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Bleen

Looking for Laika

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Bleen, c’est le dernier projet de Pierre Surquin. Cet ex-Pi-project, ex-Multifruits avait également tenté une carrière sous son nom, publiant d’ailleurs dans la langue de Molière, un Ep baptisé « Laissez tomber le cirque » en 1999, et un album, intitulé « Une affaire d’état », en 2009.

Pour enregistrer « Looking for Laika », Pierre a reçu le concours de quelques collaborateurs : le bassiste Jerôme Thieffry, le guitariste David Staes et le drummer Laurent Mercier (NDR : ce dernier a notamment accompagné Maurane, Axelle Red et Zazie, en tournée). Sans oublier Yoad Nevo, qui s’est chargé du mastering, à Londres.

Mais entrons donc dans le vif du sujet. Découpé en 13 pistes, le disque s’ouvre par « Beyond closed doors », une ballade mid tempo tramée sur un piano, qui aurait pu figurer au répertoire d’Ozark Henry. Et ce piano sert souvent de charpente aux compos. Les plus mélancoliques, bien sûr. Comme sur « The day that I wished », une plage caractérisée par des arrangements de choeurs et symphoniques, lorgnant parfois vers Coldplay. Le douloureux « I am from you », au cours duquel, la voix suit les accords comme chez Mark Kozelek. Et le filmique « Every sip of wine », qui quoique contaminé par un synthé vintage, s’achève par des arrangements orchestraux somptueux, réminiscents d’un certain Colin Vearncombe alias Black. Des traces de synthé vintage qu’on retrouve également régulièrement tout au long de l’œuvre. Et en particulier sur « What’s true », un morceau imprimé sur un tempo carré, dont la mélodie nerveuse et accrocheuse rappelle les Cars.

Le long playing recèle l’une ou l’autre plage plus pop et insouciante comme « Who I Am » et « Dressed and combed », abordées dans l’esprit de Malibu Stacy ou encore « Let your heart sing », plus proche d’un Charly Winston, au cours duquel Pierre utilise probablement deux micros…

On en arrive à la quintessence de l’elpee. Des titres plus riches, construits en boucle. Au fil du morceau, les instruments ou les arrangements viennent se greffer sur la texture sonore. « Love is our only sunshine » et le plus allègre, quoique presque reggae « The neighbour’s dog » en sont deux belles illustrations ; ils incluent même du banjo. Puis « Your emotions », parcouru d’un tabla et surtout canalisé par une basse bavarde mais mélodieuse, dans l’esprit d’un Mick Karn.

Mais c’est le titre maître qui constitue certainement la meilleure compo de l’album. Elle nous plonge dans un univers énigmatique que n’aurait pas renié Japan, Pierre posant ici son timbre le plus grave, à la manière de David Sylvian. Guitares syncopées et de nouveau clavier vintage (John Foxx ?) complétant le tableau.

Le long playing s’achève par « In my veins », une piste intimiste, interprétée à la sèche, au cours de laquelle on entend les doigts glisser sur les cordes, pendant que Pierre joue à nouveau sur les tonalités les plus graves de sa voix.

Un bien bel album, même si on pourrait reprocher sa longueur (Plus de 53’) et un recours trop fréquent à la boîte à rythmes, alors qu’une plus grande implication des drums aurait donné davantage d’amplitude et de relief aux compos.