La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Cassandra Wilson

Thunderbird

Écrit par

Entre blues et jazz, le timbre de voix grave de Cassandra Wilson s’était jusqu’ici illustré dans des productions majoritairement acoustiques. Pour ce « Thunderbird » à la pochette ratée, elle a convié le producteur T Bone Burnett, responsable de la très chouette bande originale du film « O’ Brother Where Are Thou ? ». Parmi les musiciens invités, figurent notamment l’infatigable Marc Ribot, Keb Mo et Mike Elizondo, précieux collaborateur de Dr Dre dans la confection de tubes pour Eminem, Busta Rhymes ou encore Mary J. Blidge. Le disque s’ouvre par le très hip hop et excellent « Go To Mexico », un morceau basé sur un sample d’un groupe funk de la Nouvelle Orléans. Un contagieux mélange de boucles rythmiques et d’éléments live qui atteint sa cible. La cover du « Close To You » des Wallflowers est plus convenue, alors qu’« Easy Rider » trempe dans le blues. Sombre et hanté, « It would be so easy » renoue avec les sonorités funk-soul de la plage d’ouverture, tout en réalisant le mélange parfait entre claviers d’époque comme le clavinet et les guitares ciselées de Marc Ribot. Signé Willie Dixon, « I want to be loved » est ici repris dans une clé très groovy qui rappelle le blues funk d’Albert King, tandis que « Lost » (partagé en duo avec Marc Ribot) reste le moment le plus jazz du disque. « Thunderbird » s’achève plutôt bien par « Tarot », une autre petite pépite soul-jazz à l’atmosphère rêveuse. En bref, malgré ses passages à vide, on vous conseille vivement cette plaque.