L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

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Apostle Of Hustle

National Anthem Of Nowhere

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Second ouvrage du projet d’Andrew Whiteman, guitariste et compositeur chez Broken Social Scene, « National Anthem Of Nowhere » est un pur produit Arts & Crafts, comme on les aime. Apostle of Hustle livre une ribambelle de joyeux hymnes folks, relevée ici et là par une exquise saveur cubaine (« Rafaga ! », « Fast Pony For Victor Jara »). La volonté de Whiteman à embrasser de nouvelles sonorités, dont il faisait déjà acte en 2004 sur « Folkloric Feel », est encore plus persistante sur ce nouvel essai. Apostle of Hutle se renouvelle sur chaque morceau, ne laissant aucune chance à l’ennemi suprême du mélomane, la lassitude. Pas de quartier ! Situé quelque part entre la légèreté des œuvres de The Sea and Cake et la chaleur de celles de Calexico, « National Anthem Of Nowhere » est avant tout une œuvre printanière qui vous met la banane. Que demandez de plus ?

 

 

 

 

 

Apostle Of Hustle

Folkloric Feel

Enfin un label canadien qui ne fait pas dans le post-rock épique ou l’électro concréto-expérimentale ! Arts & Crafts est le refuge et le terrain de jeu d’un groupe encore honteusement méconnu, mais sans doute plus pour longtemps : Broken Social Scene. Un collectif aux humeurs musicales changeantes, dont Apostle of Hustle est une excroissance free-folk ; en l’occurrence Andrew Whiteman, un de ses guitaristes. D’entrée, l’électron libre nous en met plein les oreilles : ça part dans tous les sens, comme si Wilco avait pété un câble et voulait envoyer valdinguer tout ce qu’on connaît du rock. Ses clichés, ses refrains connus, ses codes en vigueur. Du folk sixties au post-rock en passant par le sadcore et la bossa nova (« Animal Fat »), Apostle of Hustle ne préfère pas trancher. Cette fuite en avant pourrait laisser certains perplexes, mais l’avenir appartient à ceux qui osent l’hybridation. Et dans le genre, Andrew Whiteman (secondé par Feist sur certains titres) est plutôt balèze. Folklo ? Non : zozo. Un grand album postmoderne.