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Wholes passe son chemin…

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Balkun Brothers

Balkun Brothers

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Responsable d’un blues/rock énergique, cette formation nous vient de Hartford, dans le Connecticut. Et elle compte déjà plusieurs albums à son actif, dont le précédent, "Redrova", figurait au sein du Top 20 de votre serviteur, en 2014. A cette époque, elle se produisait sous la forme d’un trio impliquant un bassiste. Depuis, les frères Balkun –le chanteur/guitariste Steve et le drummer/chanteur Nick– poursuivent l’aventure en duo. Encore que le pianiste Dave Reyes vient leur filer régulièrement un coup de main. Début 2015, ils rencontrent le célèbre bluesman new-yorkais, Popa Chubby. C’est lui qui va se charger de l’enregistrement, du mixing et de la production de cet opus éponyme, un disque paru sur Dixiefrog, le label français cher à Philippe Langlois, sur lequel le combo a signé. Il va également inviter les frangins à assurer le supporting act de sa première tournée européenne, en Belgique, Allemagne, France et aux Pays-Bas...

"Been drivin" ouvre la plaque. Un blues puissant imprimé sur un tempo enlevé. Nick sert de section rythmique à lui seul. Il domine l’espace sonore de ses fûts, alors que Steve chante d’une voix furieuse, libérant ses cordes dès qu’il en a l’opportunité. Elles deviennent très métalliques sur "I know what ya' did", une plage qui nous plonge dans le cœur du Delta. Il glisse sur son manche, son bottleneck bien fixé au doigt, en trahissant une rage à peine contenue. "She got it all" adopte un rythme plus cool. Steve laisse vagabonder sa slide. Il nous entraîne au sein d’un trip à la fois énigmatique, atmosphérique et psychédélique, avant que la compo ne s’achève par un galop délirant. Un riff profond balise "Control yourself", un power blues/rock solide et âpre au terme duquel, frénétique, la slide se débat dans des eaux tumultueuses. "Cold heart" nous expédie près de cinquante ans en arrière, dans un univers sonore institué par le Jimi Hendrix Experience, The Cream ou encoure Mountain. Une piste à la fois percussive et déjantée, au cours de laquelle Nick Balkun affiche tout son talent aux drums. La voix devient autoritaire sur le rockin' blues "Pawn shop". Une seule reprise : le "Mean town blues" de Johnny Winter ; et finalement, ce n’est guère étonnant. Et pour cause, Steve calque son dynamisme sur celui de l'albinos texan, tout en affichant la même rage dans la voix. La slide peut alors divaguer au sein des percussions tribales, martelées par le petit frère. "The painkillers" vire au hard/blues/rock. La guitare se révèle à la fois créative, obsessionnelle, débridée ou transique. Le spectre de Leslie West (Mountain) recommence à planer… Solide, "Bapadubap" répand des fragrances surprenantes. Le piano de Dave Reyes communique une certaine sérénité au blues lent "Jail bird". "Storm for the devil" opère un nouveau périple dans le delta. Puissante, dense, la slide épouse la voix qui manifeste beaucoup de détermination. Un des sommets de la plaque ! "Rainy day front porch blues" remonte à nouveau dans le temps (?!?!?). Il pleut. Des bourrasques secouent un rocking chair installé devant une vieille bâtisse en bois, non loin du Mississippi. Ce clin d'œil adressé au blues originel, est alimenté par une guitare resonator aux tonalités réverbérées et parcouru de percussions dépouillées. Les Balkun Brothers ont encore frappé fort !

 

Balkun Brothers

Red Rova

Écrit par

Balkun Brothers est un trio de power blues/rock. Il est issu de Hartford, dans le Connecticut et réunit de jeunes musicos : le bassiste Caleb Battersby et les frères Balkun. Steve se charge du chant et des guitares, Nick des drums. A ce jour, le combo a gravé un Ep 6 titres en 2013 ; en l’occurrence, l’impressionnant "God bless our fallout shelter". Puis un LP baptisé "Bluesch Metal Live from the Baeschment", paru en mars 2014, un disque sculpté dans le hard rock, métal, funk et psychédélisme. Octobre 2014, le band a gravé un second Ep 5 titres, intitulé "We. In. Detroit". Et le nouveau long playing a été publié en janvier 2015!

Les frangins signent l’intégralité de leur répertoire. Le trio a déjà remporté plusieurs challenges dans leur Etat du Connecticut, au cours de ces deux dernières années. Steve n'a pas encore trente ans. Il a étudié la musique au Berklee College of Music de Boston, puis a suivi une formation de luthier en Georgie. Il fabrique ses propres guitares et est propriétaire d’un magasin d’instruments, chez lui, à Hartford. Nick a lui monté son studio : ‘Balkun’. Equipé professionnellement, il est ouvert aux autres musiciens. Les frères sont des passionnés et leur musique ne laisse pas indifférent.

Dès le premier morceau, "Oh yeah! (Last Jam)", on se prend une belle claque en pleine tronche. Le son est puissant. La guitare, largement amplifiée. La section rythmique, parfaitement soudée et littéralement en plomb. Seule la voix trahit une certaine jeunesse. Superbement jouée, la guitare est hantée par Jimi Hendrix, tout en préservant la cohérence du morceau. Au bout de 4’, le tempo s'accélère. Nick pousse son frère dans ses derniers retranchements ; et Steve tient parfaitement la distance. Introduit par des sonorités cosmiques, "Redrova" prend ensuite la tonalité métallique du Delta et se convertit au blues hard rock. La slide dirige alors la manœuvre, avant de s’autoriser un trip psychédélique. La construction musicale est complexe et intelligente. "Got my boots" s'enfonce davantage dans le delta blues originel. Les percus sont variées. Très métallique, la guitare Résonator domine le sujet. Steve pose sa voix sur la plage lente et atmosphérique "Keep me warm". Son timbre est totalement différent. Déjantées, les cordes montent progressivement en puissance, avant d’atteindre le sommet. Rapide et nerveux, "Song for an arachnid" est contaminé par la country. Funky blues, "Bippidee Bopp" est une piste bien construite. Steve s'applique sur sa slide et en libère des sonorités à la fois personnelles et originales. Titre de brève durée, "Keep it up" concède des accents boogie et jazz. "Sally's blues" est un autre blues lent. Larry Fallstrom double au piano et à l’orgue. La six cordes prend un billet de sortie, dans un style plus classique, même si l'escapade s’avère encore remarquable ! Dave Sadloski  souffle dans son harmonica sur le country/blues "Fried Pickle Party", un court intermède acoustique. Cap vers le Mississippi pour "Slidin' buff", encore un country blues parcouru par une slide fringante. Et elle embraie dans le même registre sur "Tell me", un blues bien rythmé, proche de Chicago. Brillante, cette œuvre s’achève par "Too damn long". Le climat est lugubre, mais authentique. Cette piste nous entraîne de nouveau au cœur des collines du Mississippi ; mais témoigne encore de cette facilité affichée par les frères Balkun, lorsqu’ils s'expriment à travers le blues.