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Bishop Allen

Lights out

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Le printemps est de retour. Les rayons de soleil devraient refaire leur apparition. Une époque de l'année idéale pour voir éclore des albums de pop/rock jubilatoires susceptibles de nous accompagner pendant quelques semaines voire quelques mois (rarement plus, il faut bien l'avouer). "Lights Out", comme son titre l'indique d'ailleurs, appartient à cette catégorie de disques lumineux, agréables à écouter, et tout particulièrement, lors des premiers barbecues de l'année.

La formation est drivée par deux amis d'enfance issus de Cambridge, dans le Massachusetts, Justin Rice (voix, guitare, synthés) et Christian Rudder (guitare). Leur backing group est à géométrie variable, et fluctue en fonction des albums. Elle a emprunté le nom d'une rue de leur ville natale, comme patronyme. Leur pop est contagieuse. Sur « Crows », elle évoque Vampire Weekend, à cause des percus exotiques. La voix de Justin Rice est aussi nasillarde que celle de John Wozniak, le chanteur de Marcy Playground. « No Slow» lorgne même vers le combo new-yorkais.

« Lights out » constitue le troisième opus de Bishop Allen. Si les 12 titres se boivent comme du petit lait, il est aussi vite digéré qu’il n’est ingéré. Mais pourquoi donc ne pas en profiter ? Aucune prise de tête en perspective, juste le moment de siroter un nouvel apéro!

Bishop Allen

Grrr…

Écrit par

« Grrr… » Bishop Allen montre gentiment les dents pour son troisième ouvrage. La formation new-yorkaise conserve toute la bonne humeur de ses premiers travaux, proposant treize morceaux à la fraîcheur authentique. En 2006, le duo devenu quatuor avait déjà surpris en prenant le pari de publier la bagatelle de douze Eps ; soit un chaque mois de l’année. Largement réussi, « The EP Project » a été ensuite compilé sur « The Broken String », le second ouvrage de la formation réunissant la crème de ces douze travaux.

Aujourd’hui, l’indie-pop du quatuor ne s’est toujours pas fait avaler toute crue par des besoins commerciaux futiles et reste fidèle à ses mandolines, vibraphones et autres trompettes. Annonciateur d’un printemps alcyonien, « Grrr… » arrive à point. « Shanghaied », « True Or False », « South China Moon », « Oklahoma » sont autant de morceaux radieux et grisants propices aux sifflements frénétiques et obsessionnels. Relativement supérieur aux deux précédents elpees, « Grrr… » constitue une des premières bonnes surprises de 2009.

 

Bishop Allen

The Broken String

Écrit par

Installée à Brooklyn depuis le début du nouveau millénaire, cette formation américaine avait déjà dévoilé un aperçu de son potentiel en signant « Charm School », dès 2003. Un son champêtre, deux songwriters, des envolées épiques et de minutieux bricolages se portaient au chevet d’imparables mélodies. Le disque a cartonné aux Etats-Unis mais est resté bloqué dans la poche de l’Oncle Sam. L’Europe sera donc privée d’une rencontre avec Bishop Allen. En 2004, Justin Rice et Christian Rudder, les deux têtes pensantes du projet, décident de reprendre des études et de mettre le groupe entre parenthèses.

Mais début 2006, les compères se lancent un défi : revenir aux affaires en livrant, chaque mois de l’année, un nouvel E.P. Résultat de cette entreprise roc(k)ambolesque : 58 chansons en béton. La musique de Bishop Allen se situe au carrefour des meilleurs instants du rock indé : The Shins, Arcade Fire, Papas Fritas ou Of Montreal, pour ne citer qu’eux. Intitulé « The Broken Strings », le deuxième album du quatuor new-yorkais est, à quelques chansons près, un condensé des plus grands moments de leur incroyable escapade discographique. D’apparence simplistes, les mélodies découlent, en réalité, de subtilités instrumentales et d’un solide amour du risque. Car, c’est un fait, Bishop Allen aime mélanger les instruments, partir dans tous les sens, quitte à pervertir la cohérence de l’ensemble. Les douze chansons de l’œuvre apparaissent alors comme de petites unités élémentaires regroupées sous une seule et même coupole. Alors certes, c’est diffus mais toujours bien foutu.