse et guitariste de blues-rock. Amanda compose l’essentiel de son répertoire. Douée d’une voix naturellement puissante, elle joue aussi bien de la guitare, de la mandoline, de la basse ou du piano. Lors des sessions d’enregistrement, elle s’est consacrée à la basse et au chant. Elle est soutenue par son drummer Glen James, ainsi que d’invités notoires, suivant les compos…

"2020" ouvre la plaque. La voix d’Amanda est exceptionnelle et en impose déjà. A la guitare rythmique, Dave Hays étale tout son talent, en dispensant des accords funkysants. Boogie primaire, "Not again" nous entraîne au cœur des collines du Mississippi, une piste au cours de laquelle, Richard Rosenblatt, le patron du label Vizztone, souffle dans un harmonica. Varié, ce long playing met également en exergue le talent des différents instrumentistes. Dominé par la voix éclatante de Mrs Fish, "The ballad of Lonesome Cowboy Bill" mêle cordes acoustiques et électriques ; Tyler Morris et Bob Margolin à la slide, signant une sortie décoiffante. Indolente et dépouillée, "Blessed" est une autre ballade. Les chœurs sont bouleversants, alors que chargée de reverb, la gratte de l’ex-Fleetwood Mac, Ken Valdez, s’incruste dans l’ensemble. Blues/rock, "Going down" est découpé dans des riffs puissants. Le Californien Alastair Greene se déchaîne sur sa slide, tandis que la voix s’enflamme et crève l’écran. Son ami de Kansas City, Coyote Bill, épaule Amanda sur deux plages. Ses interventions parcimonieuses sur sa slide sont d’une efficacité déconcertante sur "You could be" et le nerveux "Here we are", deux pistes tapissées par l’orgue Hammond. Le titre maître achève le long playing. Au piano, Amanda s’épanche seule, doucement, avant de se déchaîner à travers un gospel, soutenue par son amie Sara Morgan, un morceau coloré par l'orgue de Chris Hazelton. Excellent!

 

Amanda Fish

Down in the dirt

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Chanteuse/guitariste, Amanda Fish drive son propre band, spécialisé dans le blues/rock. Elle s’est établie à Kansas City, dans le Missouri. C’est la sœur aînée de Samantha Fish qui se taille un certain succès, depuis quelques années. Son backing group réunit trois musiciens, le drummer Kristopher Schnebelen (ex-Trampled Under Foot), le chanteur Sean McDowell et le bassiste Cole Dillingham. Ces deux derniers se consacrent aussi parfois aux vocaux. Elle signe son répertoire, seule ou en compagnie de son partenaire, McDowell.

Nerveux, bien funky, "I'mma make you love me" ouvre la plaque. La section rythmique  est solide et soudée dans la manœuvre. La voix d'Amanda est superbe et naturellement autoritaire. Invité, le jeune Brody Buster (NDR : il émane du Kansas voisin) fait chauffer son harmonica. "Player blues" est une ballade roots très agréable à écouter. Et lorsque la slide de McDowell transperce l’expression sonore, c’est un réel bonheur! Un riff musclé balise le blues/rock "Wait", démontrant ainsi la diversité de style du combo! Une nouvelle preuve ? La ballade country "Guess I'll lay down", sans doute chantée par McDowell, devant le violon de Jacob Hiser (Hiser Brothers) et le piano de Liam Goodrick. Nouveau changement d’atmosphère pour "Prisoner of your touch", une plage aux saveurs latines délicatement parfumées de jazz, qu’entretient le piano de Goodrick. Une compo interprétée par une voix masculine. "Boots on the ground" est sculpté dans le R&B funkysant. "I don't need it" marque un retour au blues pur. Talentueux espoir, Brody Buster imprime nonchalamment le tempo de son harmonica, avant qu’il ne soit relayé par la guitare de Coyote Bill (un ami issu de Kansas City). Epatant ! Amanda s'enfonce plus loin dans le Delta pour déclamer son "Hard walkin' blues". Elle chante, la voix saturée d'émotion, devant une guitare rythmique qui s'impose, avant l'explosion attendue des cordes. Clairement blues, "Lady of the night" adopte un bon rythme, proche du "Help me" de Sonny Boy Williamson. Tel un cortège funéraire, "Breaking me down" avance lentement. Le ton est tragique, le dépouillement total. La ligne de basse grave. A tout instant, les cordes sont prêtes à hurler de désespoir, et lorsque enfin elles se manifestent, c'est avec beaucoup de pudeur et de tristesse. "Watch it all burn" change une fois encore de registre, un R&B tapissé par l'orgue de Tyson Leslie. D’excellente facture, cet LP s’achève par le titre maître, un long blues déclamatoire aux accents dramatiques. Amanda vit son chant. Elle hurle son mal-être. Dévorante, ravageuse, torturée, la gratte de McDowell nous entraîne alors au cœur d’un trip psychédélique.