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Braids

Flourish // Perish

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En deux ans, les choses ont pas mal changé chez Braids. Depuis la sortie de leur premier album, « Native Speaker », les Canadiens ont acquis une certaine notoriété sur la planète de l’indie-rock. Leur second elpee était clairement attendu. Exercice d’autant plus difficile que depuis, Braids a subi une réduction de line up, suite au départ de Katie Lee.

L’opus s’ouvre par « Victoria », un morceau glacé qui fait la part belle aux sonorités électroniques, dont les nappes se superposent subtilement. Peu à peu, la voix de Raphaelle Standell-Preston (moitié du duo de Blue Hawaii) vient se poser. Un organe vocal au timbre moelleux, proche de la perfection, sis quelque part entre celui de Björk (dont on ressent les influences tout au long du long playing) et de Joanna Newsom. Une voix le plus souvent douce, mais qui n’hésite pas à élever le ton lorsque c’est nécessaire, comme sur « In Kind » et « Together ».

Quelque part entre cold-wave et dream-pop, la musique de Braids est particulièrement raffinée. Les Canadiens établis à Montréal prennent leur temps pour construire les ambiances. Pourtant, aucun des 10 morceaux ne s’essouffle. Parce que le tracklising est parfaitement équilibré, alternant plages lentes et hypnotiques, morceaux rythmés ou construits en de longs crescendos. Des crescendos parfaitement rendus grâce notamment à une production irréprochable. Pari réussi donc pour le trio qui a donc choisi sur « Flourish//Perish », d’explorer une voie davantage électro. Manifestement le Canada n’a pas fini de nous surprendre…

 

Braids

Figé dans la perfection…

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Soirée de rentrée, ce vendredi 9 septembre, au Botanique. Et pour débuter cette saison, qui propose une programmation de haute volée, les organisateurs ont choisi la formation canadienne, Braids. Une valeur sûre, vu la qualité du concert accordé, il y a déjà deux ans. En outre, c’est une belle opportunité offerte au band de présenter son deuxième album, « Flourish//Perish ». Résolument tourné vers l’électronique, cet opus a déjà été salué par la chronique spécialisée. Et il revenait au Belge Ssaliva d’assurer la première partie…

Confronté à un problème de transport, je débarque 30 minutes en retard, au Botanique. Le temps de récupérer ma place et de me diriger vers la Rotonde, je croise le public qui vide les lieux pour prendre un rafraîchissement. Ssaliva, ce sera donc pour une autre fois. Dommage…

Un bon quart d’heure plus tard, les spectateurs reprennent le chemin de la Rotonde. La salle est cependant loin d’être pleine à craquer. Il faut dire que Braids ne jouit pas encore d’une notoriété suffisante, chez nous. Vers 21h, le désormais trio (NDR : depuis le départ, l’année dernière, de Katie Lee) monte sur l’estrade. Raphaelle Stadell-Preston (guitare, claviers, voix), Austin Tufts (batterie) et Taylor Lee (claviers, basse) s’installent derrières leurs instruments. Ils y resteront plantés, quasiment tout le concert. Qui démarre d’emblée par des morceaux issus du dernier elpee. Vu la température qui règne à l’extérieur, on peut affirmer que leur cold-wave détonne. Des nappes sonores réverbérées planent au-dessus de l’auditoire. On a l’impression d’entrer en lévitation. Pourtant, le band maîtrise parfaitement son sujet. La voix de Raphaelle Stadell-Preston impressionne, même. Björk n’a qu’à bien se tenir ! Si les premiers titres sont plutôt lents et s’installent progressivement, la suite prend davantage de relief. Le set passe alors à la vitesse supérieure. Ainsi sur l’excellent « In Kind », la vocaliste montre littéralement les dents (façon de parler !) Mais la setlist n’a pas oublié le premier long playing, « Native speaker ». De quoi ravir les aficionados. Malheureusement, le jeu de scène m’a paru un peu trop statique. Autrement dit, on ne peut pas dire que les musicos soient des showmen. Manifestement, c’est un aspect à améliorer, si le combo souhaite prendre de l’envergure. Tout comme leurs jeux de lumières, un peu trop ternes à mon goût. Bien sûr, leur musique ne prête pas à la rigolade ; mais on attend d’un spectacle qu’il dépasse la dimension de l’enregistrement studio, et pas simplement le reproduire, même à la perfection…

(Organisation Botanique)

 

Braids

Native Speaker

Écrit par

Les Canadiens de Braids ont la tête clairement tournée vers le soleil. Récupérant les mêmes sonorités tropicales que Vampire Weekend, la même orientation psyché qu’Animal Collective et un peu de Régine (Arcade Fire) dans la voix, tous les éléments sont réunis pour créer le buzz en deux temps trois mouvements. D’autant plus que, plus tôt cette année, le quatuor s’est retrouvé embarqué par Friendly Fires pour une inspection des scènes européennes. Bien que « Native Speaker », leur premier LP, soit propice à quelques joyeux bondissements, il trouve plus particulièrement sa force au sein des morceaux les plus lents. A l’instar de « Glass Deers », « Native Speakers » et « Little Hand », carrément envoûtant.

Les quatre musiciens de Calgary s’inscrivent dans la vague de ces artistes art-pop qui vont marquer l’année 2011. De cette famille, on citera principalement EMA, Austra, Chad Valley et Keep Shelly In Athens. Dieu sait que la liste est longue et ne cesse de s’élargir. Mais si certains d'entre-eux risquent d’être oublié dès le prochain réveillon, Braids a le potentiel pour subsister plus que le temps d’un buzz. A écouter au plus vite.

Live : 07/07 aux Ardentes (Liège)