Amy Lee Speace est chanteuse/compositrice. Originaire de Baltimore, elle a opéré ses débuts d'artiste à New York. Elle est découverte par la célèbre chanteuse folk Judy Collins, en 2005. Cette dernière l’invite à enregistrer pour son label Wildflower. Amy y grave son premier opus solo en 2006, "Songs from Bright Street". Elle déménage à Nashville en 2009. C’est là qu’elle a concocté son dernier elpee, un disque produit et mixé par Neilson Hubbard, tout comme les deux précédents, "How to sleep in a stormy boat" et "Land like a bird". Et "That kind of girl" constitue son cinquième.
L’LP s’ouvre par "Nothing good can come from this", une ballade country légère et douce. Claire et expressive, la voix d’Amy colle parfaitement à ce répertoire. L'accompagnement est minimaliste. Le violon d'Eamon McLoughlin est à l'avant-plan, la pedal steel de Carl Broemel –lumineuse– à l'arrière-plan. Et "Come pick me up" adopte un même profil. Amy y est épaulée par une voix masculine très discrète. Un soupçon de rythme contamine "Better than this". Voilée, la voix de Ms Speace ne manque pas de charme. C’est également l’atout principal de cette chanson aux accents bien pop. Changement de climat sur le plus audacieux "Three days". Une forme de blues primitif à l’intensité dramatique. La gratte est amplifiée. Les voix sont conjuguées en harmonie. Manifestement, un sommet de l'opus. Le titre maître nous replonge dans une atmosphère profondément intimiste. Une plage au cours de laquelle elle déclame sa poésie mélancolique. Guère exubérante, elle s’attarde au cœur de cette tendre caresse véhiculée par une voix délicate et angélique. A l’instar de "One man's love", devant le piano acoustique de Dan Mitchell et "Raincoat". Les interventions au violon, de la guitare de Will Kimbrough et des harmonies vocales apportent une coloration celtique à "Hymn for the crossing", une compo qu’elle cosigne en compagnie de l'Irlandais Ben Glover. Après "In Chicago", une autre piste plus pop, "Strange medicine" en revient à la country. Et c’est une ballade. "Epilogue" clôt (NDR : of course !) cet opus, dans une douceur intimiste qui caractérise plutôt bien le climat de l'ensemble.