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Black & White

Hepcat

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Black & White nous vient de Rhode Island, non loin de New York. Une formation composée du chanteur guitariste Mark Wagner, de Don Dimuccio à la batterie et de Kevin Martin à la basse. Le trio compose la grande majorité de son répertoire. Black & White s'est formé en 1990 et, à ma connaissance, ce disque serait déjà leur 3ème album.

Mark empoigne sa slide pour attaquer la plage titulaire. A la manière de Hound Dog Taylor. Le son est brut, primaire, sans concession. Du béton! "Alimony blues" démarre en jump et swing. Caressée d'une manière assez semblable au Ronnie Earl de la belle époque, la guitare est inspirée par T-Bone Walker. Wagner a plus d'une corde à son arc et il aborde avec la même détermination différents registres. Dick Dale serait fier de lui lorsqu'il commet "The Wave", au son surf rock garanti d'époque. Caractérisé par les cordes qui se font à nouveau T-Bone, "Latest in the evening" est le blues lent de rigueur. Favorisé par l'entrée des cuivres, le swing revient pour "Swinging like a big horn band". Porky Cohen est au trombone et Doug James au sax. Ce sont des amis qui, de toute évidence, participent à l'hommage adressé en forme de clin d'œil, à leurs potes de Rhode Island ; le "big horn band", autrement dit le Roomful of Blues. Rock'n'roll sur "Carmelia" ! On imagine Mark faire des pas de canards lorsqu'il sort son solo tout en rythme! Shuffle à la texane sur "Ive been down before". En finale, le jazzyfiant "Texas swing" rapproche Wagner de l'une de ses influences majeures, Charlie Christian. Mais il faut reconnaître qu'il est souvent inspiré par deux anciens gratteurs de Roomful of Blues : Ronnie Earl déjà cité, et Duke Robillard. Ce qui ne peut être qu'une référence. Cet album est très bon et, par conséquent, bien trop court.