Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

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Amanda Palmer & Edward Ka-Spel

I can spin a rainbow

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Ex-Dresen Dolls, Amanda Palmer a donc réussi à convaincre Edward Ka-Spel, le leader du mythique Legendary Pink Dots, mais aussi son idole, d’enregistrer un album en sa compagnie. Intitulé « I can spin a rainbow », il met en exergue les voix des deux artistes, des voix le plus souvent intimistes, chuchotées, presque en spoken word, un peu dans l’esprit conversationnel de l’elpee « Confessions of Dr dream and other stories » de feus Nico et Kevin Ayers ; même si de nature gothique, l’expression sonore est tramée par des arrangements électroniques fluides produits par des synthés. Ce sont finalement, les interventions de violoncelle, de violon et de piano qui communiquent de la variation aux compos. Parfois aussi des chœurs (samplés ?) et des bruitages, dont une boîte à musique. Ce vaudeville gothique est alimenté par des textes tout à tour sombres, impertinents, menaçants, dramatiques, ironiques et parfois même terrifiants (« The Jack of hands »).

En fait on est davantage en présence d’un projet art-rock que d’un opus réunissant des chansons. Il est d’ailleurs conseillé de l’écouter en méditant, pour l’apprécier à sa juste valeur. Et malgré sa langueur monotone, le long playing recèle quelques plages de toute beauté, dont « Rainbow’s end », une compo mélancolique, belle à pleurer, qui pourrait servir de B.O. (NDR : mais sans les paroles) à un film romantique du style ‘Le grand Meaulnes’…