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Brendan Benson

What Kind of World

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Brendan Benson est un artiste complet. Producteur, chanteur, compositeur et musicien il est aussi à l’aise à la guitare qu’à la basse, au clavier, au chant ou à la batterie. Et pourtant, la carrière du natif de Michigan continue de se dérouler dans l’ombre des projecteurs. En participant à l’aventure des Raconteurs, projet qu’il a cofondé en compagnie de Jack White, on aurait pu croire que son destin allait changer. Mais rien à faire, Benson continue de briller dans la zone crépusculaire de l’underground.

Brendan s’est établi à Nashville. Et il vient de publier son nouvel elpee. Un opus de power-pop, style au sein duquel l’Américain excelle et qu’il perfectionne au fil des sorties. Ses disques ? Il les réalise en solitaire. Se chargeant de tout. Depuis l’instrumentation à la mise en forme. Rien, d’ailleurs, ne lui échappe. Bien sûr, il n’a pas l’intention de réinventer le monde musical, mais que ce soit dans l’exercice plus rock ou le registre de la ballade (« Bad for Me »), il a le chic pour torcher des compos contagieuses. Pas toutes, puisque sur les douze plages de ce long playing, on recèle l’une ou l’autre compo plus faible. Notamment, en fin de parcours, comme si l’artiste avait éprouvé des difficultés à terminer ses sessions d’enregistrement. Mais dans l’ensemble, « What Kind of World » tient la route. Rien de bien neuf à l’horizon, cependant. Simplement, Brendan Benson a voulu prendre du plaisir et nous le faire partager…

 

Brendan Benson

Lapalco

Écrit par

Originaire de Detroit, dans le Michigan, Brendan vit aujourd'hui en Californie. Il vient donc de commettre son deuxième elpee (NDR : son premier, " One Mississipi " remonte déjà à 1996). Un disque sur lequel il a fait à peu près tout : l'écriture des chansons aux lyrics semi autobiographiques, le chant, l'instrumentation et une grosse partie de la production, cinq fragments ayant bénéficié du concours de Jason Faulkner. Si Brendan a été incontestablement marqué par les sixties, et en particulier par les Beatles, les Kinks et les Beach Boys, son style me rappelle tantôt Matthew Sweet, Fountains of Wayne, les Rentals (NDR : surtout lorsqu'il a recours au moog !), Alex Chilton ou encore les Cars. A cause de cette innocence lyrique rafraîchissante qu'il injecte dans ses mélodies pop. Des mélodies pop très souvent contagieuses, qu'il enrobe parfois d'arrangements sophistiqués voire chiadés.

Tout au long de " Lapalco ", Brendan passe de l'agressif à l'intimiste, de l'énergique au mélancolique, du visionnaire au ténébreux, du grinçant à l'allègre, et bien sûr de l'acoustique à l'électrique, avec une facilité déconcertante. Avec pour résultat 12 petites perles (NDR : 13 si on compte le morceau caché, qui n'est autre qu'une version acoustique de " Metarie "), parmi lesquelles il serait difficile d'en extraire une plus lustrée. Une d'ente elle brille cependant d'un éclat différent : " Pleasure seeker ". Une plage dont la structure complexe et subtile aurait pu naître d'une rencontre hypothétique entre Blue Oyster Cult et les Blue Aeroplanes. Excellent !