L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Buffalo Killers

Dig, sow, love, grow

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Ce trio vient de Cincinnati dans l'Ohio. Il réunit les frères Gabbard. Andrew se réserve la guitare et Zachary, la basse. Ils chantent tous les deux. Ils sont soutenus par le drummer Joseph Sebaali. "Dig, sow, love, grow" constitue leur quatrième opus. Parfaitement soudée, la formation brille dans un style largement influencé par le rock de la fin des sixties et du début des 70s.

Excellente entrée en matière, "Get it" autorise une première sortie de la guitare. Trempé dans le fuzz, le son est remarquable. Très rythmique, le piano dynamise la compo. Superbement orchestré, "Hey girl" est hanté par le spectre de Buffalo Springfield. A cause du sens mélodique soigné, de la voix très proche de celle de Steve Stills et puis de la guitare, rappelant celle de Neil Young à ses débuts. Un esprit qui erre également tout au long de "Rolling wheel", même s’il y rencontre également Joe Walsh, Band et Grateful Dead. Ces Tueurs de Bisons sont très à l’aise quand ils ralentissent le tempo. Leur style est alors bien mieux mis en évidence. Les frangins chantent "Blood on your hands", un morceau contagieux plus proche du southern rock, même s’il adresse un clin d’œil au blues. Chez ce combo étasunien, les riffs de guitare sont souvent très structurés. "Those days" est alimenté par une rythmique plus rock, alors que les vocaux empruntent une forme davantage pop. Andrew libère un solo de gratte acide, torturé. Les chœurs y adhèrent tel un collage, rappelant les 45trs de l'époque flower power, baptisés nuggets. Petit joyau, "I'm always here" est subtilement bercé de psychédélisme. Plus expérimental mais majestueux, "Farewell" témoigne d’un passé qui a apporté beaucoup de noblesse à la rock music. Les guitares sont déjantées. Les vocaux se conjuguent sur une rythmique volontiers lourde. Inévitablement, on pense au chef-d’œuvre des Beatles, "Sgt Pepper's lonely hearts club band". Plus sucré, "Graffiti eggplant" trempe dans le country rock. "My sun" s’illustre par des vocaux impeccables. "Moon daisy" achève l’elpee. Une plage tendre, ouatée et finalement, à l’instar de l’elpee, très agréable à écouter…

 

Buffalo Killers

3

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En choisissant un tel patronyme, ce groupe affiche immédiatement sa référence majeure : Buffalo Springfield. Buffalo Killers est un trio issu de Cincinnati, dans l’Ohio. Au sein du line up, on retrouve les frères Zachary et Andrew Gabbard, deux ex-Thee Shams. « 3 » constitue inévitablement le 3ème opus du combo. Et il trempe, en général, dans une West Coast réminiscente de la fin des sixties et du début des seventies. Les harmonies vocales sont limpides. Les compos, sont imprimées, la plupart du temps, sur un mid tempo et lorgnent tour à tour vers Crosby Stills, Nash, avec ou sans Young, voire Poco, suivant le recours moins ou plus intensif à la guitare électrique (NDR : que suppléent, le cas échéant, et très judicieusement les cordes de sèche) et la richesse des arrangements. Circonstanciellement, le banjo et la lap steel ont également voix au chapitre. Tout comme le clavier rogné. A l’instar de « Spend my last breath », emprunté à The Band, malgré les inflexions vocales amères, paradoxalement empruntées, pour ce titre, à Axl Rose. Deux plages s’écartent cependant de la ligne de conduite. Tout d’abord « Circle day ». Pourtant basiquement rock, il recèle des traces de glam, de swing et un zeste de funk. Et puis « Jon Jacob », une piste plus aride, plus lo-fi, rappelant que le deuxième elpee des Buffalo Killers, « Let it ride » avait été produit par Dan Auerbach, le chanteur/guitariste des Black Keys.

 

Buffalo Killers

Let it ride

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Dans un magazine spécialisé, un journaliste a écrit que cette formation était à l'actuelle décade ce que Jesus & the Mary Chain était aux 80’s. Il n’a pas tout à fait tort. En fait, les Buffalo Killers (NDR : ils sont originaires de Cincinnati dans l’Ohio) puisent leur inspiration majeure dans une certaine musique des sixties. Les accents de leur musique sont manifestement psychédéliques, même si elle s’avère raisonnablement pop. Côté harmonies vocales, on ne peut s’empêcher de penser au Buffalo Springfield de Neil Young et Steve Stills. A moins que ce ne soit du Vanilla Fudge. Quant aux guitares largement amplifiées et déjantées, elles évoquent plutôt Steppenwolf voire Iron Butterfly. "Let it ride" constitue leur second elpee. Il a bénéficié du concours de Dan Auerbach, le chanteur/guitariste des Black Keys, à la production. Il fait suite à un opus éponyme. La force de frappe des Killers repose sur les frères Gabbard. Ils se partagent les vocaux. Zachary se réserve cependant la basse et Andrew, la guitare. Ils sont épaulés par le batteur Joseph Sebaali. Au cours de la première moitié de 2008, ils ont tourné en compagnie des Black Keys. Et cet automne leur nouveau périple leur permettra de jouer en supporting act des Black Crowes.

"Get together now today" nous replonge en effet très loin dans le passé. Au temps des trios post ‘summer of love’ responsables d’un hard rock dit progressif. La musique est très bien produite. La voix nonchalante est soutenue par des harmonies vocales réminiscentes du Buffalo Sprindfield. L’intensité instrumentale est très marquée. Blue Cheer est un combo qui avait fait un tabac en 68 (NDR : pour votre gouverne, sachez que ce band est toujours actif en 2008 !), lors de leur reprise du "Summertime blues" d'Eddie Cochran. Cette influence est manifeste sur "Let it ride". A cause de cette manière d'éructer les mots ; et puis de ces accords de guitares tourmentés et largement amplifiés. Couverts d’accents délicieusement pop, "Leave the sun behind" baigne au sein d’un climat beatlenesque, époque "Sgt Pepper". Les Buffalo Killers adorent restituer ces 'nuggets', des pop songs psychédéliques, délirantes, qui ont marqué le cœur des sixties. "If I get myself anywhere" en est une belle illustration. Tout comme "Give and give", une plage caractérisée par une grande richesse mélodique. Par contre, l’immersion dans le blues ne leur sied pas trop. Boogie rock, "On the prowl" est ainsi trop complaisant pour convaincre. Là où ils sont dans leur jus, c’est lorsqu’ils s’imprègnent de la folie du Blue Cheer. Ils le confirment une nouvelle fois sur "It's a shame" et "Take me back home". Luxuriant et puissant, mais toujours aussi pop et mélodique "Black paper" achève l’opus. Un titre dont l’approche est similaire à celle de Neil Young sur ses premiers albums.