L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

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Boxhead Ensemble

Nocturnes

Rien à voir avec Chopin, malgré le fait que Michael Krassner et sa bande (cette fois Fred Lonberg-Holm au violoncelle, Jacob Kollar au piano préparé et Frank Rosaly aux percussions) jouent une sorte de musique électroacoustique qui emprunte autant ses humeurs au baroque qu’à l’americana de Ry Cooder, au post-rock de Constellation qu’aux soundscapes de Clogs et de Max Richter. Pour ce quatrième album, Boxhead Ensemble continue donc son parcours cinématographique : huit pièces à l’amplitude souffreteuse, qu’on pourrait écouter en regardant du Lynch ou du Eugène Green. Si les « Nocturnes » n°5, 3 et 7 convoquent l’imaginaire US à coup de pedal steel fantômes, les autres pièces mêlent davantage pizzicatos et nappes lointaines extirpées d’un orgue en berne (« Nocturne 10 »). Seule la « Nocturne 4 », parasitée de cliquetis électroniques à la Raster_Noton, nous arrache d’une torpeur bienséante. La pellicule semble écornée, et le film de buter sur une image étrange : celle d’un quatuor prisonnier de ses propres lubies, qui n’arrive pas à se renouveler. Voilà qui est fort ennuyeux.