Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Breeze Kings

You got to bring some to get some!

Écrit par
Les Breeze Kings constituent une des formations les plus en vue à Atlanta, en Georgie. Elle a été fondée en 1997 au Northside Tavern (NDR : un vieux club de la cité géorgienne) par Carlos "Breeze" Capote, un chanteur/harmoniciste originaire de la Floride toute proche. Il est épaulé par Jim Ransome (un Virginien) à la guitare, Dave Roth à la basse et Mark Yarbrough à la batterie. Les Breeze Kings comptaient déjà deux albums à leur actif : "Tyin one…. on for the people" en 1999 et "You to bring some to get some" en 2002.
 
"Hey Bartender" ouvre l'album. Le tempo est lent. Les musiciens s’installent progressivement autour de la voix convaincante et juste de Carlos ‘Breeze’ Capote. L'orgue évolue en toile de fond. Les saxophones de Matt Kearney et de Norm Ficke (baryton, ténor et alto) viennent soutenir de quelques riffs l'accompagnement de cette plage calme qui se mue bientôt en "Ooh wee" de Willie Dixon. La voix de Capote est excellente, c’est indéniable. Son vocal est ample. Il en fait la parfaite démonstration sur "Don't put no headstone on my grave". Les accords plaqués sur la guitare par Jim Ransome suivent la voix à la trace avant de sortir sans réserve lors d’un solo appuyé. Sans surprise, "Up the country" campe un country blues amplifié. Le rythme du chemin de fer est imprimé par la batterie de Mark Yarbrough, pendant que Jim travaille sa vieille Gibson en picking. Soutenus par les cuivres et caractérisé par un solo de guitare divertissant et dynamique, Les Kings s'attaquent au "Hidden charms" de Willie Dixon. Toujours signé Dixon, "Love the life I live" est chanté avec autorité. Les changements de rythme sont parfaitement au point. Capote exécute une partie d'harmo très séduisante face au piano de Paul Linden. Carlos cède le micro à un Roth plus agressif pour attaquer "Tell me again baby". Bien amplifiée, la guitare prend un plaisir certain tout au long de cette plage. Guitare en pickin' et percussions métronomiques alimentent un autre country blues amplifié : "Sorry that had to put me down". "Casanova man" constitue sans aucun doute une des meilleures plages de l’opus. Carlos s'y fait un "natural born lover". Il chante tout en délicatesse ce léger shuffle parfumé par la guitare de l'ami Frank Moates. Tout aussi exquis, "Hello little bird" évolue sur un tempo vif. Le jeu à l’harmonica de Capote est à la fois inventif et respectueux de ses maîtres. Il nous démontre ici qu'il a tout compris, digéré et intégré de ses idoles. Ransome a écrit "Going to Decatur". Il a recours au bottleneck pour donner une sonorité très country blues à l’ensemble, pendant que le piano Paul Linden roule. La reprise du "Mother in law blues" de Don Robey est un autre point fort de l’elpee. Toute la machine est bien huilée pour cette adaptation en Texas shuffle, au cours de laquelle la guitare de Jim se veut conquérante alors que l’harmonica se réserve un envol royal. Dave Roth revient chanter de sa voix autoritaire son "Cut you down". Un tout bon blues enrichi de cuivres, balayé par l’orgue et émaillé d’un solo déjanté de Ransome sur ses cordes. De bonne facture, cette plaque s’achève par une version du célèbre "Pink Panther" de Mancini, mieux connue pour avoir servi de bande sonore à la fameuse panthère rose. Pour la circonstance Norm Ficke se réserve le saxophone et Eddie Tigner (NDR : un invité !) le Wurlitzer.