Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Brandon Santini

Live & Extended!

Écrit par

Au sein de l’univers du blues contemporain, Brandon Santini est considéré comme un de ses meilleurs représentants. Il y figure tout comme Jason Ricci et Dennis Gruenling. Originaire de la Caroline du Nord, il n’a que 33 ans. Il a émigré à Memphis, il y a une bonne dizaine d'années, afin de vivre le plus près possible des sources du blues et de fréquenter les bars de Beale Street. Il avait déjà gravé deux elpees, enregistrés dans le studio Ardent de Memphis, "Songs of love, money and misery" en 2011 et "This time another year" en 2013. Il a donc décidé d’immortaliser un de ses concerts en live. En l’occurrence, lors du Festival d’Eté de Québec, en juillet 2014. Et il a eu une bonne idée.

Pour la circonstance, il est soutenu par son backing group : le guitariste Timo Arthur, le bassiste Nick Hern et le drummer Chad Wirl. Le show démarre sur les chapeaux de roue par le bref "One more mile", un titre issu de la plume de Muddy Waters. On est déjà impressionné par la puissance de son souffle. Charlie Musselwhite et Brandon cosignent "This time another year", une piste entraînante qui baigne toujours dans le Chicago blues. Le spectre de Howlin' Wolf rôde. La voix de Santini est bien charpentée. Blues lent à coloration Chicago Southside, "Elevate me Mama" a été écrit par l'un des seigneurs de l'harmonica, Sonny Boy Williamson II, une plage figurait également au répertoire de Muddy Waters. Très bien ficelée, la nouvelle version met en exergue le dialogue entre la voix et l'instrument. Que du bonheur ! Long blues imprimé sur un tempo nerveux, "Evil woman" évoque plutôt Slim Harpo. Timo en profite pour sortir une première fois, de sa réserve, sur sa guitare. Et il est encore à l’attaque sur le classique de Big Walter Horton, "Have a good time", en bénéficiant de la collaboration du public canadien. Particulièrement alerte, "Help me with the blues" est un exercice de style de haute volée accompli par le souffleur et le gratteur. Les musiciens sont chauds, le public est brûlant. Après un petit break, le team attaque le notoire "Got love if you want it" de Slim Harpo, c’est-à-dire la référence incontournable au swamp blues louisianais. "No matter what I do" est un extrait de son opus précédent. La voix est autoritaire sur ce shuffle à la fois solide et torride. Brandon a coécrit "What you doing to me" en compagnie de Victor Wainwright et Jeff Jensen. Un blues paresseux pour musicos décontractés. Cap vers le Sud. Et en particulier  l'Arkansas et le Mississippi, pour la cover du fameux "My backscratcher" de Frank Frost. Timo est intenable et dispense sa meilleure sortie aux cordes sur ce morceau bien rythmé, alors que l’harmonica se révèle tout bonnement éblouissant. La fin du concert est proche. Brandon se lance dans un boogie furieux, "I wanna boogie with you". Il se déchaîne. Ses poumons ne lâchent jamais prise. Quelle santé ! D’excellente facture, ce ‘live’ s’achève par un inévitable Chicago blues, "Come on everybody".